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[-18] Good morning my love, it's been a while since we have talked. | Ft Lifty • Yaoi

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Sam 2 Jan - 21:22
Joy of Reunion



Lundi matin. Le réveil sonne. Je me lève sans aucune motivation et revêts mon uniforme. Les deux zigotos de ma chambre pioncent encore. Je suppose que je suis le seul à commencer à la première heure, aujourd’hui. Lucky bastards. J’attrape mon sac, le minimum syndical à l’intérieur, et pars du dortoir. Sur le chemin vers le bâtiment principal, je mange quelques gâteaux. Je me suis réveillé au dernier moment, ce matin. Normalement, je passe par le réfectoire pour prendre le petit-déj’, comme tout le monde. Mais là, j’étais trop fatigué pour le faire. J’ai juste le temps pour arriver à l’heure au premier cours de la journée. Philosophie. Comme je déteste cette matière. Je n’y ai jamais trouvé d’intérêt. Et je n’en trouverai sans doute jamais. Une fois rendu devant la salle, je salue les quelques connaissances de ma classe, puis rejoins ma place, juste à côté d’Iwan. Je profite que le professeur ne soit pas encore là pour prendre mon traitement. L’aristo se fout de ma gueule car j’ai l’air d’un papy à devoir prendre des médicaments dès le matin. Bref, la routine quoi. Juste le début d’une journée chiante comme tout.

Je ne vois pas les heures défiler. Je ne vois pas les cours passer. Je reste plongé dans mes pensées la grande majorité du temps. Ou alors je dessine sur le peu de cours que j’ai. C’est Iwan qui se charge de prendre des notes, sans forcément essayer de comprendre ce que les professeurs racontent. Puis durant la pause midi et l’heure d’étude au soir, ma part du job est de lui expliquer le tout. Je n’ai aucun problème avec ça. D’un côté, c’est le plus difficile. En même temps, c’est fou comme il peut être con. J’roule des clopes avec le reste de tabac que j’ai. Il faudra que j’aille en acheter demain. J’ai juste assez de cigarettes pour tenir un jour et demi. Le regard à moitié dans le vide, dirigé vers l’extérieur, je me mets à mâchouiller mon crayon à papier. Je suis placé juste à côté de la fenêtre, près d’un des radiateurs de la salle. On peut dire que ça fait parti des places bénies. J’ai de la chance. Même si la vue pourrait quand même être plus plaisante. Après tout, ça donne sur la cour. Et voir des gens, ce n’est franchement pas intéressant. Surtout qu…. Wait. What ? Je n’ai pas rêvé, là ? Je viens de voir Lifty ? Je frotte mes yeux, puis jette un nouveau coup d’œil dehors. Non, il n’est pas là. Damn. Maintenant que j’y pense, ce n’est pas la première fois que j’ai l’impression de l’apercevoir. Je deviens fou ? Ou ça fait parti des effets secondaires de mon nouveau traitement ? Non, quand même pas. Les médecins me l’auraient tout de même dit, n’est-ce-pas ?

Le dernier cours de la matinée arrive à sa fin. Le professeur nous donne les devoirs à faire pour la prochaine fois, rassemble ses affaires et part. Certains élèves sortent de la salle et d’autres rapprochent leur table pour commencer à manger leurs bentôs ou pour tout simplement discuter entre eux. Iwan a mis la sienne à côté de la mienne, me tendant les cours du matin. Je fixe ses feuilles. Je bug toujours par rapport à Lifty. J’avais commencé à le voir dès le début de cette année scolaire. Pile au changement de traitement. Coïncidence ? Ou pas ? Je m’affale sur ma chaise, lâchant un gros soupir. « Iwaaan. » Ce dernier me fixe, incrédule. « Quoi ? » Je passe mes mains dans mes cheveux, puis je m’étire en bâillant. « On a cours dans l’aprè’m ? » Il sort son carnet et le feuillette un peu. « Nope. Enfin, pas tout de suite. On reprend à 16 heures avec de l’Algèbre. » Miracle. J’irai prendre l’air, alors. Ça devrait me changer les idées. Je me redresse d’un coup et prends ses feuilles. « Bon, je t’explique ça vite fait, puis on mange, puis j’vais m’balader un peu tout seul. Si ça ne te dérange pas, of course. » Il hausse un sourcil et me donne un petite tape sur l’épaule. « Mais tu fais ce que tu veux, Flippy. » Et c’est bien ce que je compte faire, mate. Nul besoin de me le dire.

