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Divertissement - Fahrenheit Strauss

Invité
Jeu 8 Aoû - 1:43

Divertissement.
Le week-end commençait plutôt bien. Reiji avait pu se lever a dix heures sans que personne ne l'inquiète, et la douleur était bien moins présente à présent. Il faut dire que ces dernières semaines n'avaient pas été de tout repos. Tout avait commencé un soir banal, il y a deux semaines de ça. Il avait été appelé par un vieil ami qui avait réussit à se mettre dans la mouise, et avait eu la bonté d'accepter de régler ses dettes auprès d'un dealer du coin. Reiji était le directeur adjoint de Sei, il avait gravi les échelons. Mais il venait des bas quartiers, comme beaucoup de japonais finalement. Et même s'il s'en était sorti, il ne pouvait pas laisser tomber ses amis, qui eux, n'avaient pas forcément eu sa chance, ou même sa volonté.

Ce soir là donc, il s'était rendu en ville pour régler les fameuses dettes. Mais cela n'avait pas suffit, et il avait eu le droit de se faire passer à tabac en prime. Il savait se défendre, mais restait un être humain. Un homme seul ne peut clairement pas rivaliser avec un groupe entier. Depuis ce soir là, plus personne ne l'avait vu à Sei. Le fait était que pendant de nombreuses journées, il avait été incapable de quitter son lit, contraint d'y rester par quelques côtes cassées et de nombreuses ecchymoses. Il avait appelé l'administration en prétextant une maladie soudaine, histoire de ne pas faire courir de bruits trop suspects. Et depuis lors, il s'emmerdait royalement chez lui. Jusqu'à ce que Lith passe le voir il y a de cela deux jours...Pour lui annoncer une nouvelle qui lui avait donné matière à réfléchir.

Tous ces évènements lui donnaient plus ou moins l'impression d’étouffer, et il avait besoin de sortir. Un Samedi comme celui ci, il ne pouvait plus rester bêtement dans cet appart' trop grand pour lui tout seul. Parce que oui, seul, il l'était. Malgré l'alliance qui subsistait à sa main gauche. Enfin, il y avait bien Lilith...Mais c'était probablement bien plus compliqué que ça. Quoi qu'il en soit, il savait bien que le médecin lui avait déconseillé de bouger, mais il ne pouvait plus rester dans son lit à rien faire. Si bien qu'il décida de sortir un peu. En solitaire. Il ne pourrait pas faire d'excès de toute façon, ses blessures restaient douloureuses.

Il abandonna l'idée de chevaucher sa moto, et préféra prendre le bus jusqu'à l'arrêt le plus proche du skatepark. il y serait bien allé à pieds, mais pour le coup, il ne s'en sentait pas vraiment capable. Il n'avait même pas pris ses rollers. Il n'était pas inconscient à ce point. Son portable affichait à peine vingt-heure lorsqu'il entra sur le macadam qui constituait ce lieu souvent craint des plus âgés. Reiji était chez lui ici. Levant la tête vers le ciel, il pu s’apercevoir que quelques nuages faisaient leur arrivé. Il faisait lourd. Un orage s'annonçait. Les gens qui squattaient ici habituellement avait du le sentir, le lieu était désert. Étonnant. Sans doute avait-il tort de mettre les pieds ici seul. Si les mecs qui lui étaient tombé dessus l'autre soir l’apercevait...Il soupira, esquissant un sourire en sortant sans paquet de clopes de sa poche. Il n'était pas du genre à fuir. En portant une à ses lèvres, il l'alluma d'un geste avant de glisser son briquet dans sa poche, s'appuyant sur l'une des rampes pour balayer le lieu du regard. il en connaissait chaque recoin.





codes par shyvana
Invité
Jeu 8 Aoû - 2:38
Vendredi soir, tu étais enfin arrivée chez ton nouveau chez toi et bien que tu aies essayé de passer discrètement avec tes valises, les regards des pensionnaires déjà présents s'étaient posés sur toi. Qu'importe ton apparence, qu'importe si tu es bruyante ou pas, tu as toujours attiré les regards. Une sorte de charme attractif enrobe ton être tout entier, attirant le monde, ce monde que tu tentes de fuir par tous les moyens. Mais la veille tu avais dû l'affronter en t'installant et aujourd'hui, tu devais le découvrir ce monde. Tu inspires profondément alors que le bus continue de te conduire vers des destinations inconnues. Toute ta journée fut rythmée par tes pas hasardeux dans la ville environnante ainsi que par les bruits de moteurs de tous les bus que tu avais empruntés. Il fallait connaître l'endroit où tu vivais, il fallait connaître ton ennemi pour ainsi au mieux le défaire. Mais le temps commença à te sembler long et de plus en plus sombre. Un regard sur ta montre en argent collée à ta chainette qui orne ton poignet suffit à t'indiquer que la soirée commençait enfin. Peut-être devrais-tu faire autre chose que déambuler ainsi ? Le véhicule s'arrêta, tu ne sais où mais tu en descends, une bourrasque de vent venant faire danser avec vigueur ton interminable chevelure brune, essayant désespérément de te faire frissonner.

