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Bring me the rain. { PV. Iwan Baumann }

Invité
Dim 25 Aoû - 3:30
Bring me the rain.
J'écris mes dialogues en #336699.


Le soleil venait de passer derrière les nuages et le vent commençait tout juste à se lever lorsque je passais le nez par la fenêtre d’un dortoir. Enchanté par ce temps agréable sans chaleur et sans rayon lumineux pour venir me crever les yeux, je quittais le bâtiment pour me rendre dans les jardins, le corps léger. Je ne savais pas où se trouvait mon frère à cet instant mais je savais que je le retrouverais un peu plus tard au réfectoire, ou au pire des cas le soir dans la chambre. Je ne m’inquiétais pas. Malgré son incapacité à être loin de moi dans la majeure partie des cas, je savais qu’il était parfaitement capable de se débrouiller seul un moment. Et puis je pouvais en profiter pour flâner tranquillement et me perdre dans mes pensées sans que personne ne puisse m’en déloger.

Je m’asseyais sur un banc de l’allée verdoyante avec un air parfaitement détaché collé au visage. Seul, j’étais bien par moment. Pas dans le sens où j’étais mieux loin de mon frère, mais plutôt dans le sens où lorsqu’il n’y avait personne pour me voir je n’avais pas besoin de paraitre amusant et de faire le pitre. J’étais bien même si mon expression au naturel me donnait l’impression de faire la gueule. Seulement l’ennui me rattrapa bien plus vite que je ne l’aurais cru et au bout d’un quart d’heure je regrettais déjà mon publique, les gens, tout ce qui peut être un tant soit peu intéressant.

C’est pour cette raison que lorsque j’ai repéré une silhouette brune s’asseoir sur un autre banc je n’ai pas attendu longtemps pour m’en approcher, les mains dans les poches, un sourire de gamin farceur figé sur les lèvres. Ce type aussi faisait partie des Aristocrats, j’avais eu l’occasion plusieurs fois de le croiser dans notre QG près du gymnase. Mais je n’avais jamais pris la peine de lui parler individuellement. D’ailleurs je ne l’avais pas fait pour grand monde depuis mon arrivée au pensionnat, je préférais grandement m’adresser à un groupe tout en même temps. C’est mieux de jouer au con lorsqu’on a une petite foule pour nous regarder. Jeu d’acteur, jeu de menteur. Je suis souriant et je rigole en espérant que les autres en feront de même. Parce que c’est un beau rôle que je me suis donné. Et ça me plait.

« Tu profites que le soleil soit caché toi aussi ? »

Les mains toujours enfoncées dans les poches, l’air d’un bienheureux en poussant un gros cailloux du bout du pied, je le fixais dans l’attente d’une réponse. Puis une goutte me tomba sur le nez, me faisant légèrement froncer les sourcils pendant un instant. Tiens, voilà la pluie.
Invité
Lun 26 Aoû - 4:36


La musique était une chose magique. Elle permettait de rassembler les gens, de consoler les cœurs abîmées. Elle permettait aussi de faire le vide, le tri dans son cœur et son esprit. La musique était une bénédiction des dieux. Elle était bénéfique aussi pour les musiciens. Grâce à elle, ils avaient un but dans leur vie, une passion à exploiter. Leur chant était un sacrifice pour le dieu pour les milliers, voir les millions de fans qu'il avait. Ce type de musicien se servait de la musique pour chercher l'admiration, la provocation du fantasme chez les autres. Ils aimaient se sentir aimer. Ils aimaient savoir que les autres fantasmaient sur eux le soir. Qu'ils étaient frustrés parce qu'ils ne pouvaient pas partager une partie de jambe en l'air avec leur artiste favoris. Puis, il y avait une seconde catégorie. La catégorie qui appartenait aux gens comme Iwan. Contrairement aux autres, il ne cherchait pas le désir des autres. Il avait bien assez d'amour pour lui-même, pas la peine d'en chercher chez les autres. Il utilisait la musique pour se vider l'esprit, exorciser ses sentiments, ses joies, ses peines. Il préférait faire partager ses sentiments par la musique que par les mots. Il n'aimait pas parler aux autres de lui, il n'aimait tout simplement pas parler aux autres. Son orgueil avait fait qu'il avait développé une espèce de misanthropie envers les autres membres de son espèce. Il détestait quasiment tout le monde et surtout les gens de son groupe. Pour lui, utiliser la manipulation, la séduction étaient un manque de confiance en soi, de sang-froid. Ils mettaient les Don Juan de son groupe dans la même catégorie que les mecs qui frappaient par manque de vocabulaire. Si tu n'arrivais pas à faire quelque chose par toi-même, c'était parce que tu étais une merde, une personne indigne de sa personne. Une logique qui faisait qu'il n'avait quasiment pas d'ami. Une franchise qui faisait que les gens se demandaient bien pourquoi il était dans ce groupe. Le pourquoi de cette question était une réponse qu'il n'avait encore jamais dit à personne. Une réponse qu'il allait garder avec lui jusqu'à sa mort ou du moins, jusqu'à la fin de ses études.