Et une heure et demi plus tard, le cours est expliqué et le repas du midi dévoré. Je me retrouve donc à errer dans les couloirs, croisant quelques âmes perdues dans les abîmes du bâtiment, la majorité étant soit dans les salles soit dehors. Ne sachant pas trop où aller, je laisse mes jambes me mener là où elles le désirent. Je passe du coup aux toilettes, ma vessie m’y ayant dirigé. Puis sur le toit. Ça faisait un petit moment que je ne m’étais pas rendu ici. Toutes ces personnes que j’avais tabassées à cet endroit. Ou baisées, d’ailleurs. Dire que ce temps était révolu. Parfois, je n’arrivais pas moi-même à y croire. Mais c’était bel et bien le cas. Je fouille vite fait mes poches et en sors clope et briquet. Je me la fous entre les lippes et l’allume, tirant dans l’instant quelques petites taffes. Ça fait toujours du bien une pause cigarette. Je m’approche doucement du grillage, le vent me décoiffant un peu. Enfin, pas comme si je suis réellement coiffé, mais voilà. Je pose une main dessus, les doigts entre les fils de ferraille. D’ici, les élèves ont l’air de fourmis grouillant sur le sol. Il serait tellement plaisant de tous les écraser. Ou de prendre une loupe pour les brûler. Un bruit me défait soudainement de mes pensées. Ça vient de derrière moi. Qu’est-ce donc ? Je me retourne entièrement pour faire face à ce destructeur de détente et… Je reste figé. Devant moi, à quelques mètres, il est là. Et il me regarde, un sourire aux lèvres. Je ne rêve pas. Je ne rêve forcément pas. C’est lui. C’est toi. Je prends mon courage à deux mains. « Lifty… ? »

<3
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Lun 18 Jan - 8:54
UN PEU DE MOI
COULE SUR TA JOUE
Terribles explosions. La sueur qui perle sur son front. Le sursaut qui secoue le corps. Le cœur qui bat beaucoup trop fort. Comme s’il cherchait à s’arracher de sa prison de chair. Les balles qui sifflent trop près des tympans, filant aux quatre vents. Les hommes tombent comme des mouches, se fracassent contre le sol trop ardu dans quelques craquements sinistres. Le nez dans la boue aux virées cramoisies, les hurlements de douleurs étouffés. Y’a ce sourire qui se dessine au creux de lèvres, la folie sanglante qui s’empare de l’âme noircie. C’est presque trop facile, comme s’il était toujours derrière l’écran de sa télévision, une manette de console dans les mains, à triturer les boutons pour repeindre tout au carmin. Trop de plaisir à tuer les innocents, trop d’indiscipline pour survivre, trop de violence envers les siens. Les jours étaient comptés avant qu’il ne se fasse expulsés. Et puis, il y a eu le drame. Le piège où ils se sont tous pris les pieds, que personne n’a vu venir, tous aveuglés par leur arrogance. Cette fois, ce sont les alliés qui crèvent dans la fange. Ceux qui partagent les rires gras près du feu de camps, ceux qui dorment avec lui sous les tentes. Cette fois, c’est sa hanche qui est brûlé par la balle qui passe, sa chair qui noircit, rougit et dégueule tous son sang. Cette fois, c’est lui qui se fait passer pour mort, le nez dans la terre. Cette fois, c’est beaucoup moins drôle. Surtout, lorsque Lifty entend des pas s’approcher. Les yeux s’écarquillent dans l’obscurité, la main déjà agrippé à la lame cachée sous l’oreiller. La main qui se lève prêt à lancer l’arme dans le moindre mouvement. Mais c’est encore les voisins du dessus, les salauds aux pas d’éléphants. Mais c’est trop tard maintenant, le soleil s’étire déjà dans le ciel, les rayons font des pirouettes jusqu’à sa fenêtre. Les draps sont encore un peu humides du cauchemar trop vivide. Le soupir qui se coince dans la poitrine. Les adorés que Lifty laisse à contrecœur entre les murs à peine familiers, malgré la voix qui hurle d’en garder un, malgré le besoin presque viscéral de les conserver près de son corps. Les yeux se