AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 
Flippy W. Thiefdew | « From the second that I was born it seems I had a loaded gun »

avatarVoir le profil de l'utilisateur http://explosm.net/rcg/lpbehxvxr
nouveau
INSCRIPTION : 02/11/2015
MESSAGES : 90
LOCALISATION : DTC. Dans Ta Chambre.
EMPLOI / LOISIR : T'ignorer.
HUMEUR : Neutre.
CHAMBRE : Appartement 210.
Lun 2 Nov - 10:50

Flippy William Thiefdew
« Me, Myself & I »
PRÉNOMS : Flippy William.
NOM : Thiefdew.
ÂGE : 20 ans.
DATE DE NAISSANCE : Un trente Mars.
ORIGINES : 25% Japonaise, 25% Allemande et 50% Américaine.
LIEU DE NAISSANCE : Tokyo, Japon.
ORIENTATION : Pansexuelle, mais dans une période asexuelle depuis un moment.
GROUPE : Pacifists.
POURQUOI CHOISIR CE GROUPE ?
Il ne cherche plus à prendre part à la « guerre ». Toutefois, si quelqu'un le cherche, il se peut qu'il le trouve très rapidement.
« In Another World »
PSEUDO : Кизы.
PRÉSENCE : Assez indéterminée, mais en moyenne 3/7.
COMMENT T'ES ARRIVÉ ICI : Par le biais d’un ordinateur. C’est très pratique, y paraît.
IDÉES/COMMENTAIRES :I won’t promise anything, but I’ll try, at least.

Sinon....
C’est l’histoire d’un rouleau de PQ nommé Bobby. Ce rouleau de PQ est un homme pieu et sage, mais il en a marre de frotter des culs. Alors un jour, le rouleau de PQ décide de s’en aller, de fuir les toilettes. Alors le rouleau, il s’enfuit. Puis, pour sortir des toilettes, il se retrouve face à un premier obstacle : les clous du parquet. Alors le rouleau, il passe en force, mais il y laisse des éraflures, néanmoins, il ne se laisse pas abattre et continue son chemin. Il attend à la porte en attendant que quelqu’un ouvre. Alors quelqu’un ouvre et il se casse et là il dévale les escaliers à toute vitesse : PAM, POUM, PIM, BOUM ET IL TOMBE. ET IL SE FAIT DES BLEUS. Mais arrivé en bas, il se sent grandi ! Il ne se décourage pas ! Il sort alors de la maison, mais là, il se rend compte que quelque chose ne va pas : il fait très très très froid. Alors il regarde et il se rend compte qu’il n’a plus de PQ sur lui, plus que le carton. Et là, il se met à pleurer, et en pleurant, le carton ramollit. Il tombe dans le caniveau et finit dans les égouts…
CODE :
« Par son éclat moqueur, mon sourire ravageur est ravi d’aviser ton sourire ravagé. »
Par où donc commencer ? Flippy est loin d’avoir un physique hors du commun, tout du moins du point de vue d’un Européen ou d’un Américain. Mais au Japon, il ne passe certainement pas inaperçu. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, Sir Thiefdew a de quoi se faire remarquer. Après tout, aucun homme de sa famille n’a de taille inférieure à la moyenne, même du côté de sa mère nippo-américaine, elle-même n’étant pas bien petite. Nombre de fois lui a-t-on proposé de rejoindre un club de Basket, toutefois, jamais il n’aura accepté. Et non seulement est-il grand, mais en plus de cela, il se trouve que Monsieur est svelte. Quatre-vingt dix kilogrammes d’une musculature bien dessinée, mais pas horriblement développée. Il n’a que de quoi se défendre facilement de n’importe quel individu qui pourrait venir lui chercher de la crasse. Son corps finement ciselé pourrait même faire rougir de jalousie les dieux grecs eux-mêmes, vous dirait-il. Fier de sa sculpture, il en prend le plus grand soin. Après tout, Monsieur pratique du sport, Boxe Française, Natation, Baseball, et il souhaiterait même se mettre au Football Américain, si cela était possible. Autant dire qu’il représente un mètre quatre-vingt-dix et quatre-vingt dix kilogrammes de pur bonheur pour les yeux et les sens !