Iwan aimait bien passer ses après-midi dans les jardins de l'établissement. Pour lui, ce lieu était parfait pour jouer de la musique. Les fleurs, l'air frais, les abeilles étaient parfaites pour se mettre dans l'ambiance. Elles étaient parfaites pour entrer en communion avec soi-même pour jouer de la musique. Il avait fait quelques rencontres avec la musique. Il avait rencontré deux mermaids et un adulte, un membre du personnel. La première mermaid était Addison. Elle était pas spécialement belle à ses yeux, mais elle chantait bien. Quand ils étaient dans la salle, ils pouvaient jouer et chanter pendant des heures. La seconde mermaid était Jill. Avec cette mermaid, c'était une autre histoire. Pendant qu'il jouait, elle dansait selon la musique. D'ailleurs, il préférait jouer de la guitare, faire de la musique gitane avec elle plutôt que du piano. Cet instrument était la clef pour ouvrir son cœur. Le membre du personnel était Noru. Il l'avait rencontré grâce à la musique parce qu'il jouait dans un groupe. Il en était même le leader à cause de son look et de son charisme. Un charme qui faisait qu'Iwan n'était pas indifférent en sa présence. La musique avait fait beaucoup de choses pour lui et elle allait encore faire beaucoup. L'une des preuves allaient se dérouler aujourd'hui, cet après-midi. Oui, Iwan allait faire la rencontre d'une personne fort intéressante pour lui. Il allait rencontrer une personne qui était digne de lui et surtout, qui était aussi dans le groupe des aristo aussi. Le membre d'un groupe qu'il méprisait fortement. 

Cela faisait quelques temps qu'il jouait tranquillement dans l'herbe, sous un arbre quand le soleil se mit à changer de position. Pour son plus grand malheurs, celui-ci mettait Iwan sous le soleil. D'habitude, il aimait bien somnoler sous les rayons du soleil, protégé par les feuilles d'un majestueux arbre. Mais aujourd'hui, il n'avait pas envie. Il préférait rester dans l'ombre de la lumière pour rester dans les ténèbres. Il voulait seulement jouer dans la fraîcheur. Ce fut pour cette raison qu'il changea de place pour s'installer sur un banc. Il était enfin de nouveau installer à l'ombre. Il allait pouvoir commencer à rejouer de la musique. Malheureusement pour lui, après seulement quelques notes, quelqu'un s'approcha de lui pour demander s'il profitait aussi de la timidité du soleil pour venir sur le banc. Les notes ainsi que leur résonance s'envolèrent dans l'immensité du ciel. La personne qui venait de le déranger n'était que Tatsumi. Ce garçon était aussi un aristocrate. Il ne savait pas grand chose sur lui, mis à par qu'il faisait parti du même groupe que lui et qu'il avait un frère jumeau... Anju. Il n'était même plus sûr du prénom du frère. Il se demandait même s'il ne parlait même pas à Anju et que son frère était Tatsumi. Bref. Il se foutait un peu à quel frère il parlait. Il n'avait pas beaucoup envie de chercher non plus. Dès qu'il eut fini, il attendit la réponse du polonais. Iwan aimait ce lieu parce qu'il était rare de voir des gens. Pour lui, c'était un peu comme son jardin secret. Alors voir quelqu'un, un aristocrate en plus, venir le faire chier sur son banc, il hésita à être désagréable. Heureusement pour son confrère, Iwan était de bonne humeur aujourd'hui. 

