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À la tienne. [PV Yumi et Flippy]

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Poney Ichi
INSCRIPTION : 12/12/2013
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HUMEUR : Flemme
CHAMBRE : Appartement 210
Mar 19 Jan - 6:37
Temps gris, journée de merde. Bref, il n'y avait rien de mieux qu'après avoir dû taper sur quelques petits cons qui apparemment n'avaient pas non plus passés une excellente journée que de se balader un peu. Pour changer de sa routine habituelle, il décida de se rendre en ville. Malgré le fait que le soleil commençait à se coucher, cela ne découragea pas pour autant Ichimada de s'y rendre. Le flemme étant tout de même présente comme à son habitude, il préféra attendre le prochain bus, l'ayant raté de plusieurs minutes, plutôt que de s'y rendre en marchant. Après plus d'une demi-heure d'attentes, la frustration le rattrapa et finalement, il décida de s'y rendre directement à pied. S'il n'avait pas été assez stupide pour attendre un transport qui forcément toujours en retard, il aurait déjà pu atteindre son objectif. Mais après pour faire quoi ? Cela restait une bonne question, mais, à laquelle il penserait à répondre plus tard.

Les écouteurs dans les oreilles, les mains dans les poches, il se mit en direction de la ville. Il aurait très bien pu se rendre dans un endroit plus proche et moins chiant à atteindre comme la bibliothèque ou même encore le toit de l'école, mais non, il avait envie de voir autre chose. La seule autre chose qui l'accompagna durant son long trajet fût le bruit des voitures qui roulaient. Il faillit même se faire écraser par l'un de ces abrutis qui avaient préféré regarder son téléphone plutôt que de regarder la route. Celle-ci s'arrêta juste devant lui, à quelques centimètres près de son dos. Assez énerver, il allât en direction de la portière du conducteur, tapota sur la vitre et demanda au conducteur de baisser sa vitre. Celui-ci refusa et comme réponse, Ichimada donna un violent coup de pied à la portière tout en observant le conducteur apeuré.

"La prochaine fois, regarde ton chemin fils de chien."

Tout en reprenant son chemin, il remit ses écouteurs dans ses oreilles et ses mains dans ses poches. Même ses chansons préférées n'arrivaient clairement plus à le calmer. Apparemment, rien n'y arrivait, quoi qu'il fasse. Le pas trainant, il mit encore plus de temps que prévue pour atteindre la ville. Pire encore, il n'avait toujours pas réfléchi à l'endroit où il allait se rendre une fois celle-ci atteint. Cette idée lui traversa finalement l'esprit et comme seule réponse, un long soupir sorti de sa bouche. La volonté n'était quasiment plus là. Il décida de s'arrêter un court instant sur un banc qui traînait par là. Les yeux vides, il fixa le ciel qui commençait à s'assombrir. Il ne pensait plus à rien, ne voulait plus rien faire tout en voulant tout de même se changer les idées. Après cette petite pause, il reprit son chemin.

Finalement, après vingt minutes de marches supplémentaires, il fini par atteindre la ville. La nuit venait tout juste de pointer le bout de son nez. Bordel, lui qui ne voulait pas arriver si tard en ville, il avait absolument raté son coup. Tant pis, il était enfin là, autant en profiter. Mais, pour faire quoi ? Il n'avait toujours pas réglé cette foutue question. Autant continuer à marcher, il finira bien par trouver quelque chose de bien à faire. Enfin, ça c'est ce qu'il espérait, après ce n'était pas encore dit. Rue après rue, trottoir après trottoir, rien ne lui faisait envie.

Se posant contre un mur afin de réfléchir un peu, il fût accoster par une jeune fille qui semblait le connaître. Pourtant, lui, avait du mal à afficher un nom sur la tête de celle-ci. Après bon, il avait toujours eu du mal avec le prénom des gens donc bon. Il discuta rapidement avec elle, sans pour autant réellement faire attention à ce qu'elle disait. Pour le moment il se fichait pas mal de si elle avait mangés un hamburger refroidis à la sauce tomate infusé. Après avoir perdu une trentaine de minutes de sa vie à écouter la vie de celle sans pour autant se rappeler de son prénom, elle fini enfin par le saluer et par partir. Enfin, libéré de cette... personne dont il avait oublié le nom, il pu enfin retourner à sa concentration. L'heure tournait et pourtant il n'avait toujours rien trouvé de bien à faire. Il ne put que soupirer longuement une nouvelle fois, comme s'il espérait au fond de lui que cela l'aide, ne serait-ce qu'un tout petit peu.

La nuit était maintenant bien présente, tout comme la déception d'Ichimada. Il aurait tellement souhaitait pouvoir se cogner la tête contre un mur ou autre chose pour obliger les quelques neurones qui lui restaient à travailler un peu plus. En plus de cela, son estomac se mit à gargouiller. La faim elle était aussi venue l'emmerder. Sérieusement ? Pire qu'une journée de merde. D'abord, des fils de putes avaient essayés de le tabasser, mauvaise idée pour eux, ensuite le bus qui avait refusé de passer, pour continuer un type qui n'était pas foutu de regarder la route et pour finir la faim. Mais quelle excellente journée il avait passé dis donc. Un autre choix lui fît finalement face : rester ou rentrer. Mais, s'il rentrait maintenant, il devrait tout de même attendre le bus parce que bon, il n'avait pas envie de recroiser un autre imbécile sur la route. D'un autre côté, il voulait quand même profiter un peu de cet endroit.

Tant pis, il prit la décision de rester. Après s'être finalement décollé de ce mur, il reprit son chemin dans se dédale de rue. Il décida de passer par une petite ruelle qui semblait être un minimum éclairé. Une drôle d'enseigne attira alors son attention. Seul quelques néons semblaient encore fonctionner. À première vue, il semblait s'agir d'un bar ou quelque chose du genre. N'ayant rien trouvé de mieux à faire de toute façon, il décida d'y entrer. Ichimada n'était pas ce qu'on pouvait appeler un grand buveur, dans le sens où il ne boit  quasiment pas d'alcool, mais, le peu de fois où il l'avait fait, il avait prouvé que sa descente était loin d'être celle d'un amateur. Sa décision étant donc prise, il pénétra donc à l'intérieur du fameux bar. L'ambiance n'était pas exceptionnelle mais, il appréciait la sobriété de l'endroit. Les quelques personnes présentes, elles, étaient très loin de l'être apparemment.

S'approchant donc d'une table proche, il s'y installa. Il y avait à sa disposition une liste des plats et des boissons disponibles. Qu'allait-il donc bien pouvoir prendre ? Hum, le choix était assez compliqué comme ça. Ne sachant pas quoi réellement prendre, autant se concentrer sur une boisson. C'était suffisamment simple à choisir. Par contre, ce soir, il n'avait pas envie d'une simple boisson fraîche comme de l'eau. Non, ce soir il allait boire. Bon pas tant que cela non plus vu qu'il devrait sûrement rentrer à l'établissement à pied à cause de l'heure à laquelle il risquait de sortir du bar. Une serveuse s'approcha de lui pour prendre sa commande.

"Pour l'instant je voudrais juste une simple bière, merci."

Celle-ci parti et revînt quelques minutes avec sa commande. Après l'avoir remercié, il commença donc à boire sa boisson. Il n'était pas un très grand fan de l'alcool mais, il devait admettre qu'une fois de temps à autre, cela ne faisait pas de mal d'en prendre une ou deux, si ce n'était pas plus.

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Moon
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Lun 25 Jan - 3:24
Yumi ouvrit la portière et se leva en s’étirant, les bras bien au-dessus de sa tête. Sentant craqué son dos, elle relâcha sa position et ses bras retombèrent le long de son corps. Elle était exténuée. Elle se tourna vers l’autre personne qui sortait elle aussi de la voiture et qui lui adressait un sourire.

« Y a du progrès jeune fille. On rase toujours les voitures à droite mais il n’y avait plus que 5 possibles accidents évités de justesse. C’est belle réduction de moitié. Je propose que nous nous revoyions la semaine prochaine. Même heure ? »

Je n’y arriverai jamais… Yumi avait déjà plus de trente heures de conduite à son actif et pourtant elle avait l’impression de stagner. Pourtant il est vrai que cette fois-ci elle n’avait pas tenté de prendre un sens interdit et n’avait pas grillé de feu rouge. Peut-être que cela finissait par lui entrer en tête. En quelque sorte. Elle acquiesça d’un air entendu.