Mais tu inspires, noyant tes poumons dans cet air humide annonciateur d'orage imminent. Tu n'auras pas froid ce soir, ton pull gris à capuche t'arrive jusqu'à mi-cuisse, t'offrant ainsi une sorte de robe moulante dans un style un peu plus grunge et simple que s'il avait s'agit d'une véritable robe et tes bottes noires en cuir t'arrivant jusqu'aux genoux protègent habilement tes jambes fines et délicates. Cette tenue est probablement ta préférée bien qu'elle te serre peut-être un peu trop au niveau de ta poitrine généreuse. Le vent se lève, mordillant ton visage et tes joues alors que tu avances sans réellement savoir où tu te rends, glissant tes mains vernies de bleu pastel dans la poche ventral de ton pull. Tu ne rencontres personnes, pour ton plus grand plaisir personnel, et ton regard s'arrime alors aux nuages noirs qui recouvrent le ciel d'un épais manteau. Tu aimes la pluie, salvatrice à tes yeux aussi lorsque tu sentis les premières gouttes tomber sur ton visage, tu te risquas à laisser un sourire repeindre tes lèvres. Il est court si bien que l'on pourrait se demander si tu as réellement souri mais tu es ainsi, refusant de laisser un quelconque regard comprendre quel sentiment habite ton cœur.  La raison ? Peut-être parce que tu ne veux pas que l'on puisse te blesser ? Ou peut-être que tu es simplement terrorisée à l'idée d'être gouvernée par tes émotions ?

Un éclair zébrant le ciel te tire bien vite de tes pensées pour ensuite faire vibrer tes tympans au son d'un grondement profond et puissant. La tempête s'annonçait violente pourtant tu ne cherchais pas à t'en protéger, au contraire la pluie qui s'abattit sur toi comme un rideau de glace, sembla te ravir alors que tes pas continuaient de te guider vers une destination connue d'eux seuls. Tu rabattis tout de même ton capuchon sur ton visage, laissant ta crinière s'en échapper sur ton épaule comme un fleuve vomissant son surplus tandis que l'ombre du tissu masquait quelque peu ton regard chocolaté. Une envie te vint alors soudain, te stoppant dans tes pas. Une cigarette, ce temps te semblait idéal pour fumer une cigarette. Quelle étrange idée que voici, après tout les gens normaux ne s'amusent guère à fumer sous une telle pluie, d'autant plus que la cigarette ne risque pas de durer bien longtemps. Pourtant tu en as envie, tu veux sentir la nicotine entrer dans ton corps pour en ressortir sous forme d'une fumée blanche qui s'épanouira sous la pluie sans problème, tu veux avoir ce bâtonnet de mort entre tes lèvres et le voir mourir petit à petit sous l'eau, comme une purification. Cette idée t'enchantait. Ton visage se tourna légèrement et tu réalisas alors que tu te trouvais devant l'entrée d'un skateparc.

Tu aimais bien ce genre d'endroit, ainsi tu pouvais observer les jeunes s'y mouvoir et capturer dans ta mémoire ces moments de bonheur et de risques qu'ils se plaisaient tous à prendre. Mais ce soir, ce lieu semblait n'attendre que toi, n'être là que pour toi. Tu y pénétras, sortant alors de la poche de ton pull, un paquet de cigarette dont tu te hâtas d'en glisser l'une d'elle entre tes lèvres. Tu l'allumas et tiras longuement dessus avant de remarquer enfin que tu n'étais pas totalement seule. Il se tenait là, droit et fier, ignorant le temps de chien qu'il faisait. A l'abri dans une roue gigantesque de béton, tu voyais la cendre rougeoyante de sa cigarette se refléter légèrement dans ses prunelles. Il te regardait et curieusement, tu en faisais de même. L'eau s'écoulait sur toi, noyant ta cigarette résistant tant bien que mal alors que la fumée s'échappait de tes lèvres. Cette scène avait quelque chose d'étrange et de fascinant à la fois. Un cadre fondamentalement opposé à celui propice aux rencontres et deux être qui sont pourtant là. Un dernier tirage et ton bâton de nicotine meurt enfin. Tes lèvres s'écartent légèrement afin de laisser le cadavre tomber au sol. Ce geste te sort de ta rêverie et tu détournes enfin ton regard de cet inconnu que tu ne vois que peu. Ton visage se penche en arrière alors que tu observes le ciel, ton capuchon tombant lui aussi en arrière en abandonnant ainsi ton délicat visage aux assauts de l'orage. Les éclairs se montrent à nouveau, plus présents et plus impressionnants cette fois, insufflant une envie nouvelle dans ton esprit.

Bien vite, tes prunelles brunes s'accrochent à une installation en arc de cercle mais si tu observes bien, tu remarques un endroit plat et en hauteur, fait de base pour que les skateurs démarrent de cet endroit. Quelques pas, une échelle et te voilà en haut. Ton regard surplombe le parc tout entier avant de s'accrocher encore un instant sur l'inconnu toujours présent. La logique voudrait qu'il s'en aille mais curieusement une partie de toi savait qu'il resterait là, une partie de ton cœur sentait que tu viendrais à échanger quelque chose avec lui. C'était une évidence. Quoi qu'il en soit tu te décidas enfin à mettre à exécution ton envie et tu te couchas alors sur l'installation, les jambes repliées, les bras écartés et ton regard qui se noyait dans le ciel tantôt illuminé et tantôt grondant alors que la pluie s'apaisait légèrement, ne devenant plus qu'une simple bruine délicate.
Invité
Jeu 8 Aoû - 3:07

Une ombre.
Ses iris ambrés se tournèrent finalement vers le ciel qui s'obscurcissait à vue d’œil. Et bientôt, une goutte d'eau claire vint perler sur sa joue, lui intimant de trouver un endroit où s'abriter avant que le déluge ne commence. Il soupira. La pluie ne le dérangeait pas outre mesure, et ces dernier jour, le soleil de plomb avait fini par se faire pesant. Il rejoignit une rampe circulaire, au centre de laquelle il pu se mettre à l'abri juste avant qu'un rideau de pluie ne vienne en refermer l'entrée. Par reflex, il avait rabattu sur sa tête la capuche de son sweat à capuche noir. Glissant sa main libre dans sa poche ventrale, il fronça soudainement les sourcils tout en portant sa clope à ses lèvres. Une silhouette venait d'entrer dans le parc. Il pleuvait trop pour qu'il puisse dire s'il la connaissait ou pas, mais une chose était sûre, ce n'était pas l'un de ses amis. En fait, on aurait plutôt dit une femme.

