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• i hate everything about you.

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Lilithcofonda
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« Appelle le. »

Long silence gênant. Téléphone entre les mains, les yeux rivés sur l’écran tactile, elle fronçait les sourcils, serrait les dents, la rage au ventre. Répondit sur un ton qui se voulait catégorique. Elle était assise sur son sofa, en peignoir de bain. En même temps, on est dimanche et il est l’heure de prendre son petit déj en glandant toute la journée. Alors pourquoi fallait-il que sa meilleure amie lui prenne la tête dès le matin ?

« Non, pas moyen. »

« Si, allez. »

« Je t’ai déjà dit non, Hika, insiste pas, merde. » Lith soupira bruyamment. Têtue comme une mule, Hikari lâchait pas le morceau. Lith non plus, d’ailleurs. La nouvelle Queen se préparait pour sortir. Qui sortait le dimanche, sérieux. Elle devait avoir un mec, enfin probablement. La brune jouait sur son téléphone en l’écoutant d’une oreille distraite. Même si elle adorait Hikari, elle était parfois vraiment chiante, comme toutes les petites sœurs.

« Si, fais un effort, Lith. C’est pas en ruminant ta colère dans ton coin que ça va s’arranger entre vous. Alors met ta fierté de côté pour une fois et appelle Flippy. Il est quand même le père de ta gosse, que tu le veuilles ou pas. Je l’ai d’ailleurs croisé quelque fois dans les couloirs, il a pas l’air d’aller très bien, en plus. »

« Et alors ? J’m’en fous, c’est pas mon problème. »

Hika soupira à son tour et lui mis une tape sur la tête avec la main. « T’es vraiment bornée, tu le sais ça ? Bon j’y vais. On se voit ce soir. Envoie un texto si tu l’appelles, je veux tout savoir. » Et elle tournait déjà les talons sans que la brune ne puisse répliquer, claquant la porte dans son passage. Bornée, Lith ? Non, juste anxieuse. Après tout, comme Hikari le disait si bien, c’était le « père » d’Annabelle. Et accessoirement, le mec à qui elle avait offert sa première fois. Encore une belle erreur dans sa vie, mais ça, Hikari ne le savait pas.

Et puis merde, ça allait pas la tuer de l’appeler. Quoique, envoyer un sms, c’était mieux, en fait. C’était beaucoup plus impersonnel et moins compliqué à faire. Elle tapota sur son téléphone à une vitesse folle. « Salut. Rdv à 14H chez moi. Faut qu’on parle. » et elle appuya sur envoi sans se soucier du reste. Fallait qu’elle se prépare un peu, quand même. Elle sauta dans la douche, y resta au moins une bonne heure à réfléchir au comment elle allait accueillir Flippy.

Finalement en sortant elle se vêtit d’un simple jean et un t-shirt trop grand pour elle, vestige du passage de Reiji dans sa vie. Elle ne prit même pas la peine de se maquiller mais se brossa les cheveux, sinon ça allait être l’enfer après. Il devait être aux alentours de 13H55 quand la sonnette de appartement retentit. Marchant d’un pas lourd, elle ouvrit la porte lentement, sans motivation, ni sourire aux lèvres. Elle aurait aimé dire « Non en fait c’est bon, tu peux partir, je te déteste à mort. » mais se retenu et le fit entrer d’un signe de tête. Fallait qu’elle se fasse une raison. Mais la colère qui rongeait ses entrailles depuis ce fameux jour ne partait pas. Et il allait en faire les frais, qu’il soit d’accord ou pas.

« Tu veux un truc à boire ? Ça fait longtemps. » déclara t-elle sur ton ton morne, sans émotions. C'était à contre-cœur qu'elle l'avait invité, alors elle ne ferait pas d'efforts pour être sympathique avec lui. Après tout, il avait gâché l'avenir de Lith, ce connard. Il n'avait jamais été là pendant la grossesse, préférant prendre la fuite qu'assumer ses actes. Alors elle lui ferait payer cher et ce pour le restant de ses jours.
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Dim 3 Jan - 23:46
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Si vous saviez toutes les erreurs que j’ai pu faire dans ma vie. Je ne sais même si je pourrais avoir le temps de toutes les compter. Ou du moins de faire le compte de celles dont je me souviens encore. Rien que lorsque j’étais gosse, j’en ai faites des belles. Avec mes frères, nous étions les terreurs du quartier. Enfin, plus Lifty et moi. Nous ne faisions qu’emmener Nutty dans nos aventures et il nous aidait uniquement quand nous avions besoin d’une troisième paire de mains. Quand j’y pense, ce temps me semble vraiment l’âge d’or. Si seulement je pouvais y revenir… Et ne pas faire face à toutes les horreurs que la vie peut m’offrir. J’ai toutefois semé tout ça. Et je les ramasse aujourd’hui, les fruits de ma violence, de mon irresponsabilité, de ma soi-disante liberté. Je me suis montré trop immature. Mais j’étais jeune, non ? Et tous les jeunes font des erreurs du genre, non ? Non ? Ou alors, juste certaines, hein ? Mais qu’y puis-je ? Je n’ai pas choisi ma personnalité. Je n’ai pas choisi mon comportement. Ma psychologie. Ma mentalité. Mon vécu m’a ainsi forgé. Je n’ai pas eu mon mot à dire. Et si j’avais pu être autrement, qu’est-ce que ça aurait changé ? Il y aurait sans doute eu quelqu’un d’autre pour faire mes erreurs, non ? Alors, d’un côté, il valait mieux que ça tombe sur moi, je suppose.

On dit que le destin est tracé dès la naissance. Que l’on ne fait que suivre un chemin prédéterminé. Que tourner à droite, à gauche, aller tout droit ou reculer, tout ça est déjà décidé avant même que l’on ne vienne à faire le choix. Que le libre-arbitre n’est là que pour nous faire douter de notre condition d’esclave. Esclave du temps. Esclave de la vie. Esclave de la mort. Que croire ? Ça pourrait être une très belle excuse de se mettre à penser ce genre de choses. On doit assumer les choix que l’on faits. Mais si on n’a pas le choix, alors ? Que doit-on assumer ? Ou qui doit l’assumer à notre place ? Et si tout est déjà instauré d’avance, qui en a décidé les détails ? J’aimerais bien savoir la réponse de ceux qui pensent de cette manière. Moi ? Je reste neutre sur le sujet. Vivre est déjà bien assez difficile comme ça, alors pourquoi réfléchir à des choses aussi farfelues ? Pourquoi monter de telles élucubrations ? Ça ne sert tout simplement à rien. Ils feraient mieux de trouver un moyen de rendre le monde meilleur. Même si c’est chose purement impossible.

