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CH. 1 : J'AI CRU VOIR UN FANTÔME.

Invité
Jeu 27 Juin - 6:47

TADAIMA...


Je me glissa parmi la foule qui s'étendait sur toute la rue marchande. Je regardais d’un vif coup d’œil les vitrines des boutiques. Le monde avait bien changé, le pays n’était plus celui que j’avais connu. J’avança, la tête encapuchonné, regardant le sol plutôt vers quoi j’allais et me rappelant de tout ce que j’avais vécu jusqu’ici. Lorsque, soudainement, quelque chose me percuta de plein fouet – ou plutôt quelqu’un. La bousculade avait été causée par une jeune fille qui semblait fuir quelque chose et qui ne regardait pas où elle allait. Celle-ci s’était retrouvée étendue au sol à la suite du choc. Je me baissa et posa le genou à terre pour lui tendre ma main – qu’elle refusa aussitôt avant de s’enfuir sans un pardon.

Pas grave. Je continua ma route, slalomant à nouveau à travers la foule, et après une dizaine de pas, je croisa un groupe d’adolescents particulièrement remontés. Ce groupe était composé de garçons. Ces derniers courraient et bousculaient les gens par la même occasion. L’un d’eux cria : « Cette garce est partie par-là ! Chopez-là !». Je pus reconnaître en eux l’agressivité et la violence des membres des bastards de Sei Gakuen ; ce qui n’était pas bon pour la jeune fille si elle venait à se faire prendre. Je poursuivis tout de même mon chemin et j’emprunta une petite ruelle, ayant marre de piétiner dans la foule. Cette ruelle me mena tout droit en direction de la sortie de la ville. Hélas, en chemin, j’y reconnu le même groupe que j’avais croisé plus tôt. Ils semblaient avoir trouvé ce qu’ils cherchaient : la fille.

J’hésita à faire demi-tour, puis je finis par m’approcher pour voir ce qu’il se passait. Je pus voir que la jeune fille avait passé un mauvais quart d'heure en leur compagnie. Celle-ci venait de se faire passer un tabac par ces gars. J’étais arrivé trop tard pour tenter quoi que ce soit. Elle était toujours en vie, mais plus pour longtemps puisqu’ils ne comptaient pas en rester là avec elle. L’un d’eux sorti un canif et s’approcha d’elle. Cette scène m'était insupportable et je n’allais pas la laisser mourir ainsi. D’un élan de courage, j’empoigna le premier mec qui me vint sous la main et lui brisa la nuque comme on brise une allumette. Mes mains tremblèrent, j'étais comme hors de moi. Cette sensation de peur et de colère qui me parcouraient le corps me rappela les souvenirs douloureux de la mort de mon frère, passé à tabac puis égorgé devant mes yeux, bientôt comme l'aurait été cette jeune fille. La mâchoire et les poings serrés, je me laissa emporté dans la rage et le sang. Puis, le noir complet.

Lorsque je repris mes esprits, je découvris mes mains ensanglantées et eux. Je les avais massacrés. La jeune fille, quant à elle, avait été la seule qui fut épargnée. Bien qu’elle ait du mal à respirer, me remercia avant de s’éteindre. Je n’aurais pu rien faire pour la sauver. Je me retourna après avoir entendu du bruit. Une fille était en train de fuir dans la ruelle. Elle avait surement vu ce qu’il s’était passé et allait sans doute me dénoncer aux autorités. Ce fut la raison que je me mis à sa poursuite ; En vain, car elle profita de la foule pour s’enfuir. Il fallait que je quitte la ville au plus vite. Ce que je fis aussitôt en prenant la route qui me mènerait au seul endroit sûr : Sei Gakuen.