ferment, il invoque une vision de lui. Il voit ses yeux verts s’assombrir de désir, il sent la texture de ses cheveux sous les doigts, la goût de ses lèvres sur la langue, la chaleur de son corps tout autour de lui. Un peu plus et le pantalon se resserrait sur son bassin. Mais la torture a assez duré, des jours qu’il apparaît et disparaît à travers les couloirs, étrange fantôme, illusion conjurée par l’imagination trop fertile, désir inavoué. Lifty se demande parfois comment son frère considérait ses apparitions. S’il le perturbait encore comme lui venait hanter ses rêves. S’il effleurait son esprit, lorsque Flippy se perdait dans d’autres draps. Mais l’estomac se tord à chaque pensée de son frère avec un autre que lui, la jalousie ronge ses entrailles de sa langue acide. L’envie d’écraser son poing dans le visage de toute la vermine qui s’est trop approché de son précieux, repeindre leurs traits pour un mélange rouge et de violet confondus. Sourire à chaque hurlement arraché, rire à chaque supplique soutirée. Ne s’arrêtez que lorsqu’ils seront tellement défiguré que même leur propre mère ne les reconnaitrait, allongé dans leur linceul dans un des lit trop froid de la morgue. N’importe qui dans cette satanée école à laquelle il s’est volontairement enchainé. Il les dévisage parfois, comme s’il cherchait un signe, un indice. Peut-être la petite brune au fond de la salle avec ses gros seins à peine dissimulés sous l’uniforme, peut-être qu’il la prise dans les toilettes la semaine dernière, juste en lui baissant un peu la culotte. Ou alors il a coincé le blondinet du premier rang contre un mur, au détour d’un couloir, une main devant sa bouche pour l’empêcher de crier. Peut-être même qu’il se glisse sous les bureaux des professeurs, ou quelques autres théories farfelus encore. La folie qui s’enracine dans l’esprit, les tentacules qui étouffent le peu de raison qui lui reste encore, comme s’il était rongé de l’intérieur. Il arrive au bout du rouleau, il ne peut plus continuer comme ça. Au diable les machinations fomentées, les plans diaboliques pour le tourmenter. Il a besoin de le toucher, besoin de l’embrasser, besoin de s’embraser, besoin de lui tout simplement. Alors, il suit l’éclat vert qu’il aperçoit au détour d’un couloir, le poursuit à travers l’école, comme une ombre silencieuse et menaçante, jusqu’au toit. Il s’attend presque à trouver un de ces amants anonymes en ouvrant la porte et regrette encore son couteau resté dans l’oreiller qu’il planterait bien dans une gorge offerte, pour faire jaillir la fontaine écarlate et éclabousser ses sens. Et pourtant un coup d’œil rapide infirme la présence d’un intrus. Ils sont enfin réunis, tous les deux contre le monde, comme au bon vieux temps. Lifty s’approche doucement, comme le prédateur vers sa proie. Sa façon bien à lui de dire bonjour, en accrochant leurs lèvres dans un de ces ballets vieux comme le monde, comme autrefois, alors cachés du monde par l’intimité de leur chambre. Bientôt les langues se joignent à la danse, une main grimpe jusqu’à sa nuque, l’autre crochetant sa hanche, jouant avec le tissu qui bientôt ne serait plus, si tout se déroulait comme prévu. Il veut l’entrainer dans sa délicieuse chute, le pousse doucement jusqu’à coincé son dos contre la seule porte d’entrée, sa jambe qui s’immisce entre les siennes, se frotte contre le bassin offert, sans la moindre ombre de gêne dans les pupilles. Ce n’est que lorsque le souffle vient vraiment à manquer qu’il finit par se détacher de quelques centimètre enfin. « J’espère que je t’ai manqué, frérot. » Sourire obscène qui se peint sur les lèvres rougies. Les doigts espiègles qui caressent le torse et descendent s’amuser un peu trop bas jusqu’au pantalon. De toute façon, il n’y a jamais eu de secret entre eux, jamais de tabous, l’un comme l’autre