Le téléphone se met à vibrer. Il est quelle heure ? Je dors encore ? Enfin, dormais. J’attrape mon portable, ou je tente. Il tombe. Tant pis, je regarderai plus tard. Je me lève en silence. La pièce est sombre, quelqu’un est toujours là. Cette chambre est faite de marmottes, faut croire. Routine matinale, douche bien chaude. Il y avait du monde. Quel jour sommes-nous ? De retour dans la piaule, je m’habille en vitesse et ramasse mon cellulaire. J’en profite d’ailleurs pour regarder l’heure et la date. Dimanche. Donc pas cours. 10h10. Suis-je resté longtemps sous l’eau chaude ? Ou à attendre une place ? Non, les mecs se sont limite dégagés à mon passage. Que des poules mouillées. Un message. De…. Lilith ? Un pincement au cœur. Que me veut-elle ? Je pensais qu’elle avait supprimé mon numéro. Surtout après tout ça… « Salut. Rdv à 14h chez moi. Faut qu’on parle. » Damn.

J’y ai pensé toute la matinée. Vraiment. Le stress a même eu le temps de s’installer. Lilith qui veut me parler. Des reproches, sans doute. M’engueuler. Me dire à quel point j’ai ruiné sa vie. Elle sortira peut-être un couteau pour me le planter dans l’estomac. Et… Je crois que je pourrais me laisser faire si elle décidait de le faire. Sur le chemin, je me prends un sandwich. Je n’ai encore rien mangé. Et je me vois mal venir chez elle et lui demander de la bouffe. 13h20, je suis déjà devant le bâtiment où elle vit. Trop en avance. Je sors une cigarette. J’ai largement le temps de fumer. Puis, je dois évacuer mon stress. Une bonne clope ne peut que me faire du bien. La rue est déserte. Les gens ne doivent pas sortir le Dimanche, ici. Ou alors, ils ont tous fait la teuf la veille et ils ont la gueule de bois. Je fume en deux deux, puis me décide à monter. Elle est à quel appartement, déjà ? Merde. 13h40, je redescends. Il y a les noms sur les boîtes à lettres, non ? Alors autant regarder. Appartement 204, donc. Lilith Natsume & Hikari Yorushita. Hikari, huh ? J’crois qu’elle fait parti des personnes à qui j’ai faites du mal. Mais je suis plus trop sûr.

13h55. Cela fait plusieurs minutes que je fixe la porte. Il faudrait peut-être penser à frapper, non ? Elle ne saura pas que tu es là, sinon. Et tu n’as pas à lui poser de lapin. Surtout pas toi. Je prends mon courage à deux mains et toque. Lilith ouvre la porte. Damn, elle a un air pitoyable. Mais c’est sans doute parce que je suis là. Elle me fait signe d’entrer. Je m’exécute en silence. Que suis-je censé lui dire ? À notre dernière conversation, je lui ai annoncé que je reniais l’enfant. Que je n’allais pas assumer mon rôle de père. Qu’elle aurait pu avorter. Que j’aurais même payé pour ça. Que je ne voulais pas être pris pour responsable, juste pour un coup d’un soir, en plus. Et fortement alcoolisé, qui plus est. « Tu veux un truc à boire ? Ça fait longtemps. » Ses phrases mettent du temps à arriver au cerveau. Je reste en plan au milieu de la pièce. I just can’t process. Le chargement ne va pas jusqu’au bout. Je regarde autour de moi. L’enfant n’est pas là, bien sûr. Tu t’attendais à quoi, connard ? Elle t’a dit dans un de ses derniers messages qu’Annabelle était chez son père. Et tu ne lui avais même pas répondu. « Je ne prends rien à boire. » Je ne veux pas qu’elle gaspille des boissons pour quelqu’un comme moi. À dire vrai, je n’ai même pas envie de m’attarder ici. Qu’elle subisse ma présence le moins de temps possible. « De quoi voulais-tu parler ? » Je la fixe. Mon visage n’exprime rien du tout. J’essaie de rester le plus neutre possible.
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Lun 4 Jan - 7:50


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Hikari est une menteuse. Pensait Lith en fixant Flippy longuement, de long en large et en travers. Il avait l’air d’aller plutôt bien, du moins il ne semblait pas au bord du suicide, donc sa meilleure amie lui avait menti. Il refusa son offre et elle fronça les sourcils pour la énième fois de la matinée. Elle qui essayait de se montrer polie et respectueuse, il la rejettait encore. Comme cette fois où il lui avait annoncé de but en blanc qu’il ne se sentait pas capable d’assumer son role de père et avait pris la fuite sans se préoccuper du reste. Qu’il serait même prêt à payer pour qu’elle avorte. Le flot d’insultes qui avaient suivies était sûrement un des derniers messages qu’elle avait échangé avec lui.

Pourquoi elle avait gardé son numéro, quelle idiote. Les souvenirs remontèrent lentement et amèrement jusqu’à son cerveau. Elle se rappellait encore son toucher délicat, son souffle saccadé  et chaud au creux de son cou. Ses doigts qui parcouraient lentement sa peau hâlée et la voix rauque de ce soir-là, lui murmurant que tout irait bien. Que ça lui ferait du bien, même. Si seulement elle n’avait pas cédé à ses avances, rien de tout ceci ne serait arrivé.

Puis il coupa court aux pensées de Lith et lui parla sur un ton monotone, comme un robot, froid et sans expression sur le faciès. « De quoi voulais-tu parler ? » Comment pouvait-il être sans émotions alors que Lith, elle était vraiment nerveuse, à tripoter le t-shirt trop grand qu’elle portait. Enervée aussi, évidemment. Avec cette envie dévorante de lui mettre un poing en pleine face, histoire de lui faire comprendre que ses actes avaient gâchés sa vie pour le restant de ses jours.

