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Secret Service || Mae ||

Invité
Jeu 18 Juil - 2:08


S'il y a quelque chose d'autre que je puissse faire,
 "Je suis à votre service"


Au bout des mes bras se balançaient allègrement les nouveaux achats de la demoiselle. Trois sacs remplis de différentes babioles et de trucs qui ne m'intéressaient pas plus que ça. Sans me poser beaucoup de questions je me contentais de faire avec soin ce pour quoi j'étais là. La petite marchait plus en avant. Décidant de son propre chef de notre destination. Depuis ce matin et jusqu'à maintenant, dans une heure avancée de l'après-midi, elle m'avait promené où bon lui semblait comme on promène un chien. Et moi, en tout bon gentil petit serviteur attitré de sa majesté qui se respecte, j’exécutais le moindre de ses ordres avec le sourire et bonne humeur ! A-vrai-dire ce genre de fardeaux dont elle m'assignait ne m'affectait pas. Ou plutôt je m'en contrefout. Je n'éprouve aucune rancœur envers Mae puisque, après tout, c'est moi qui ais endossé ce rôle de mon plein gré. Dans le seul but de pouvoir l'observer. Cette petite chose me fascinait réellement et je me complaisais à rester à l'affût de chacun de ses gestes. Voilà pourquoi je me retrouvais chargé comme un mulet. Mais c'n'était pas ça qui commençait sérieusement à m'agacer.

Le soleil bien que peu présent brillait encore dans le ciel, affligeant la basse population d'une chaleur étouffante. Et tout ce monde qui gesticulait dans tous les sens comme des sardines en boîte n'arrangeait rien. Oui, les rues étaient pour ainsi dire bondées aujourd'hui. De quoi vous donner envie de rentrer chez vous dans la secondes. Trop de monde tue le monde, vous n'êtes pas d'accord ? Je soupirai. Néanmoins, tant que la princesse refuse de s'arrêter et bien, c'est simple, on ne s'arrête pas. La scrutant minutieusement je crus tout de même percevoir certains signes de lassitude. Une chance à saisir. Manifestement, je jugeais que faire une pause était une idée fort alléchante.. Relevant le regard je furetai tout ce qui semblait être un salon de thé , café, ou... Un endroit joli, à l'abri du soleil, avec des bonnes petites viennoiseries pour se remplir la panse. Voilà, mes critères ressemblaient plus à ça huhu.. Et puis l'appel de l'estomac en une heure plutôt tardive était la meilleure excuse du monde pour se poser quelque part. Rien de plus désagréable que de tourner à vide.

Quand j'aperçus un endroit qui serait en mesure de combler mes attentes.. Parfait ! Il ne restait plus que l'ultime étape à franchir.. D'ordinaire un serviteur n'a aucune demande à formuler. Mais n'allons pas pousser le bouchon trop loin, ce ne serait pas souhaitable... Pour moi. Doucement en me rapprochant légèrement de la demoiselle je me risquai à formuler ma requête.

_ Dis-moi, tu ne serais pas d'avis de t'asseoir quelque part ? Il y a un salon de thé plus tranquille juste là, tu veux manger quelque chose ?


Bien qu'à son service, je lui adressais la parole comme si je parlais à un ami. Un ton neutre, voir amical... Mes mirettes se posèrent sur son visage attendant patiemment son verdict. Presque inconsciemment je lui lançai un regard de cocker, mais là connaissant, ce genre de tactique agit que très rarement...
Puis-je faire quelque chose pour, Mae-sama ?

• HRP

Hum, vraiment pas génial, ferais mieux au prochain <3
© Cal'

Invité
Jeu 18 Juil - 3:13


Caleb & Mae
© Never-Utopia
Il fait beau, et il fait chaud. Aucun vent, et ce depuis ce matin. Pourtant je suis bien, là encore avec ma robe à haut col. Sérieusement, pourquoi les gens me regardent bizarrement ? Je ne fais que de me balader avec quelqu’un qui me suit. Caleb, comme toujours. Rempli de sacs. On pourrait croire qu’il est à ma merci, mais en même temps c’est un peu son choix de jouer le serviteur, et c’est vrai que je n’ai pas à me plaindre. Il n’est pas bruyant, pas indiscret. Ou alors je ne le connais pas très bien. Après tout, en tant que Mae Iwahide, qu’est-ce que j’en ai à faire des détails sur les gens ? ça ne m’intéresse pas, c’est tout. Je me moque parfois même de savoir leurs noms, de savoir leurs motivations pour s’approcher de moi. Surtout lui, ce garçon qui avait beaucoup de gens parait très enfantin. Sauf qu’il n’est pas comme ça avec moi. Il doit me voir comme une princesse des démons ou un truc du genre, tant mieux pour lui après tout.

_ Dis-moi, tu ne serais pas d'avis de t'asseoir quelque part ? Il y a un salon de thé plus tranquille juste là, tu veux manger quelque chose ?