Cependant, sa taille est loin de faire l’unanimité lorsque l’on demande aux autres ce qui rend le jeune homme indiscret. En effet, la couleur parfaitement unique de sa chevelure attire très facilement les yeux sur sa personne. Après tout, qui aurait dans l’idée de se teindre entièrement les cheveux en vert ? Que lui, apparemment. Enfin, jusqu’à ce que ces frères en fassent de même, mais là n’est pas le sujet. Sa couleur naturelle, me demanderez-vous ? Du châtain, je vous prie. Ni foncé ni clair, juste châtain. Mais n’est-il pas japonais ? Qu’au quart, s’il vous plaît. Même sa mère n’a pas les cheveux si foncés, son père étant lui-même blond. Puis, il y a les yeux de Sir Thiefdew aussi, que sa tignasse verdâtre a tendance à cacher de sa petite longueur. Ses pupilles sont d’une couleur émeraude pure étonnante. D’après les gouvernantes, il les tiendrait de sa grand-mère paternelle. Toutefois, cela ne les empêche pas d’avoir cette légère forme en amande caractéristique des asiatiques, et il faut dire que ça lui va bien. Son regard a tendance à être dur et pénétrant, forçant la majorité des gens a baissé les yeux afin d’éviter de les croiser. Quand bien même il se soit plus ou moins adouci au fil du temps, il arrive toujours autant à vous mépriser de tout son être d’un seul regard.

Pour le reste de son corps, il est bon de préciser que le garçon n’a pas énormément de grains de beauté, encore une chose qui est de famille, tout comme il est bon de dire qu’il garde sa personne entièrement imberbe, ayant une particulière aversion pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poil. La silhouette du vertinet ▬ j’ai inventé le mot, oui ▬ est également criblée de cicatrices, résultat de différentes expérimentations menées par son frère ainé, ainsi que des diverses bagarres dans lesquelles il a pu prendre part. Mais ne vous inquiétez pas, plus de la moitié d’entre elles ne sont pas aussi visibles qu’à l’époque. Le jeune homme a, en tout et pour tout, un tatouage biomécanique figurant sur le haut droit de son tronc et s’étendant sur tout le long de son bras droit. Niveau bijou, William porte de temps en temps des bagues en fer et des boucles d’oreille du métal, cependant il continue encore et toujours à porter ces dog-tags offerts par son frère afin de le garder en mémoire.

Pour terminer, en ce qui concerne de ses goûts vestimentaires, William ne déroge pas à sa passion pour tout ce qui touche au militaire. C’est pourquoi Monsieur porte des vêtements de ce type aussi souvent que l’opportunité de le faire se présente à lui, durant ces temps libres. En effet, il lui est impossible de porter ce qu’il souhaite dans le pensionnat, un uniforme étant obligatoire. Cela ne l’empêche toutefois pas de chausser constamment ses rangers. Autant profiter comme on le peut ! Et n’allez pas croire, il lui arrive quand même de porter des habits « normaux » de temps à autres…



« Je suis impartiale, alors je vous fais tous chier ! »
« Et nous voilà pour une nouvelle séance.

- Ouais…. Bonjour….

- Vous pourriez vous montrez plus motivé, quand même ! La dernière fois s’est pourtant bien passé, non ? Vous n’en n’êtes pas mort, à ce que je sache.

- C’est vrai….

- Et ne vous sentez-vous pas mieux, maintenant que vous avez partagé tout ça ?

- Pas vraiment ? C’est même pas mon genre…

- Votre genre, dites-vous ? Très bien, partons donc sur ce sujet. Quel genre de personne êtes-vous, alors ? Vous savez, une personne se décrivant elle-même peut en dire beaucoup sur son caractère.

- Euh…. Et je commence par où ? Je vous fais ça comment ?

- Je ne sais pas. Avez-vous changé après tout ce qui s’est passé ? Vous n’avez qu’à vous comparer par rapport à avant. Ce sera peut-être plus simple pour vous ?

- Par rapport à avant…. J’étais assez impulsif, je crois ?

- Donnez donc des exemples de situation ?

- Une fois, quelqu’un m’a bousculé…. Je lui ai cassé un bras et des côtes….

- Je vois…. Mais continuez, ne vous arrêtez pas. Et essayez de voir comment ça se passerait aujourd’hui.

- Hé bien, j’en sais rien, moi… Je me retiendrais, je suppose ? Je lui dirais de faire attention ? Enfin, si je suis de bonne humeur, je crois… C’est pas très évident votre truc.
Autant prendre du début, alors… J’étais un peu un enfant roi quand j’étais jeune, alors je suis plutôt égoïste et possessif. Enfin, je le suis moins qu’avant. Je pouvais péter un câble juste parce que quelqu’un me prenait mes affaires. Ça a fait de moi un tyran, en quelque sorte. Si je n’ai pas ce que je veux quand je le veux, alors je peux devenir très violent. Et encore, je l’étais d’autant plus par le biais des médicaments que je prenais.


- C’est vrai que les médecins ont trouvé que vos médicaments accentuaient votre gestion de colère. Est-ce que votre prescription a été changée, d’ailleurs ?