Elle lâcha un long soupir en haussant les épaules et se dirigea vers le comptoir de sa cuisine. D’accord, il ne voulait rien à boire, mais rien n’empêchait Lith de se servir un verre ou deux. L’alcool coula donc dans le verre dans un silence morbide. Elle avait remarqué qu’il avait détaillé les lieux en arrivant. Que cherchait-il de la sorte ? Annabelle ? Partie depuis bien longtemps avec le vieux de Lith, elle lui avait même dit par texto, mais il n’avait jamais répondu. Connard.

« On m’a dit que tu allais mal, je voulais juste en avoir le cœur net. Mais tu n’as pas l’air sur le point de mourir, donc on peut dire que ça va. » répliqua t-elle en buvant cul sec son verre et le posant dans l’évier, lui tournant le dos, le regarder étant décidément trop dur pour le moment.

Il pouvait donc repartir et continuer à nier sa paternité, elle s’en foutait, désormais. Elle avait bien compris qu’il n’assumerait jamais, peu importe combien de fois Lilith lui demanderait. Il avait décidé de fuir ses responsabilités, très bien. Mais rien n’empêchait la belle brune de le faire souffrir en lui parlant de la petite, de lui rappeller combien par sa faute et uniquement sa faute elle était devenue mère.

« Annabelle a fêté ses 1 an la semaine dernière, au cas-où ça t’intéresserait. Je ne l’ai pas vue depuis très longtemps, maintenant. Mon père refuse de me laisser la voir, parce qu’il considère que je suis incapable de m’occuper d’elle. Elle ne sait probablement pas que j’existe. Déjà qu’elle n’a pas de père, maintenant elle n’a plus de mère non-plus. » déclara t-elle froidement, sans lui jeter le moindre regard, occupée à faire sa vaisselle avec la rage au ventre. Elle était au bord des larmes, serrant les dents pour s’en empêcher. Pas moyen qu’elle perde la face devant Flippy.
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Lun 4 Jan - 22:50
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Comment ne pas haïr un monstre ? Lui qui est le fruit de tout ce qui pourrait nous dégoûter, nous repousser ? Lui qui rassemble tout ce qui nous fait peur, nous fait fuir ? Lui qui n’est que la représentation des émotions les plus mauvaises, les plus douteuses ? Lui qui n’est que l’incarnation des vices les plus lugubres, des péchés les plus obscurs ? Mon regard se perd autour de moi. Son appartement me semble misérable. Sans doute parce qu’avant d’arriver à Sei je vivais dans le luxe. Je ressens à la fois du regret. Et rien. Après tout, je n’ai que partagé une nuit avec cette fille. Et rien d’autre. Un crépuscule m’a suffit à ruiner deux vies. Dont une innocente. Devrait-on le mettre dans le guinness book des horreurs ? Pourrais-je y avoir ma place ? En tout cas, je devais sans doute déjà faire parti des existences les moins voulues dans ce monde. Quelle nuisance, hein ? N’avais-je donc semé aucun bonheur sur mon passage ? Il faut donc croire que non. Non, je n’ai vraiment jamais rien fait de bien dans ma vie. Et le pire dans tout ça, ou ce qui fait parti du pire ? C’est que je n’avais presque aucun souvenir de cette fameuse nuit avec elle. Juste le réveil à ses côtés au matin.

Lilith part dans la cuisine et se sert un verre d’alcool. Peut-être aurais-je dû accepter ? Je pense qu’une bouteille m’aurait grandement fait du bien, en fait. Je pourrai toujours me bourrer la gueule après ce moment extrêmement déplaisant… Ou pas. Je ne veux pas reproduire les mêmes erreurs. Même si je serais prêt à en prendre les responsabilités, cette fois. Le silence entre nous se fait de plus en plus pesant, voire irrespirable. Mais que dois-je lui dire ? « On m’a dit que tu allais mal, je voulais juste en avoir le cœur net. Mais tu n’as pas l’air sur le point de mourir, donc on peut dire que ça va. » Sans doute parce que je ne montre jamais comment je vais. Flippy, aller mal ? Ahah. Oui, c’était nouveau. J’étais toujours bien, avant. Ou, quand j’allais mal, je trouvais vite quelque chose à faire pour me remonter moi-même le moral. Un cul à tabasser, un orifice à défoncer. Peu importe m’allait. Mais aujourd’hui ? J’avais beaucoup trop de choses qui me pesaient sur la conscience. Et Annabelle faisait partie de ces pensées. « Annabelle a fêté ses 1 an la semaine dernière, au cas-où ça t’intéresserait. Je ne l’ai pas vue depuis très longtemps, maintenant. Mon père refuse de me laisser la voir, parce qu’il considère que je suis incapable de m’occuper d’elle. Elle ne sait probablement pas que j’existe. Déjà qu’elle n’a pas de père, maintenant elle n’a plus de mère non-plus. »

Je peux respirer la haine émanant d’elle. La méchanceté dans ses paroles. La peine d’être loin de sa fille. La rage de ne pas pouvoir la voir grandir. Cela fait donc déjà un an ? Je mords ma lèvre. Que dire ? En espérant ne pas la braquer ? « Je ne suis qu’un irresponsable, je le sais. » Au moins, autant commencer par lui donner raison. Mais est-ce que ça arrangera les choses ? Très franchement, j’en doute… Je n’ose pas bouger de mon emplacement. Je n’en ai pas l’autorisation. Je mets mes mains dans mes poches. Je joue avec ce que je trouve à l’intérieur. Le temps passera peut-être plus vite de cette manière. « Est-il encore temps de me racheter ? » Peut-être ne me croira t-elle pas. Mais au point où j’en suis, hein. Surtout que je suis assez honnête en demandant ça. Quand bien même, sans mentir, je n’ai toujours pas l’envie d’être père. Non, le courage plutôt. Comment être un parent lorsque l’on n’a même pas eu d’exemple ? Ça me paraît tout bonnement impossible. Je ne prends pas la peine de lui demander comment elle va. C’est beaucoup trop voyant. « Je peux toujours remplir les papiers pour la reconnaître. » Je laisse un petit temps de pause. « Et pour te verser une pension, également. » Je pense qu’elle le prendra mal. Ou plutôt, je l’espère ? Je ne sais vraiment plus quoi faire de moi.
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Ven 8 Jan - 16:09


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Lith avait beau frotter cette tache sur l’assiette qu’elle tenait entre les mains, ça ne voulait pas partir, malgré les efforts déployés. Un peu comme cette blessure saignante dans son cœur à cause de Flippy. Elle avait pourtant essayé de nombreuses fois d’oublier, en buvant jusqu’à l’ivresse mais à chaque fois, c’était pire. Les souvenirs lui revenaient comme un coup de couteau en plein estomac et ne cessait de lui pourrir la vie. Elle faisait même des cauchemars de cette fameuse nuit. Pas qu’elle regrettait la naissance d’Annabelle, loin de là, ça avait été une expérience plutôt intéressante. Mais elle aurait préféré tomber enceinte de quelqu’un d’autre que lui, tout simplement.