« Merci pour la leçon d’aujourd’hui. Oui je vais immédiatement aller au bureau pour la réserver. »

Elle referma la portière, côté conducteur, et s’éloigna de la voiture. Son moniteur continua de lui parler un moment sur les erreurs qu’elle avait commises et sur les positions et habitudes qu’elle devait changer. Il semblait avoir une telle confiance en ses capacités qu’elle retrouva un tant soit peu sa bonne humeur. Le prochain élève attendait déjà. Elle tendit les clés à l’homme pendant qu’ils se séparaient et récupéra en échange son dossier. Dossier qu’elle devait amener à la secrétaire de l’auto-école.

Yumi traversa la rue qui la séparait de la vieille bâtisse et entra en poussant de tout son poids la porte d’entrée. Il ferait mieux de l’huiler un peu. Rien de telle pour rebuter les potentiels nouveaux clients. Honnêtement, le bâtiment avait déjà l’air vétuste en soit, alors si, en plus, quand on essayait d’y entrer, il fallait pousser comme un sagouin dans un crissement atroce… Une véritable maison hantée. Moi-même je n’y serais pas allée de plein gré. Mais c’était étrangement les seuls qui avaient accepté ses horaires et que la paperasse Irlande – Japon n’avaient pas effrayé. Elle avait eu énormément de chance, l’auto-école avait trouvé un moyen de transférer la validité de son code entre les deux pays. Et cerise sur le gâteau, les tarifs pratiqués n’étaient pas si odieusement chers. Et heureusement car vu le nombre d’heure de conduite qu’il lui faudrait encore, elle aurait fini sur la paille. Avisant la secrétaire en pleine discussion avec un jeune homme et ses parents, la jeune fille se posa silencieusement dans un coin. Celle-ci l’appellerait quand elle en aurait fini. Yumi n’avait jamais eu besoin d’annoncer son arrivée avec cette femme. Dieu seul savait comment, mais elle était toujours au courant de tout. Elle n’était pourtant pas de première fraîcheur. La jeune fille se souvenait encore de sa première impression en arrivant. Une vielle chouette. D’un âge très avancé, la dame était assez replète et s’empaffait à certains endroits de son anatomie… Bon d’accord, son ventre était une bouée, ses dessous de bras pendaient et se balançaient à chaque mouvement et son cou semblait monté sur plusieurs étages. Il était très difficile, pour ce dernier, de savoir s’il s’agissait de bourrelets graisseux ou de simples plis de peau que le temps auraient rendu flasques et livides. Son visage, de forme assez rectangulaire, était en plus surmonté d’une grande paire de lunettes rondes aux montures épaisses et noires. Ce qui était assez perturbant et fascinant en même temps, était la taille des lunettes en question. Elles lui prenaient près d’un tiers de son visage, englobant ses larges cernes sous les yeux et masquant ses sourcils. Les verres étaient tellement épais qu’on pouvait, en regardant bien, les voir ressortir, donnant à ses yeux une taille anormalement disproportionné par rapport à sa tête. Et pourtant, malgré cette impression générale qu’elle donnait, il s’agissait de l’une des femmes les plus gentilles et douces, bien que moqueuses, qu’il lui ait été donné de rencontrer. Petite et avec des jambes très fines, surtout en comparaison avec son buste, elle était d’une perspicacité redoutable. Quand elle s’approchait de vous avec son petit sourire en coin, vous le saviez. Vous saviez, qu’elle savait. Et justement la voilà qui s’approchait. Yumi sorti de ses réflexions et s’approcha elle aussi de la vielle secrétaire, avançant son dossier à sa rencontre. La secrétaire le prit entre ses mains et se pencha en avant vers la jeune fille.

« Et alors est-ce une façon de saluer jeune fille ? On se reprend ! Ça arrive à tout le monde les petits coups de mou. Si j’ai réussi à conduire pendant 70 ans sans toucher les pédales, tu peux bien réussir à dompter un volant avec tes mains miniatures ! »

La secrétaire retourna à son bureau, Yumi sur les talons, les yeux rivés sur ses mains, dîtes miniatures. La jeune fille s’assit en face de Dame Hedwige, comme elle aimait l’appeler, et l’écouta encore quelques longues minutes. Elle paya les deux heures de conduite qu’elle venait de réaliser et prit commande des deux prochaines. Ce travail accompli, elle se leva et dodelina de la tête, un coup à gauche, un coup à droite, histoire de détendre son cou endolori. La secrétaire avisant ce mouvement lui lança un dernier conseil avant de partir en lui tendant une carte de visite.

« Va donc manger quelque chose... Tu es pâle à mourir ! Il faut te remplumer un peu ou tu feras fuir tous les hommes, crois-moi ! »

Yumi regarda la carte de visite. Il s’agissait d’un bar apparemment. Elle haussa les sourcils et jeta un œil à la vieille chouette qui souriait encore à pleine dent. Soit pourquoi pas, les bars étaient connus pour parfois servir de quoi manger. Et un peu d’alcool ne lui ferait pas de mal. Elle remercia Hedwige et sorti dans la rue. Elle n’était pas vraiment en tenue d’apparat ce soir. Baskets zébrées blanches et noires, jean délavé près du corps et un pull bien chaud en laine. La jeune fille se sentait petite sans les talons qu’elle avait l’habitude de mettre. Ô, puis zut ! Petite j’étais, petite je serais. Surtout que la jeune avait la flemme de refaire tout le chemin jusqu’au lycée pour un simple changement de tenue.  Au dos de la carte de visite se trouvait un petit plan qu’elle décida de suivre. Ce n’était pas tous les jours qu’une chouette vous donnait un itinéraire.

Il ne fallut que peu de temps à Yumi pour trouver ce qu’elle cherchait. L’endroit n’avait pas l’air bien luisant et la nuit commençait à tomber, les derniers rayons de soleil peignaient le ciel nuageux d’une lueur rosée et les lampadaires s’activaient, diffusant une douce lueur autour d’eux. Elle hésita un instant avant d’entrer. Je n’ai rien de mieux à faire de toute façon. Elle entra pour découvrir un intérieur sombre. Il n’y avait que peu de clients, soit devant un bon petit plat, soit devant quelques verres vides et/ou pleins. Elle se trouva une table un peu à l’écart et s’y installa. Il n’y avait pas de carte sur celle-ci. Alors qu’elle commençait à regarder autour d’elle à la recherche de renseignements, une serveuse surgit avec un beau « Qu’est-ce que je vous sers ? » résigné. La jeune fille tenta sa chance.

« Un Irish Coffee, je vous prie. »

La serveuse, fixant son calepin, ne leva même pas les yeux vers elle pour lui répondre qu’elle n’en servait pas. « Franchement on a une tête à servir de l’Irish Coffee ici ? ». Pardon, désolée de demander ! Elle mastiquait sa gomme, ouvrant à chaque fois la bouche d’une manière déplaisante et bruyante. Yumi avait horreur de ça et pour s’en débarrasser lui demanda n’importe quelle boisson chaude qu’ils auraient en stock. La jeune femme s’éloigna et revint quelques minutes plus tard avec à la main un verre de Scotch qu’elle plaça devant la jeune fille. Devant l’air étonné de Yumi, la serveuse renchérit « Ton Irish Coffee ma belle, sans le Coffee. Bois, ça te réchauffera et tu auras ton chaud. ». Puis elle reparti comme elle était venue. Visiblement l’âge limite pour consommer n’était pas leur premier souci ici. Enfin ce n’est pas Yumi qui s’en plaindrait ! Bien qu’elle ne buvait plus énormément d’alcool depuis ce qui s’était passé en Irlande… Elle fixa son verre un instant. Combien de temps tiendrait-elle avant de tomber dans les limbes alcoolisés ? Qui vivra, verra. Elle porta le verre à ses lèvres et senti l’alcool assez fort brûler sa gorge et répandre sa chaleur dans tout son corps sur son passage. Cela faisait du bien. Finissant, elle leva son verre, vide à présent, vers la serveuse pour en commander un autre. C’était le début d’une bonne soirée.