Il ne s'avança pas. Pas que la pluie le dérange, ni même cette présence. Simplement, il n'en voyait pas l'utilité alors, il resta là, debout au centre de cette rampe, probablement le seul endroit abrité de tout le skatepark. Le tonnerre se mit à gronder, mêlé au fracas des trombes d'eau qui s'abattaient sur le bitume. Le lieu n'avait plus rien de calme à présent. Et Reiji garda le regard fixé sur cette silhouette, comme s'il attendait simplement de voir ce qu'elle allait faire. En réalité, il s'en fichait, il ne savait même pas pourquoi il la fixait ainsi. Peut-être parce qu'elle représentait le seul élément qui lui était inconnu ici. Oui. Ce devait-être ça. Pourtant, il n'alla pas à sa rencontre. Se contentant d'achever sa clope alors que la pluie se calmait doucement. Il avait détourné le regard une vingtaine de seconde. L'ombre avait disparue. Si bien que Rei' fini par se chambrer lui même, en se disant qu'il imaginait des choses. Peut-être devrait-il réduire les anti-douleur.

Soupirant, il tendit sa main vers l'extérieur de l'arche, vérifiant que la pluie n'était plus suffisante pour le tremper jusqu'aux os. S'il pouvait éviter de se choper un rhume par dessus tous ses tracas, il n'allait pas s'en priver. Après tout, rien que le fait de tousser était un supplice pour lui. Quittant son abris, il glissa ses deux mains dans ses poches, se débarrassant de sa capuche d'un geste avant de prendre la direction de la rue. Un élément inconnu attira pourtant son regard alors qu'il passait à côté de l'une des rampes qui ornait le parc. A son sommet se trouvait quelqu'un. Alors...Il n'avait pas rêvé. Esquissant un sourire, il amorça un pas vers la sortie avant de se stopper. Il n'avait pas envie de rentrer.

Il se ravisa alors, faisant volte face pour grimper à son tour sur la petite plate forme. Pourtant, il ne choisi pas celle où se trouvait l'inconnue. Non. Il pris place à l'opposé, sur celle d'en face. S'y asseyant, il laissa ses jambe pendre dans le vide relatif qui les séparait. Allumant une autre clope, il appuya une main sur la planché derrière lui, avec précaution afin de ne pas se faire mal. Sa tête bascula légèrement en arrière pour fixer son regard sur le ciel qui se dégageait lentement. Ça n'avait pas duré bien longtemps. Pourtant, le tonnerre grondait toujours.

« Tu vas me rendre malade »

Assura t-il en élevant un peu le ton pour couvrir le son de la bruine légère qui se fracassait doucement sur le sol. Il s'était clairement adressé à la jeune femme qui se trouvait plus loin, sur l'autre plate forme. Des paroles ambigües, sans réelle signification. Et pourtant c'était vrai, si elle n'avait pas été là, il ne serait pas resté bêtement sous la pluie.



codes par shyvana
Invité
Jeu 8 Aoû - 4:04
Le ciel était sans nul doute ce que tu préférais admirer, si changeant et pourtant constant, théâtre et spectateur à la fois, de bien des choses. Il fascinait les hommes depuis la nuit des temps et d'aussi loin que remonte ta mémoire, tu as toujours rêvé de pouvoir un jour te perdre en lui. Tu t'imaginais ne réussissant plus à distinguer clairement d'où tu venais et où tu allais, te perdant si profondément en lui que tu ne trouvais plus la terre ferme. Alors tu serais devenue poussière d'étoiles pour rester ainsi éternellement sur lui. Tu es si rêveuse et si lucide à la fois Fahrenheit, souvent es-tu un mélange de contraire et c'est cette dualité constante en ton cœur qui fait de toi ce que tu es aujourd'hui. Les nuages chargés de colère semblent enfin s'éloigner des lieux, promesse qu'un ciel ensoleillé allait bientôt faire son entrée en guise de plat de résistance. Pourtant ce ne fut pas ceci qui attira ton attention, t'arrachant à ta contemplation. Un bruit s'était fait entendre, celle d'une personne gravissant une échelle. Tu ne bouges pas pourtant, refusant de poser ton regard sur la personne concernée. Était-ce l'homme de tout à l'heure ? Ou une autre personne qui passait simplement dans le coin et profitait de l'accalmie pour venir au parc ?

Tu n'en savais absolument rien et ne cherchais pas à comprendre pourtant, ce fut comme si le destin refusait de te laisser ainsi tranquille sans te préoccuper. Comme si tu n'avais pas le droit d'ignorer ce qui se passait autour de toi alors, il fit venir à toi, une voix. Des paroles à la fois ambiguës et neutres, une voix calme et sereine. Une voix masculine. Tu ne sais pas pourquoi mais tu es certaine de savoir de qui il s'agit n'est-ce pas ? Cet homme, celui que l'ombre dévorait, ne te laissant admirer que la cendre brûlante de sa cigarette. Une sorte d'amuse-bouche visuelle. Tu ne bougeais pas cependant, paralysée par deux émotions alors que l'orage s'éloignait de plus en plus, grondant sa colère au loin. La curiosité t'envahissait, une envie irrépressible de voir enfin le visage de cet homme et lui demander ce qu'il fait ici. A ce sentiment vint bien vite s'ajouter la peur, paralysant ton corps sur le sol. Peur de quoi ? de qui ? Non pas que tu avais peur d'être agressée, mais plutôt la peur d'une rencontre. La peur de rencontrer une personne qui semble étrange tout comme toi, ou du moins assez pour rester dans un skateparc sous la pluie, et passer un agréable moment à converser avec elle. La peur d'apprécier une personne extérieure. C'était ridicule mais c'était toi aussi tu serras les poings sous l'agacement et d'un geste sec, tu te redressais pour t'asseoir, tes jambes pendant dans le vide.