Il avait nié la paternité, était parti on ne sait où et avait toujours laissé Lilith sans nouvelles. Il n’avait jamais été là pour les échographies, pour les rdv flippants chez le gynéco, pour toutes ces fois où elle pleurait à même le sol sans aucunes raisons, hormones obliges. Alors bordel de merde, qu’est-ce qu’il racontait comme conneries encore ? Elle lâcha violemment l’assiette dans un fracas et se retourna vers Flippy, gardant toujours cette certaine proximité. Ses mains n’étaient même pas sèches, mais qu’importe. Un peu plus proche et elle l’écorchait vif, ce bâtard. Le ton monta, sans qu’elle puisse se contrôler. Après tout, c’était de sa faute si elle était dans cet état lamentable.

« Tu te fous de moi là ? »


C’était sans doute stupide comme question, parce qu’elle ignorait s’il était sérieux ou non, au final. Mais pourquoi après un an sans nouvelles chercherait-il maintenant à se racheter auprès de la brune ? « Tu penses sérieusement que c’est maintenant qu’il faut venir demander pardon ? »

Elle parlait de plus en fort, les poings serrés, le faciès coléreux. Elle allait enfin pouvoir mettre les points sur les i avec lui. Sans doute que cela la soulagerait d’un poids, ou non. Elle continua donc sur sa lancée, se fichant de crier et des voisins qui pourraient l’entendre.

« Où t’étais tout ces mois, quand j’étais au bord du gouffre ?! T’as jamais été là pendant la grossesse ni l’accouchement et maintenant tu veux reconnaître ton enfant ? Me donner une pension ? Jouer au père parfait ?! »

Elle explosait. Toute sa rage découlait dans ses mots et le sang bouillonnait à travers ses veines. Elle aurait tellement aimé que ce soit lui qui parte définitivement au lieu de Reiji. Se calmant un peu, le souffle court et saccadés, Lilith pleurait à chaudes larmes. Tant pis, après tout elle en avait envie depuis un sacré bout de temps, de pleurer.

« Je n’attends rien de toi depuis longtemps, Flippy. Tu m’as déjà donné une raison de te haïr, ne vient pas en rajouter encore. C’est ridicule. » conclu t-elle entre deux souffles, le visage rouge de colère, frottant ses yeux pour essuyer les larmes qui ne cessaient de couler. « J'ai besoin d'un autre verre. » marmonna t-elle entre ses dents, cherchant du regard son verre et la bouteille d'alcool.
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Mar 12 Jan - 3:42
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Je ne sais pas quoi lui dire d’autres. À dire vrai, dans ma tête, je n’allais juste jamais la revoir de ma vie. En même temps, pour quelle raison aurait-elle aimé de nouveau me rencontrer ? À part pour mettre fin à ma vie, pour se venger. Mais… Au fond de moi… Je crois qu’un beau jour je serais venu jusqu’à elle de moi-même. Dans l’espoir de voir Annabelle. Certes, son père l’avait avec lui. Mais je suis sûr qu’il ne la gardera pas non plus à vie. Juste le temps que Lilith puisse subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille. Et je peux y aider, non ? D’après les lois, je peux toujours reconnaître l’enfant. Alors tout peut s’arranger, non ? Il faudra juste qu’elle l’accepte… Et je ne sais même pas si une telle chose est possible… Mes yeux dérivent toujours le long des murs. J’essaie au mieux de ne pas la regarder. Je ne veux pas la mettre encore plus mal à l’aise. Je ne veux en fait pas augmenter mon propre mal-être. Quel égoïste. Tu ne changeras donc jamais, Flippy ? Ahah… Elle lâche ce qui semble être une assiette qui s’éclate brusquement contre le sol, ses milles morceaux se répartissant partout. Et elle se tourne. De la rage. Que de la haine. Elle hausse le ton. « Tu te fous de moi là ? » Pourquoi ne peux-tu pas me croire ? Ah, question idiote. J’ai brisé sa confiance avant même de l’avoir gagnée. En l’abandonnant alors qu’elle avait plus que tout besoin de moi. Elle voulait garder la gosse. Et quand bien même je ne voulais pas être Père, j’aurais dû assumer et rester avec elle. Au moins jusqu’à la naissance. Et lui donner des pensions pour le reste du temps qui était à venir. Mais c’était trop pour le lâche que j’étais. Beaucoup trop. « Tu penses sérieusement que c’est maintenant qu’il faut venir demander pardon ? » Bien sûr que non. Et je ne le sais que trop bien.