Yumi, déjà quelque peu embrumée par cette douce mélopée alcoolique, regardait les gens entrer et sortir. Elle riait seule des commentaires qu’elle se faisait à elle-même sur eux. Son trip du moment ? Trouver l’animal correspondant. Cela devait bien faire une heure qu’elle était dans ce bar quand un jeune homme entra à son tour. Il semblait avoir passé une mauvaise journée. D’une façon imaginé, on pourrait croire que ça tête traînait sur le sol. Tête de six pieds de long. Les mains dans les poches et les sourcils froncés. Une seule idée pour le décrire. Blasé. Complètement blasé, sûrement à tout ironiser en ce moment même. Et pourtant Yumi n’avait qu’une seule idée en tête : Awwwww. Il ressemble à Pascal ! Pour ceux qui l’ignoreraient encore, la jeune fille aimait les films Disney, sa façon à elle de renouer avec son enfance. Et dans le film « Raiponce », la jeune fille/princesse avait un compagnon caméléon qui lui aussi avait toujours les sourcils froncés mais était tellement attachant. Au lieu de passer à la cliente suivante qui sortait, elle, du bar, la jeune fille suivit des yeux Pascal et le vit s’assoir à la table voisine. Quand elle le vit passer commande, la jeune fille ne put s’en empêcher. Elle se leva, et esquissa un mouvement en direction de la table du pauvre Pascal qui allait bientôt être trompé… Avant de retourner à le sienne. Elle allait oublier son verre la malheureuse. Le temps de se retourner une bière avait déjà été déposée devant le jeune homme. Hum… Soit c’est moi, soit la serveuse est devenue super rapide ! Mais passant outre ce détail, elle se remit en route et atteint finalement son but : la table du voisin. S’installant près de lui, elle se tourna et le fixa. Baissant la voix, comme si quelqu’un pouvait les entendre.

« Prends garde Pascal… Ici, si tu commandes quelque chose, c’est autre chose que ce que ça devrait être qu’on t’apporte… »

Et sur ses douces paroles, elle hocha la tête d’un air entendu. L’alcool n’est pas vraiment pas beau à voir si vous voulez mon avis.

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Poney Ichi
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Mar 26 Jan - 2:28
Les idées toujours aussi noires, il continua de boire lentement sa bière. Le goût de celle-ci ne lui plaisait pas forcément mais, il fallait admettre que cela faisait du bien par la où ça passait. Il déposa son verre après avoir ingurgité une nouvelle gorgée de cette boisson. Ses mains derrière son crâne, il n'arrivait pas à faire le vide dans sa tête. Cette journée avait peut-être été celle de trop pour lui. Certes, des journées aussi pourries il en avait déjà eues, mais celle-ci avait l'air d'être celle qui avait fait déborder le vase. Lui qui était pourtant de nature calme et tranquille, il n'avait pas arrêté de s'énerver. Pourquoi tant de haine ? Avait-il réellement mérité cela ? Dans un sens, peut-être bien mais, ce n'était pas forcément une raison. Poussant un long soupir, il prit une nouvelle gorgée.

"Au moins, ça ne pourra pas être pire ici. J'aurais sûrement un peu la paix."

C'est du moins ce qu'il aurait voulu croire. En effet, à peine avait-il souhaité être tranquille qu'il fût dérangé par une jeune fille qui semblait extravagante mais, surtout alcoolisée. Autant elle aurait fait du bruit sur une table autre que la sienne il n'aurait absolument rien dit n'étant pas chez lui mais, autant là elle se trouvait sur la même table que lui. En plus de cela, elle venait de l'appeler Pascal pour des raisons qui étaient totalement inconnu à Ichimada. Avait-il une tête à s'appeler Pascal ? Non, sûrement devait-elle attendre quelqu'un d'autre et l'avait confondu avec Ichi. Cela voulait-il dire qu'il y avait une personne ici qui lui ressemblait à ce point-là ? Peut-être bien mais, pour le moment, il n'avait ni l'envie ni la volonté de chercher de qui il pouvait bien s'agir.

"Euh... je ne sais pas qui vous êtes mais, vous devez certainement me confondre avec quelqu'un d'autre étant donné que je ne m'appelle pas Pascal."

Malgré le fait qu'il soit énervé, il n'allait pas non plus passer ses nerfs sur la première personne venue et encore moins s'il ne la connaissait pas. Certes pour le coup elle était en train de l'énerver un peu plus qu'il ne l'était déjà mais, son but principal était, pour le moment, d'essayer de conserver son calme. Et puis, de quoi est-ce qu'elle pouvait bien parler ? Cela était bien la première fois qu'il venait ici mais, en attendant il avait commandé une bière et c'est bien ce qu'il avait reçu de la serveuse. Il arqua un sourcil en signe d'incompréhension.

"Comment ça ? J'ai commandé une bière et c'est bien ce que j'ai reçu. Sûrement n'as-tu pas dû avoir de chance, sans plus."

Il préféra l'ignorer après lui avoir répondu. Finissant donc ce qui restait dans son verre, il appela une serveuse qui passait par là pour lui demander une autre bière. La jeune fille à côté de lui n'avait pas l'air de vouloir partir non plus, au contraire. Elle avait plutôt l'air de vouloir rester ici à l'embêter plutôt qu'autre chose et profita du fait qu'Ichi ait réussi à interpeller une serveuse pour lui demander un autre verre elle aussi. Il ne savait pas à combien de verre elle en était mais, elle avait l'air d'en vouloir plus. Pouvait-elle supporter aussi bien l'alcool ? Cela devait être la raison pour laquelle elle avait continué de boire. Il ne pouvait en être autrement.

"Tu es sûr de pouvoir continuer à boire comme ça ? Et arrête de m'appeler Pascal, tu veux. Je m'appelle Ichimada."

Il avait réussi à le dire sur un ton neutre, sans montrer son exaspération. Il ne voulait pas non plus paraître méchant ou quoi que ce soit d'autre. La serveuse revînt enfin avec leur commande et fît un clin d'œil à Ichimada en lui tendant sa bière.

"Tiens, mon mignon."

"Euh... merci ?"

Lorsque celle-ci repartit servir d'autres clients, Ichimada observa sa bière tout en restant perplexe. Que venait-il de se passer à l'instant ? Pourquoi avait-elle fait ça ? What the fuck ? Il posa l'une de ses mains sur son visage et frotta sa figure avec, comme s'il essayait de comprendre ce qui venait de se passer. L'autre, toujours à côté, semblait rire de ce qui s’était produit. Il y avait de quoi se moquer, en effet. Pourtant, il ne se souvenait pas d'avoir fait quelque chose d'inhabituel dans son comportement pour qu'une serveuse agisse de la sorte. Il préféra arrêter de chercher à comprendre, soupira une nouvelle fois et commença à descendre sa boisson. Après en avoir vidé la moitié, il déposa son verre.

"Tu peux rire si tu veux, que veux-tu que je dise ?"

Quelle soirée. Lui qui pensait que seule sa journée avait été assez étrange en plus d'être chiante, il fallait croire que sa soirée n'avait pas non plus était comme il l'avait imaginée. Tant pis, il était entré dans ce bar, il allait y rester. Déjà qu'il avait dû limite se battre avec lui-même pour trouver quoi faire une fois arrivé en ville, il n'allait certainement pas repartir de suite. Avec tout ça, il en avait presque oublié la jeune fille qui était toujours présente à côté de lui. Son état avait l'air d'avoir un peu empiré.

"Mais, d'ailleurs, tu tiens bien l'alcool pour pouvoir continuer à boire comme ça ou bien ?"

Il avait beau dire ça, lui qui n'était pas un grand buveur tenait tout de même assez bien l'alcool. Cela devait être l'une des rares choses utile que sa mère avait dû lui transmettre dans ses gênes. Ce n'était déjà pas si mal que ça. Finissant cul sec l'autre moitié de sa bière, il décida de commander autre chose. La bière, c'est bien mais, il avait envie d'autre chose. Le verre à peine vide, la serveuse qui lui avait fait un clin d'œil repassa à leur table, comme si elle avait deviné qu'il allait reprendre quelque chose.

"Qu'est-ce que ce sera, mon chou ?"

"Quelque chose de fort, si possible. Merci."

À peine avait-il demandé quelque chose de fort qu'il n'eut même pas le temps de finir sa phrase. La serveuse était déjà repartie et revînt quelques secondes après.

"Tiens, bois ça. Cela devrait te convenir, à moins que tu ne désires autre chose."

Celle-ci lui sourit et repartit accomplir son travail. Cela devenait de plus en plus suspect à ses yeux. Il voulait comprendre mais, dans un sens il s'en fichait pas mal tant que ça lui convenait. Elle aurait au moins pu avoir la décence de lui dire de quoi il s'agissait. Enfin, tant pis. Il prit une gorgée et ne fut pas déçu. Il retira ses lèvres du verre et posa celui-ci sur la table. Pour être fort, cet alcool l'était.