connaît que trop bien les envies malsaines qui les arpentent. Et Lifty sait que Flippy peut sentir sa rigidité contre sa cuisse. « Tu as pensé à moi, dis ? Le soir, tout seul, dans ton lit ? Quand t’écartais les jambes d’une salope ? » Il ne lui laisse pas le temps de répondre que leurs lèvres sont de nouveaux réunies, que ses crocs se plantent dans la chair rose de sa lèvre. Besoin de le marquer, de le faire sien, comme il a toujours été. « Putain, ça fait deux semaines que je rêve de te faire ça, deux semaines que je me retiens de me glisser dans ton lit le soir, quand tout le monde dort. Tu crois que ton coloc aurait aimé le spectacle ? » Le rire affreux qui secoue la gorge, la malice éclatante dans les yeux assombris par le désir. Il s’octroie quelques instants pour observer les changements dans ses traits, le moindre petit détail qui a changé depuis leurs adieux. « Tu sais, je sais pas si je vais pouvoir me retenir plus longtemps… » Murmure pleins de sous entendus. Les doigts habiles défont les premiers boutons de son pantalon devenu trop serré, avant de voler jusqu’à celui de son frère. Les milliers de question attendront bien quelques dizaines de minutes. Comme si d’un coup, toute l’éternité s’offrait de nouveau à eux. 

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Jeu 21 Jan - 5:24
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Combien de fois avais-je regretté d’avoir poussé notre cousine du haut du toit ? Combien de fois avais-je regretté toutes les conneries que j’avais pu faire ? Ou tout du moins toutes celles qui m’avaient conduit à Sei ? Celles qui m’avaient amené à te quitter ? Celles qui nous avaient séparés ? Pourtant, ce n’était pas mon genre de regretter quelque chose. Mais ça, c’était avant. Avant de changer. Avant de connaître le désespoir. La dépression. Avant d’être brisé. Le grand Flippy était tombé de haut. De bien haut. De trop haut. Et avait touché le fond. Les abîmes. Les abysses. Mais j’avais un peu remonté la pente, déjà. On m’y avait aidé. Elle a beau être très pentue et très glissante, j’y arriverai. Même si je ne serai au final pas le même. Mais je serai mieux qu’autrefois, non ? Il paraît qu’être un être humain est une chose meilleure. Que les monstres ne devraient pas avoir leurs places en ce monde. Alors je vais devoir échanger la mienne. Troquer la monstruosité qui ronge mon esprit pour quelque chose de plus correct. Me ranger à mon tour. Arrêter de sombrer dans les vices et les péchés afin de trouver enfin rédemption.

Tu es là, devant moi. Je n’arrive pas à y croire. J’ai l’impression que tu n’as pas changé. Et pourtant, c’est le cas. Tu as un peu grandi. Tu es plus musclé. Plus séduisant. Je me noie dans ton regard empli d’envie. Mais je crois que je ne ressens pas autant d’attirance qu’avant. Mon cœur bat si vite, pourtant. Ne me regarde pas comme ça. Ne me tente pas. J’avance de quelques pas, me rapprochant ainsi de la porte. Je tire fortement sur ma clope et la jette au sol et crachant longuement la fumée. Nous sommes juste là, à nous observer. Tu attends le moment propice pour me sauter dessus, je suppose ? Je crois que je peux imaginer l’état dans lequel tu es. Ou alors, juste un petit pourcentage. Après tout, nos sentiments n’ont jamais été comparables. J’étais attaché à toi, mais pas autant que tu ne l’étais à moi. Et aujourd’hui encore, je pense que je t’aime beaucoup. Mais est-ce devenu de l’amour purement fraternel ? Ou est-ce encore plus que cela ? Tu me manquais tellement pourtant. Tellement, mais ces années passées m’ont permis de passer à autre chose. Les amants accumulés pour t’oublier ont lavé ma mémoire souillée de nos ébats incestueux. Je crois même que je suis beaucoup plus intéressé par les filles que par les hommes, à présent. Comment réagirais-tu si je te disais tout cela ?