Je la fuis toujours du regard. Ça doit sans doute lui être énervant. Je n’y peux toutefois rien. J’avoue ne jamais avoir pu supporter que l’on m’engueule. Et pourtant, je l’ai tant de fois mérité dans ma vie. Elle continue, hurlant presque toujours plus. « Où t’étais tous ces mois, quand j’étais au bord du gouffre ?! T’as jamais été là pendant la grossesse ni l’accouchement et maintenant tu veux reconnaître ton enfant ? Me donner une pension ? Jouer au père parfait ?! » Les larmes saccagent son visage. Elle a craqué. À cause de moi. Combien de personnes vas-tu encore faire souffrir, Flippy ? Ne peux-tu donc pas répandre un peu de bonheur autour de toi ? Il semblerait que non. J’essaie toujours autant de rester calme. Respirer lentement. Penser un peu à autre chose. Ne pas craquer à mon tour. Compter de sept en sept par ordre décroissant à partir de mille. Mille. Neuf cents quatre-vingt-treize. Neuf cents quatre-vingt-six…. « J'ai besoin d'un autre verre. » Dit-elle en dernier avant de se retourner à la recherche d’alcool. J’arrête dans mon décompte. Je la prends de vitesse et lui sers vite fait un verre de la bouteille déjà sortie. « Vu l’état dans lequel tu es, je ne veux pas que tu prennes le risque de te faire malencontreusement mal. » Je regarde le sol, toujours noyé par les débris de l’assiette. « Surtout vu le désastre sous nos pieds. » Je la force, sans être trop brutal, à s’assoir sur le canapé trônant dans la pièce, lui donnant ensuite le verre rempli. J’en profite également pour m’en servir un, finalement. Je ne peux pas m’en empêcher. J’en ai vraiment besoin. Cul sec. Puis je me tourne vers elle. « Écoute, Lilith. Je sais parfaitement que j’ai fait le con et que tu m’en veux. Mais là, je suis absolument sérieux. » Je me mets à genoux devant elle. Je ne pense pas avoir le droit de me mettre à ses côtés.

Je suis décidé. Je vais essayer de tout lui dire. Je vais essayer de faire les bonnes choses. De prendre les bonnes décisions. Ça devrait me changer de d’habitude, ahah. Je la fixe. J’essaie de paraître le plus sérieux possible. Quand bien même c’est plutôt compliqué. « Je ne suis pas là pour jouer le père parfait. J’ai merdé. Maintenant, je viens ajuster le tir, tout simplement. » Et le mauvais jeu de mots qui n’est même pas intentionnel. Espérons qu’elle ne le remarquera pas. Ou qu’elle ne le prendra pas mal. Mais avec Lilith, on ne sait jamais, hein ? « Je veux faire ce qu’il y a de mieux pour Annabelle. Ce que je n’ai pas pu faire avant. » Je prends de grandes inspirations avant chaque parole. Avant chaque phrase. C’est dur pour moi. Mais je dois le faire. Je veux le faire. « Avec ton accord, je vais demander à signer les papiers pour reconnaître notre fille. » J’insiste bien sur le fait qu’elle soit de nous deux. Pour lui montrer que je ne la renie plus. Pour montrer mon honnêteté. « Je ne demanderai pas une garde partagée. Je ne demanderai pas à ce qu’elle ait mon nom. Je ne demanderai pas à la voir très souvent. Rien de tout cela. » Parce que je ne le mérite pas. Et parce qu’elle le refuserait très certainement. « Je veux que notre fille ait le meilleur avenir possible. Et pour cela, je sais qu’elle doit rester à tes côtés. » Je ne sais pas si je m’exprime de manière assez précise. Espérons que ce soit le cas. « Alors avant de refuser pour la simple raison que je suis la pire personne qui soit en ce monde, je veux que tu réfléchisses à ce qu’il y aurait de mieux pour Annabelle. » Je baisse un peu le regard. « S’il te plaît. »
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Dim 17 Jan - 4:40


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Les larmes brouillaient sa vue et elle cherchait désespérement sa bouteille du regard à travers l’appartemment, ignorant Flippy dans un premier temps. Elle s’était pourtant promis de ne pas craquer devant lui mais tant pis, maintenant c’était fait et elle devait assumer cette grosse perte de contrôle. Rêvassant, le jeune homme la prit de court en la forçant à s’asseoir dans le sofa et en lui servant lui-même un verre. Il pouvait être gentil, par moments. Mais elle ne tomberait plus dans le panneau, plus jamais. Les hommes restaient tous les mêmes, après tout. Buvant son verre cul sec, elle le reposa sur la table basse sans un bruit. ll fit de même, ce qui étonna la jeune femme car quelques minutes auparavant il avait clairement refusé son offre, ce qui lui fit froncer légèrement les sourcils. Elle pleurait toujours, reniflant de temps à autres et frottant ses yeux rougis avec son t-shirt.

Il s’approcha, presque intimidé pour x raisons. Le regard fuyant, Lith cherchait à l’ignorer, mais quand il se mit à genoux face à elle, elle n’eut pas d’autre choix que de le regarder droit dans les yeux. Première fois qu’elle le voyait dans cet état. C’était presque aussi lamentable que celui de la jeune femme qui ne cessait de pleurer son chagrin. Elle écouta attentivement chaque phrase, chaque mot qui sortaient de ses lippes sans réaliser sur le coup. Il était en train de s’excuser, de dire à quel point il était désolé. Il la supplia même de réfléchir à ce qui était le mieux pour « leur » fille. Et elle percutait enfin. Il était sincère, du moins elle le ressentait comme ça. Mais ça paraissait tellement gros que Lith avait toujours du mal à l’accepter, ne sachant plus quoi penser. « Pourquoi est-ce que tu viens me dire tout ça maintenant, Flippy ? » Répondit-elle en murmurant. Elle ne cherchait pas spécialement de réponses, elle les avaient déjà eues cinq secondes auparavant. Mais ça restait perturbant, presque irréel.

Malgré ses excuses, malgré son regard baissé vers le sol, Flippy restait Flippy et c’était terriblement choquant de le voir si… faible ? Fragile ? Elle ne l’avait jamais vu dans un état pareil. Peut-être qu’il avait changé, après tout ce temps. Elle esquissait un semblant de sourire et ne pleurait plus. « J’accepte que tu reconnaisses la paternité. Mais c’est un peu tard maintenant, on ne verra plus jamais Annabelle. » Elle ne mesurait pas ses paroles, elle ne faisait que dire la vérité, bien qu’elle soit vraiment blessante et triste. « Mon père a décidé de la prendre et de l’élever, je t’avais envoyé un sms pour t’avertir. Tu n'as jamais répondu. »