Au même instant, les nuages se fendirent et un magnifique rayon de soleil vint alors illuminer la place alors que tombaient encore les dernières gouttes de pluie. Surprise par ce changement de temps, tu te mis d'abord à observer les installations refléter à merveilles les rayons dorés par l'eau qui les avait recouverts. Bien que tout n'était que béton et plastique, le parc avait quelque chose d'apaisant et de beau en cet instant. Puis ton regard dériva sur ton épaule ou reposait ta longue chevelure trempée, le soleil y dessinant de légers reflets roux alors que tes prunelles se décidèrent enfin à se poser sur l'homme en face de toi. Tu restais inexpressive, telle une statue de marbre alors que tes iris dansaient sur le visage et le corps de l'inconnu en face de toi. Tu notas plusieurs choses dans ton esprit, te demandant la provenance des restes d'ecchymoses présents sur son visage, remarquant ses piercings aux oreilles et finalement notant qu'il semblait être plus âgé que toi d'un bon bout. Pourtant ce ne fut pas cette impression de différence d'âge qui marqua ton esprit mais ses prunelles ainsi que ce qu'il dégageait. Ses iris ambrés semblaient presque aussi chaud que le soleil qui vous inondait tous deux alors que tu te sentais simplement apaisée en l'observant.

En effet cet homme dégageait une nonchalance semblable à la tienne t'apportant ainsi quelque chose de familier, un goût rassurant venant se crocher sur ton palais. Tu décrochas alors enfin ton regard du sien, glissant une main dans la poche ventrale de ton pull afin d'en sortir ton paquet de cigarette t'en allumant une que tu coinça entre tes lèvres pour ensuite le dévisager à nouveau. A bien y regarder vous aviez un point vestimentaire en commun et cela fit naître un sourire intérieur dans ton esprit. Vous étiez alors semblables à un roi et une reine se jaugeant, chacun depuis leur château. Deux aigles fiers et curieux, perchés sur leurs cimes à se toiser. Tu tiras longuement sur ta cigarette avant de la saisir entre ton index et ton majeur pour la retirer de tes lippes, la fumée s'échappant alors que tu posas ta main sur ta cuisse trempée, fixant toujours ton inconnu du soir :


-"Que fais-tu ici ?"

En temps normal, les gens se présentent avant de poser ce genre de question mais toi Fa, toujours tu as su aller droit aux choses qui t'intéressaient. Or en cet instant c'était véritablement sa présence qui t'intriguait et non le prénom qu'il pouvait porter. Tu voulais comprendre, comprendre ce qu'un homme adulte pouvait faire dans un tel lieu par ce temps, bien que le soleil couchant adoucisse l'endroit. Comprendre la raison qui l'avait amené dans un skateparc et surtout comprendre pourquoi il s'était ainsi approché d'elle ? Pourquoi ne l'avait-il pas ignorée tout simplement.

Invité
Jeu 8 Aoû - 4:52

Water.
Le ciel était toujours sombre, mais il ne pleuvait presque plus. Le soleil commençait à peine à décliner, mais sa chute était à peine visible. Il faisait plus frais à présent. Ce n'était pas plus mal. La fatigue qui assommait Reiji ces derniers temps venait aussi probablement de la chaleur. Il était nostalgique. Lui qui vivait toujours à cent à l'heure, le fait de rester au calme durant plusieurs jours lui avait permit de voir les choses qu'il ne voyait que rarement lorsque ses journées était bien remplie. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas pris le temps de se retrouver simplement avec lui même. On lui avait toujours dis qu'il était trop généreux. Il passait sa vie à construire celle des autres. Et entrant à Sei, c'était devenu d'autant plus vrai. Pourtant, il n'avait pas l'impression de rater quoi que ce soit. S'il en avait la possibilité, il ne reviendrait pas en arrière.

Assis là, sur cette rampe qu'il avait usé de ses rollers, il se sentait bien. C'était devenu rare ces derniers jours. Il n'était pas du genre à se torturer mais, entre la douleur physique qu'il ressentait toujours, et tout le reste, parfois, il se demandait si tout ça en valait vraiment le coup. Et à chaque fois qu'il se posait cette question silencieuse, comme à cet instant, la réponse était toujours la même: bien sûr. Bien sûr que oui, ça en valait la peine. Et même si au final, il n'y gagnait que des côtes cassées en apparence, pour lui, c'était plus que ça. Il préférait que ce soit lui, plutôt que ses amis.

Alors qu'il adressait la parole à la jeune femme qui se tenait là, il se posa la question de la raison de ce fait. Il aurait pu l'ignorer c'est vrai. Bizarrement, il ignorait rarement les gens. Il l'avait fait par le passé, par désinvolture sans dote, ou par simple jugement trop hâtif. Il avait un peu plus d'estime pour le monde qui l'entourait à présent et lorsque ses potes se foutait de sa gueule en le traitant de guimauve, il se contentait de les battre au bras de fer. Cette pensée le fit sourire alors qu'il baissait la tête un instant avant de soutenir le regard que lui lançait l'inconnue qui lui faisait face, en haut de cette rampe, à quelques mètres de là.