Tu t’approches de moi à ton tour. Ton regard me glace presque sur place. Ta présence s’est intensifiée si rapidement. Tu plaques tes lèvres aux miennes. Je ne te repousse pas. Je me sens tellement nostalgique. Tous ces moments partagés tous les deux, à se lier dans tous les endroits possibles et imaginables. Tu t’agrippes à ma nuque et à ma hanche. Ton toucher me fait presque frissonner. Ta langue ne tarde pas avant de venir chercher la mienne. Ta salive est toujours aussi agréable. Je passe mes mains sur ton bassin, puis sur le bas de tes reins. Sans trop que je ne me rende compte du comment, je me retrouve contre la porte. Si quelqu’un tente d’entrer, il sera déçu de ne pas pouvoir le faire, nos corps bloquant ainsi le seul accès au toit. Et la seule sortie. Te sentir te frotter contre moi ne me laisse décidément pas indifférent. J’ai l’impression de n’être qu’un jouet entre tes doigts. Qu’une marionnette avec laquelle tu t’amuses. Et le pire, c’est que j’aime ça. Cela m’avait tellement manqué. Comment ai-je pu me passer d’une telle chose ? Mon cerveau s’embrouille. Arrête de me perturber à ce point, Lifty.

L’air venant à manquer, tu te décides enfin à quitter mes lippes. « J’espère que je t’ai manqué, frérot. » Si tu savais à quel point tu as pu me manquer. Jusqu’à ce que je t’efface involontairement de ma mémoire. Mais ça, devrais-je te le dire ? La psychologue m’a dit de montrer de l’empathie. Et je le fais. C’est pour cette raison que j’hésite à me montrer franc avec toi. Pourtant, tu ne me laisses pas indifférent. Je pense même que je pourrais encore avoir une érection pour toi. Tout comme je peux déjà sentir la tienne contre ma cuisse. « Tu as pensé à moi, dis ? Le soir, tout seul, dans ton lit ? Quand t’écartais les jambes d’une salope ? » Les premiers jours. Les premières semaines. Les premiers mois. Je n’ai fait que penser à toi. Chaque vagin défoncé. Chaque cul pilonné. Chaque bouche violée. J’ai fait tout ça en rêvant que ce soit toi et nul autre. Avant que je ne puisse donner un semblant de réponse, tu joins de nouveau tes lèvres aux miennes. Mes doigts se pressent contre toi, tirent tes vêtements. Je te serre contre moi, je ressens le besoin de ne pas te quitter, de ne pas te lâcher. Pourquoi, alors que je ne suis sans doute plus aussi amoureux qu’avant ? Est-ce juste un trop fort attachement ? Une sorte de drogue que tu as insérée dans mes veines ? « Putain, ça fait deux semaines que je rêve de te faire ça, deux semaines que je me retiens de me glisser dans ton lit le soir, quand tout le monde dort. Tu crois que ton coloc aurait aimé le spectacle ? » Cela fait donc deux semaines qu’il est à Sei ? Autant de temps ? Et je ne te vois que maintenant ? « Tu sais, je sais pas si je vais pouvoir me retenir plus longtemps… » Annonces-tu avant de promptement défaire les boutons de nos pantalons respectifs. C’était évident que tu voudrais le faire de suite, là, maintenant. Tu es comme ça, Lifty. Tu as toujours été comme ça.

Je prends une forte respiration et attrape tes mains pour te stopper, mais je bloque une quelconque parole de protestation avec mes lèvres. J’avais oublié à quel point le goût de tes lippes était grandiose. Je pose l’une de mes mains sur ta joue, je reste à t’embrasser pendant de longues minutes, pour fêter tous ces souvenirs passés que nous avons en commun. J’en profite légèrement pour te pousser à quelques centimètres de moi, pour me détacher de ton étreinte. Je quitte donc tes lèvres et plonge mon regard dans le tien, intense. « Et si on parlait un peu, d’abord ? » Ça ne me ressemble pas. Il en sera sans doute choqué. Moi, refuser une étreinte endiablé avec lui ? Comment cela serait-il possible ? « Que s’est-il passé après mon départ ? Qu’es-tu devenu ? » J’essaie de changer l’atmosphère. Je fuis. Pourtant, je crois que j’en ai envie aussi. Mais pas tout de suite, non. Plus tard, est-ce possible ? Quand exactement ? Je ne sais pas. Juste, plus tard. Je m’éloigne vivement de lui, partant jusqu’à ma cigarette précédemment jetée. Je la ramasse et tire dessus. Elle ne s’est pas éteinte, heureusement. « Et Nutty ? Que devient-il ? Tu le sais ? » J’évite de le regarder. Je ne veux pas que l’envie me submerge. Je ne veux pas être contrôlé par le désir. C’est juste plus fort que moi.