Iwan ▬ Je profite surtout du fait que je sois seul. dit-il sur un ton assez neutre, mais froid. Même s'il était de bonne humeur, le fait que quelqu'un vienne lui parler à ce moment-là ne lui plaisait pas. D'ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'il était dans les jardins. Généralement, les gens préféraient être chez eux, ou en ville, ou encore à la plage avec leur pote pour se baigner plutôt que d'être seul dans les jardins de l'école. Enfin, les personnes qui avaient besoin d'amis et qui n'aimaient pas la solitude. Qu'est-ce que tu fais ici sans ton frère ? Je vous croyais inséparable... ajouta-t-il avant d'être interrompu par quelque chose qui tombait du ciel. Sans finir sa phrase, il leva les yeux au ciel et il vit un gros nuage gris au-dessus de leur tête. Ce nuage était le signe qu'il n'allait pas pouvoir passer une après-midi tranquille, comme il le voulait. Il rangea sa guitare dans son étui avant de se lever. Si tu ne veux pas être trempé, j'te conseille de te mettre à l'abri sous ses colonnes en pierre., finit-il. En effet, l'établissement réservait une énorme place, dans son jardin, pour un immense couloir fait en pierre qui était tenu par des colonnes. La bâtisse était magnifique à regarder.



( 1130 mots ) J'espère que mon post va t'aller D8
Invité
Jeu 29 Aoû - 6:36
La réponse que je reçus fut plutôt froide. Enfin pas vraiment glaciale –même si j’avais l’air de le faire chier- mais disons plutôt désintéressée. Il ne semblait pas enclin à partir dans une discussion avec quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Il devait être venu là pour avoir la paix, et j’étais venu l’emmerder. Vraiment désolé, j’aurais pu dire ça si le fait de déranger quelqu’un avait eut le moindre impact sur ma conscience. Ou si j’avais été poli. Or je ne suis ni l’un, ni l’autre. C’est bien dommage pour tous ces gens qui croisent ma route quand je suis en forme. La pluie commença alors franchement à tomber tandis qu’il me conseillait d’aller m’abriter sous les colonnes en pierre du jardin, après avoir fait une évocation de mon jumeau. Je m’y rendais à sa suite et m’asseyait sur un autre banc en pierre, regardant la pluie tomber en rideau devant mes yeux.

« Mais nous sommes inséparables ! » Annonçais-je sur un ton amusé. « Seulement je ne l’ai pas croisé tout à l’heure après les cours et je n’ai pas eu l’envie de lui courir après. Être seul ou avec une compagnie différente fait parfois du bien. »

Je sortais de ma poche une pièce de petite monnaie avec laquelle je jouais pendant un petit instant du bout des doigts. Et puis je me souvins du nombre de maladies qui pouvaient stagner sur un objet aussi ridicule, alors je la remettais en place et me frottais rapidement les mains. Je me tournais ensuite vers lui avec un air joueur dissimulant mon regard perplexe posé sur sa guitare.

« Je te vois souvent avec ça, tu en joues bien ? »

J’avais l’air intéressé, j’avais l’air amusé. L’air de prêter attention à quelqu’un d’autre que moi ou mon frère. Et je porte mon masque à merveille car depuis mon arrivée ici, ma réputation de type jovial et clown de service me suit partout. Tant mieux, c’est ce que je recherche. Et puis apprendre de nouvelles choses ne peut sûrement pas me faire de mal de toute façon. Alors autant poser des questions et tenter de creuser au fond des gens. Plus tu en sais, mieux tu t’amuses !