« Sans doute la même chose que toi. Je ne sais pas trop. »

Répondit-il simplement avec une once de malice. Juste assez pour briser sa neutralité l'espace d'un instant. Il ne savait pas ce qu'elle faisait là, il se trompait sans doute. Mais en réalité, il ne pouvait pas vraiment commettre d'erreur puisqu'il n'avait émit aucune hypothèse quant à la raison de la présence de la jeune femme ici.

« T'as plus d'eau chez toi? »

Questionna t-il simplement, toujours avec la même malice dans le regard. La question pouvait sembler stupide. Elle l'était. Mais après tout, elle était la seule à être trempée non?



codes par shyvana
Invité
Ven 9 Aoû - 5:35
"Sans doute la même chose que toi. Je ne sais pas trop"

Telle fut la réponse qui vint effleurer ton esprit. La même chose que toi, cela ne pouvait te sembler possible. Toi, tu fuyais un endroit que tu cherchais tout de même à découvrir et si tu avais pris la peine de rester sous l'orage c'était tout simplement pour inonder ton cœur, emporter dans un torrent tes lassitudes et agacements. Tu le toisas alors qu'il ajouta une dernière question. Un sourire intérieur naquit une nouvelle fois sous ses mots alors que tu remarquais le changement de regard qu'il arborait. De la malice peut-être ? Etonnant. Ta présence ainsi ne le dérangeait pas réellement et à bien y réfléchir la sienne non plus ne te dérangeait pas. Il était simplement là, comme s'il faisait parti de ce parc et ainsi tu ne pouvais l'ignorer ni le détester, tu ne pouvais que l'accepter et le noter dans ton esprit. Était-il un habitué de ce lieu ? Possible, sinon il ne se serait pas permis de s'installer tout comme toi sur l'engin que tu avais pris pour siège. Tu portas alors une nouvelle fois ta cigarette à tes lèvres afin d'en tirer une bouffée pour ensuite lui répondre enfin, ta voix s'adoucissant, délicatement saupoudrée d'une pointe enjouée :

"-Je suis venue fuir un monde que je m'évertue tout de même à connaître. Contradictoire non ? Je m'appelle Fahrenheit."

Une présentation, peut-être cela pouvait sembler banale et même de rigueur pourtant lorsque tu prends la peine de dire ton prénom, cela signifie que la personne éveille en toi un intérêt assez important pour que tu veuilles passer du temps en sa compagnie et cela était plutôt rare. Bien sûr tu ne détestes pas les gens qui t'entourent mais ils ne t'intéressent simplement pas à part quelques exceptions bien entendu. Quoi qu'il en soit tu venais de décliner ton identité et à présent tu te demandais simplement ce que tu devais faire. Rester sur ton perchoir ? Le rejoindre sur le sien ? T'en aller ? Te coucher pour admirer le ciel à nouveau ? Tu n'en savais rien. Ces question tournaient et tourbillonnaient dans ton esprit sans jamais en délimiter une plus que les autres. Souvent t'a-t-on qualifiée d'handicapée des sentiments et relations social et cela ne te sembla jamais aussi vrai qu'en cet instant. Tu pris une longue inspiration avant de décider de laisser ton corps choisir pour toi ce qui était de rigueur en cet instant. Ainsi, tu coinças ta clope entre tes lèvres pour ensuite te lever, descendant en courant le long de l'arc de cercle. Une fois en bas, tu te dirigeas vers l'échelle pour la monter rapidement, venant alors t'asseoir à côté du jeune homme. Pas très confiante quant à ce que tu venais de faire, tu tiras une nouvelle fois sur ton bâton de nicotine avant de lâcher simplement :

"-Je ne sais pas si je suis censée venir à côté de toi..?"

Une question plus pour toi-même que pour ton compagnon du soir mais si tu l'avais formulé à haute voix sans doute était-ce pour ainsi indiquer subtilement à l'inconnu que tu n'as guère l'habitude d'être accompagnée. En y repensant, tu prends un risque à lui faire ainsi comprendre cette partie de toi car il pourrait très bien se moquer ouvertement de ton comportement ce qui aurait pour effet de t'énerver sérieusement et d'en venir aux mains. Et puis surtout, cela te donnerait encore moins envie de côtoyer d'autres gens. Mais qu'importe, là tu avais décidé de prendre ce risque et puis tu étais particulièrement de bonne humeur suite à l'orage précédent et au coucher de soleil qui s'offrait à vous. Ta cigarette vint à mourir entre tes lippes et tu la laissas alors choir sur le sol un peu plus bas, glissant une main dans ta crinière encore bien mouillée. Toute fille aurait paniquer à avoir les vêtements et la chevelure dans un tel état, surtout les mermaids mais toi tu t'en fichais, trouvant même qu'une femme réellement belle devait l'être même dans de telles circonstances. D'ailleurs en parlant de ça…Tu fixas alors subitement le jeune homme avec une franchise déconcertante, le détaillant enfin correctement. Maintenant que la distance était réduite, tu pouvais mettre réellement un visage sur cet homme.

En y regardant de plus près il fallait reconnaître qu'il était attirant et c'est justement ce fait qui te perturba puisque les hommes adultes et beaux passent normalement le plus clair de leur temps à chercher à séduire de jeunes demoiselles naïves. C'était une vision très arrêtée et négative que tu avais des hommes mais tu l'assumais entièrement. Du coup, tu ne pus empêcher ton cœur de se voiler d'un fin rideau de méfiance alors que tu continuais de l'observer :


"Je trouve ta présence ici étrange…tu es un homme jeune et beau, pourquoi n'es-tu pas en train de courir les jeunes demoiselles ?"