- Oui, c’est fait. Mais je suis toujours assez impulsif, violemment parlant. Mais je fais des efforts, hein. Plutôt que de m’énerver, j’essaie de passer outre. C’est loin d’être facile, mais je fais tout mon possible pour y arriver. Parfois, mes poings partent quand même, mais je défigure un peu moins. Je suppose que ces dernières années m’ont appris à faire la part des choses. Et aussi que la violence ne résout pas tout à chaque fois. Certes, parfois il en faut, mais ce qu’il faut encore plus c’est des paroles. Discuter peut arranger de nombreuses choses. Après, il y a forcément des choses que je ne peux changer chez moi. Pour exemple, je suis quelqu’un de sadique. Oui, la souffrance des autres me rend heureux. Mais je n’y peux rien, c’est comme ça. J’ai énormément de pulsions sadiques, mais je fais de mon mieux pour les refouler. C’est dur, vous savez. Sauf que je ne veux m’attirer aucun ennui avant la fin de ma scolarité. C’est ma dernière année, après tout.

- En parlant de scolarité, comment se fait-il que vous ayez redoublé deux fois ? J’avais entendu dire que vous aviez une mémoire assez incroyable.

- Parce que j’ai loupé énormément de cours et que je ne les ai pas rattrapés. Et oui, ma mémoire est plutôt bonne. Enfin, uniquement ce que je lis reste dans ma tête. On appelle ça une mémoire photographique, je crois ? Cependant, j’oublie tout ce qui n’est pas lu, du coup. Je suppose que c’est pour compenser que mon cerveau fonctionne ainsi. Ah, et ça ne s’applique malheureusement pas aux cartes. J’ai un sens de l’orientation extrêmement mauvais. J’ai eu beaucoup de mal à retenir l’emplacement de ma chambre, vous savez. C’est plutôt handicapant, d’ailleurs… Mais c’est ainsi. Et ma mauvaise mémoire s’applique tout autant aux personnes, je crois. J’ai du mal à enregistrer certains prénoms et visages. Ça fait un moment que je n’ai pas vu certaines personnes, vous savez. Alors je me doute de me rappeler d’eux lorsque je les reverrai… Je trouve ça un peu triste, parfois… Je veux dire, certes il y a des gens qui me marquent et donc je me souviens. Mais les autres….

- Comme votre ex, non ? Lui, il vous a marqué.

- Oui, mais j’ai du mal à me rappeler des autres. Il y a eu une fille aussi, je crois.

- Une fille ? Vous ne me semblez pas sûr. Vous n’êtes jamais sorti avec une fille ?

- Euh…. Attendez… Si. Si, il y en a eu une, je crois. Ji… Jill. Elle s’appelait Jill.

- Hé bien, vous êtes bien sympathique de l’avoir oubliée comme ça… Mais vous avez-vous-même dit que vous aviez du mal à vous souvenir des gens, donc aucun commentaire là-dessus, je vous le promets.

- Je me sens bien assez mal comme ça, thank you very much…..

- Oh, comme c’est mignon. Vous parlez Anglais quand vous vous sentez mal ?

- ……..SO. Elle s’appelait Jill. Mais depuis que je l’ai larguée, je ne sais pas ce qu’elle est devenue.

- Pourquoi l’avoir larguée ?

- Je m’étais lassé, je crois… ? Puis, c’était pas vraiment officiel. Je veux dire… J’allais voir très souvent ailleurs, quoi. Alors qu’avec Tora, il n’y avait que lui… Ça me faisait d’ailleurs assez bizarre. Je n’ai jamais été du genre fidèle. Je suppose que c’est ça, être amoureux. Du coup, je peux très sincèrement dire que je n’étais pas amoureux d’elle. Elle n’était qu’une sorte de jouet, pour moi. Je sais que ça fait de moi quelqu’un d’horrible, mais j’étais comme ça à l’époque. Et je me souciais peu des sentiments des autres. Je crois que je l’ai littéralement brisée. En tout cas, ça ne m’étonnerait pas qu’elle fuit en me voyant. Et elle n’est sans doute pas la seule dans ce cas-là. J’ai fait souffrir de nombreuses personnes. Et je ne chercherai pas le pardon…. Car rien au monde ne pourrait me rendre pardonnable pour toutes les horreurs que j’ai commises. Rien au monde ne pourra changer ce que j’ai pu leur faire. Et jamais je ne pourrai me pardonner moi-même de leur avoir fait subir tant de choses…

- Ne dites pas ça. Il faudrait d’abord leur parler. Peut-être qu’ils ne voient pas les choses sous le même angle.