Invité
Ven 30 Aoû - 7:13


L'étymologie était vraiment une vraie source de connaissance. Quand on connaissait l'origine du mot, on pouvait facilement connaître son histoire, sa première signification et jouer sur celle-ci pour insulter les gens, les personnes qui n'avaient aucune culture. Prenons l'exemple du mot «con». Pour le commun des mortels, ce mot désignait de façon vulgaire un idiot. Or, ce n'était pas le cas. A l'origine, le mot «con» était utilisé pour parler du sexe de la femme. Cela renvoyait à l'organe de production des femelles. Puis, plus tard, le mot «connerie» était né. La «connerie» signifiait ne pas être capable de penser par soi-même. On pouvait utiliser cette science pour expliquer, décrire, décrypter les mots de notre langue. Une science que notre polonais ne maîtrisait pas totalement puisqu'il avait du mal avec le japonais. Par contre, il maîtrisait parfaitement ce petit jeu pour les mots allemands. Malheureusement pour lui, dans une école japonaise, l'allemand ne lui servait pas vraiment. Il préférait donc réapprendre cette science pour le japonais, sa nouvelle langue. Cela allait peut-être bien lui servir un jour, si quelqu'un essayerait de l'arnaquer, de lui raconter des salades. Cependant, quelques fois, il doutait de cela. Après tout, les gens de cet établissement étaient tellement idiots qu'ils étaient capables de ne par comprendre la référence, de rester stoïque face à cela. Une pensée au quelle il n'y avait pas pensé avant de rejoindre de nouveau le groupe. Depuis quelques temps, il était devenu tête en l'air.

Aujourd'hui allait être une journée bien chiante pour notre aristocrate. Sans comprendre pourquoi, il s'était réveillé ce matin avec l'envie d'être seul, avec l'envie de rester avec lui-même. Malheureusement pour lui, le destin n'allait pas répondre positivement à sa demande. La matinée se passa bien, mais l'après-midi allait être une autre histoire. Pris d'une envie de l'abandonner à la nature avec sa guitare, il fut gêné dans un premier temps par le soleil. Celui-ci ne voulait pas laisser Iwan tranquille sous l'arbre. Puis, quand il s'installa sur un banc, une personne vient le voir. Cette personne n'était que l'un des deux jumeaux qui étaient entrés dans le groupe des aristocrates. Un petit newbi qui pensait qu'il pouvait emmerder son monde juste parce qu'il était dans le meilleur des groupes. Le garçon lui demanda s'il était là – lui aussi - pour profiter de la timidité du soleil. Iwan répondit quelques secondes après en disant qu'il voulait surtout être seul. Se retrouver avec lui-même pour jouer un peu de guitare. Puis, après l'intervention de l'aristocrate, la pluie s'installa. Elle passa d'un petit crachin à un déluge en quelques secondes. Ils profitèrent de ces quelques secondes-là pour se mettre à l'abri sous des colonnes de pierres. Le lieu était splendide. Entre temps, il lui avait dit qu'il n'était pas avec son frère parce qu'il ne l'avait pas trouvé et aussi parce qu'il était bon, quelques fois, de parler à d'autres personnes. Une réponse qui fit sourire le polonais. C'était bien digne d'un aristocrate tiens! Bref. Ensuite, quand Iwan s'assit sur une pierre qui servait de banc, l'inconnu – parce qu'il ne savait pas lequel des deux frères c'était – lui demanda s'il jouait bien de la guitare. Une question qui lui avait traversé l'esprit parce qu'on pouvait souvent voir Iwan avec, quand il faisait beau. Ou du moins, quand il ne pleuvait pas.  

Iwan ▬ Assez oui. J'en joue depuis l'âge de 12 ans., dit-il sur un ton neutre. Et toi, tu joues d'un instrument? demanda-t-il. Après tout, vu qu'il était bloqué avec lui pour un certain temps, autant taper la discute, non? Pendant qu'il lui parlait, Iwan observait la pluie tombé. Depuis toujours, il était toujours en émerveillement devant cette scène que la nature lui apportait. Quelque fois, quand il avait son appareil photo sur lui, il s'amusait à prendre des photos sous la pluie. Il aimait voir le reflet de la lumière du flash sur les gouttes d'eaux qui tombaient du ciel. Il avait l'impression que les Dieux pleuraient pour le salut et les péchés des hommes. De tous les hommes, même lui. Après tout, personne n'était réellement parfait. Celui qui se trouvait parfait était le premier pécheur à être jugé. 