"Oula, je m'y attendais pas à celle-là. Et arrête de rire tout en te fichant de moi, toi. D'ailleurs, pendant que j'y pense, tu t'appelles comment ?"

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Moon
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Lun 1 Fév - 2:19
« Euh je ne sais pas qui vous êtes mais, vous devez certainement me avec quelqu’un d’autre étant donné que je ne m’appelle pas Pascal. » Yumi ne se concentrait pas énormément sur ce que lui disait Pascal, elle était bien trop absorbée par ce qu’elle voyait dans son verre. Le niveau d’alcool laissait émerger le bout des glaçons qui formaient des sortes de petites montagnes. Elle le faisait tourner, simulant une mer agitée venant s’échouer sur les flancs de ces falaises miniatures. Tout un micro-écosystème dans un verre. Dans son imaginaire elle pouvait déjà voir les nuages se former, mélange laiteux et cendré. Les éclairs fendaient l’air et s’abattaient sur les icebergs qui commençaient à fondre lentement. Un rien pouvait la passionner en ce moment. Yumi se tourna finalement vers le jeune homme, lui mettant sa peinture mentale sous le nez, c’est-à-dire son verre. Il venait de remettre ces dires en question. Mais elle ne se sentait pas malchanceuse pour autant.

« Ceci est un Irish Coffee. Mais tu sais ce n’est pas un simple verre. Quand on y regarde de plus près on peut y découvrir toute sorte de choses. La seule limite est ce que l’on peut ou non imaginer, voir, comprendre et ressentir. »

Elle reprit les mouvements qu’elle avait alors fait seule face à son verre, agitant l’alcool fort autour des glaçons.

« Que vois-tu ? Pour moi c’est une mer agitée qui tente de mettre à mal ces lopins de terres qui se dressent fièrement sur son chemin. »

Puis elle reprit son verre et le porta à ses lèvres avant d’en descendre quelques longues gorgées. Elle le reposa finalement devant elle dans un bruit sourd. Elle ramena ses mains sous son menton et se tourna tout sourire vers le jeune homme qu’elle avait surnommé Pascal rien que pour elle. Elle leva un doigt vers lui et l’approcha doucement de son front où elle le posa en le fixant droit dans les yeux.

« Ecoute Pascal, ce que je t’ai dit, s’applique à toutes choses, personnes comprises. Tu ne t’appelles surement pas Pascal et je n’en connais aucune qui se prénomme ainsi. A vrai dire j’ignore ton nom. Tout ce que je sais c’est que ton expression que tu avais alors en entrant m’a fortement rappelé quelqu’un ou plutôt un personnage. Attends, laisses-moi te montrer. »

Yumi se tortilla sur place à la recherche de son téléphone, fouillant ses poches maladroitement. Quand elle trouva enfin ce qu’elle cherchait, elle le mit assez loin devant elle et plissa les yeux. Elle voyait un peu flou étrangement. Comment ça marche ce truc encore… Internet, viens à moi… Réussissant enfin à ouvrir un page internet après avoir activé son réseau 4G elle tapa les lettres, ou du moins l'essayait-elle. P…A…Q… Ah non ! Effaces machin ! Mais ne met pas un N ! Yumi soupira. Les touches étaient trop petites, elle tapait à côté. Après cinq minutes de lutte intensive, elle obtînt enfin le nom qu’elle voulait dans la barre de recherche et attendit les résultats. Un grand sourire s’afficha sur son visage quand elle vit ce qu’elle cherchait s’afficher. Elle sélectionna l’image et la montra au jeune homme, évitant de justesse de lui mettre lui mettre le téléphone dans la figure. Oui les distances ce n’était plus trop ça.  

« C’est lui Pascal. Ce sont les sourcils et l’air blasé que tu avais qui t’ont trompé. »

Elle rangea alors son téléphone à nouveau dans l’une de ses poches et s’étira au passage. Elle reposa son regard sur son verre, dont le contenu avait considérablement baissé. La mer agitée avait fait place à un petit lac de haute montagne que les sources venaient remplir en s’écoulant doucement  des montagnes aux neiges éternelles que le doux soleil d’un printemps renaissant venait frapper. Du coup de l’œil Yumi regarda son nouveau voisin de table. Il ne semblait pas ravi de la voir ici. Mais honnêtement, elle n’en avait plus rien à faire. Les informations, qu’elle collectait, montaient bien à son cerveau mais c’était comme si le traitement de celles-ci ne se faisait plus et qu’elle n’arrivait pas à conclure de ce qui l’entourait. Elle nota pourtant la présence de la serveuse. Une lumière s’alluma là-haut. Elle engloutit la totalité du restant et en commanda un autre joyeusement en remerciant Pascal d’avoir amené une serveuse. C’était toujours la même que la première fois. Elle souriait beaucoup. Pascal devrait vraiment tenté de sourire plus souvent.

« Je peux toujours continuer à boire. Je ne sais pas si je vais le garder mais boire on peut toujours. Et plus j’en prends, plus j’en veux. C’est bon ! Ichimada ? Si tu me souris Pascal, j’accepte de changer ton nom. »

Elle lui fit un grand sourire pour souligner son propos. Et se tourna vers la serveuse qui venait de revenir. Elle nota le petit clin d’œil et ne put s’empêcher de pouffer de rire en saisissant son « Irish Coffee ».  Il avait l’air tellement gêné qu’elle l’appelle mon mignon qu’il en devenait vraiment presque mignon.  Apparemment elle n’était pas la seule à s’amuser à trouver des petits surnoms aux gens ce soir. Même si la serveuse semblait avoir une autre idée derrière la tête. Cette pensée la fît sourire de plus belle  qu’elle en eût du mal à boire sa gorgée. En s’étouffant à moitié, elle toussa. Finalement le soupir d’Ichimada la tua. Il n’y avait rien de drôle mais elle ne contrôlait étrangement plus rien. Un fou rire. Sa remarque ne l’aida pas vraiment non plus. Elle était à court d’oxygène. Allait-elle réellement mourir de rire ? Ici avec un complet inconnu ressemblant à Pascal et se nommant pourtant Ichimada ? Impossible. Ce serait vraiment trop bête comme histoire. Elle risquait d’en tuer d’autre avec cette histoire dans la rubrique nécrologie. Elle s’écroula sur la table, inspirant de grandes bouffées. Enfin de l’air… Amen je suis sauvée. De légers soubresauts la secouaient encore mais elle se redressa. Peut-être un peu trop vite. Sa tête se mit à tourner violemment. Elle n’arrivait plus à fixer les choses autour d’elle. Elle agrippa le bras d’Ichimada à sa droite pour au moins se trouver un point d’ancrage et enfin le voir arrêter de tourner autour d’elle. Elle resta un moment immobile ainsi fixant le bar en face, le temps de tout stabiliser.

La jeune fille avait entendu sa question, voir sa remarque plutôt, sur sa résistance à l’alcool. Elle ne l’avait jamais tenu. Elle ne commencerait pas aujourd’hui. D’ailleurs elle ne se souvenait même pas combien de verres elle avait bu. Ni depuis combien de temps elle était ici. Elle en oublia de répondre au jeune homme. A quoi bon. Et qu’est-ce qu’il avait encore demandé ? Aucune idée mais la serveuse était à nouveau revenue. Encore un verre ? Avait-elle seulement fini le sien. « Et arrête de rire en te fichant de moi, toi. » Quoi ? Je suis en train de rire ? Yumi l'avait totalement oubliée. Apparemment oui. Ses joues commençaient à lui faire mal. Des crampes. Elle essaya de reprendre son sérieux, mais rien n’y faisait, ses joues semblaient comme figées. Elle devait boire quelque chose. Elle saisit un verre sur la table et bu un gorgée. Elle toussa.

« Ah c’est fort ! »

Elle venait de se tromper de verre. Ou étaient passées ses montagnes ? Un peu plus loin sur sa gauche. Oups. Il devait appartenir à son voisin. Elle reposa le verre qu’elle tenait dans sa main devant Ichimada. La jeune fille récupéra de l’autre main son verre à elle. Elle regardait le jeune homme d’un air contrit.

« Je suis désolée… Je crois que… Je ne tiens pas très bien l’alcool en fait… »

Elle but une nouvelle gorgée de son propre breuvage cette fois. Et se tourna à nouveau vers Ichi, la mine à nouveau réjouie.