Je me fige, je m’arrête et le fixe. Ou plutôt, je fixe tous mes sacs dans ses bras. Il me toise, il attend ma réponse, comme toujours alors que je réfléchis à où je vais bien pouvoir ranger mes achats. Des cartes de tarots, des cartes de jeu, quelques robes et paires de chaussures. Je cacherais les cartes dans mon oreiller, comme toutes les autres. Si je les collectionne, si j’en achète autant ce n’est pas pour rien. Ça me rappelle que j’ai toutes les cartes en mains pour gagner.  Absolument toutes les cartes pour réussir.

Quelqu’un qui me verrait faire ne comprendrait pas. D’ailleurs Cal n’a pas posé de questions mais j’imagine qu’il s’en pose, il n’ose juste pas demander. Et heureusement, parce que je ne lui répondrais pas. Ce sont mes affaires, pas les siennes, autant au sens figuré qu’au sens propre. Et s’il ose dire quelque chose de déplacer, je crois que mes talents d’Amazons reviendront bien vite. Le pauvre.

-Oui, bien sûr. Tu as faim je suppose ?

Je lui réponds enfin, après avoir relevé mes yeux rouges vers les siens. Mais je ne souris pas, car je n’ai aucune raison de le faire. Je ne souris à personne, pour la simple et bonne raison que j’ai envie de tous les détester, tous autant qu’ils sont. Ils ont beau m’aimer, je m’en fiche. Je me suis faite piéger une fois, mais pas deux, oh non, jamais. J’ai plus envie d’aimer comme j’ai aimé mon ex, cette pauvre imbécile qui, si je n’avais pas quitté la ville pour venir là –par obligation de ma mère bien sûr-, serait encore à mes pieds en train de me reconquérir. C’est si répugnant cette idée qu’elle se fait de moi. Comme une fille géniale qui ne mérite que le meilleur. Bien sûr que je mérite le meilleur ! Mais pas venant d’elle.

Je soupire, et je fais un signe de tête à Caleb pour qu’il me suive. Parfois je n’ai pas l’impression d’être accompagnée par quelqu’un de mon âge, pas par un égal. Bien sûr que j’aime être supérieure à lui, mais tout de même. C’est étrange, sérieusement. Je ne m’y suis pas totalement habituée, bien que je dise le contraire.

Je m’avance vers un salon de thé, avec des tables à l’ombre à l’extérieur. Je m’installe à une table et attend que Cal fasse pareille, avant de jeter un coup d’œil à la carte. Et puis je réfléchis aux boissons qu’ils offrent. Devrais-je prendre un Panaché ou une bière ? Une limonade ou de l’eau gazeuse ? Du sirop de fruit ou de l’eau ? Un Coca ou un Fanta ? Nous avons tellement de choix que c’en devient une torture pour notre cerveau. N’ont-ils jamais pensé à simplifier tout cela ? Non, bien sûr que non, leur but est forcément de nous tuer. Je suis sûre que leurs boissons et gâteaux sont empoisonnés pour nous rendre la vie moins longue. Imaginez une fabrique de sodas. Vous achetez votre soda, peu importe lequel, et vous lisez les ingrédients. Ne vous posez-vous pas la question de ce qu’il y a dedans ? Moi si, parfois. Je trouve l’idée répugnante mais pas impossible. Car pour moi rien est impossible, ou presque.
Invité
Jeu 18 Juil - 5:50


Just tell me
 "I used to be by your side"


Je me fiche bien de comment la demoiselle peut me considérer. Être une simple présence qui se fond instantanément dans le décor me va parfaitement. Que l'on me porte aucun intérêt m'irait encore mieux. Si j'apprécie tant la suivre où qu'elle aille c'est que sa compagnie pour moi est réellement apaisante. Reposante. Inutile de se montrer détestable, de l'inonder d'une vague de gamineries pour ne pas être digne d'attention. Si tout le monde pensait comme elle, la vie me serait sûrement plus facile. C'est peu dire que mon cerveau fonctionne à l'envers. Il n'apprécie pas qu'on l'apprécie. Il balaye ce qu'il aime et chérit ce qu'il déteste. Pour lui être affectionné est la pire des condamnations. Une descente toute droite aux enfers sans billets de retour. Sûrement le revers de la médaille. A parler ainsi, on dirait presque que je lui suis reconnaissant à cette petite, ne m'observant qu'à moitié le temps qu'elle se décide. Je ne dirais pas que je refuse de me l'avouer. Ce sentiment est là, je le sais. Inutile de le déterrer et de remuer ce petit cœur refroidi. Je n'avais qu'à continuer à me comporter ainsi, dans un rôle à diverses facettes, pour pouvoir préserver ce qui me rend si serein.

-Oui, bien sûr. Tu as faim je suppose ?

C'est bien, ne me sourit pas, être deux à le faire serait inutile. Je me demande ce qu'il te passe par la tête, comme j'ai des doutes sur les objets que tu as acheté. Mais ils collent à ton image, je suppose. Quoi qu'il en soit poser des questions qui ne sont pas de mises serait affligeant. Je n'aimerais pas qu'on m'en pose. De toute manière je n'en avais pas grand chose à faire. Mon traitement m'importe peu également. Je m'étais contenté d'acquiescer presque timidement. Allez, soyons sympa, je devais avoir huit ans.