- Je ne suis pas d’accord avec vous… Mais bon…

- Donc les regrets font à présent parti de votre caractère ? Est-ce ce que je dois en tirer ?

- Oui… En effet… C’est vrai que c’est l’un des majeurs changements chez moi… Je pense qu’aujourd’hui, je réfléchis à deux fois avant de faire quelque chose…. Si j’avais utilisé mon cerveau, avant, je n’aurais sans doute pas mis Lilith enceinte… Je n’aurais pas refusé de reconnaître le bébé… J’aurais pu être un père exemplaire…

- C’est là que se trouve votre plus gros regret, donc.

- Effectivement…

- Parlons d’autres choses. Je ne veux pas vous déprimer. Avez-vous des peurs ? Des phobies ? Quelque chose ?

- Euh… Vous garderez bien ça secret hein… ? Votre truc de secret professionnel, c’est vrai, hein… ?

- Oui, bien sûr. Ne vous en faites pas.

- Bon…. Hé bien…. Je sais que ça va paraître assez enfantin, mais… J’ai peur du noir… ?

- Ha ha ha ha !… Oh non…. Je suis désolée, je ne voulais pas…. Ha ha…..

- ….Je ferme ma gueule.

- Non ! Continuez ! Excusez-moi !

- …. Donc, j’ai peur du noir. Depuis que je suis petit, c’est viscéral. Quand j’étais gosse, mon grand-frère venait dormir avec moi, parce que c’était le seul à le savoir, mais maintenant je dois faire avec. Et… Je suis aussi claustrophobe. Je ne supporte pas l’idée d’être enfermé dans un endroit, qu’il soit étroit ou non, d’ailleurs… C’est plus fort que moi… Mais après, je ne montrerai pas ouvertement que j’ai peur… Vous imaginez ? C’est pas que j’ai une image à tenir, mais plutôt que je ne sais pas partager ce que je ressens… Alors partagez de la peur, c’est juste au-dessus de mes forces… Je ne peux pas…

- Vous m’aviez parlé d’abandon à un moment, aussi, je crois.

- Oui. Mes parents nous ont en quelque sorte abandonnés, mes frères et moi. Ils ne nous ont pas élevés. Et ça m’a beaucoup marqué. J’ai peur d’être abandonné par mon entourage, d’être mis de côté comme si je n’existais pas. Je les ai très peu vus, et je suppose que ça a créé un manque affectif dans ma vie… D’où mon addiction à Tora quand je suis tombé amoureux de lui… ?

- Je vous félicite, vous analysez et tirez des conclusions tout seul. Vous évoluez vite. C’est très bien.

- On dirait que vous parlez à un gamin… Et je n’aime pas ça….

- Pardon, continuez.

- Pour changer de sujet… Je crois que je fume encore plus qu’avant… Ça me permet un peu de me changer les idées… Et malgré ce qu’il s’est passé avec Lilith, ma consommation d’alcool n’en a pas pour le moins était modifiée… Même, si à présent, je n’ai plus aucune relation sexuelle… Ça évitera de refaire de conneries comme mettre une fille en cloque, hein… Ha ha ha……

- Vous apprenez de vos erreurs. Vous savez, ça arrive à tout le monde de faire des choses regrettables. Pas qu’à vous.

- Je sais bien… Mais c’est dur à gérer, quand même…. Surtout quand c’est tout nouveau…

- Je me doute bien. Il faudra vous y habituer. Ça va me paraître bizarre de vous dire ça, mais vous êtes ce que l’on appelle un être humain, à présent. Et vous avez des sentiments, comme tout le monde, et vous commencez par conséquent à ressentir de l’empathie, comme tout le monde. Et oui, vous êtes presque quelqu’un de normal, maintenant.

- ….Je n’étais pas un robot, non plus. J’avais déjà des sentiments, hein… Faut pas croire…

- Oui, oui, bien sûr. Mais vous avez quand même du mal à vous décrire comme étant quelqu’un de bien.

- Peut-être parce que je n’ai jamais rien fait de bien dans ma vie ? Le partage, la charité ? Aider quelqu’un ? Rendre service ? Rendre quelqu’un heureux ? Moi ? Vous déconnez, j’espère ? J’étais l’égoïsme, le nombrilisme, le désintérêt, l’impassibilité, l’ignorance. J’étais le seul à exister dans mon monde. Tout pivotait autour de moi et ne se rapportait qu’à moi.  Rien d’autre n’existait à part moi, moi et encore moi !

- Vous n’avez pas besoin d’insister, j’ai compris le personnage. Mais soyez content, vous avez changé, non ?