« Yumi. Je m’appelle Yumi. Dis Ichi’Pik, tu n’aurais pas envie de commander un truc à manger ? Il parait qu’ils assurent à ce niveau-là. Enfin d’après la chouette bien sûr.»

La jeune fille leva précipitamment la main pour attirer l'attention de la serveuse et faillit tomber en arrière. La jeune ne s'empêcha pas de rire devant sa cliente maladroite et s'approcha, gardant toujours du coin de l’œil Ichimada dans son champs de vision. Il y avait définitivement quelque chose entre eux, à n'en pas douter.

« Tu pourrais m’amener un truc à manger s’il te plaît ? Un truc bien gras de préférence ! Et quelque chose pour mon nouvel ami I-Chi-Ma-Da aussi. »

Elle avait prononcé son nom en chantonnant presque. Elle était fière d'elle. Peut-être que Pascal arrêterait de faire son Pascal ainsi.
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Poney Ichi
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Ven 5 Fév - 2:45
Cette jeune fille devait déjà être assez bien alcoolisée pour lui montrer son verre tout en affirmant qu'il s'agissait d'un Irish Coffee. En plus de cela, elle divaguait. Elle lui disait qu'elle voyait dans son verre une mer agitée qui essayerait de détruire des terres. Ichimada haussa un sourcil en signe d'incompréhension mais, préféra la laisser agir comme elle le voulait. Après tout, malgré ses divagations, elle ne l'embêtait pas plus que cela. Autant la laisser faire, bien qu'honnêtement, il aurait préféré rester seul tranquillement. Il n'était pas vraiment en état de vouloir discuter avec des gens mais bon, tant pis, mieux voir boire que de se prendre la tête un peu plus inutilement.

L'alcool avait réellement bien touché la jeune fille. Pour preuve, elle faillit lui mettre son téléphone en pleine figure. Cela aurait pu être assez triste. Surtout que là, Ichimada n'était clairement pas d'humeur. Tout cela pour lui montrer une stupide photo. Alors, voilà donc à quoi ce fameux Pascal ressemblait. Un... caméléon ? Et bien, c'était une chose à savoir. Lorsqu'Ichimada était énervé, il ressemblait à un caméléon. Bonne ou mauvaise chose à savoir ? Tel était la question qu'il ne poserait sans doute jamais. Il ne put que soupirer une nouvelle fois après que la jeune fille lui ai dit que c'était les sourcils et l'air blasé qui l'avait trompé. Cela lui semblait totalement stupide mais, tant pis. Son but premier était de se calmer un peu les idées. Avoir quelqu'un d'à moitié saoul à côté de lui devrait l'aider, ne serait-ce qu'un peu. C'était pour cela qu'au final, bien qu'il ne souhaitait pas de sa présence à côté de lui, il ne lui demanda pas de partir.

Alors, comme cela elle arrêterait de l'appeler de Pascal s'il lui faisait un sourire hein. Dommage pour elle. Pour le moment, il n'en avait pas réellement envie. Quoique en fait, même d'habitude ce n'était pas quelque chose qu'il avait l'habitude de faire. Sourire. Un concept assez étrange et qui lui était, non pas inconnu mais, plutôt vague en fait. C'était comme faire des câlins aux gens. En quoi faire ce genre de choses pouvaient aider des gens à aller mieux ? Peut-être que s'il en avait eu lorsqu'il était un peu plus jeune, sûrement l'aurait-il mieux comprît. À l'heure actuelle, il était peut-être un peu trop tard pour cela.

"Désolé mais, je n'ai pas vraiment envie de sourire pour le moment. Je passe mon tour cette fois."

Après que celle-ci eut terminer de limite mourir sous la table pour des raisons qui lui étaient inconnues, elle refit finalement surface après avoir inspiré et expiré longuement. Il en était sûr maintenant, l'alcool et elle n'allait pas forcément de pair. Elle s'était accrochée à son bras droit, là aussi pour des raisons qu'il ignorait. Cette fille devenait de plus en plus étrange à ses yeux mais, les gens étaient tous différents les uns des autres et puis, l'alcool ne l'aidait pas forcément pour le moment. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre une gorgée de son verre, celle-ci le devança, le prit à sa place et en bu un peu. Quelle ne fût pas sa surprise lorsque celle-ci ne remarqua qu'après avoir bu le contenu du verre qu'il ne s'agissait pas du sien. Elle déposa donc le fameux verre devant son propriétaire tout en s'excusant et en ajoutant qu'au final, elle ne tenait peut-être pas si bien l'alcool. Ichimada soupira une nouvelle fois. Malgré ce qu'elle venait de lui dire, cela ne l'avait pas empêchée de prendre son propre verre et d'en boire le contenu.

"Hé bien, pour quelqu'un qui ne semble pas tenir l'alcool, tu t'en donnes à cœur joie."

Le verre de celle-ci à nouveau déposé, elle lui donna finalement son nom. Yumi hein, il l'aurait certainement oublié d'ici demain comme à son habitude. Le nom des gens et lui n'étaient pas compatibles. Elle venait de l'appeler Ichi'Pik, quoi ? Après Pascal, maintenant c'était ça ? Il voulut répondre quelque chose à cela mais, elle proposa quelque chose d'intéressant : manger. En effet, maintenant qu'elle le disait, son ventre de mit à gargouiller. D'après elle, leur nourriture n'était pas mal, d'après les dires d'une... chouette ? Soit elle parlait avec des animaux, soit elle parlait d'une autre personne. La deuxième solution semblait être la plus plausible. Celle-ci n'avait pas perdu une seconde et s'était attelée à appeler une serveuse. Elle manqua de tomber en arrière, ce qui eut pour effet de faire rire la serveuse en plus d'afficher un léger sourire sur le visage d'Ichimada mais, cela aucune d'elles ne le remarqua. Lorsque la serveuse s'approcha d'eux, elle fixa un petit moment Ichimada, sourire toujours aux lèvres. Il n'y avait plus à douter, elle voulait quelque chose de lui mais, quoi ?

Yumi fît donc la première à commander. Elle lui avait demandé quelque chose de bien gras, sûrement afin de diminuer la monter de l'alcool jusqu'à sa tête. Puis elle demanda quelque chose pour Ichimada aussi, tout en prenant bien le temps d'articuler sur le prénom de celui-ci limite en chantant en même temps. Il fût presque gêné, mais s'en fichait aussi. La serveuse rigola tout en notant ce qui semblait être leur commande. Ichimada lui demanda en plus une simple carafe d'eau. Une fois tout cela notée, elle repartit le temps de déposer leur commande et retourna s'occuper des autres clients. Ichimada reprit donc son verre en main, le fît tourner un peu et bu le reste du contenu cul sec. Il posa son verre et expira juste après, comme s'il venait de boire était chaud. Secouant un instant sa tête, il se mit par la suite un peu plus à son aise.

"Ouah la vache ! Il était sacrément fort ce truc, je n'aurai peut-être pas dû le boire d'une traite."

La dose qu'il venait de prendre fût tout de même assez violent pour commencer à faire tourner sa tête. Il déposa celle-ci un moment sur la table, à côté de son verre et fixa Yumi. Il la fixa de façon étrange, comme s'il était en train de la juger. Puis, aller savoir pourquoi, il pouffa de rire, d'un coup comme ça, pour un rien. Personne ne pouvait savoir ce qui venait de se passer dans sa tête, même pas lui. Il finit juste par rire, comme si toute la pression psychologique qu'il avait subi pendant cette journée avait presque disparu dans les méandres de sa mémoire. Il se releva d'un coup, puis se remit à fixer Yumi.

"D'abord, je rigole si je veux et puis après, stoi le Pascal."

Cet alcool avait dû être un peu trop fort pour lui au final. Il n'aurait clairement pas dû le boire d'une traite. Il aurait dû continuer à la boire petit à petit. Mais, qu'à cela ne tienne. Il était la aussi pour prendre un peu de bon temps. En parlant de bon temps d'ailleurs, maintenant qu'il avait l'esprit ailleurs, la serveuse revint avec deux gros hamburgers avec des frittes qu'elle déposa tout d'abord devant Yumi, puis devant lui. Dans l'assiette où se trouvait son hamburger, il y avait un petit papier. Ichimada le prit et le regarda de près. Dessus, il y avait apparemment un nom et un numéro de téléphone. À la suite de tout cela se trouvait un petit mot qui disait : "Viens me voir après le boulot, si jamais tu veux t'amuser un peu." Il avait même eu droit à un petit cœur à côté du mot. Ichimada s'arrêta de fixer le papier, se tourna vers la serveuse, la fixa, lui sourit et acquiesça de la tête. Celle-ci rougit légèrement et avant qu'elle ne retourne à ses affaires, Ichimada l'arrêta un instant.