_ Hmm, un peu quand même...

Avec hâte je m'engouffrai derrières tes pas. Quelques passants lançaient encore de drôles d’œillades. Sans doutes me trouvaient-ils quelque peu insignifiant à côté d'elle, mais je n'en avais que faire. Les pensées et les croyances d'une population salie ne m'intéressait pas; m'attirer les bonnes grâces d'une piètre société m'était superflu. Suis-je asociale ? Sûrement. Nous voilà à une table. Je déposai les sacs au sol avec précaution. Apercevant un jeu de tarot à la dérobée, mes épaules se haussèrent. Chacun son truc. Non ? Moi c'est les glaces à l'eau. Je prends place bien sagement. Droit, les mains posées sur les genoux. Ma posture donnait l'impression que je craignais les remontrances. Peut-être un peu, mais pas tant que ça. Gentil garçon, jamais punition.

De la carte je n'en avais pas grand chose à faire. Un vague coup d’œil lui fut jeté. Je savais déjà ce que j'allais prendre. Pas comme si je prenais toujours la même chose de toute façon. La nouveauté ça ne me plait pas trop. Perdant ce temps mon regard se perdit dans le décor, détaillant tout et n'importe qui me tombait sous le nez. Me tortillant presque sur ma chaise j'attendais patiemment que la princesse fasse son choix. Bien qu'un peu agité. De temps à autres je la scrutais avec curiosité. Vous auriez vu sa tête, à croire qu'elle craignait une mise à mort. Serviable, je repris la parole avec empressement.

_ Tu sais ce que tu veux prendre ? Pour manger quelque chose il faut aller le chercher au comptoir, c'est plus rapide. Je te l'apporte si tu veux, j'en profiterais pour commander les boissons.

Déblatérai-je en me penchant presque sur la table. Mon visage n'exprimait aucune joie, pourtant mon attitude était loin d'être froide ou fausse.

• HRP

Réponse rapide powa =D
© Cal'

Invité
Jeu 18 Juil - 6:47


Caleb & Mae
© Never-Utopia
Je sursaute presque en entendant la voix de Caleb. J’aurais pu en oublier sa présence, quelle honte. Il me dit qu’il faut commander au comptoir ? Là-aussi c’est une honte, de ne pas pouvoir embaucher des serveurs. Sérieusement, depuis quand doit-on se déplacer pour obtenir ce qu’on veut ?! Bon, d’accord, personnellement je n’ai pas besoin de faire beaucoup de pas, étant donné que j’ai quelqu’un pour le faire à ma place. Ah, quel brave garçon, s’ils étaient tous comme ça je les aimerais sûrement plus que cela, et même chose pour les filles. Avoir tout le monde à ses pieds, c’est magique ! On pourrait se croire dans les contes de princesses et de fées bidon que la plupart des petites gamines de l’Occident lisaient dans leur jeunesse, et encore de nos jours. Ce ne sont pas des histoires pour moi, oh non, loin de là. Si je devais lire ce serait ma propre histoire, aussi stupide soit-elle.

-Ramène-moi ce que bon te semble, j’ai un truc à faire.

En effet, quelque chose avait attiré mon attention plus loin, et je ne pouvais pas faire comme si de rien était. En moins de deux j’étais debout, en train de me diriger vers l’endroit par lequel nous étions arrivés. J’ai peur soudainement, je me crois dans un monde qui n’est pas le mien, pas réel. Le sol tremble sous mes pieds, à moins que ce ne soit l’inverse. Mais je ne dois pas céder, oh non, je dois aller au bout. Je jette juste un coup d’œil derrière moi pour voir si Caleb est toujours là-bas, ç table, ou bien en train de me suivre. Mais je ne le vois pas, il doit être parti commander, à moins que je sois tombée dans un rêve.

-Aïe !

Je tourne la tête face à moi, vers la fille qui a crié lorsque je lui ai foncé dedans accidentellement. Non, ce n’est pas possible, ce doit être un cauchemar ! Cette jeune femme –qui doit avoir la vingtaine d’années- lui ressemble tellement ! Je grince des dents, la pousse et m’enfuit dans la ruelle la plus près pour me laisser glisser contre le mur afin que mes fesses touchent le sol. Dans cette ruelle inconnue je me sens mieux. Il fait plus frais, on ne peut pas m’embêter. Je ferme donc les yeux et garde le silence que j’écoute à chaque seconde qui s’écoule. Pourquoi soudainement devant mes yeux clos je vois toutes les cartes acheter défiler, vers le ciel avant de disparaître subitement ?
Je grogne toute seule et rouvre les yeux. Il n’y a rien, pas même l’ombre d’une personne ou d’une carte dans cette endroit si terrible. La chaleur me monte à la tête, c’est totalement horrible !