[...]
Le paysage n’avait pas changé d’un poil. Ce pensionnat se trouvait toujours dans le même coin paumé et, à vrai dire, heureusement. Imaginez que tout le monde sache ce qui se passe dans cet endroit ; ce serait sa fermeture. La ville se trouvait à quelques kilomètres du pensionnat. Les mains dans les poches, la tête encapuchonnée et les vêtements tachés de sang, j’avais l’air de quelqu’un de pas très net. Après vingt minutes de marche, je gagna le pensionnat ; et, lui, non plus, n’avait pas changé. Je me rappelais y avoir fait les quatre cents coups. À l’époque, j’étais bien différent, je restais à glander dans les jardins quand j’en avais l’envie ou le temps, avec cet air insouciant et naïf qui me faisait, jadis, défaut. Je n’aurais jamais imaginé traverser de telles épreuves, piégé sur une île, à vivre l’enfer durant trois années. J’étais devant le pensionnat, mon sac à dos à la main, hésitant au bout du compte à y retourner. Étais-je toujours la même personne que lorsque je suis parti ? Il semblerait que non. Cette île m’avait complètement changé et la mort de mon frère d’autant plus. La preuve : je venais de tuer six hommes pour rien. Je me mis alors à marcher vers l’entrée, puis les jardins.

Le sac maintenant sur mon dos, mon regard s’était posé sur Sei Gakuen, le temps que je puisse faire quelques pas, et je me suis mis à regarder droit devant moi avec une certaine once de regret ; le regret de ne pas l’avoir contacté plus tôt. Je ne l’avais pas oublié, même si je ne savais pas ce qu’elle était devenue aujourd’hui. En y repensant, je sortis une photo d’elle de ma poche, prise à son insu. Lorsque j’étais encore sur cette maudite île, elle me sauva la vie. Elle me tenait en vie, me donnait l’espoir et la force de revenir dans mon pays. Elle était maintenant tachée de mon sang, froissé, voire déchirée, mais je la gardais encore dans ma poche parce que j’y tenais. Lorsque je releva mes yeux, elle était là devant moi...


Invité
Ven 28 Juin - 20:29
Je n’y crois pas. Des années de séparations, une soudaine disparition sans nouvelle et voila qu’il serait en ville aujourd’hui même. Ni une, ni deux, en apprenant la nouvelle la veille, je me suis levé tôt afin de le chercher aux mieux. Mon meilleur ami perdu. Va-t-il me reconnaitre ? Va-t-il être comme avant ? Tant de questions dans ma tête témoignant de mon excitation. Mais si c’est juste un vieux canular ? Autant aller vérifier tout de même.

En fait, je l’ai perdue suite a la mort soudaine de ses parents en voiture. Il s’est retrouvé à devoir déménager et ne m’ laisser aucun nouvelle. Cela se situe vers la période de l’adolescence, nous étions vraiment très proche et partagions tout. Mais du jour au lendemain, plus rien. Je l’avais pris pour moi à l’époque et avais été profondément blessé par son comportement. Mais que je suis arrivé à Sei. J’ai été surprise. De joie, de colère … tout se mélangeais.

Il m’avait abandonné et le revoilà. Il a eu du mal à se faire pardonner mais pour moi, il représente tout. Et pour rien au monde je ne souhaiterais le perdre. Mais ce temps où nous avions réappris à faire connaissance a été court. Et une nouvelle fois il a disparu dans la nature laissant derrière lui des affiche de porté disparut et sa meilleure amie en sanglot. Se jouait-il de moi pendant toutes ces années ? C’est la question que je me suis posé d’innombrable fois.

Mais aujourd’hui il semblerait qu’il soit revenue je ne peux pas laisser passer ma seule chance de lui poser la question. Je m’habille donc sombrement pour passer inaperçue. Ainsi je me retrouve avec un sweet à capuche pour cacher ma tignasse rouge. Je sillonne les rues et ruelle mais rien ne m’indique qu’il est là. Je commence à perdre patience et reviens à la raison en me disant qu’il ne pouvait que s’être moquer de moi toute ces années.

Je fais demis tour et accepte enfin de repartir bredouille. Je croise des gens qui me bouscule et qui n’exprime même pas une once de pardon. J’étais prête à faire un scandale pour un coup d’épaule, mais autre chose attire mon regard. Une jeune fille aussi vient de se faire bousculer. Mais visiblement elle a plus de chance que moi car la personne lui propose son aide pour se relever. A la place, elle s’enfuit en courant.