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Jeu 17 Mar - 16:19
/!\ CONTENU SEXUELLEMENT EXPLICITE
UN PEU DE MOI
COULE SUR TA JOUE
Il bande déjà, comme s’il avait régressé au stade adolescent des hormones en feu qui se livre des batailles sanglantes. Il bande, sans même un véritable contact physique, rien que des lèvres entremêlées, rien que leur langue dans un ballet endiablé. Sa présence enivrante, contre lui, enfin, après trop d’années écoulés. Flippy le rend fou, pire que l’alcool, pire que les drogues, pire que l’adrénaline quand les canons et les balles sifflent à son oreille. Il le rend taré, incapable de réfléchir, réduit seulement à ses désirs. Lifty redevient un peu animal, auprès de son frère, bestiole sauvage dont les crocs acérés suffisent à dissuader quiconque cherchant à le dompter. Alors il bande, contre son caleçon dans son pantalon, c’est presque douloureux, tant le sang afflue à son extrémité, tant le tissu comprime son corps étouffé. Mais il ne dit rien, la douleur fait parti du jeu, de leur vilain jeu à eux. La douleur ce n’est que des frissons de plaisir qui n’attendent que de le secouer. Lifty ne dit rien encore, contre ses lèvres, savoure l’instant, se délecte de son odeur. Il est beau Flippy, en chair et en os, encore plus beau que dans ses souvenirs, dans ses photos qu’il a emmenées avec lui à l’armée, pour aider aux nuits solitaires. Lifty voudrait le dévorer tout cru, le ravager contre la porte à même le sol, tout de suite, dès cet instant. Il veut retrouver sa chaleur, l’entendre murmurer des insanités, il veut arracher son plaisir et l’écouter gémir. Et il lorsque ce sera fini, il ne pensera qu’à recommencer encore et encore. Il veut se shooter à son essence, jusqu’à n’avoir que des étoiles dans les yeux, jusqu’au bord de l’overdose. Il veut tout oublier entre ses cuisses, jusqu’à son propre prénom pour le sien qu’il veut gémir sans retenue. Lifty en demande beaucoup, en réclame toujours plus. Puits insatiable qui ne fait que s’approfondir lorsqu’on l’abreuve. Il est si bien contre son frère, il se sent enfin à sa place, enfin chez lui. Les mains partent à l’aventure, palpe chaque courbe, pour en remémorer les formes, s’attardent contre les fesses qu’il aime tant. Il se sent comme une moitié de ces nouveaux couples, incapable de passer quelques heures sans se sauter, quelques minutes sans se toucher, l’un toujours sur les genoux de l’autre, à la limite de l’indécence. Mais Lifty a déjà dépasser les limites, il a franchi les lignes en courant, défoncer tous les murs en passant. Pourtant, il devrait sans doute gagner en pudeur, n’importe qui pourrait les surprendre, l’un dans les bras de l’autre, le surveillant et l’élève, lèvres rouges, vêtements froissés, pantalon déboutonné. Il devrait, mais pas aujourd’hui, pas maintenant, pas après des années sans le voir, sans le toucher, sans le baiser. Il est pire qu’un camé au bord de l’hystérie pour sa dose qu’on lui refuse depuis trop longtemps. Non à cet instant, Lifty se fiche de l’inconnu hypothétique qui pourrait franchir la porte. Il pourrait continuer à faire l’amour à son frère, sans daigner lui porter un regard. Il pourrait jouir en ignorant chacune de ses remarques. Il n’y a que Flippy qui importe, Flippy et sa queue coincé contre le tissu de son caleçon. Et pourtant, l’élan est brutalement arrêté, par ses mains autour de tes poignets. L’esprit est confus, les sourcils se froncent, la bouche s’ouvre pour protester, mais les mots restent bloquer dans la gorge, contre ses lèvres revenues aux tiennes. Flippy a une main sur sa joue, c’est presque tendre, moins sauvage, plus nostalgique. Et puis la séparation, ça devrait être l’occasion pour l’air de bien remplir ses poumons et