Mais que faire ? Dans un sens, je n’ai pas envie de retourner au salon de thé où m’attend sûrement très sagement Cal. Bien que je tremble de peur, oui, j’ose dire que je n’en ai pas envie. Et pourtant, son tempérament calme m’apaiserait ? Je dois me lever, je dois me lever ! Mais je n’y arrive pas, mes jambes sont lourdes, mon ventre émet des bruits sourds. Je tends la main et agrippe la pierre froide de cet endroit avant de finir sur mes deux pieds. Ce fut dur, mais j’ai réussi, et impossible que je reste encore longtemps ici. « Et si je m’étais assoupie ? » c’est ce que je me demande alors que je quitte ce lieu inconnu à la recherche de Cal, totalement déboussolée.
Invité
Jeu 18 Juil - 9:12


She just leaves
 "without a reason."


Carte blanche ? Hum, très bien. Mais je déteste avoir carte blanche moi. C'est à peine si je sûr de ce que je veux -certes je prends toujours la même chose et alors ? Y'a toujours cet instant sous pression où tu te dis que peut-être il serait temps de changer. Alors tu te tâtes. Tu repères un truc qui a l'air à peu près sympa. Alors forcément sur le coup tu te dis que ça pourrait le faire. Tu te crois décidé, ouais tu vas le faire. Puis finalement t'arrives devant la serveuse, tu la regardes avec des yeux de merlans fris, rattrapé par tes doutes, tu stresses comme un petit autiste et là : tu prends encore une fois la même chose. Bref, un peu dans l'état dans lequel je me trouvais en quittant la princesse. Dès l'instant où j'avais tourné les talons, j'étais entré dans ma bulle de psychotique ne songeant nullement que j'allais réussir à perdre la demoiselle. Sérieusement, paumer quelqu'un c'est minable. Mais après tout pourquoi me tracasser, c'est elle qui s'est envolée pendant que j'étais parti quérir nos commandes. J'avais patienté sans trop d'empressement, commandant deux fois la même viennoiserie : deux chaussons aux pommes avec deux ice tea. Quand j'étais revenu, il n'y avait plus personne. Sérieux ?!!

Sur le coup, j'avoue que j'ai eu un spectaculaire arrêt sur image. La demoiselle ne m'aurait tout de même pas laissé en plan ? Je  jetai un rapide coup d’œil au dessous de la table : les sacs étaient toujours là. Elle ne les aurait pas laissé. Perturbé je déposai les commandes sur la table avant de prendre place. J'n'étais pas très rassuré, mais je déteste être tout seul... En ville. C'est rempli de gens qui grouillent de partout à la limite de vous baver dessus ! Et encore c'n'était pas le must du must. Ici, j'étais en territoire inconnu. Vous savez c'que ça fait de lâcher un gosse en pleine jungle urbaine? Il finit par se casser la gueule la tête éclatée contre le bitume ! Agité. Allez savoir pourquoi, j'avais la nette impression que la petite n'était pas allée aux toilettes. Je pouvais percevoir des chuchotements qui insistaient sur le fait que j'm'étais fait lâcher. Mes doigts tapotaient nerveusement la table. Ce bruit récurrent commençait à me monter aux oreilles. Les secondes, les minutes... Mes doigts sont toujours épris de spasmes. Je me love contre le dossier de ma chaise, les bras croisés sur mon torse. J'n'ai encore pratiquement touché à rien ; si c'n'est l'ice tea que j'avais à peine entamé.

Là j'en avais pleins l'dos. Je me relevai, refourguant l'ice tea de la fugitive dans une poche (des canettes hein). J'émettais l'hypothèse que quand je la retrouverais elle aura peut-être soif, qui sait... Laisser les affaires ici ne me plaisait qu'à moitié, mais tant pis. J'allais à la rencontre d'autres clients, leurs demandant d'un sourire colgate s'ils n'avaient pas vu une jeune demoiselle quitter ce salon de thé. Certains dirent oui, d'autres non, d'autres même m'indiquèrent une direction. Vaguement je m'aventurai un peu plus loin. Vu d'ici on avait presque l'impression que j'étais stressé. Alors qu'en fait j'n'étais qu'un type pas content qui tirait la tronche parce qu'on l'avait laissé tout seul. Nan c'est vrai, la pression elle montait, bordel.

Posté au milieu de la rue, je furetai tout ce qui me paraissait intéressant, euh... Louche. J'n'aurais jamais cru mettre la main sur la demoiselle de cette façon. En une apparition fantastique, sa petit bouille se distingua au détours d'une ruelle. Une pression se relâcha sur mes épaules. Soupirant j'allais à sa rencontre. Exaspéré.

_ Mae qu'est-ce tu fais ici  ?! m'inquiétai-je. Me laisse pas tout seul comme ça !

Oui me faire abandonner m'avait réellement perturbé. Je n'sais quelle drôle de tête je devais afficher. Juste soulagé de l'avoir retrouvée. Imaginez un peu si j'avais été accusé d'avoir paumé un être humain. WTF ?! Crispé je jetai un coup d’œil aux traits de la jeune fille. Quelque chose semblait clocher ici. Immédiatement, bien que troublé je réintégrais mon rôle. D'un geste bienveillant je me mis à sa hauteur, préoccupé.

_ Mae.. Quelque chose ne va pas ? Tu fais une drôle de tête.

Perspicace en plus le petit. Quelque chose tilta. Avec attention je sortis  la canette pour la lui tendre amicalement.