Elle soupira légèrement, posant une main libre sur le sommet de la tête de Flippy, lui caressant doucement les cheveux, comme une mère ferait avec son fils. Après tout, il restait plus jeune que Lith et elle se sentait responsable de lui, dans un sens. Reprit la parole, toujours un petit sourire au bout des lippes. « Il n’a jamais été là pour moi, je sais que je ne peux même pas l’appeler papa vu qu’il ne m’a pas vue grandir. Mais je sais aussi qu’elle aura le mieux qu’on puisse offrir à un enfant. Il me l’a promis et je sais qu’il le fera. C’est pas le genre d’homme qui donne sa parole pour du vent. » Bizarrement, elle se sentait beaucoup mieux, comme libéré d’un sacré poids qui tenait sur ses épaules depuis tout ce temps. « Merci d’être revenu pour t’excuser, Flip. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu disparaisses de la ville d’un coup ? Si tu veux bien me raconter, je suis toute ouïe. » Et elle était sincère, lui faisant un petit signe de tête pour lui dire de s’asseoir à ses côtés, plutôt que rester sur le sol comme ça. Jetant un rapide coup d'oeil à la vaisselle cassée sur son plancher, elle soupira. « Hikari va me tuer, c'était son assiette préférée. » Elle voulait juste détendre l'atmosphère, parce que mine de rien, c'était vachement déprimant de s'engueuler à tout bout de champ.
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Lun 18 Jan - 23:09
Maybe is it finally time to make things right



Du plus loin que je ne me souvienne, je ne me suis jamais senti concerné par les autres. Il y avait mon monde. Et c’était tout. Et tant que je n’étais pas touché par les problèmes d’autrui, alors je n’en avais que faire. Ou plutôt, tant que je n’y étais pas au centre, cela ne me regardait en rien. Mais aujourd’hui, je fais des efforts pour avoir ce que les autres appellent l’empathie. Et c’est parfois plutôt difficile. Dans le sens où ça peut me mettre assez mal. Mais je me dis que mon traitement doit fortement y aider. Après tout, il me semble qu’y a des trucs un peu correspondants marqués sur la notice dans les effets secondaires indésirables. En plus des risques rares mortels, ahah. Enfin, comme tous les médicaments, quand on y pense. Il faut l’avouer, voir Lilith en pleurs ne me laisse pas plus indifférent que ça. C’est dire à quel point j’ai déjà changé. Mais, si Annabelle n’était pas concernée, est-ce que je me sentirais plus concerné que ça ? Ou est-ce que je resterais de marbre face à son état ? Pour le moment, je ne le saurais sans doute pas.

Elle stoppe enfin ses larmes. Je ne la regarde toujours pas, mais je me mets à espérer qu’elle sourit enfin. Que le soleil à remplacer la pluie, sur son visage. « J’accepte que tu reconnaisses la paternité. Mais c’est un peu tard maintenant, on ne verra plus jamais Annabelle. » Il n’y a donc rien à faire pour la récupérer ? Je pensais pourtant que si la mère avait les ressources nécessaires, elle était en droit de réclamer son enfant. Normalement, c’est ainsi que cela fonctionne, non ? « Mon père a décidé de la prendre et de l’élever, je t’avais envoyé un sms pour t’avertir. Tu n'as jamais répondu. » Je le sais bien… Que je n’ai jamais répondu à ce sms… Au moment où je vais pour relever mon regard, je sens sa main se poser sur mon crâne, commençant à doucement caresser ma chevelure verte. C’est fou comme ses intentions envers moi ont changé. Et ce, en quelques instants à peine… Ne m’en veut-elle plus ? Déjà ? « Il n’a jamais été là pour moi, je sais que je ne peux même pas l’appeler papa vu qu’il ne m’a pas vue grandir. Mais je sais aussi qu’elle aura le mieux qu’on puisse offrir à un enfant. Il me l’a promis et je sais qu’il le fera. C’est pas le genre d’homme qui donne sa parole pour du vent. » Je reste muet. Si elle lui fait confiance, je devrais aussi le faire, non ? Surtout si elle affirme qu’Annabelle aura une belle vie… Puis, rien ne nous empêchera d’aller quand même la voir, non ? Euh… ? Viens-je juste d’annoncer mon envie de la voir ?

Je secoue un peu la tête pour chasser mes pensées un peu étranges, tandis qu’elle finit de parler. « Merci d’être revenu pour t’excuser, Flip. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu disparaisses de la ville d’un coup ? Si tu veux bien me raconter, je suis toute ouïe. » Elle n’a aucune raison de me remercier par rapport à ça, j’aurais dû le faire bien plus tôt. Même si je n’avais pas encore le mental pour l’accomplir… Et ? Hein ? Elle veut que je lui partage une partie de ma vie ? Cela me semble assez impossible, d’un seul coup. Certes, je l’ai déjà fait avec Yukio, mais c’est un cas particulier. Et, en même temps, je n’avais pas tant le choix que ça. « Hikari va me tuer, c'était son assiette préférée. » Ah, l’assiette. Avant toute chose, je me lève et cherche un balai. Une fois trouvé, je m’en sers pour rassembler les débris de porcelaine dans un coin de la cuisine, laissant l’outil à côté pour ne pas les oublier et, surtout, pour ne pas les ignorer et marcher malencontreusement dessus. Je vais également reprendre le verre de Lilith et lui ressers un coup, puis j’en attrape un second pour moi et fais de même. Je reviens ensuite jusqu’à elle et lui donne sa boisson, tout en m’asseyant à côté d’elle.

Par où commencer, hein ? Je ne sais même pas ce que je peux exactement lui dire. Depuis l’histoire de Tora et d’Annabelle, je n’avais que touché le fond. Mais je commence enfin à revoir un peu la surface, je crois. « Je vois un psy depuis un bon moment. » Ça en dit déjà beaucoup sur moi, je crois. Puis, je n’ai pas très envie de lui avouer que si j’avais disparu de la circulation, c’était à cause d’une dépression. Puis que j’avais pété un câble et démoli une salle, ainsi que trop d’élèves. Mais que mes parents avaient donné un pot-de-vin très conséquent afin que je puisse rester à Sei jusqu’à la fin de ma scolarité. Non, je ne me vois pas lui dire tout ça. Surtout que je n’ai pas non plus envie de me faire passer pour une victime. Parce que je n’en suis pas une. « Et on a changé mon traitement, aussi. » Je lui lance un petit regard, avant de le reposer sur mon verre d’alcool. « Pour ma maladie, je ne sais pas si je t’en avais parlé, ahah. » Je ne sais plus grand-chose, à dire vrai. Après, je pense que je peux lui laisser poser des questions plus précises, histoire que je ne m’égare pas trop. « Mais toi, tu as réussi à remonter un peu… ? » Demande-je, quand même un peu inquiet.
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Dim 20 Mar - 8:55


i hate everything about you.
Flippy n’avait jamais été du genre éloquent concernant sa vie privée ou son passé. Il n’avait jamais été quelqu’un de bavard, de toute manières. Même ces fois où ils étaient complètement ravagés par l’alcool et autre substances illicites dans leurs corpss respectifs, il ne s’était jamais confié sur quoique ce soit le concernant. Oui, les rumeurs à l’époque le décrivait de façon peu glorieuse, lui inventant toutes sortes de vies farfelues, mais Lith n’en avait jamais cru un seul mot. Tout ce qui sortait de la bouche des autres n’étaient que tissu de mensonges, des jaloux prêts à tout pour discréditer le jeune homme et lui faire une sale réputation.