Le spectacle qu'offrait la nature était vraiment magnifique. Chaque goutte, chaque larme divine qui tombait du ciel était un cadeau des Dieux. Même dans son passé, il n'avait pas vu de spectacle aussi magnifique que celle de la pluie qui tombait sur des feuilles de cerisiers. Un spectacle qui hypnotisait le polonais au point de ne plus faire attention à son camarade de clan. De toute façon, même sans la pluie, il n'avait pas l'intention de faire attention à lui. Ce mec était comme lui, un aristocrate, un menteur et surtout un profiteur. Mais bon, peut-être qu'il était plus le genre de mec à être ici parce qu'il était plus hautain que manipulateur. Que son orgueil faisait qu'il se préférait avec son frère par rapport aux autres plutôt que d'aimer séduire les femelles pour se vider les couilles. Depuis peu, Iwan avait remarqué qu'il avait plus de personne comme lui que de personne qui ressemblait au stéréotype qu'on faisait du groupe. Un bon point pour le polonais. Après tout, son but n'était pas de changé la mentalité des profs et des autres élèves, qui ne participaient pas à la guerre? Iwan regardait toujours le spectacle quand il ouvrit de nouveau la bouche. Le silence n'était pas son fort même s'il n'aimait pas non plus parler avec des gens et encore moins avec des membres de son groupe. 

Iwan ▬ Je crois que le déluge n'est pas près de se terminer... tu veux m'écouter jouer ou pas? lui proposa-t-il en même temps que de commencer à préparer sa guitare en l'accordant. Il n'allait pas laisser le climat, ni même les gens lui gâcher son temps de repos, son moment de paix. Sans même attendre la réponse de celui-ci, il commença à jouer quelques notes, doucement. Il s'amusait seulement avec les cordes en attendant sa réponse. Après tout, il lui avait posé une question et avec l'éducation qu'il avait, il se devait d'attendre la réponse demandée. 



( 1021 mots ) Ne t'inquiète pas pour la longueur, du moment que j'ai de la matière pour écrire, ça me va ;D
Invité
Ven 6 Sep - 1:07
Il reprit sa guitare une fois qu’il fut assit et regarda tomber la pluie en rideau à l’extérieur des colonnes. Je l’observais d’un œil distrait, toujours assis sur ce banc à côté de la pierre où il venait de se poser, l’air particulièrement blasé. Il ne devait pas apprécier la compagnie en fait. Tant pis pour lui, je n’ai pas l’habitude de respecter la sainte volonté des gens et de me montrer poli lorsqu’ils veulent qu’on leur fiche la paix. De toute façon, c’est lui qui fait l’effort de supporter la discussion et qui me demande même si moi aussi je joue d’un instrument. Je fais non de la tête même si ce n’est pas exactement vrai. En fait, j’ai toujours aimé le piano quand j’étais plus jeune et j’en jouais parfois quand j’étais seul, pour m’entrainer. Et l’adolescence qui a suivi m’a poussé à économiser pour une guitare électrique. J’ai eu ce rêve éphémère de jouer la rockstar dans un groupe de métal qui déchire. Mais je n’ai jamais eu la patience d’apprendre les accords, et aujourd’hui l’instrument pour l’obtention duquel j’ai durement travaillé est chez mes parents sous une couche de poussière.

C’est sûrement pour ça que je garde une petite pointe d’admiration pour les gens qui savent jouer, peu importe de quoi. Parce qu’eux ils ont eu la détermination de s’y mettre à fond et de ne pas lâcher jusqu’à avoir le niveau qu’ils désiraient. Tout au plus, je pourrais chanter. Mais jouer n’est plus qu’une perte de temps à mes yeux. Je préfère écouter les autres. C’est pour ça que lorsqu’il me le proposa je répondais positivement. Avec plaisir. Ca sonne un peu faux, surtout venant de moi, mais j’apprécie vraiment entendre quelqu’un dont la dextérité permet de souffler de jolis sons à mes oreilles. Je le laisse alors entamer sa mélodie et m’appuie en arrière sur mes paumes, l’air tranquille et reposé.