"Je voudrais... la même chose que tu m'as apportée tout à l'heure, merci."

"Avec plaisir, mon chou."

Et elle repartit avant de réapparaître après quelques secondes d'attentes. Ichimada lui fît alors un clin d'oeil pour la remercier et attaqua son hamburger. La faim le creusait de plus en plus depuis tout à l'heure. Après en avoir prit une bouché, il déposa son burger dans l'assiette, ce servi un verre d'eau et le bu. Il se sentait beaucoup mieux maintenant.

"Tout compte fait, cette soirée n'est pas plus mal que ça qu'en j'y pense. D'ailleurs Yumi, si tu veux boire autre chose, fait toi plaisir c'est moi qui offre !"

Cette soirée allait devenir sympathique et même peut-être, le faire réellement oublié la journée de merde qu'il avait eu.

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Moon
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Lun 8 Fév - 2:29
« Désolé mais, je n’ai pas vraiment envie de sourire pour le moment. Je passe mon tour cette fois. » Ah quelle rengaine habituelle. Yumi ne comprenait pas pourquoi personne n’avait remarqué. Un sourire ça change tout. Une personne mal lunée peut se redonner un coup au moral et une même de la joie de vivre d’un simple sourire. Bon soit, il sera un peu forcé au début. Mais le sourire appelle le sourire. Quand on se convainc soi-même que tout va bien, la journée s’améliore immédiatement normalement. Et surtout gros point fort de la technique : on évite les sempiternelles questions comme le fameux « Qu’est-ce qui ne va pas ? ». Mais bon après chacun gère son humeur comme il le souhaite et ce n’était pas à Yumi de lui faire la morale. Mais honnêtement, même si elle avait voulu lui exposer sa technique, elle n’en aurait sûrement pas eu la capacité. Est-ce qu’elle se souvenait au moins de ce qu’il venait de lui dire ? Ah elle s’en souviendrait plus tard de ce qu’elle aurait éventuellement voulu dire à Pascal.

Le jeune homme lui fît une remarque sur sa consommation. Elle ne prit pas la peine de répondre. Que pourrait-elle dire de toute façon ? Il n’avait pas tort. Elle ne tenait pas énormément l’alcool mais elle ne s’arrêtait pas pour autant. L’alcool qu’elle ingurgitait, semblait la réchauffer mais lui asséchait également la bouche. Du coup elle n’avait plus qu’une envie. Reprendre un peu de ce nectar pour se désaltérer. Un vrai cercle vicieux ce truc-là, faut pas s’étonner de trouver autant d’ivrognes dans la rue le soir. Mais la jeune fille devait bien avouer qu’elle n’était pas très fière d’elle sur ce coup-là. Elle était peut-être en train de partager une table avec Ichimada, oui elle souvenait de son nom, mais elle était bien venue seule ici. Et elle ne le connaissait pas vraiment. C’était si triste de se retrouver à boire seule. Quand sa vie était-elle devenue ainsi ? Ah oui elle s’en souvenait. Stop ! Pense à autre chose ma grande ! Au moins elle n’avait plus ce sourire idiot figé sur son visage. Elle en profita pour détendre quelque peu ses joues. Au point où elle en était, Ichi’Pik ne se formaliserait pas de la voir quelques étranges grimaces pendant deux minutes. Bon l’alcool fort du jeune homme l’avait aussi aidé à se décoincer les coins de lèvres.

D’ailleurs en parlant de la boisson de son voisin de table, ce dernier vida son verre d’une traite. Yumi ne put retenir une exclamation d’admiration. Elle le regardait, impressionnée. Cet alcool était tellement fort qu’elle n’aurait jamais pu faire la même. Elle s’était déjà fait violence tout à l’heure pour garder la simple gorgée qu’elle avait prise. Devant sa réaction elle ne pût retenir un petit rire. Et voilà, le sourire était à nouveau vissé sur ses lèvres. Tu m’étonnes que ça te brûle ! Elle avait presque de la peine pour lui. Mais il semblait enfin commencer à s’amuser. Il n’y a pas dire, l’alcool agit vraiment comme un filtre de bonne humeur. On connait à présent l’état dans lequel se trouvaient les auteurs de Hakuna Matata.

« Pas mal Ichi ! A ce rythme-là, tu me rattraperas en moins de deux ! »

Pour ponctuer ses mots, elle lui mît une tape amicale sur l’épaule. Enfin, elle le tenta. Elle rata l’omoplate de son nouveau compagnon de beuverie et heurta son bras au lieu d’atteindre sa cible. Yumi n’avait plus vraiment conscience des distances visiblement. Elle fixa sa main comme si celle-ci l’avait trahi. Mais quelque chose attira son attention. Elle releva la tête et la tourna en tous sens, cherchant ce qui l’avait sorti de sa contemplation. Posant son regard sur Ichi, la jeune fille remarqua que celui-ci la fixait. C’était étrange. Elle n’avait pas l’habitude, et surtout pas venant de sa part. Il c’était plutôt montré assez distant avec elle depuis le début, peut-être même un peu taciturne. Elle pencha sa tête sur le côté, interrogative. Elle essaya de le fixer mais avec l’alcool elle n’y arrivait pas, au contraire elle avait plus l’impression de loucher et de voir tout flou. Heureusement cette situation ne dura pas. C’était au tour de Pascal d’être pris d’un fou rire. Elle n’en comprenait pas la raison mais ça lui allait bien. Il avait finalement rempli son contrat. « D’abord, je rigole si je veux et puis après, stoi le Pascal. » Yumi explosa de rire. Elle n’en pouvait plus. Sobre, cette phrase n’aurait surement pas eu le même effet. Toujours en riant, elle passa sa main dans les cheveux de son voisin, comme on le ferait à un enfant.

« J’ai compris mon Ichi’Pik. En plus tu as rempli le contrat, tu n’es plus mon Pascal. »

Elle lui fît un petit clin d’œil. Et repris sa main qu’elle tendit ensuite vers son verre qu’elle termina rapidement. A vrai dire il ne restait plus grand-chose dedans et maintenant elle était à sec. Elle regarda un instant tristement son verre avant de tordre son cou en renversant sa tête pour fixer à nouveau Ichi.

« Ça ne me dérange pas d’être Pascal, il est trop mignooon dans le film ! Il a cette manière trop cool de s’imposer genre – Hey, moi je suis un caméléon et j’ai la classe, un problème avec ça l’ami – Tu vois le genre ? »

Et c’est à ce moment-là que la serveuse revînt avec les plus beaux plats que la jeune fille aurait pu espérer voir ce soir. Elle avait tellement hâte de pouvoir croquer à pleines dents dans ce hamburger qu’il lui faisait de l’œil. Amen, je n’avais même pas remarqué que j’avais si faim. Elle déposa l’assiette devant elle à  sa plus grande joie. La serveuse n’était pas même encore partie, occupée à prendre soin de son voisin de table, que Yumi avait déjà enfourné deux belles frites dans sa bouche et s’enfonça dans son siège de plaisir.  Elle observa discrètement ce qu’il se passait à sa droite. La serveuse avait enfin fait son mouvement et Ichi’Pik ne semblait pas indifférent. Elle trouva cela vraiment drôle. Yumi attendît qu’Ichimada ait commencé son plat  pour subtiliser aussi discrètement que possible le mot qu’il avait posé sur le côté. Elle le lu rapidement et fît un énorme sourire à son voisin.

« Tout compte fait, cette soirée n’est pas plus mal que ça quand j’y pense. D’ailleurs Yumi, si tu veux boire autre chose, fait toi plaisir c’est moi qui offre ! » Cette invitation n’était pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Non qu’elle ait besoin qu’on lui paye des verres, elle avait assez de sous pour subvenir à ses propres besoins alcoolique mais ça signifiait surtout qu’elle avait de la compagnie officielle pour le reste de la soirée jusqu’à la fin de service de la serveuse. En parlant d’elle justement, elle se leva à moitié et lui fît signe à l’autre bout de la salle. Apparemment Yumi n’était pas des plus discrètes car elle la remarqua et sembla même comprendre qu’elle désirait un nouveau verre. La jeune fille se tourna à nouveau vers Ichi, un peu taquine, lui agitant le petit mot sous le nez.