Elle en avait l’habitude, de ces gens là. Mais ce qu’il venait de confier fit l’effet d’une bombe pour Lilith Natsume. Le fait de voir un psy, non, elle-même avait déjà eu recours à ces voleurs de fric quand elle eut Annabelle et ce baby-blues agaçant. Mais une maladie, ça, elle ne s’y attendait vraiment pas. Lui, malade ? Lui qui s’était fabriqué une réputation sanguinaire au sein de l’établissement ? Lui qui semait le chaos sur son passage ? Non, impossible. Elle avait du mal à le croire, mais vu son ton sérieux et son faciès, il ne plaisantait pas.

Les questions ne cessaient d’affluer dans la tête de la brune. Quel genre de maladie pouvait-il bien avoir ? Elle lui avait toujours trouvé un petit côté un peu fou-fou, mais pas à ce point. Le contenu du verre qu’il venait de lui servir fut expédié d’une traite au fond de son gosier et ses prunelles se posèrent sur le jeune homme, pour la énième fois de la journée. « Je dois dire que je suis assez surprise.. » Elle marqua une légère pause, posant son verre sur la table basse et repris, plutôt grièvement . Les pleurs avait vite laissé place à l’interrogation. A cette envie maladive de savoir. De comprendre. Le doute s’installait également. « On m’a toujours dit que tu avais quelque chose qui tournait pas rond chez toi, mais pas que tu étais malade. C’est grave ? Annabelle risque de l’avoir ? » Oui, sa fille passait avant tout. Sa santé était une des choses qui préoccupait le plus Lilith. Si jamais il lui arrivait quelque chose, elle ne sait pas du tout comment elle réagirait. Elle croisa les bras sur sa poitrine qui se dessinait sous ce tshirt trop grand. Sans doute avait-elle été trop brusque dans ses paroles. Comme toujours, en fait. « Excuse-moi Flippy. Ca me parait tellement … improbable tu vois ? Je n’aurais jamais imaginé une seule seconde que tu puisses être malade. Toutes ces fois où on se voyait, tu semblais en forme. Prêt à conquérir le monde. »

Se resservant un verre, elle observait le jeune homme de haut en bas, comme pour deviner ce qui n’allait pas chez lui. Était-ce mental ou physique, sa maladie ? « Moi ? On fait aller. Depuis que j’ai fini les cours j’essaye de mener ma barque du mieux que je peux. Actuellement je chante dans un bar, pas très loin d’ici. Ça fait pas de moi une superstar c’est sûr, mais ça m’aide à payer mon loyer, quoi. » Sirotant son verre tranquillement, elle esquissa un semblant de sourire à son encontre. « Je n’ai jamais aimé parler de moi, tu le sais bien. Mais ça me fait quand même plaisir de te voir, ‘fin voilà. » Ok, ce n’est pas le moment de rougir, Natsume. Efface ce sourire niais de ton visage, il t’a quand même foutu en cloque et t’a abandonné. Elle arrêta de parler, se contentant de rougir de plus belle et de boire son verre. Tout ça, c’était la faute de l’alcool. Fallait vraiment qu’elle arrête cette merde et tout de suite. Avant de se retrouver à faire un deuxième gosse avec lui.

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Mer 23 Mar - 0:41
Nothing much to say



Mon regard reste fixé sur mon verre rempli d’alcool. Je suis en plein débat intérieur. Je le vide ou pas ? Après ma dernière phrase, Lilith reste silencieuse. Le temps d’avaler tout ça, je suppose ? Je n’y fais même plus attention. Je ressasse ma propre vie. Je n’ai donc jamais rien fait de bien. Pas une seule fois. Et même lorsque j’aurais pu, je ne l’ai pas fait. Finalement, ma décision se prend quand je la vois terminer son verre. Je fais juste la même chose. Mais je ne devrais peut-être pas. Je n’ai pas envie de nous retrouver à nous consoler sexuellement parlant. Et de refaire un gosse par mégarde. Je pose le contenant sur la table basse et ne le remplie pas de nouveau. Je me gratte le derrière du crâne et me ressaisis un peu. Je dois écouter ce qu’elle dit. C’est la moindre des choses, non ? « On m’a toujours dit que tu avais quelque chose qui tournait pas rond chez toi, mais pas que tu étais malade. C’est grave ? Annabelle risque de l’avoir ? » Elle ne le sait donc pas. Je ne lui en ai donc pas parlé lorsque j’étais bourré. D’un côté, ça ne m’étonne pas le moins du monde. Ce n’est clairement pas le genre de chose que je partage comme ça. Seulement quelques personnes de mon entourage sont au courant.