- Je l’espère, en quelque sorte… Mais parfois, je me dis qu’il faudrait peut-être peu pour que je replonge dans mes travers. Comme on dit, « Chasse le naturel et il revient au galop »… Je ne serai peut-être pas différent pour longtemps.

- Je ferai en sorte à ce que vous le restiez. Ces séances sont également là pour ça. D’ailleurs, je ne vous ai jamais demandé. Est-ce que vous savez pourquoi vous avez commencé à me voir ?

- Euh… Vous ne me l’avez pas demandé, non… Mais je suppose savoir pourquoi… Je suis allé trop loin, n’est-ce-pas ? Le pensionnat s’est plaint de moi ? Je sais que j’ai bu…. Puis, je crois que j’ai foutu le bazar dans plusieurs pièces de l’établissement… J’ai aussi cassé la gueule à plusieurs élèves qui se mettaient sur mon passage….

- Juste mis le bazar ? Juste casser la gueule ? Vous êtes sérieux ?

- ….Ce n’est pas ça ?

- C’est bien pire que ça. Vos parents ont dû payer une fortune pour le matériel, et d'autant plus pour l’hôpital de vos pauvres camarades ! Et dire que vous ne vous en souvenez qu’à peine… Je suis navrée de vous annoncer cela, mais vous êtes un vrai cas… Et je sens que j’aurai énormément de travail avec vous… Si vous pouvez retourner à Sei cette année, c’est uniquement parce que vos parents ont donné un très beau pot-de-vin au proviseur pour qu’il vous accepte. À la condition de voir un psychologue, c’est-à-dire moi.

- Je ne savais pas que c’était si grave que ça….

- C’est pour cette raison que votre prescription a été modifiée d’urgence. Et nous espérons que les changements sur votre gestion de la colère seront drastiques. Mais seul le temps nous le dira. Bien sûr, nous espérons aussi que vous vous tiendrez à carreau cette année. Au prochain gros incident, ce sera le renvoi immédiat. Mais vous comprenez, n’est-ce-pas ?

- Oui, bien sûr… C’est tout à fait normal… Je ferai de mon mieux…

- Très bien. Je vais à présent mettre fin à cette session. Je vous dis à la prochaine, alors. Prenez bien soin de vous. Et faites attention.

- Oui…. Au revoir…. »


« Once upon a time.... »
Pour ceux qui veulent, Book One se trouve sous la présentation. Enjoy.

Book Two: Some Complications.

Prologue : Sit & Speak, I Will Listen

Encore cet endroit. Encore ces mêmes murs d’un vert émeraude habillés de ces mêmes tableaux d’Antigone, d’Ophelia, de Pandragon et de bien d’autres personnages imaginaires connus. Toujours ce bureau et cette paperasse mal rangée le noyant de son océan de papiers, ainsi que ce canapé bleu foncé et ce fauteuil en cuir noir lui faisant face. La même bibliothèque, remplie de livres scientifiques au nom toujours plus farfelus les uns que les autres, bordant la même fenêtre donnant sur la cour où on peut y voir cette fameuse fontaine représentant des petits angelots nus en train de jouer ensemble. Toujours cette odeur d’encens « Jamaïcan Sunrise » censée nous mettre à l’aise, nous faire sentir comme si l’on était dans un lieu de détente. Je me suis toujours d’ailleurs demandé comment on pouvoir savoir à quoi « sentait » un lever de Soleil jamaïcain… Encore et toujours ce tic-tac incessant de l’horloge gigantesque derrière le fauteuil noir, interdisant à un seul petit silence de s’installer. Toutefois, ce n’est pas ce qui me dérangeait le plus dans cette pièce respirant la contrainte et l’hypocrisie…

« Bon, vous vous décidez à entrer ? Ou vous avez décidé de dormir dans la salle d’attente ? »

Miss Yukio Yushizuku, trente deux ans, psychologue, me fixe d’un air assez ennuyé. Elle m’indique le canapé de la main et je me décide enfin à y aller m’asseoir tandis qu’elle s’urge à fermer la porte et à s’installer dans le fauteuil, mon dossier à la main. Depuis combien de temps dure donc cette mascarade ? J’ai perdu le compte des semaines, des jours, des heures. Elle prend quelques notes sur son fameux carnet, puis revient à moi.

« Vous pouvez vous allonger, si vous le désirez. »

Je m’exécute, puis clos mes paupières. Quelques heures à tenir avec le tic-tac et tout sera fini… Avec la prochaine séance. Courage, je suppose…

« Cela fait maintenant douze fois que nous nous voyons. Ne pensez-vous pas qu’il serait enfin temps pour vous de dire quelque chose ? Histoire de rendre ces heures que nous passons ensemble productives et non inutiles ?