« C’est qu’il a du succès le petit ! Au moins tu as de la chance, je trouve que c’est la plus belle des serveuses ici. Et peut-être de la salle, mais je n’arrive pas bien à voir la fille là-bas qui nous tourne le dos… Tu vois dans le coin ! Avec les belles boucles et… Ah non autant pour moi. C’est un mec… Félicitations mon Ichi’Pik ! »

Elle avait reporté son attention sur le plat qui lui faisait face. Cela lui faisait tellement de bien de manger un peu. D’ailleurs maintenant que son estomac se remplissait, ses sens commençaient à se stabiliser. Au moins ne se sentait plus aussi étourdie car la pièce avait enfin arrêté de tourner autour d’elle. Ce n’était pas très bon signe. Mais pour le moment seul ce plat comptait.

« Ichi, faut absolument que tu me rappelles de remercier la chouette demain. Elle avait vraiment raison ! La cuisine y est top ! J’éviterai juste de lui parler de l’alcool, pas sûre qu’elle apprécie… »

Je sais ! Elle sortît la carte du bar que lui avait donné la dame de l’auto-école de son sac et le fouilla à la recherche d’un stylo. « Ichi tu n’aurais pas un bidule pour écrire ? » Elle le lui avait demandé sans regarder et quelques fouille plus tard en trouva finalement un. « C’est bon ! » Elle inscrivit un gros merci dessus, de façon presque visible et remit le tout dans son sac. Elle le retrouverait surement en fouillant dedans des souvenirs de la soirée. Le pense-bête était en place.

La serveuse revînt avec un verre pour son voisin et pour elle-même. Autant lancer le challenge. Elle fit signe à serveuse de rester un instant et bu cul-sec son verre. Elle le reposa en clignant des yeux, histoire de s’éclaircir les idées. Comme si ça pouvait fonctionner. Et adressa un grand sourire à la serveuse.

« Tu pourrais nous amener des Shots ? Beaucoup ! J’sais pas si vous faites des mètres ici, mais si non apportes nous en 24, 12 chacun s’il te plaît ! Et j’te laisse choisir des goûts, en fait si tu pouvais nous en mettre tous pleins ce serait génial ! »

Elle avait une idée en tête qui pourrait les distraire. Elle fît un large sourire à Ichimada et s’approcha de lui l’air complice. Elle regarda autour d’elle comme si quelqu’un risquait de surprendre leur conversation. Surement que si quelqu’un entendait effectivement, ils n’en auraient cure. Elle reporta ensuite son attention sur le jeune homme.

« On va faire un jeu concours tous les deux. Chacun aura ses 12 verres et on se libérera des – J’ai déjà – ou des – J’ai jamais – et on les inversera en fonction de si c’est un homme ou femme qui entre dans le bar. Ça te tente ? »

La jeune fille adorait jouer. Une petite manie qu’elle avait. Et le pauvre Ichimada devrait le supporter malheureusement.
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Poney Ichi
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Dim 13 Mar - 23:10
Alors qu'il se remit à manger le contenu de son assiette, il n'avait pas remarqué que sa voisine de table avait subtilisée le petit mot que lui avait remit la serveuse. De toute façon, son verre d'alcool lui montait de plus en plus à la tête. À de nombreuse reprises, alors qu'il essayait de faire entrer des frittes dans sa bouche, il la rata à pas mal de fois. Manger quand on est saoul et qu'on en a pas l'habitude devenait de plus en plus difficile plus le temps passait et plus l'alcool gagnait du terrain jusqu'au cerveau. Il avait même réussi à rater sa bouche de plusieurs centimètres, comme-ci il y a eu un mur épai entre sa nourriture et celle-ci. Il se mit à regarder sa fourchette d'un regard noir, comme si elle venait de l'insulter. Pour éviter de s’énerver un peu plus, il déposa la fourchette, enleva les quelques qui s'y trouvaient encore et les mangea avec sa main.

"Tant pis, fallait pas me trahir, espèce de sale... fourchette."

La meilleure insulte de tous les temps vous direz vous. En même temps, c'était la seule qui avait traversé la tête d'Ichi à ce moment là. C'était à ce moment précis que Yumi en profita pour mettre le morceau de papier juste devant le nez d'Ichi. Wait, comment avait-elle fait pour.... Au pire tant pis, au point où il en était il s'en fichait pas mal. Il repoussa légèrement la main de Yumi vue qu'elle le gênait pour manger et enfourna de nouvelles frittes dans sa bouche. Récupérant une serviette pas loin avec pas mal de difficulté afin de s'essuyer la bouche, il pût finalement répliquer.

"Du succès tu dis hein... Mouai, on va dire ça. Mais, je suis d'accord avec toi, c'est la plus jolie des serveuses alors j'ai pas à me plaindre."

Il leva la tête en direction de la serveuse en question et remarqua qu'elle le fixait depuis un moment. Il lui sourit donc et celle-ci se mit à rougir avant de faire semblant de se remettre à travailler. Quand Ichi détourna légèrement la tête, elle s'était remit à le reluquer. Comme quoi, il devait vraiment avoir un certain charme, même si dans un sens, il s'en fichait pas mal. L'amour, il l'avait connût une fois mais, ce n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler de l'amour. Plutôt une simple erreur de communication. Depuis, il n'avait pas eu le temps de se remettre en question, où plutôt n'avait-il pas prit la peine de le faire surtout. Penser à ça n'allait pas l'aider à remplir son estomac et il se remit à l'attaque et reprenant une bouché de son burger entamé un peu plus tôt.

Le burger toujours dans les mains, Yumi se mit à lui parler d'une chouette qu'elle devrait remercier demain. Pourquoi voulait-elle remercier une chouette ? Celle-ci lui avait-elle ramener des vers à manger ? Ou bien l'avait-elle réchauffé durant les froides nuits d'hiver en été ? Beaucoup trop de choses commençaient à traverser la tête d'Ichi même si celles-ci n'avaient pas de sens. Elle devait sûrement d'une dame âgée qui l'avait aidé mais, comme l'image de la chouette qui fait un mètre soixante passait mieux dans sa tête pour le moment, il préférait se dire qu'elle devait réellement parler d'une chouette.

"Si tu veux mais, à mon humble avis, j'aurais sans doute oublié le trois quart des choses qui se seront produits durant la soirée."

Sa phrase terminé, il prit une nouvelle bouchée, puis une autre et encore une autre jusqu'à avoir entièrement mangé le burger. Il poussa par la suite une sorte de soupir de soulagement pour montrer son contentement. Il restait encore pas mal de frittes dans son assiette qu'il avait décidé de conserver pour plus tard, risquant sûrement de continuer à boire dans la soirée autant avoir de quoi manger sous la main surtout lorsqu'on vous en donne plus que nécessaire. En effet, il fallait croire que la serveuses n'avait pas lésiné sur la quantité de fritte qu'il devrait avoir. Après, il n'allait pas s'en plaindre non plus, au contraire il était plus que satisfait.

À côté de lui, sa voisine cherchait de quoi écrire. Elle lui demanda également s'il n'avait un bidule pour écrire. Elle devait parler d'un stylo mais, dans l'état où se trouvait Ichi, il n'aurait jamais pu ouvrir son sac ni même en sortir quoique ce soit. Heureusement pour lui, il n'eut pas à le faire étant donné qu'elle avait finalement trouvé ce qu'elle cherchait.  Après y avoir griffonné vite fait quelque chose sur une carte qu'elle avait en main, elle rangea le tout juste près.

La serveuse revint quelques temps après avec les verres qu'ils avaient demandés et avant qu'elle ne reparte, Yumi l'arrêta. Ichi arqua l'un de ses sourcils en signe d'incompréhension mais, le relâcha quelques secondes après et se mit à boire son propre verre, un nouvelle fois cul sec. Fallait croire que la première fois ne lui avait pas servi de leçon ou bien qu'il avait fini par aimer ça. Quelque soit la réponse, lui était satisfait de ce qu'il venait de faire. Pas sûr que son foie, lui, ne le soit demain. Tant pis, il était la pour se changer les idées et oublier sa journée. Il les entendis parler vaguement de shots, d'en apporter beaucoup et de goûts. Les mots devenaient de plus en plus vague dans sa tête, comme si celle-ci s'amusait à faire en sorte qu'il ne comprenne rien et de l'obliger à jouer au pendu. Une fois résolu à ne pas se frapper la tête pour se remettre les idées en place, il s'affala un peu plus à sa place pour se mettre un peu plus à l'aise.