Je l’écoutais jouer pendant un petit moment, laissant mon esprit si farceur s’égarer vers un peu de calme pour une fois. Il jouait bien, c’était agréable. Je finis néanmoins par me redresser pour le regarder, ou plutôt pour fixer ses doigts mouvant habilement sur les cordes lisses de sa guitare. Ca a quelque chose de fascinant, mais le pire est de se dire que n’importe qui s’entrainant vraiment peut arriver à le faire. Même moi. C’est juste une question de passion et de patience, choses que je n’ai pas.

« C’est sympa c’que tu fais. »

Autant se montrer un peu agréable pour une fois. Après tout, nous sommes dans le même groupe, et malgré le fait qu’il a l’air aussi détaché que moi à cette idée, il accepte ma présence alors qu’il comptait passer un moment tranquille avant que j’arrive. Je vais éviter de l’emmerder pour l’instant, surtout que dans l’immédiat je n’ai pas particulièrement envie d’amuser la galerie. Je n’ai pas de publique de toute façon. Je suis là, avec un type que je ne connais que de vue, un type que je pourrais peut-être apprendre à apprécier si c’était ma façon de faire. Pas besoin de tout faire dérailler maintenant.
Invité
Mer 18 Sep - 9:26
Rien à faire, je devais trouver Tatsu ! Ma journée avait été suffisamment pourrie comme ça, sans qu'en plus je me retrouve seul dans ma chambre après avoir essuyé un affront pareil ! J'avais donc ramené mes bouquins à la bibliothèque après mon altercation avec Maya, avant de laisser tomber ma dissertation et retrouver mon frangin. Rien à foutre d'ailleurs que je fasse dix fois le tour de l'école, j'en pouvais plus, je voulais juste me coller à lui et jouer les mélodramatique, comme je savais si bien le faire, juste pour le plaisir de défouler mes cordes vocales et avoir un câlin. Bien évidement, mes talents d'acteur étaient pitoyables, mais je faisais aussi exprès, hors de question de me faire réellement plaindre, c'était juste pour le beau tableau, ce double jeu du petit frère adoré.

Et enfin, enfin je voyais sa tignasse au loin. Ouais, en plus là, il pleuvait, mes putains de cheveux bordel de merde ! Je me mis alors à courir, même si j'avais mal à la jambe, avant de finir sous les colonnes à mon tour et venir choper le bras de mon jumeau. Je n'avais alors même pas fait attention à l'autre énergumène -que si j'avais su, je serais pas venu- qui allait commencer à jouer de la guitare tel un Roméo sous son balcon...

« Tatsuuumiii ! Je me suis fais agressé par une de ses salopes d'Amazon ! Regarde mes bleus ! »

Je soulevais alors le bat de mon pantalon, puis mon tee-shirt, avant de faire cette mine boudeuse pour avoir un câlin. Bah ouais, j'étais comme ça et je n'allais pas changer la donne. Et puis j'abusais bien là aussi...

« Cette trainée ! Elle pouvait pas regarder ou elle marchait hein ! Mais non, que dalle ! Et c'est moi qui était en tort encore après ? »

Je soupirais alors, avant de regarder sur le coté et de voir enfin, le type avec qui Tatsumi était. Je rabaissais alors vite fait mon haut, putain, quelqu'un avait vu mon corps. Je me crispais directement, un peu comme une coquille sous l'effet d'un doigt curieux, avant d'écarquiller les yeux. Mon frère savait à quel point j'étais pudique en prime...la totale.

« C'est qui lui ? »

Je l'avais déjà vu, c'était certain. Mais sa tête ne m'était jamais revenu. Un binoclard, m'enfin...c'était un aristo aussi, si j'avais bien compris. Je finissais alors par passer une main, toujours gênée, dans mes cheveux trempés, avant de jeter un regard en coin à mon jumeau. Qu'est ce qu'il foutait avec lui en plus ? Ils se connaissaient ? Depuis quand ? Il m'en avait jamais parlé...Au pire, j'en avais rien à foutre, mais là...j'étais un peu raide comme un piquet : ce n'était vraiment pas...ma journée.

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