_ Tiens, bois un truc... Huum, tu veux que je te portes pour le retour ? Ha oui et je t'ai pris un chausson aux pommes. Ha et me refait plus ça, merci.

Sur ce coup là on ne pouvait pas faire plus gentil. C'est fou, je m'étonne tous les jours. Tout de même un peu contrarié...

• HRP


© Cal'

Invité
Jeu 18 Juil - 21:29


Caleb & Mae
© Never-Utopia
J’ai l’impression que je vais m’effondrer à chaque pas. Je grogne, je regarde partout, en vain, je ne vois personne. Je me suis sûrement trompée de route, encore. Je suis tellement nulle en géographie, alors pour retrouver son chemin… J’ai beau tourner dans toutes les ruelles que je veux, je ne trouve pas la même qu’au départ. Pas les mêmes personnes, pas les mêmes boutiques. Pourquoi j’ai voulu venir là ? Je suis perdue, totalement paniquée, à la recherche d’une tête qui pourrait être partout.

« Caleb ! »

Je hurle son nom, les gens me dévisagent. Rah, j’ai envie de les taper ! Une imbécile de mère vient me demander si j’ai perdu mon enfant. Je lui hurle que non je n’ai pas d’enfants, je n’en veux pas ! Et je m’en vais, enragée, presque en courant avant d’abandonner. Oui, j’abandonne, je m’arrête au milieu de la route piétonnière et ne bouge plus. Je croise les bras, je fixe les gens et regarde autour avant de me rendre compte… Je suis revenue point de départ, à côté de la ruelle où je m’étais assise. Pourtant, je ne saurais dire si c’est un immense soulagement qui me remplit ou pas du tout. Tiens, Cal, en train d’approcher aussi vite que la lumière ? N’est-ce donc pas là un mirage ? Oh non, sa voix ne serait pas aussi près. Pas aussi près… AAAAAAH. Bon sang, je sursaute, il approche. Tout ce qu’il me dit je ne veux pas le comprendre. Ah si, « tout seul », voilà ce que j’ai compris. Voyons, il ne m’en veut tout de même pas de l’avoir laissé quelques minutes ?

« Tout seul, tu parles, pour cinq minutes à peine ! »

Et il continue de parler. Il est chiant ce petit. Si chiant ! Oh, à boire. Sans hésiter je tends les bras pour examiner la canette. Ice tea. Mouais, j’ai connu mieux mais ça ira. Alors je l’ouvre et porte le trou pour boire à mes lèvres. Je laisse le poison –boisson plutôt ?- couler dans ma gorge, me rafraichissant toute entière. Je me sens mieux, oh oui. Je me frotte les yeux, la termine d’une traite cette canette et la balance dans la poubelle la plus près alors que Caleb me parle de me porter.

« J’ai des jambes », lui lançais-je sèchement en lui jetant un regard pour le moins… Effrayant. Comment puis-je dire ça alors que je ne me vois pas ? Bref, ce n’est pas important. Le plus important, c’est qu’il n’a pas les sacs avec lui. Je me mets à crier et écarquiller les yeux en lui attrapant le bras. Je le sers puis me mets à courir, espérant qu’il me suive. J’esquive les gens, je me faufile dans la foule, cherche avec beaucoup de difficultés le salon de thé où nous nous étions arrêtez. Puis j’le lâche, parce qu’il ne va pas assez vite. J’vais faire le boulot toute seule, encore ! Sauf que je m’arrête, en voyant quelqu’un avec exactement les mêmes sacs que moi. Je me rue dessus et commence à le frapper.

« Sale voleur rends-moi mes sacs ! Tu te prends pour qui ! RENDS LES MOI ! »

Bien sûr, l’inconnue est totalement sonnée, et je la laisse tomber à terre, hors de moi. Je saisis mes sacs de courses, la regarde. Elle me fixe aussi, presque en train de pleurer, totalement effrayée. Mais j’m’en fous, je vérifie le contenu de mon sac et remarque que tout est en ordre. Tout, sauf mon jeu de tarot. Là c’en ai trop. Je crie le nom de Caleb en le cherchant du regard mais je l’ai encore perdu. Trop de monde autour de nous… « Caleb ! » je continue, affolée. Depuis quand une fille comme moi agis comme ça, sérieusement, je me fais peur.


HRP:
 

Invité
Lun 22 Juil - 23:03


C'est moi que voilà ! Inspecteur gadget..
"Ca va être la joie, ouh ouh !"