Ta franchise te perdra un jour Fahrenheit…

Invité
Ven 9 Aoû - 6:10

Rencontre.
Reiji était ici chez lui, et ce depuis plus de deux ans maintenant. Bizarrement, il avait même l'impression d'y être né. Certains aspects de cette île ressemblaient beaucoup à l'endroit de la où il venait. Pourtant à plusieurs centaines de kilomètres d'ici. Mais il avait su s'installer ici. A la fois dans son emploi, que dans la ville elle même. Ça lui avait valu deux semaines d'arrêt. Et bien plus encore. Mais ça lui allait. Pour lui, une vie monotone ne valait pas la peine d'être vécue. De même qu'une existence de solitude. Il avait toujours été entouré, il ne pourrait pas vivre autrement et le savait bien. Il se sentait bien dans cette ville. Il était heureux de s'aperçevoir qu'il ne s'était pas perdu en chemin. Il aurait pu prendre la grosse tête, oublié ses amis, sa famille, l'endroit où il était né. Et pourtant, il restait très attaché à toutes ces valeurs. Les soirées qu'il organisait était toujours aussi débauchées, et il se retrouvait toujours dans des plans foireux.

Pour beaucoup, cela devait représenter un point négatif de son existence. Lui ne voyait pas cela du même oeil. Parce que tout ça, c'était lui. Et qu'il n'était pessimiste au point de se dire qu'il était "négatif". Quoi qu'il en soit, il haussa un sourcil à la réponse de la jeune femme. Son annonce en elle même ne le surprenait pas. C'était son prénom...Qui n'avait rien d'habituel. Il ne se permit pas de lui en faire la remarque. il avait pour habitude d'être franc, mais il savait aussi que parfois, les gens son extrêmement susceptibles, et il ne voulait pas gâcher cet instant fugace.

« La vie est une contradiction, si on ne devait faire que des choses logiques, on irait pas bien loin.  »

Assura le jeune homme avec une désinvolture surprenante. La question ne semblait pas l'intéresser. Ce n'était pas vraiment ça, mais disons que parfois, il aimait bien être terre à terre, comme autrefois. Philosopher sur la société et son existence ne l’intéressait pas en l'instant présent. Il voulait simplement être là. En venant, il ne savait pas ce qu'il cherchait. Il ne savait toujours pas, mais avait fini par en conclure que c'était mieux ainsi. Il aimait bien les surprises.

« Moi c'est Reiji...et disons que j'essaye de connaître un monde que je m’évertue pourtant à fuir. »

Lança t-il simplement. Il avait parlé sérieusement. Trop sérieusement pour l'être à vrai dire. Il ne se moquait pas. Mais avait volontairement inversée l'annonce de la jeune femme pour lui souligner le fait qu'à ses yeux, "essayer de connaître" passerait toujours avant "fuir". Mais son esprit n'était pas toujours aussi logique qu'il n'y paraissait, et il était probable qu'elle n'ai rien saisi à son charabia. Il était habitué à passer pour un fou auprès des "jeunes". Il n'était plus à ça prêt. Il esquissa un simple sourire, comme pour assurer qu'il ne reviendrait pas sur ses dires. Pourtant, il ne fuyait personne. Ou peut-être que si. il n'en savait rien. Même à son âge, il n'était pas toujours très clair avec lui même.

Une chose était sûre, il n'était pas mécontent que le skatepark soit déserté. Pas qu'il n'ai pas envie de voir ses potes mais, son "accident" avait été étouffé, il ne tenait pas à recevoir de grandes claques dans le dos par une bande de badboys alcoolisés. Pas ce soir. Il se contenta donc de lever les yeux au ciel, suffisamment longtemps pour ne pas voir la jeune femme descendre la rampe. Mais pas assez pour qu'elle soit réapparu au moment ou il fixa de nouveau la plateforme d'en face. Surpris par cette disparition soudaine, il fronça les sourcils. Il fallait vraiment qu'il arrête les anti-douleurs. Hypothèse qui s'envola bien vite lorsqu'elle refit surface à ses côtés. Il haussa un sourcils. il ricana brièvement avant de reporter son regard sur le ciel. il n'avait pas bougé depuis qu'il s'était assis là. sa main retenait toujours son buste un peu en retrait. Le fait était qu'il avait trouvé une position dans laquelle il ne souffrait pas. il ne comptait pas la lâcher de si peu.

« Je ne peux pas répondre à cette question pour toi. A moins que tu ne pense sincèrement que je suis un pervers quinquagénaire. En quel cas, non, tu ne devrais pas être ici. »

Assura t-il en se marrant brièvement sans lui adresser un regard. Il était de nature désinvolte, mais ne l'était pas forcément réellement. Il n'était pas doué pour montrer son intérêt, et même ses amis avaient parfois du mal à le comprendre. C'était ainsi, et il n'y pouvait pas grand chose. Au moins, il n'était pas méchant. Du moins, pas avec ceux qui n'avaient rien fait pour qu'il le soit. Il ne reporta ses iris ambrés vers elle que lorsqu'elle reprit la parole. Il paraissait serein.