Le fait qu’elle demande pour Annabelle me choque encore moins. Il est tout à fait normal qu’elle ait peur pour sa fille. Et, à dire vrai, je n’ai aucune idée de la nature héréditaire ou non de ma maladie. Je n’ai jamais vraiment posé la question. En même temps, je n’aurais jamais pensé avoir un enfant aussi tôt. Avant que je ne puisse répondre, là voilà qui continue. « Excuse-moi Flippy. Ça me parait tellement … improbable tu vois ? Je n’aurais jamais imaginé une seule seconde que tu puisses être malade. Toutes ces fois où on se voyait, tu semblais en forme. Prêt à conquérir le monde. » C’est vrai que personne ne pourrait deviner pareille chose en me voyant, mais bon. Ainsi est faite la vie. « Moi ? On fait aller. Depuis que j’ai fini les cours j’essaye de mener ma barque du mieux que je peux. Actuellement je chante dans un bar, pas très loin d’ici. Ça fait pas de moi une superstar c’est sûr, mais ça m’aide à payer mon loyer, quoi. » Je l’avais déjà entendue chanter. Et c’est vrai qu’elle est douée. Mais de là à gagner des sous avec ça, il faut dire que je suis assez étonné. Dans le bon sens du terme, bien sûr. Finalement, je me sers de nouveau. C’est le dernier. Ou tout du moins, je vais faire en sorte que ce le soit. « Je n’ai jamais aimé parler de moi, tu le sais bien. Mais ça me fait quand même plaisir de te voir, ‘fin voilà. »

Je pose mon regard dans le sien. Il semble que l’alcool commence à faire effet chez elle. Ce qui est mauvais signe. Je bois mon dernier verre cul sec, puis me lève pour aller déposer la bouteille loin de nous. Ça devrait éviter une quelconque connerie, hein. Puis je retourne m’asseoir à côté d’elle, sans forcément la coller. « Pour ma maladie, c’est physique. Disons que… J’ai du mal avec les sensations. » J’essaie de rester assez flou. Je n’ai pas très envie de rentrer dans les détails. « Et je n’ai malheureusement aucune idée pour Annabelle. Mais je suppose que si c’était héréditaire, on me l’aurait dit, non ? Je poserai cependant la question à ma prochaine visite à l’hôpital. Je te tiens au courant. » Je ne sais pas vraiment quoi dire d’autre. Déjà que je ne suis pas du genre bavard, si c’est en plus avec une personne en présence de laquelle je ne suis pas forcément très à l’aise, autant dire que j’aurai encore moins quelque chose à dire. « Je suis vraiment content pour toi, que tu aies trouvé quelque chose. Qui sait, tu seras peut-être ultra-connue dans quelques années. » Dis-je en rigolant. Ce serait bien pour elle. Elle le mérite, en un sens. « En tout cas, je suis aussi ravi de te revoir. »
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Lun 28 Mar - 3:07
The mistakes I've made along the way
Made me who I am today
Elle aurait dû s’en douter, qu’il allait finir par ranger cette bouteille d’alcool. Après tout, c’était en grande partie à cause de ça qu’elle s’était retrouvée à batifoler avec lui, ce soir-là. Qu’elle avait perdu sa virginité, voir même plus. Il valait donc mieux que cette saloperie disparaisse de sous ses prunelles jades avant de faire une belle connerie, encore une fois. Elle était apaisée, plutôt calme et sereine, sans doute les effets de ce qu’elle avait ingurgité quinze minutes auparavant. Plus de cris, plus de pleurs, plus de sourcils qui se froncent à chaque mot qui sort de sa bouche en forme de cœur. Non, tout va bien. Tout va pour le mieux. Ce sentiment de plénitude, elle voudrait le ressentir à chaque seconde. Mais il n’y avait que quand ce liquide tord-boyaux qui coulait à travers ses veines que cela se passait. Le reste du temps, elle était en soit en colère, soit frustrée, soit nerveuse. N’y avait-t-il donc pas de possibilité que ces émotions s’en aillent définitivement ?

Il reprit place à ses côtés, sans pour autant venir la coller. Oui, reste loin, Flippy, ne t’approche pas plus. Elle refusait de sentir de nouveau sa peau contre la sienne. Ce souffle chaud contre sa nuque, quand ils s’adonnaient au plaisir charnel. Rien que d’y penser, elle en eu des frissons qui lui parcoururent l’échine doucement. Cette nuit-là, elle avait cru mourir, bien qu’il lui ait promis que ça ne ferait mal que quelques minutes. Les mois avaient beau être passés, elle s’en souvenait comme si c’était hier.

« J’espère que tu guériras un jour. Et bien sûr qu’Annabelle ne l’aura pas. De toute façon, même si elle l’avait, je n’en saurais rien, vu que je ne peux pas la voir. »

Elle souriait à moitié, confortablement installée dans le canapé, les joues empourprées, le cœur battant de plus en plus vite. Il ne faisait pas chaud du tout, mais l’alcool sillonnant dans ses veines lui donnait cette impression qu’il faisait 35° dans la pièce.

« Je vais ouvrir un peu la fenêtre, si ça te dérange pas. Et ouais, peut-être que je serais une célébrité un jour, qui sait ! Je donnerais des autographes à des groupies et tout  ̴  » S’exclama-t-elle avant de se lever d’un bond et se diriger vers le balcon qui donnait sur une route commerçante.

Tournant la poignée de la fenêtre, elle se rendit compte qu’elle n’avait toujours pas mangé et vacilla un peu sur le côté. Mauvaise idée de boire de l’alcool sans contenu dans l’estomac. Très mauvaise idée, même. Soupirant un peu, elle se tourna vers le jeune homme, toujours assis. « Ah… c’est vrai que je n’ai toujours pas mangé. Je ne me sens pas très bien en fait… » Elle avait dit ça sans vraiment réfléchir. Loin d’elle l’idée qu’il prépare quelque chose, Lith pouvait bien se débrouiller seule. Elle en avait l’habitude, maintenant.

« Bon, je vais me faire un truc à manger vite fait. Ça m’a fait plaisir de te voir mais si tu es occupé, je ne te retiens pas plus longtemps ici. On s’est enfin expliqué, c’est tout ce que je demandais. Hormis ça, y a pas grand-chose à dire. On est tout les deux mal à l’aise, on devrait peut-être s’arrêter là pour maintenant. Quand j’aurais les papiers pour reconnaître ta paternité, je t’enverrais un texto. » Se dirigeant maintenant vers la cuisine, esquivant les débris de verre que Flippy avait balayé, Lith lui adressa une dernière fois la parole avant de se plonger dans son réfrigérateur, à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. « Je ne pense pas qu’on puisse de nouveau êtres amis. Ou peu importe ce qu’on était l’un pour l’autre. Enfin bref, c’est comme ça. » Y avait absolument rien dans son frigo. Pff, fallait qu’elle sorte dehors. Heureusement qu’il ne faisait pas non-plus un froid de canard à l’extérieur. « T’es partant pour une bouffe dehors ? Même si on n’est pas amis, j’ai la dalle. Bien évidemment, chacun paye sa part. » Elle était tellement indécise, comme nana.


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