Yumi se tourna vers lui après avoir laissé la serveuse partir. Elle tenta de lui expliquer rapidement comment est-ce que son jeu fonctionnait mais, Ichi n'en comprenait pas un seul moment. Non pas à cause de l'alcool, enfin un peu quand même, mais surtout parce qu'il n'avait pratiqué ce genre de chose. Quand il buvait, s'était juste pour boire et non pour faire autre chose. Il prit alors un air interrogateur et fixa celle-ci de son regard neutre.

"Euh.. il vaudrait mieux que tu me fasse un exemple parce que la, je n'ai absolument rien comprit."

Il prit son verre d'eau et en bu une gorgée. L'alcool s'était bien mais, il fallait savoir se calmer de temps à autre. Il prit donc une nouvelle fritte et la mangea avec, cette fois, un peu moins de difficulté que la première fois. Plusieurs minutes qui ressemblaient à des heures passèrent et ils virent enfin la serveuse revenir avec cette fois une armée de petits verres. Elle les déposa sur la table tout en faisant en sorte qu'il y ait douze verres devant chaque personnes. Elle ajouta aussi un treizième verre pour Ichi, un peu plus grand que les autres et repartit. Un verre gratuit, génial tout ça.

"Bon, maintenant que les verres sont la, montre moi donc comment jouer à ton fameux jeu."

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Moon
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CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir B
Dim 12 Mar - 13:40
Yumi était dubitative. Etait-il réellement possible en ce monde qu’une personne de son âge – voir plus, mais elle n’osait pas vraiment s’avancer sur ce sujet étant donné qu’elle voyait deux Ichi’pik qui se croisaient et voltigeaient ensemble comme deux valseuses sur une piste de salsa glissante – n’ait jamais joué ou entendu ne serait-ce que parler du jeu du « j’ai déjà, je n’ai jamais » ? Le principe même du jeu était dans son nom ! Et la suite était implicite. A quoi bon les verres sinon ? Enfin il est vrai que les sportifs – et on parle de vrais sportifs et non de ceux qui s’assoient sur le canapé pour crier à leur écran des instructions que personne dans le stade n’entendra jamais – ne boivent pas beaucoup d’alcool. Une histoire de traiter son corps comme un temple, huiler la machine, peur de tuer leurs cellules ou toute autre chose du même acabit qu’ils se racontent entre eux avant de venir nous faire la morale à nous autres, fiers défenseurs de la marche tranquille, des dimanches matins au lit et autres sportifs occasionnels ‘Oui je ne vous oublie pas’. Vous savez, ceux qui font ça pour le plaisir. Les valseuses dansent. Les danseurs professionnels dansent même beaucoup. Ce sont des sportifs. Les Ichi’pik seraient donc de vrais sportifs. Mais quand on voit leurs pieds… ! ‘Je me rappelle cette pauvre russe’. Yumi en avait presque eu des hauts le cœur la première fois qu’elle avait vu l’état de ses pattes : couverts de bandages, difformes, et sentant la mort. Cela avait mis fin à toute envie de sa part, qu'elle aurait pu avoir, d’essayer ne serait-ce qu’un jour de devenir une vraie prima ballerina assoluta. ‘Oh je vais être malade si j’y repense… Oh non, c’est là’. La jeune fille fit la grimace et jeta sa tête en arrière fixant obstinément le plafond. Elle se concentrait vraiment très fort sur la petite tache en forme de raisin qui s’y trouvait et la nausée, qui semblait vouloir frapper, reparti embêter quelqu’un d’autre. Décrochant de sa vigne imaginaire, elle se reconcentra sur ce qui l’entourait, dont son camarade de boisson et l’eldorado alcoolique qui trônait devant eux. ‘J’ai vraiment un problème’. Une addiction pour une autre. Au moins celle-ci était-elle légale. Elle regarda le jeune homme, qui avait déjà mis la main sur un autre verre. Un cadeau de la serveuse lui semblait-elle, mais elle ne pouvait en être sûre. Depuis quand avait-elle autant de mal pour se concentrer sur une seule chose ? Le jeu.

D’ailleurs elle remarqua prit enfin conscience que les préparatifs avaient été achevés avec l’arrivée opportune de la commande. Avoir la future proie de la serveuse à ses côtés avait ses avantages : on était vraiment servi très vite. Ou alors elle s’était vraiment déconnecté très longtemps l’un dans l’autre, ça passait le temps.

« Je vais tout vous expliquer très cher. Tu vas voir le principe est enfantin. »

Elle prit alors le temps de positionner chacun des douze shots de son acolyte devant lui en une ligne parfaite et fît la même chose avec les siens. «  La scène est mise, en place tout le monde » marmonnait-elle, plus pour maintenir sa concentration sur ses actes que pour réellement dire quoique ce soit à celui qui attendait ses explications.

« Tout d’abord commençons par expliquer le jeu du j’ai déjà - je n’ai jamais. Chacun leur tour les participants disent une chose vraie les concernant comme… Je n’ai jamais renversé quelqu’un avec ma voiture. Les autres participants doivent alors en toute honnêteté répondre à cette déclaration. Si eux non plus n’ont jamais renversé personne, ils ne boivent pas. S’ils ont déjà renversé quelqu’un – ce qu’il serait en soit vraiment bête à avouer –, ils boivent. Le vainqueur est celui à qui il reste un ou plusieurs verres à la fin du jeu. Ou dans notre cas, le premier qui finit les douze perd. »

Yumi prit son verre, dont la liqueur avait été fortement diluée par les glaçons, qui avaient depuis longtemps disparu, et s’humecta les lèvres et la gorge. Elle ne s’était jamais rendue compte à quel point parler l’asséchait. Elle garda son verre, désormais vide, à la main et le pressa à la base de son cou. Cette fraîcheur était un vrai délice. Elle avait l’impression d’étouffer dans cette chaleur humide environnante.

« Mais dans notre cas, nous allons légèrement changer les règles. Ça n’a absolument aucun sens, alors qu’au final nous nous connaissons à peine, de nous confier mutuellement nos humiliations et nos éventuelles actions horribles. Car soyons honnêtes, c’est quand même la base de ce jeu. Donc à la place on va les utiliser eux. »

Elle désigna alors la porte du bar où les gens ne cessaient de sortir et entrer constamment. Cette quantité de passage était absolument parfaite pour pouvoir entretenir une bonne continuité dans le jeu.

« Chacun à notre tour, nous allons énoncer un fait. Et ce fait doit coller avec la personne entrant. Si ça ne colle pas, alors le joueur perd un verre. Qu’il doit boire bien entendu. Mais je suppose que tu t’en doutais déjà… D’ailleurs je me demande toujours dans ces jeux-là, s’il ne vaut mieux pas perdre au final… »

La jeune fille se figea comme perdue au milieu d’un dilemme qui déciderait que la destruction ou du sauvetage de notre monde. Quoique… Quelle personne réelle aurait vraiment un jour ce dilemme ? Si une seule action ou décision y suffisait, cela ferait bien longtemps que nous serions tous mort. Elle se ressaisit au bout de quelque seconde, hochant la tête comme si elle était contente de sa réponse intérieure, et se détourna de la porte pour se tourner vers Ichi’pik.

« Faisons un tour d’essai. Histoire d’être sûrs d’avoir compris les règles. Je te dis maintenant un fait. On va faire  simple… La prochaine personne qui entrera est une femme. Maintenant on regarde et… »

Joignant le geste à la parole, elle se tourna vers la porte juste à temps pour voir un homme dégarni et replet entrer dans la salle. Son T-shirt sale et sa barbe longue et emmêlée ne laissait aucun doute.

« … J’aurais lamentablement perdu. Donc j’aurais bu. Et j’aurais perdu un verre... Mais je suppose que tu as compris le principe, non ? »

Elle sourit à son voisin de table en attendant confirmation, puis saisit finalement son premier shot – un beau dégradé de rouge – et le leva à hauteur de visage.

« Commençons ! Honneur aux femmes. Le prochain à entrer dans cette pièce aura définitivement une tête de sociopathe ! »

Son sourire se fit encore plus large, et la jeune fille tourna son regard vers la porte, qui déciderait du sort de ce verre qu’elle tenait encore entre ses doigts…
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