-

- Ce n’est pas en restant ainsi muet que nos rendez-vous stopperont, bien au contraire. Vous devez parler. Partagez donc ce qui vous tracasse. Expliquez-moi vos ressentis, vos pensées, vos sentiments et émotions. Vous devez sans doute que faire une telle chose serait faire montre de faiblesse, mais sachez que vous vous trompez. Il faut être psychologiquement fort pour faire part d’un pan plus ou moins important de sa vie à quelqu’un, surtout à un inconnu.

- Vous dites cela à tous vos clients, hein ? Que de pigeons…

- Patients. Et non. Vous êtes le premier à qui je dis cela. Parce que vous êtes le premier à être à ce point récalcitrant.

- Et par où je dois commencer ?

- Vous pouvez commencer par où vous le désirez, vous n’êtes pas obligés de prendre par le tout début. C’est à vous de déterminer le point de départ de votre histoire.

- Très bien… Je vais faire de mon mieux alors, je suppose… »



Chapter One : Quick Summary.

« Je ne pense pas avoir eu une enfance malheureuse. Certes, mes parents ne se sont jamais occupés de mes frères et de moi-même, et peut-être que j’aimerais qu’il en fût autrement, mais nous étions plutôt biens tous les trois ensembles à faire les quatre cent coups à nos gouvernantes. Enfin, jusqu’à ce que nous découvrions ma maladie. J’ai des pertes de sensations chroniques, cela inclut la douleur, la chaleur, le froid, et parfois cela perturbe aussi mon goût et mon toucher. Encore aujourd’hui, nous ne savons pas vraiment à quoi cela peut être du. Et oui, je suis un traitement médicamenteux assez particulier, sans compter tous les rendez-vous à l’hôpital que je peux avoir en quelques mois. Je suis suivi de très près. Il faut que je fasse très attention à ne pas me blesser. Après tout, je pourrais tout à fait ne pas être capable de me rendre compte d’une blessure et perdre mon sang bêtement. Et j’ai beau faire le dur et faire comme si c’était qu’une sorte de don, car après tout il faut avouer que c’est plutôt pratique pour les bagarres où je peux encaisser plus et mieux que les autres, mais depuis cet instant où on l’a découverte, elle a ancré en moi un état constant d’immense anxiété.

- Vous avez également vécu un accident plutôt traumatisant, non ?

- Vous voulez parlez du « suicide » de ma cousine ? Nous n’étions pas si proches que ça, vous savez. Non, en toute franchise, cela ne m’a fait ni chaud ni froid, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots. C’est après cet incident que mes parents ont décidé de m’envoyer à cet endroit, à Sei Gakuen. Cela leur semblait être un bon pensionnat… »



Chapter Two : A Brand New Beginning.

« À mon arrivée ici, je n’ai eu absolument aucun mal à m’intégrer. Bien au contraire, on est même carrément venu me chercher. Pour vous situer vite fait le contexte, dans notre école, il y a une sorte de petite guerre des sexes entre quatre groupes centraux, deux de chaque gent. Et je faisais parti de l’un d’eux. Je suis d’ailleurs rapidement devenu l’une de ces imposantes figures que les autres respectaient, et j’avais aussi ma petite réputation plutôt négative. Ce quotidien de guerre me satisfaisait énormément. Cela me permettait de défouler autant que je souhaitais toute cette angoisse, cette colère et cette rancœur que j’avais jusque là accumulées en moi. Forcément, comme c’est un pensionnat, j’ai tout de même eu à m’habituer à la vie en communauté, et aussi dur que cela aurait pu paraître pour quelqu’un comme moi, je n’y ai eu aucun mal. A contrario, ce me fut assez simple et j’aimais même ça. J’étais entouré de personnes comme moi avec lesquelles je faisais constamment selon mes désirs. Si vous m’aviez demandé en ce temps-là, je vous aurais dit que ma vie était absolument parfaite. J’étais le meilleur en tout, ou presque, et j’avais même des larbins pour accomplir toutes mes volontés les plus farfelues.

- Vous dites tout cela comme si cette époque était révolue.

- Vous me demandez de parler, puis vous me coupez la parole ? Sérieusement ?

- Navrée. Veuillez donc continuer.

- Non, je suis désolé. Ce n’est pas grave… Et cette époque est effectivement terminée à mes yeux.

- Pourquoi donc ? Vous venez vous-même de dire que cette vie était parfaite. S’est-il passé quelque chose ?