A ne rien y comprendre. La personne se retourne pour suivre la jeune fille du regard mais à peine a-t-il tourné le regard vers la fille qui vien de s’enfuir derrière moi que je reste cloué sur place. Je ne peux pas y croire. C’est surréaliste. Quand je reprends mes esprits, il s’éteint déjà dans la foule. Comme une folle je me lance à sa poursuite. Je le retrouve enfin. Mais pas comme je le pense. Un groupe de garçon s’apprête à s’attaquer à la jeune femme qui s’est enfuis en coup de vent. Le regard de mon meilleur ami a changé. La rage. Sur le moment je ne le reconnais pas. Dans la seconde qui suit, il s’attaque au groupe de racailles et les tue sauvagement. J’assiste a toute la scène sous le choc.

On peut aussi appeler ça un geste héroïque et de bravoure pour avoir sauver quelqu’un. Mais mes jambes ne m’obéissent plus et prennent déjà la fuite. Je rentre à Sei. Je me précipite vers ma chambre et décide de sécher les cours de la journée avec l’horreur à laquelle je viens d’assister. Je me roule en boule sur mon lit. Je referme ce qu’il vien de se passer dans une petite boite dans ma tête pour ne plus jamais y repenser. Je me dis qu’il ne sert à rien que je me cache. Si je ne fais rien. Autant aller ne rien foutre en cour.

Je mets d’autre habit et descend pour aller à ma salle de cour à coté du hall. Je passe nonchalamment. Je ne regarde personne. Mais à peine ai-je posé les yeux sur la silhouette qui vien de pénétrer le hall que mon sang se glace. Deux hémisphères de mon cerveau se battent. Le voir et lui poser la question fatidique ? Ou le fuir a tout jamais ? Cette fois encore mes jambes ne n’obéissent plus et je me retrouve en face de lui. Il scrute une photo. Les mains et les vêtements plein de sang. Il va vraiment avoir des ennuis.

Quand il décide enfin de ranger le morceau de papier qu’il tenait dans les doigts il me regarde. Je ne veux pas montrer à ses autres pouilleux de Sei que je connais un fou furieux plein de sang. Donc je le prends par le bras persuadée qu’il m’a reconnu. Je l’entraine vers les salles de bains. Par la suite, moi aussi je me salis les mains et m’empresse de me les nettoyer. Dos à lui, je n’ose pas poser les yeux sur lui. Je ne peux pas non plus me jeter sur lui pour exprimer mon manque.

« Qu’est ce que tu fais ici ? » Ai-je prononcé neutre « Je croyais que tu avais disparu … » Continuais-je sur le ton de la tristesse profonde.

Ma gorge se noua et je sais que je ne peux pas en dire plus. Je m’occupe de lui retirer les fringues tacher de sang et de partiellement les nettoyer pour ne pas qu’il se tache de trop. Il faut que je fasse quelque chose pour ne pas devenir folle. Et frotter ses vêtements est plutôt la bonne solution en attendant une réponse.
Invité
Sam 29 Juin - 12:48

I MISSED YOU



Mon regard se posa longuement sur elle, sans prononcer un seul mot de ma bouche – même un bonjour. J’étais comme tétanisé. Cette fille, c’était Shiori et elle se tenait devant moi, en chair et en os. Elle m’avait tant manqué. Cela faisait bien des années que je rêvais de ce moment de retrouvaille, mais pas ainsi. Pas après ce qu’il venait de se passer en ville. Elle devait surement se poser des questions au sujet de mon état. Ce fut pourquoi que je détourna mon regard d’elle vers le sol. Si elle venait à avoir peur, je comprendrai. Je commença à me retourner, mais Shiori me traîna de force à travers le pensionnat. Je restai muet, me laissant faire sans broncher, pendant qu’elle me broyait le bras au passage. Elle était inquiète, mais aussi en colère contre moi. Compréhensible. J’avais disparu il y a trois ans et voilà que je réapparaissais comme par magie alors que tout le monde me considérait mort.