« C'est un compliment? »

Amorça t-il amusé. Il avait croisé peu de gens qui engageait une conversation avec un inconnu de la sorte. Ceci dit, sans le savoir, elle avait touché la corde sensible, et bien qu'il n'en montre rien, il ne pu s'empêcher de relever l'ironie de la situation. Baissant la tête en fixant son ventre un court instant, inexpressif au possible, il leva doucement sa main gauche devant le visage de la jeune femme pour mettre en évidence l'anneau argenté qui ornait sa main gauche. Elle croirait qu'il était marié, et ce serait plus simple comme ça. Il mentait rarement. Mais il n'était pas le genre d'homme à étaler sa vie. Et raconter que sa femme s'était barrée parce qu'elle l'avait retrouvé dans le lit conjugal avec son meilleur ami, qui en plus était prof de sport à l'académie dans laquelle il bossait, n'était pas judicieux. Ni même de préciser que ce n’était pas du tout ce qu'elle avait cru. Et encore moins d'avouer avoir une "relation" avec une élève de 21 ans qui était maintenant enceinte d'un autre. Ces dernières années, sa vie était devenu un feuilleton TV. Et là, il voulait juste être Reiji, en dehors de tout le bordel qui gravitait autour de lui.

« J'ai pas de raison de courir les jupons. Et puis, je suis mille fois mieux ici.  »

Assura t-il finalement en s'allongeant finalement avec une précaution digne d'un vieillard. Crispant la mâchoire, il saluat le fait que son dos atteigne enfin le planché de vois de cette plateforme. Il pouvait enfin observer le ciel sans se tordre le cou.

« Tes parents vont pas te chercher? »

Reprit-il simplement, un peu soucieux. Il était un peu comme ça. Il ne savait pas du tout quel âge elle pouvait avoir mais, elle semblait jeune. Peut-être trop pour être là avec lui à cette heure. il n'était pas dangereux mais, ses parents ne seraient peut-être pas de cet avis.




codes par shyvana
Invité
Ven 16 Aoû - 2:49
Le temps déclinait au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, au même titre que la température. Tu l'écoutais sans trop y prêter d'attention, réalisant qu'au final cette conversation que tu avais avec Reiji était peut-être présente plus pour la forme que par réel intérêt. Un instant simple, si simple que cela en devenait agréable et dérangeant à la fois. Cela semblait si naturel pourtant tu discutais avec un inconnu plus vieux que toi, dans une ville que tu apprivoisais lentement. Un geste de sa part attira ton attention, tes prunelles chocolatées se posant un court instant sur un anneau en argent. Une alliance, voilà qui expliquait le fait qu'il n'écume pas les bars avec une femme sous chaque bras pourtant il y avait quelque chose de triste dans son geste. Tu l'observas en silence, l'écoutant alors que tu effectuais toi-même ta propre analyse de sa personne. Ce geste pour montrer cette bague…il n'y avait rien de joyeux, rien de fier juste une sorte de mécanisme. Oui c'était cela, son geste avait été purement mécanique et sans réel amour ou vie. Son mariage sombrait peut-être ? Ou alors il était de ceux qui ne sont plus avec leurs épouses mais qui gardent tout de même l'anneau, par difficulté à tirer un trait sur l'engagement censé être tenu jusqu'à la fin de leurs jours. Il s'allongea et tandis que Reiji observait le ciel qui laissait gentiment les étoiles apparaître, tu t'exprimas à nouveau :

"-Aux vues de la manière dont tu brandis ton alliance, ton mariage est sans doute de l'histoire ancienne. Dommage. Me concernant sache que j'ai 18 ans et non 15, de ce fait je n'ai aucun besoin d'être sous le joug de mes parents et puis ces derniers sont bien trop loin d'ici."

Parler sans mettre de gants ni même la moindre douceur, une caractéristique qui te sied à merveilles bien que cela puisse faire de grands dégâts. Dire ainsi à cet homme que tu avais compris que son mariage n'était plus, est une chose relativement cruelle, surtout si le pauvre homme ne le digère pas encore. Pourtant ton regard était dénué de méchanceté sous tes propos, c'était tout simplement ce que tu pensais. Toujours as-tu été une personne ne disant que ce qu'elle pensait, ceci t'eus parfois valu de devoir te battre parce que la personne en face encaissait très mal tes propos durs et vides de la moindre émotion, car sans doute est-ce ça le pire. Le vide. Cette absence de sentiment lorsque tu t'exprimes, pas de compassion, pas de gentillesse, pas de méchanceté non plus. Tu es une sorte d'amas de chair et d'os qui déambule dans le monde, accomplissant certaines choses sans, toutefois, avoir la moindre idée de ta présence sur cette terre. Tu inspires profondément puis, l'atmosphère s'étant soudainement rafraichie, tu lâches un petit éternuement faisant penser à un chaton. Tu es trempée jusqu'aux os et tu n'as pas pris la peine d'emporter avec toi un pull de rechange au cas où.

Cela dit tu ne pouvais te blâmer puisque, de base, tu étais censée rentrer immédiatement et non t'arrêter pour discuter avec un jeune homme que tu venais de rencontrer. L'on dit que les grandes villes offrent souvent d'étranges surprises, il semblerait que cela soit vrai. Un frisson s'écoula le long de ta chair alors qu'un soupire d'agacement passa le barrage de tes lèvres. Tu as beau être une sorte de corps vide d'esprit, tu n'es pas à l'abri d'un rhume et si tu tardais d'avantage en ce lieu tu risquais de ne pas y échapper. Tu te levas alors de ta place et te penchas en avant, appuyant l'une de tes mains sur ton genou et tendant l'autre à Reiji, ton visage toujours vide du moindre sentiment alors que tes cheveux mouillées pendaient de chaque côté :


"Je ne sais pas pour toi Reiji mais…je vais rentrer me mettre des vêtements secs. Je ne tiens pas à avoir le rhume. Je te tends cette main soit pour que tu la serre en guise d'au revoir soit pour que tu la saisisses et m'accompagne un bout."