Je crois bien m'être fait du souci pour rien. Enfin, du souci, c'est un bien grand mot. Je m'étais fait du souci pour moi-même surtout. Empoté comme je le suis, j'aurais largement été capable de me paumer et de tomber dans le pire endroit du monde. Je soupirai de soulagement. La présence de la demoiselle me sauvait la mise. Oh et son petit regard de tueuse ne m'effrayait pas plus que ça. C'est que j'avais l'habitude pour la simple et bonne raison qu'elle regardait tout le monde comme ça. Alors pourquoi dont m'en inquiéter ? Et puis elle pouvait dire ce qu'elle voulait, cette mini-puce, mais voir une tête qui lui était familière semblait la rassurer. C'est assez comique comme situation, tout de même. Il y a ce drôle de phénomène, qui sourit la plupart du temps comme un idiot, puis cette petite gothique qui vous saute à la gorge pour n'importe quelle raison. On ne peut pas dire qu'ils soient amis, ces deux-là, l'une aime personne, l'autre n'y voit que ses intérêts et pourtant leur vision les rassure. Oui, parce que si elle croit que je ne l'ai pas entendu crier mon nom avant que je ne lui tombe dessus comme une pâquerette, elle se trompe la vilaine. C'est ce à quoi je pensais alors que je l'observais reprendre ses esprits à sa manière, souriant comme un extravagant. J'acquiesçai mécaniquement tout ce qu'elle me racontait, comprenant vaguement le sens de ses mots. Bref, bienvenue dans le monde des bisounours. Mais bien vite je fus sorti de ma torpeur intellectuelle par une petite main qui m'attrapa l'avant-bras avec vigueur.

Moi qui venais de braver héroïquement orages et tempêtes pour venir à la rencontre de la demoiselle, je fus à nouveau entraîné à toute vitesse dans ce bain de foule répugnant. La petite se faufilait. Moi je me bouffais les passants. Raison pour laquelle elle finit par me lâcher je suppose, je devais la ralentir. Sur le moment, je n'avais aucune idée de ce qui provoquait chez elle tant d'affolement... Étourdi d'avoir shooté dans je n'sais combien de personnes, mes pieds ne s'alignaient plus vraiment. Un peu plus loin je crus apercevoir la mini-puce qui agressait sournoisement une autre pauvre créature... Yeuh, ceci ne me concerne pas ! Je préférais largement traîner ma vieille carcasse jusqu'à la table où m'attendait encore ce fabuleux chausson aux pommes. L'entamant avec sérénité, je jetai un coup d’œil à la princesse qui venait de traumatisé une pauvre âme innocente... C'est étrange tout de même. On usurpe des sacs remplis de bric à brac, par contre de la bonne bouffe... Boarf, inutile de se torturer l'esprit pour des choses si insignifiantes... Pour l'instant tout ce qui me préoccupait était de mastiquer convenablement ma nourriture en attendant que l'autre petite se défoule. J'ouvrais la bouche, prêt à bondir sur ma proie, quand...

- Caleb !

Nan mais tout ceci n'est qu'une sombre plaisanterie ! Au bord du désespoir mon regard jonglait entre chausson aux pommes et Mae. Chausson aux pommes. Mae. Mae. Chausson aux pommes. Chau-, bref. Je n'eus d'autres choix que d'abandonner mon poste, venant à la rencontre de l'amazon. Surgissant une fois de plus à côté d'elle comme si de rien n'était. Rapidement elle m'expliqua la situation. Ah oui, c'est vrai. J'avais lâchement abandonné ses sacs étant donné que pour moi ils avaient autant d'importance qu'une cartouche vide. Et maintenant, voilà que son jeu de tarot avait disparu... Mae était tout autant affolée que moi perplexe. Je restais là, debout, songeur... Sondant avec insistance l'inconnue que la plus petite venait de rétamer. Un rictus échappa à mon contrôle... Il était l'heure de jouer au détective ! Et cette perspective m'amusait plus qu'autre chose huhu... Un sourire joueur refusait de quitter mes lèvres, quand sans prévenir je m'accroupis à la hauteur de la voleuse, lui inondant la face du flash de mon téléphone portable. En moins de deux secondes mon expression avait changée. Affichant un sérieux à vous faire peur. Dommage que je n'avais pas de loupe... D'une voix cinglante j'entrai totalement dans la peau de mon personnage.

_ Nous avons les moyens de vous faire parler. Alors qu'est-ce que tu choisis ?

Pauvre fille insignifiante tout de même. Elle venait de se faire mettre en pièce et maintenant subissait un interrogatoire musclé. Nan je déconne.

_ C'est toi qui a le jeu de tarot n'est-ce pas ? Après tout tu as volé les sacs...

Paniquée, submergée par un trop plein d'émotions, l'inconnue me rétorqua presque en couinant que ce n'était pas elle qui l'avait. Qu'avant qu'elle ne s'empare des sacs quelqu'un d'autre était déjà en train de les fouiller. Puis voyant que personne n'avait tilté, elle avait décidé de faire main basse dessus par la suite. Bref, elle n'était pas très maligne et avait une tête de victime dépressive qui m'insupportait. Comme elle avait toujours le flash dans les yeux qui la rendait à moitié aveugle, elle nous indiqua la direction dans laquelle le voleur de cartes s'était engouffré. Bon c'était bien joli de savoir tout ça, mais avec une description à se mettre sous la dent ce serait nettement plus intéressant. Mais voilà, quel étrange spécimen que nous avions là. D'après elle il s'agissait d'un gosse, petit, des cheveux assez foncés qui lui retombaient sur sa trogne, des lunettes rondes, jean dégueulasse avec un T-shirt blanc.

Je me relevai satisfait, m'emparant des sacs. Me retournant vers Mae.