Shiori s’arrêta. Elle m’avait emmené dans les salles de bain, loin des curieux. Encore une fois, elle me sortit du pétrin dans lequel je m’étais fourré. Je m’approcha d’un lavabo et je fis couler de l’eau afin de me nettoyer le visage et de reprendre mes esprits. Je posa mon regard sur moi à travers le miroir, puis je le posa sur Shiori au moment où elle se retourna vers moi, me demandant où j’étais depuis ces trois dernières années. Je resta muet. Je baissa la tête vers le sol encore une fois, la laissant me retirer ma veste et mon haut afin de les nettoyer. J’en étais mal à l’aise. Non, pas parce que j’étais pudique, mais surtout que je ne voulais pas forcément qu’elle voit toute mes cicatrices. Je n’avais pas envie de l’inquiéter plus et, surtout, je n’avais pas envie d’en parler. Sans trop rentrer dans le sujet, je contourna sa question et je lui répondis :

« Le bateau de mon frère s'est échoué et nous nous sommes retrouvés sur une île déserte. »

Elle ne m’aurait sans doute pas cru, car elle avait surement remarqué les cicatrices sur tout mon corps. Je n’allais tout de même pas lui dire que j’ai été torturé et livré à moi-même sur une île hostile où mon frère... Non, lui raconter n’apporterait que la souffrance. Je ferma l’eau du robinet et je me retourna vers elle. Je lui pris la main, la regardant dans les yeux, et lui dis que je n’étais pas encore prêt. La connaissant, elle n’aurait pas aimé que je lui cache ça, mais elle comprendrait parce qu’elle savait qu’elle serait la seule personne à qui je me confierai. Elle l’a toujours été et le sera toujours. Je m’approcha d’elle et l’enlaça de mes bras encore tachés de sang. J’étais à la fois triste et heureux, bien que la tristesse était beaucoup plus présente sur mon visage.

« Tu m’as manqué Shio' »

D’un long soupir, je me recula de quelques pas et m’approcha à nouveau du robinet pour y faire couler de l’eau. J’y passa mes bras pour retirer le sang encore dessus. Je me demandais quand est-ce qu’elle m’aurait posé la question sur la provenance du sang. Je pensais à la base qu’elle n’osait tout simplement pas le faire, mais je sentais quelque chose d’étrange. Un malaise, mais je n’insista pas. Une fois mes bras nettoyés, je coupa l’eau et je posa mes mains sur les côtés du lavabo, soupirant. Je posa mon front contre le miroir et je repensa à toute les choses horribles que j’ai faites ou que j’ai vu. J’avais envie de pleurer en sanglot, mais rien ne sortait. Je n’arrivais plus. Le gamin que j’étais aurait pleuré comme une fillette. Aujourd’hui, la personne que j'étais… avait complètement changée et Shiori l’avait surement remarqué.
Invité
Lun 1 Juil - 4:32
Je ne le regarde même pas. Je suis tellement remontrée que si je me tourne vers lui je risque d’exploser de colère. Je m’acharne sur ses vêtements encore, encore et encore. Les larmes me montent aux yeux. Mais c’est mon meilleur ami que je n’ai pas vu depuis des années, qui m’a laissé tomber, sans donner de nouvelle. Je ne peux pas l’accepter. Et puis quoi, maintenant ? Une île déserte ? Je ne veux pas en savoir davantage. Mais je suis arrêter dans mon lavage de ses vêtements, car il me prend la main avec sincérité. Ne souhaitant pas en parler, je respecte ce choix.
Je suis surprise quand je me retrouve dans ses bras, encore tachés de sang… Je ne sais quoi répondre. J’ai envie de le serrer dans mes bras et pleurer son manque pendant ces années, mais ma colère dépasse largement ce manque.

« Tu m’as manqué Shio’ »

Quoi ? Je tombe sur la tête là ! Pas plus d’explication ? D’excuse ? Je ne sais pas quoi faire. J’ai stoppé de nettoyer ses fringue taché de sang par ce que j’ai vu tout à l’heure. Mais je dois au moins m’assurer que ce soit lui. Même si le doute est infime. Mais j’ai peur de lui poser la question. Ce que j’ai pu voir m’a …… Bouleversée. Dans ma tête un discours de sermon se façonne.
Je serre les points, bien aligné de par et d’autre de mon corps. La tête baissée, tournée vers le sol. Une aura de peur, de tristesse et de dégout émane de moi. Les larmes roulent le long de mes joues pour venir s’écraser sur le sol glacé de la pièce. Je veux partir mais mes jambes son incapable de bouger.