pourtant, Lifty a soudain l’impression de suffoquer. Il se sent comme un homme trop longtemps perdu dans le désert à qui on vient d’offrir quelques gouttes d’eau tout en laissant pendre la bouteille entière devant ses yeux. Et il n’aime pas ça, Lifty déteste la sensation d’assèchement dans sa gorge, le besoin de revenir contre lui, de le faire sien, comme avant. Il se sent faible d’un coup. Faible de dépendre plus de Flippy que son frère ne dépende de lui. Et pourtant, l’élan est couper encore une fois. Flippy veut parler avant. Les yeux s’écarquillent, les lèvres s’étirent et le rire éclate sans retenue, comme si l’on venait de lui raconter la meilleure blague du monde. Il rit toujours tandis que l’autre continue sa comédie, demande de ses nouvelles et même celle de leur petit frère. Comme si Lifty avait besoin de s’abaisser à ce genre de conventions sociales. Les Thiefdew sont au-dessus de ce genre d’absurdités ils l’ont toujours été, de leur enfance jusque dans les rues. L’esprit embrouillé, sans doute le manque de sang qui circule au sud, ou simplement l’absence d’envie de disséquer le comportement, tenter de comprendre le refus. C’est trop tard déjà, Lifty s’est déjà persuadé qu’il aurait son frère, ici même sur le toit de son école, son nouveau lieu de travail. Alors, il se saisit de la main de Flippy pour la poser entre ses jambes, contre son érection qui à ce stade pourrait presque être de pierre. « On aura tout le temps de parler après, frérot. Je répondrai à toutes tes questions si t’en as envie. Mais tu dois sentir comment c’est dur sous tes doigts et putain, si tu me fais attendre encore un peu, je crois que je vais juste imploser. Ce serait gênant que tu te retrouves recouvert de mes morceaux de chairs explosés. Surtout que tu ne sauras jamais ce que j’ai fait. » Lifty est déjà revenu contre lui, tel le roi en territoire conquis. Le sourire lubrique, alors que ses lèvres descendent de sa bouche jusqu’à son cou. Les doigts caressent la peau sous son haut, courent sur la galbe de ses fesses. Et puis c’est comme une illumination, une explication de son comportement étrange. « Oh j’ai compris, tu es nerveux parce que ça fait un moment que t’as pas écarté les cuisses pour quelqu’un n’est ce pas ? Peut-être même depuis la dernière fois qu’on s’est vu. Non ne me contredis pas, laisse moi espérer au moins. Mais ne t’inquiètes pas, j’irai doucement pour toi, au début. Je vais te détendre, tu vas voir. » Clin d’œil obscène avant que les genoux ne se plient, jusqu’au sol. La tête au niveau de son bassin, contre la braguette déjà ouverte par ses soins. Lifty prend quelques seconde pour savourer son parfum musqué, laissant sa respiration chaude l’envelopper à travers le tissu de son sous-vêtement. Une certaine nervosité qui se glisse au creux de l’estomac. Lui aussi est en sérieux manque d’entrainement. Il ne s’embête pas de cette étape habituellement, préférant largement coincer sa queue dans la gorge de l’autre plutôt qu’inversement. Les premiers coups de langues sont presque timides alors qu’il se saisit du sexe entre ses doigts, pour le faire glisser hors de sa prison de tissu. Et puis, tout lui revient naturellement alors que ses lèvres s’enveloppent autour du membre. Lifty se souvient encore très bien de tous les petits détails qu’il faut, tout ce qui rend fou son frère. Il n’a qu’à s’appliquer à les reproduire, petits coup de langues appuyés au rythme de sons toujours plus obscènes. Il est beau, à genoux sur le sol, concentré sur la queue dans sa bouche, comme une bonne petite chienne en chaleur. Seulement, la chienne n’est qu’un déguisement temporaire et les crocs du loup ne sont jamais bien loin. 

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