Était-ce réel ? Oui, tu venais bel et bien de proposer au jeune homme de t'accompagner un instant si le cœur lui en disait. Pourquoi ? Sa présence semblait t'être agréable mais peut-être est-ce surtout parce qu'il te donne l'impression d'être aussi perdu que toi dans ce monde.

Invité
Sam 17 Aoû - 23:43

Chaleur.
Reiji n'était pas mécontent qu'elle ai choisi de ne pas li faire de remarque au sujet de son incapacité relative à se mouvoir correctement. Il avait mit un moment à s'allonger, et il donnait même l'air d'être un petit vieux avec tout ça. Peut-être n'avait-elle rien remarqué, ce qui aurait été une bonne chose pour Reiji. Mais si tel n'avait pas été le cas, il appréciait sa discrétion sur le sujet. Tact qui ne dura pas, sa réponse concernant l'alliance qu'il venait de lui présenter était des plus surprenante. Peu de monde se serait permis une telle franchise avec un inconnu. Surtout que Reiji ne paraissait pas toujours très engageant. Douche froide? Peut-être. Mais ce n'était pas le genre de chose qui pouvait l'affecter. Son mariage était certes de l'histoire ancienne, mais ce n'était pas un sentiment quelconque qui le poussait à garder cette alliance. Il n'y avait tout simplement jamais songé. Le bijou lui apparaissait désormais comme une bague quelconque. Quant à sa position, il ne lui donnait pas grande signification. Tout ça, c'était de l"histoire ancienne, mais il était de ceux qui savent tourner la page, et fermer le livre. Il en écrivait un autre, peu à peu. Mais il n'était pas un grand poète alors forcément, son nouveau récit n'avait pas grand chose d'attractif. C'est pourquoi il avait fait le choix de ne pas le conter.

Il esquissa un sourire sans joie. Mais il n'était pas nostalgique pour autant. Il faisait sa route depuis un moment maintenant. A presque trente et un ans, il n'était pas illogique pour un homme comme lui d'arborer une alliance. Ça lui évitait aussi les questions indiscrètes sur le sujet. Les élèves, comme les professeurs l'imaginaient à la tête d'une petite famille, deux gosses, un chien, une belle baraque. C'était plus simple comme ça. Plus simple que de dire qu'il habitait seul dans un appartement trop grand. Plus simple que de dire qu'il lui arrivait encore de contourner la loi. Plus simple, tout simplement. Il ne reniait pas qui il était. Si on lui avait posée la question directement, sans doute n'aurait-il pas eu à mentir. Là, il ne mentait pas, il laissait l'imagination des gens travailler sans leur dire qu'ils se trompaient. C'était différent.

« Tu as tort.  »

Amorça t-il simplement pour toute réponse. Il laissait ouvertement sous entendre qu'elle avait tort. Que son mariage n'était pas de l'histoire ancienne. Mais il reprit, brisant en un éclair la fausse base qu'il avait faillit construire.

« Ce n'est pas dommage. »

Conclu t-il simplement en un haussement d'épaules tout en restant allongé sur le parquet de la rampe. Il venait de tourner ses iris ambrés vers la demoiselle sans même daigner tourner la tête. Il souriait. Pour le coup, il était parfaitement sincère. Il ne trouvait pas ça dommage. C'était juste la vie. Il ne voyait pas en quoi voire une erreur se réparer était dommage. Il le voyait ainsi. A la fois pour lui, et pour la femme qui avait fait l'erreur de vouloir s'unir à lui. Sas doute n'était-il simplement pas fait pour ça.

« J'espère que tu ne m'en voudra pas si je te dis que même à 18 ans, on a toujours besoin de ses parents. J'en ai trente, et je ne vois pas ma mère disparaitre »

Assura t-il simplement. Il trouvait ça dommage en revanche. A Sei, beaucoup d'élève ne pouvait pas compter sur leur parents. Pour diverses raisons. Certaines justifiables, d'autres moins. Lui avait grandit avec sa mère, et s'il n'avait pas été le fils parfait, jamais elle ne l'avait renié. Il lui devait énormément, et trouvait cela dommage que d'autres ne puissent pas avoir ce sentiment de reconnaissance envers un proche. A côté de lui, sa mère avait toujours semblé si faible et pourtant des deux, c'était bien elle la plus forte. Elle le lui avait prouvé à de nombreuses reprises. Quoi qu'il en soit, la main tendue le força plus ou moins à suivre le mouvement. Il n'avait plus grand chose à faire ici finalement. Il hésita un court instant avant de la saisir. A ce moment là, il ne savait toujours pas s'il comptait choisir l'au revoir. Il fini par se hisser doucement, portant son autre main à ses côtes. C'était un mouvement douloureux, mais il ne tarda pas à se remettre sur pieds.

« Va pour le bout de chemin. »

Annonça t-il alors en se dirigea vers l'escalier qui permettait de redescendre. Il serait bien resté là, mais il se faisait tard. Et 18 ans, c'était indéniablement trop jeune pour trainer seule ici. Parfois, il arrivait encore à air en adulte responsable. Il amorça alors la descente de l'échelle avec précaution avant de poser un pied sur l'asphalte. Retirant son sweat d'un geste, il le tendit à la demoiselle.

« Tiens, si ça peut t'éviter une pneumonie. Tu me le rendra à l'école. »

Acheva t-il avec malice. A vrai dire, il ne savait pas si elle était à Sei. Mais il y avait de grandes chances. Elle ne savait pas qui il était. C'était tant mieux. Et si elle n'était pas à Sei, elle ne le saurait jamais.




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