« Je … Tu aurais pu m’avertir ….. » Avais-je commencé. « Ca fait la deuxième fois … Je te préviens que s’il y a une troisième fois, je te considèrerais comme mort » Continuais-je. « Tu es la seule personne qui compte pour moi ! Je n’ai que toi ! Pourquoi tu m’as fais endurer ça ? J’ai chaque jour espérer que tu reviennes, et que tout redeviendrais comme avant. Malheureusement j’ai pu constater moi-même du contraire… » Finis-je sur un ton grave.

Je n’ai toujours pas relevé la tête, mes yeux baignés dans les larmes, ne me permettent même plus de voir le sol. Je respire et commence a partis, d’un pas lent et mou presque en trainant des pieds. Je m’en vais, prendre l’air. J’en ai besoin. Peut être que notre prochaine discutions sera plus tranquille.

[EDITH : Gomen pour ma réponse assez courte mais j'essaie de te répondre dans les délais et je suis un peu débordée en ce moment ^^"]
Invité
Lun 1 Juil - 13:14

OUT OF CONTROL


Je savais qu’elle réagirait ainsi. J’aurais ressenti la même chose à sa place. Elle pleurait et, moi aussi – bien qu’intérieurement. Je ne pouvais pas recoller les morceaux comme ça, il lui fallait du temps. Je retira mon étreinte autour d’elle avec une petite once de déception. Elle n’osait plus me regarder. Quelque chose semblait clocher. Que me cachait-elle pour la mettre dans cet état ? Je m’adossa au mur le plus proche de moi et la regarda lorsqu’elle me sermonna. Croyait-elle vraiment qu’après tant d’années je serais resté le même qu’avant ma disparition ? Impossible. Mon regard se posa sur elle et je hocha la tête de gauche à droite sans dire un mot. Je ne savais pas quoi lui dire et je ne voulais pas la blesser plus qu’elle l’était. Je détourna mon regard et ramassa les vêtements que Shiori avait nettoyés et, avant que je puisse dire merci, celle-ci à quitta la salle d’eau. J’aurais pu lui courir après, mais ce qu’elle avait besoin selon moi c’était respirer. Cependant, c’était trop tard, elle était déjà loin. 

Je quitta, à mon tour, la pièce pour rejoindre les couloirs et croisa sur le chemin un groupe de personnes. L’un d’entre eux avait été roué de coups. Il avait du sang un peu partout sur le visage et sur ses vêtements. Sacrée bagarre on dirait. Deux autres personnes le portaient, l’emmenant surement à l’infirmerie. Il fallait dire qu’ici, les bagarres y étaient courantes et également particulièrement violentes. J’ai connu ça lors de mon arrivée au pensionnat. Je continua mon chemin vers le hall d’entrée, passant au travers des autres pensionnaires qui me regardaient comme s’ils avaient vu un fantôme. Alors que je me tenais devant la porte menant à l’extérieur, quelqu’un m’interpella.

« Regardez qui voilà… Damian Kanzaki, en chair et en os, revenant d’entre les morts, qui même eux n’en voulaient pas chez eux. »

Je reconnu la personne. Lui et moi avons toujours été en conflit. On se battait, s’insultait et également pire. Il aimait chercher la merde, malheureusement pour lui, je ne me laissai jamais faire. Je le regarda et je l’ignora totalement. Je n’avais pas envie de me battre. Ma main se posa sur la porte et, soudainement, quelque chose me frappa dans le dos, m’envoyant violemment à l’extérieur. Je savais que c’était ce gars. Il m’avait fait mal, ce con, mais je ne céda toujours pas à la colère. Je l’ignora d’autant plus et me releva pour continuer mon chemin. Cela les faisait rire, même ceux qui assistaient au lynchage. Alors que je fis quelques pas en avant, je tomba à nouveau à terre et je sentais de plus en plus l’agacement. Je me dressa devant lui, lançant par la même occasion un regard noir à mon agresseur.