- Je vais y venir, ne me pressez pas.
Je menais donc ce que je voyais comme la vie de mes rêves. J’étais le petit prince de mon monde. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Jusqu’à ce qu’il rentre dans ma vie. Notre première rencontre fut assez violente. Disons que je lui ai fait faire certaines choses contre son grès. Enfin, plus ou moins. Il était assez consentant, mais sans plus. Enfin bref. J’étais de mauvaise humeur et il m’avait bien cherché. Puis, après ça, nous nous sommes de nouveau croisés plusieurs fois, sauf qu’il faisait tout son possible pour m’éviter. C’était tout à fait normal, après ce qu’il s’était passé entre nous. Sauf qu’il me hantait… Il faut dire, habituellement, mes conquêtes revenaient toujours m’en redemander. Mais lui, il faisait tout pour ne pas me voir. Et ça me démangeait à moi de le plaquer contre un mur… Puis un jour, j’ai réussi à le coincer dans les vestiaires alors qu’il n’y avait personne, et j’ai remis ça. Je l’ai de nouveau pris. Et c’est juste après qu’il m’a annoncé de but en blanc ce qu’il avait sur le cœur… Il n’arrêtait pas de penser à moi après ce qu’il s’était passé. Ça faisait assez bizarre, vous savez, de voir sa victime vous dire très clairement qu’il est sous votre charme. De le voir faire toute une déclaration d’amour. Après tout, je n’avais eu qu’une seule vraie relation dans ma vie, qu’une seule personne à me dire qu’elle m’aimait. Et là, il y en avait une autre… Et le pire, c’est qu’il fallait avouer qu’il ne me laissait pas de marbre. Il me faisait sans doute autant d’effets que je pouvais lui en faire.


- Une histoire d’amour ! Comme c’est mignon et tellement inattendu de votre part !

- Fermez-la, bon sang ! »



Chapter Three : Betrayal.

« J’ai tout laissé tomber pour lui. Il faut le dire, j’étais devenu complètement accro à lui. Le simple fait de le savoir loin de moi me bouffait l’existence. C’était comme s’il m’avait jeté un sortilège. Non, plutôt une puissante malédiction… Je ne pensais qu’à lui, nuits et jours. Je ne pouvais passer une seule seconde sans avoir besoin de communiquer avec lui d’une quelconque manière que ce soit. Je n’arrivais à rien sans l…

- Comment s’appelait-il ?

- Est-ce vraiment nécessaire… ?

- Non, j’avoue que ça n’est que de la curiosité.

- Il s’appelait Tora.

- Très bien, continuez.

- Donc, je faisais pratiquement tout ce qu’il me disait. J’étais devenu comme son petit chien/garde du corps/esclave, sans vraiment m’en rendre compte. Quand bien même c’était lui le « faible » de notre relation, j’étais celui qui ne pouvait absolument rien faire sans l’autre. J’étais littéralement aveuglé par les forts sentiments que je portais à son égard. Comme il n’aimait pas le fait que je prenais pleinement part à la guerre des sexes qui avait lieu, j’ai quitté mon groupe. Je me suis mis une grande partie de mes amis à dos pour ses beaux yeux, et je n’y ai vu aucun inconvénient. Puis, j’ai appris la vérité. Le couteau qu’il tenait en main depuis le tout début a été planté bien profondément dans mon cœur.
Il faut savoir qu’au moment où j’ai laissé tomber mon groupe, il y avait de fortes tensions internes. Des clans s’étaient formés, l’un suivant le leader de l’époque, qui est sans doute le même actuellement, et le second qui avait prêté allégeance à une personne tentant de renverser le pouvoir. Comme j’étais ami avec le leader, je le soutenais, avant de quitter le groupe. Et mon départ a un peu bouleversé la balance.


- Mettez donc de côté les futilités. Venez-en au fait. Quelle était cette fameuse vérité ?

- Bref. Un jour, j’ai surpris Tora discuter avec le fauteur de troubles de mon ancien groupe…

- Attendez…. Quand même pas ?

- Si… Tout n’était que de la pure comédie. Le but avait été de m’écarter du groupe depuis le tout début. Après tout, les autres ont vu mon départ comme un abandon du Roi. Qui allait suivre une personne que même ses amis quittaient ? Ils avaient tout prévu, je n’avais été qu’un pantin, qu’un jouet. Qu’un idiot prévisible.  Et le pire, c’est que je n’y ai pas réagi. J’étais tellement brisé que je n’ai rien pu y faire. Par contre, mon meilleur ami, lui, s’est occupé de tout. Il faisait parti du second groupe masculin. Lui et quelques-uns de ses acolytes ont fait en sorte de le forcer à changer de pensionnat. Je n’ai jamais cherché à en savoir les détails. Plus il était loin de moi, mieux ce serait. Je ne vivais psychologiquement plus dans le même monde que les autres. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même. Et c’est bien lorsque l’on est au plus bas que l’on fait les plus grandes erreurs. La plus grosse connerie de mon entière misérable et irresponsable vie fut commise peu de temps après cette trahison… »



Chapter Four : I Do Not Wanna Be A Father.