_ Après toi.

Lui indiquai-je, nous lançant à la poursuite du gosse chapardeur.

• HRP

Elémentaire mon cher Watson ~
© Cal'

Invité
Mer 31 Juil - 1:14


Caleb & Mae
© Never-Utopia
Je le regardais. Il tenait le chausson aux pommes dans les mains et me regardait. Bon sang il fout quoi ! Je vais finir par croire qu’il est vraiment stupide de ne pas me venir en aide au moment où j’en ai le plus besoin. Je soupire, commence à lever les bras en signe de faiblesse, mais les laisse retomber le long de mon corps quand il s’avance. C’est pas trop tôt ! Ce qu’il peut être long à la détente parfois. Je souris donc, satisfaite. Je lui attrape le bras et lui explique ce qui se passe. Il comprend que j’ai besoin de son aide et commence à jouer les Watson avec la voleuse. Je ricane, amusée de voir comment on peut faire perdre des gens dans leur folie. J’aime bien ça, torturer, faire mal, c’en devient très apeurant pour ceux qui ne savent pas qui je suis réellement.

Je l’observe saisir son portable pour éblouir l’inconnue qui pleure presque. Et elle ose chouiner ! Je grogne, je m’approche et lui en fout un e avant de me mettre en retrait et de laisser mon serviteur s’occuper de tout. N’empêche j’ai bien envie de lui démolir la face à cette poupée drôlement incapable de lancer des mensonges. Nous sommes efficaces comme duo. J’ai beau croiser les bras et ne rien dire, la petite gamine tremble comme une feuille en nous voyant. Je n’avais jamais vu Cal dans un état si bizarre, mais j’aime bien. Ça le change un peu, il commence à comprendre comment on effraie les gens, ce n’est pas trop tôt ! Parce que je ne lui aurais jamais rien appris d’autre que de la fermer. Intelligent le bout de chou, intelligent.

J’affiche un sourire satisfait à Caleb lorsqu’il se tourne vers moi et me laisse passer à travers la foule. Comme sous des projecteurs. Ça m’en arrache des frissons et je mets mon bras autour de celui de mon « ami » pour continuer ma route à la recherche du jeu de tarot. Il est temps pour ce petit cradot de voleur de plier bagages car si je le vois je le détruis sans aucune pitié. La preuve, je le cherche déjà de mes yeux pétillants d’envie. Une rage profonde qui se mêle à l’excitation de la scène. Je suis dans mon monde et on ne m’y arrachera pas, jamais.

Je tire le serviteur avec moi, bousculant quelques gens dans la grande allée qui s’offre à nous. Je ne le remercie pas, parce que je déteste remercier les gens, ce n’est pas ce que j’ai à faire. Ce n’est pas mon rôle, c’est vrai. C’est à eux de me remercier de faire en sorte qu’ils se sentent humains grâce à la douleur et à eux de me remercier de les envoyer aux soins gratuits de l’hôpital. Oui, quelle blague puisque ça ne l’est pas ! Mais j’aime bien, je trouve ça très palpitant. Je soupire, conquise de cette journée et m’arrête en lâchant mon cher petit Cal. Je le regarde, je lui souris fièrement, essayant de le surplomber de toute ma hauteur –ce n’est pas gagné, certes, mais bref- et je commence à parler tranquillement à son oreille de façon à ce qu’il n’y ai que lui qui m’entende.

-Mangeons si tu veux bien, et je te promets que ce petit garnement ne s’en sortira pas sans cicatrices.

Je rigole, dépose un baiser mesquin sur sa joue et attrape un des chaussons aux pommes pour commencer à manger, yeux plongés dans l’océan de têtes qui se présentent à nous. Nous sommes le centre du Monde depuis toujours de toute façon. Je suis une Princesse, bientôt couronnée Reine après être revenue d’un Pays Perdu avec un objet d’or qui trônera toujours à ses côtés.

-Je commencerai par quoi ? Oh, lui casser les lunettes, pour qu’il ne nous voie plus. Le balancer au sol en le tenant pas le col, lui cassant un œuf sur la tête. Lui hacher l’oreille, ou bien d’autres choses encore. Crois-moi, toute ma haine y passera !

Je rigole et fais un clin d’œil à mon accompagnateur en terminant d’engloutir mon gâteau.


HRP:
 
Invité
Mer 31 Juil - 15:37


Au nom de la loi !
"Moi je vous arrête..."