« Attention, Monsieur commence a s’énerver on dirait. Dommage pour toi, ta trainée n’est pas là pour prendre t’aider. D’ailleurs, elle a bien profité de ton absence pour se faire sau… »

Mon crochet le mit à terre sans qu’il puisse finir. Je ne pouvais pas ignorer ses paroles. Il m’avait complétement sorti de mes gonds et il allait le payer très cher. Je ne voulais pas en arriver, mais il ne m’avait pas laissé le choix. Personne n’a le droit de parler en mal d’elle. Si on s’attaquait à Shiori, on s’attaquait à moi. Je m’avança, le regardant de haut. Ce sourire sadique sur mon visage lui faisait peur, mais mes paroles qui suivirent encore plus.

« Répète un peu, bâtard ! Allez, donnes-moi une bonne raison de te pêter les deux rotules et te les faire bouffer ! »

Je l’attrapa par le col, le tirant vers moi, les yeux dans les yeux, mais je lâcha prise après que l’on m’ait assaini un coup de poing au visage, profitant du fait que je remarqua la présence de Shiori dans la foule. J’étais à terre. Je pus voir que pas mal de gens s’étaient regroupés autour de nous et j’y pu voir des adultes qui restaient à l’écart. Je repris mes esprits et je me releva devant les deux personnes qui m’avaient agressé. J’étais comme hors de contrôle. S’il voulait que je me déchaine ils allaient être servis.
Invité
Mer 3 Juil - 7:29
Peter les plombs, c’est le ce que je suis sur le point de faire. Damian dû le voir car il ne cherche pas à me rattraper. Certainement a-t-il eu la délicatesse de ne pas s’imposer. De ne pas m’imposer son choix. Mais il doit au moins respecter le fait que je ne peux pas bien le vivre. Malheureusement, trouver un endroit calme à Sei est une quête qui s’annonce souvent difficile. Et seule en plus. Si je tombe sur un mauvais groupe de mec je suis dans la merde. Mais au point où j’en suis là, je m’en fou un peu. Nan, beaucoup !

L’air attend difficilement mes poumons. Je m’arrête et tape violemment un casier. Un violent craquement fait écho dans le couloir. Je ne sens pas ma main, mais je sais d’office qu’il provient de là. Celle-ci toujours sur le casier, jointure blanchit par la pression, je craque. Les larmes viennent toutes seules, sans que je leur demande ou autre. Le manque d’énergie me gagne et je m’effondre au sol. Les deux genoux à terre, la main gauche a terre, l’autre laisse voire une marque bleu violacé pas jolie du tout commence à se faire sentir. Mon cœur bat dedans, tellement fort, que j’en grimace.
Je me relève, travers le couloir sous le regard suspicieux des autres élèves sur ce qu’il vient de se passer. Mais je ne suis pas la première à faire une crise de nerf ici.

De l’air, il me faut de l’air. Je me précipite presque dehors et pousse les battants de la porte avec mes mains. Celle que je viens d’écraser sur le casier me fais un mal de chien, mais à coté de ce que je ressens dans mon cœur c’est rien. La cour est bondée, comme je m’y attends. C’est l’heure de l’interclasse. Entre les élèves je vois un endroit plutôt calme et caché. Je m’y précipite. Je boule quelques élèves qui râlent et tente de m’attraper pour me mettre une raclée qui ne me donnerait pas envie de les pousser d’avantage. Mais le moment est mal choisi et je les esquive sans problème.

Sous l’arbre, les genoux replié contre moi, je ne sais pas quoi faire. La gorge serrée, les yeux humides, il doit me donner des explications ! Quand je tourne la tête je vois que de nombreux élèves ont fait un cercle autour de quelqu’uns qui ont certainement prévue de se battre. J’ai un très mauvais pressentiment. Mais malgré mon état, je préfère aller verifier. Je me glisse dans la foule. J’ai presque attend le bord, quand je vois qui est au centre. Damian … Un chef de groupe de Bastard se tien prés à attaquer. Apparemment Damian aussi. Je revois soudain ce même regard que ce matin. Je ne peux pas le laisser faire ça ! Il est prés à faire une bêtise. Et même si pour le moment je suis chamboulée, perdue et tout ce que vous voulez je ne peux pas le laisser faire une bêtise qui lui fera perdre la seule personne sur qui il compte aujourd’hui.