« Pour me changer les idées et tenter de chasser Tora de mon crâne et de mon cœur, je faisais la tournée des bars de la ville tous les soirs. Et à côté de ça, je n’allais presque plus en cours. Je passais mon temps à boire pour oublier mes tourments. Et comme j’en revenais toujours à me souvenir de tout au petit matin, j’ai fini par constamment avoir un coup dans le nez. Ça, plus les coups d’un soir que j’enchainais. Si ça se trouve, je me suis tapé presque tout le monde dans le pensionnat, et ce sans en avoir vraiment connaissance. Et une nuit, l’irréparable s’est produit. Enfin, je n’en savais rien jusqu’à ce que quelques mois passent. Une amie, avec qui j’avais eu un rapport pendant ma passe beuverie/coucherie, est venue à moi pour m’annoncer qu’elle attendait un enfant. Au départ, j’avoue ne pas l’avoir crue. Après tout, elle avait forcément couché avec quelqu’un d’autre, non ? Je n’étais pas le seul homme autour d’elle. Mais la connaissant, elle ne serait jamais venue me le dire si elle n’en avait pas été plus que sûre… Et j’ai fait quelque chose d’horrible. Elle m’a dit qu’elle allait le garder, et je lui ai clairement fait comprendre que je ne voulais pas de cet enfant. Je n’ai jamais vraiment eu de parents, alors je ne sais pas ce que c’est. Et j’ai interdit à ce gosse à avoir un père. Tout ça parce que j’avais peur. Et le pire dans tout ça ? C’est qu’elle ne m’en a pas voulu. Elle a juste souri et accepté mon souhait.
Lorsque l’enfant est né, elle m’a tout de même annoncé que c’était une petite fille qu’elle avait nommée Annabelle. J’étais heureux, au fond de moi. Et j’espérais le meilleur pour elle. Si j’étais loin de l’enfant, tout irait à merveille pour elle. Je voulais juste qu’elle ne tienne rien de moi. Et mon souhait a été réalisé. Un peu trop bien, malheureusement… Comme j’ai refusé de reconnaître l’enfant et que la mère, Lilith, ne pouvait subvenir à ses besoins, son père a pris la décision de prendre la gamine avec lui. Et je le regrette énormément.


- Vous n’y pouvez rien.

- Au contraire ! Tout ça, c’est de ma faute ! Si je n’avais pas agi en gamin immature, elle pourrait vivre avec sa mère ! Et tout irait bien pour tout le monde !

- Calmez-vous donc. Lorsque la mère aura assez d’argent, elle pourra la reprendre avec elle, non ?

- En effet…

- Et la séance est à présent terminée. Vous voyez, ça n’était pas si dur que ça, non ? À la prochaine, vous pourrez m’en dire plus. Alors je vous dis à dans une semaine. Et cette fois, ne vous endormez pas dans la salle d’attente.

- Bien… Il se passera bien quelque chose que je pourrai vous dire, durant ce laps de temps… Il se passe toujours quelque chose… »



Years Earlier...:
 
avatarVoir le profil de l'utilisateur http://explosm.net/rcg/lpbehxvxr
nouveau
INSCRIPTION : 02/11/2015
MESSAGES : 90
LOCALISATION : DTC. Dans Ta Chambre.
EMPLOI / LOISIR : T'ignorer.
HUMEUR : Neutre.
CHAMBRE : Appartement 210.
Jeu 12 Nov - 9:53
JUSTE POUR DIRE QUE J'AI FINI MA FICHE. VOILÀ. ENJOY, POUSSINE.
Invité
Jeu 12 Nov - 14:28
Re bienvenue ! Ça fait plaisir de te revoir sur Sei
avatarVoir le profil de l'utilisateur http://sei-gakuen.forumactif.com/
Lilithcofonda
INSCRIPTION : 25/07/2012
MESSAGES : 2022
LOCALISATION : Ici & là
EMPLOI / LOISIR : Fossile
HUMEUR : Changeante
CHAMBRE : Appartement 204.
Sam 14 Nov - 5:29
Validé, pense à recenser ton avatar.

Bon jeu ! viens rp poussin
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Flippy Hollow
» Truc bidule chouette de Fly
» Flippy ~ Do you hate me ? ~[en cour]
» [Antre] - Flippy Lifty Shifty Time !!!
» [Marine] Blackson Edward alias Flippy [U.C] (50% ~ Histoire en cours de rédaction)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sei Gakuen :: Archives rp 2-