Quoi que l'on puisse en dire le déroulement de cette simple après-midi shopping prenait une tournure de plus en plus étrange. Parce qu'après tout, ma collègue et moi, nous voilà lancés à la recherche d'un gamin binoclard en possession d'un jeu de tarot. Bien évidemment avant tout ceci la demoiselle ici présente m'avait fait faux bond sans le moindre remord. Evidemment, je n'avais eu d'autre choix que de partir à sa recherche, après tout sa présence était un besoin vitale pour que je rentre au pensionnat sain et sauf. Nan sans le faire sans y penser, j'avais délibérément laissé les sacs de la princesse en retrait. Pour moi ils n'avaient aucune utilité, mis à part représenter une charge supplémentaire que je me devais de porter à bout de bras, je m'en contrefichais comme de ma dernière paire de chaussette... Tiens, d'ailleurs il me semble que j'en avais mis deux différentes aujourd'hui... Soit. Résultat des courses, les biens se sont trouvés chapardés. Mais moi, tout ce que j'ai à dire dans tout ça -et c'n'est même pas le fait d'accuser mon manque de jugeote- c'est que si la mini-lady n'était pas en pleine crise d'adolescence nous n'en serions pas là ! Elle était affligée. Blessée d'avoir été volée. Ou plutôt révoltée et prête à égorger le premier gamin à binocles qui aura le malheur de la croiser... Moi j'étais heureux. Jouer à l'inspecteur est fort divertissant ; surtout pour un gamin comme moi. Intérieurement je me riais de la situation. Et je dis bien intérieurement. Jusqu'à preuve tangible du contraire, je n’éprouve pas l'envie de mourir sous les griffes d'une harpie. N'allez pas vous imaginer des trucs, cette fille je l'adore, quand j'oublie que je suis à son service. Bien que je n'agisse ainsi que de mon propre chef. Dis comme ça c'est étrange n'est-ce pas ? Moi j'y vois mes intérêts. Tout a été expliqué plus tôt, donc, où en étions nous ?

Sans plus attendre, après avoir davantage malmené la voleuse, la petite m'engouffra une fois de plus dans une foule avide de chaire fraîche. Mais le must dans tout ça, c'est que sous aucun prétexte je n'avais abandonné nos chaussons aux pommes. Sérieux les gars, faut pas déconner. Evidemment, pour elle, il était aisé de me trimbaler où bon lui semblait, n'oublions pas que c'est moi qui me tapait le paquetage en tout bon mulet qui se respecte. Mais tout ceci n'est que fioriture ~ Quand enfin, je fus stoppé net. Notre cible serait-elle dans les parages ? J'allais bien vite avoir réponse à ma question. Princesse se hissa sur la pointe de ses petits pieds -me penchant tout de même discrètement, pour la forme- et me murmura de douces paroles à l'oreille... S'arrêter casser la croûte, en voilà une bonne résolution ! Ho ho ho, faisons ripaille comme il se doit ! Certes, j'avais déjà englouti les trois quart de mon quatre heure, or je n'allais tout de même pas priver ma vis-à-vis de ce délice. Suite à ça et à son petit bisou pour le moins surprenant, je me tournai vers elle et lui sourit, d'humeur guillerette ; la perspective de faire souffrir un être humain étant fortement réjouissante.

_ Je n'en doute pas ! Fais-moi plaisir, massacre le.

C'est que je peux me montrer cruel, en garnement que je suis. La souffrance étant toujours une chose agréable à regarder. Le sourire est typiquement humain, je suppose que la souffrance également... Après tout, tout se complète et se recoupe en ce bas monde... Bientôt, je n'avais plus rien à me mettre sous la dent. Je restais néanmoins sage comme une image, une expression complaisante sur le visage. C'était peut-être la première fois que la demoiselle me voyait ainsi. Et puis peu importe, l'heure était à la haine enivrante qui prend possession des cœurs. Lui prêtant toujours une oreille attentive, je ne loupais aucune de ses paroles, venant même les enrichir. Je pense avoir trouvé un terrain sur lequel nous nous entendrons à merveille. Surprenant ? Pas le moins du monde, c'est bien pour quoi je suis là.

_ Ho, crève-lui les yeux tout simplement, comme ça il n'aura plus besoin de lunettes. Par contre pour l’œuf... Oh, tu peux toujours prendre une pierre. Ça fera l'affaire...

Bizarrement, la petite semblait toute aussi heureuse que moi de pouvoir passer ses nerfs sur quelqu'un. Peu étonnant vous allez me dire. De nos jours n'importe quel prétexte est bon. Et cet ignare de gosse qui avait l'audace d'avoir mis les pieds dans le plat allait en payer le prix. Et plein tarif en plus. Car après tout il avait à dos une hystérique prête à l'achever et un fou échappé de l'asile qui attisait sa haine récurrente. Un cocktail explosif prêt à faire des ravages. Et pas des moindres... Aux aguets je repris tout de même la parole. Perspicace.

_ Ce gamin m'a l'air bien idiot. Je parie qu'il viendrait lui-même jusqu'à nous. Je tournai la tête, intuitif. Tiens, regarde, qu'est-ce que je disais. Continuai-je en désignant un sale gosse du doigt.

Il correspondait presque trop parfaitement à la description. Mais qu'importe, cette journée était placée sous le signe de l'incohérence depuis un bout de temps, alors une bizarrerie de plus ou de moins... Par ailleurs, un sourire sur les lèvres et une expression joviale, je ne tardai pas à héler cette mauvaise graine.

_ Hoy, le gamin, t'as fait tomber quelque chose !

Les gens sont cons. La preuve, il s'arrêta et se retourna vers nous, interloqué. One two, Caleb's coming for you ~

• HRP

Three four, it's better if you close the door ~ *out
© Cal'

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