Les professeurs et certain encadrant se tiennent à l’affut, afin d’intervenir en cas de besoin. Mais je prends mon courage à deux mains. Je me précipite sur Damian, l’empêchant de faire un pas de plus. Mes deux mains plaquée sur son torse, dos à ce chef de groupe, je ne suis pas rassurée. Mais je vois très bien dans le regard de mon meilleur ami qu’il avait l’intention de reproduire ce qu’il s’est passé ce matin.

« Ne fais pas ça ! Ne ruine pas la dernière chance que nous avons pour renouer le lien qui nous unis depuis … longtemps… Arrête …» Avais-je couiné dans un violent sanglot.

Mes mains, crispés, agrippe son T-shirt, malgré ma main bien abimée je compte bien l’empêcher de recommencer. Il a changé. J’en ai la certitude. Mais il reste et restera toujours Damian. Mon meilleur ami. J’ai toujours cru en lui et je croirais toujours en lui. De fatigue et de douleur je tombe, genoux au sol, seules mes pauvres mains me soutiennent. Pas pour longtemps étant donné l’état de l’une d’entre elle.
Invité
Jeu 4 Juil - 6:43

PATHETIC


Mon poing serré, je frappa à plusieurs reprises mes agresseurs. Ils avaient beau me frapper également  je ne ressentais plus les coups, bien que mon sang giclait un peu partout sur le sol. J’étais tellement envahi par la rage que la douleur avait été comme absorbé. Ce combat semblait ne pas avoir de fin. Ils étaient déterminés à me faire mordre la poussière, voire pire comme ma mort. Pourquoi un tel acharnement ? Je ne sais pas. Il faut avouer qu’à Sei Gakuen il n’y avait pas besoin de raisons pour s’en prendre à quelqu’un. La plupart du temps, la violence y fut gratuite et rare furent ceux qui se firent réprimander pour leurs actes. Sei Gakuen était comme une prison. Alors qu’ils me mettaient des coups, je réussis à attraper un bras. Broyant presque son membre, je frappa d’un violent coup de poing le coude ; celui-là n’allait pas se resservir de son bras de sitôt. Je le lâcha, puis je recula pour éviter, in extremis, un coup de pied - qui me passa littéralement sous le nez.

L’agresseur, à qui j’avais cassé le bras, était tombé à genoux. Il semblait souffrir le martyr, ce qui était normal parce que c’était le but. Avec un certain plaisir face à sa souffrance, je m’apprêta à faire de même pour l’autre, mais quelqu’un m’en empêcha. J’écarquilla les yeux lorsque je découvris le visage de celle qui s’était interposée. Sa présence m’avait grandement perturbé. L’envie de cogner mes agresseurs m’avait abandonnée, laissant place à l’envie de serrer cette fille dans mes bras. J’avais plongé mon regard dans ses yeux, lui souriant par la même occasion, avant qu’elle ne me réprimande. Elle était inquiète et je ne voulais pas la rendre plus triste qu’elle l’était. Je posa mes mains sur les siens qui s’étaient plaquées sur mon torse.

« Shiori, quittons cet… »

Je vis derrière Shio un mouvement rapide. C’était encore ce mec têtu. Il profita que je porte plus attention à elle plutôt qu’au combat qui nous opposait. Par réflexe, je poussa Shiori, bien qu’un peu violemment ; mais c’était le mieux à faire si je ne voulais pas qu’elle soit blessée. Je me pris un coup de pied en plein visage, m’envoyant à terre. J’étais à terre, sonné, sur le point de m’évanouir. Shiori était encore debout et n’avait surement pas encore compris ce qu’il venait de se passer. Elle n’avait rien. Je n’avais plus la force de me lever, tant physiquement que mentalement. La foule qui s’était amassée commençait par s’éparpiller. Le combat était fini. J’étais à terre. Je leva ma tête, sentant mes forces m’abandonnaient. Je m’évanouis. Lorsque je repris connaissance, je me retrouva sur un lit avec un méchant mal de crâne. Shiori était là, attendant que je me réveille enfin.

«  Où suis-je, Shio ? »
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