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Encore une blessée !

Invité
Mer 4 Mai - 23:04
Il n'avait jamais été habitué à tant de violence entre les élèves, cela est certain. Il n'avait jamais été habitué à tant de violence tout court d'ailleurs; aussi bien physique que psychologique. Depuis qu'il était arrivé, il en voyait tous les jours passer; c'en était désolant. Cependant, lui, ne disait rien. Il savait qu'il n'était pas grand chose ici, rien de plus qu'un étranger beaucoup trop optimiste - peut-être un peu niais - qui faisait bien son travail, point.
Il aurait aimé faire quelque chose, mais il ne savait pas comment s'y prendre; il était témoin de ce qu'il se passait, et il se demandait juste ce qu'il pouvait réellement faire. Pas grand chose en l'état actuel des choses. Le mieux qu'il pouvait faire pour le moment, c'était de faire ce qu'il avait toujours fait, et en bien: soigner toutes les blessures qu'il pouvait.

Il regarda l'intérieur de l'infirmerie; personne pour le moment. Ouf, se dit-il. Il allait peut-être pouvoir souffler un peu.
Il s'installa à son bureau, son petit gobelet de thé en main; en humant la sainte odeur de la menthe, il se demanda, en portant le liquide ambré à ses lèvres, s'il ne devait pas plutôt troquer cela pour du café, amère boisson sombre et ténébreuse qu'il n'aimait d'ordinaire pas du tout; néanmoins, il avait le mérite de le tenir éveillé.
Il avait une petite radio sur son bureau et il avait pris l'habitude de diffuser un peu de musique par moments, lorsqu'il était seul, afin de ne pas troubler le repos et la convalescence des jeunes patients. La portée de la musique était courte, cela ne s'entendait de l'extérieur que si la porte était ouverte; or, ici, elle était fermée. Pas à clef, bien entendu. Il se décida à allumer la petite radio, trompant le silence des lieux qui lui pesait; il savait que, tôt ou tard, quelqu'un viendrait l'inciter à la couper, souvent en proie à de vives aigreurs d'estomac, maux de crâne, blessures sanglantes quelconques, etc.


Il se félicitait d'avoir trouvé cette station. Son pays lui manquait parfois, mais il était heureux de pouvoir rendre service ici.
Les élèves, cela avait toujours été son but de pouvoir les aider du mieux qu'il le pouvait.

Il bailla, ne sachant même plus quelle heure il était. Il savait juste qu'il était fatigué, pas assez pour s'endormir cependant. Il jeta un coup d'œil aux grands lits confortables de l'infirmerie; ses jeunes patients s'y reposaient généralement bien. Il avait été tenté plusieurs fois d'y faire la sieste, mais c'était un travers qu'il se devait d'éviter.
Il regarda les quelques papiers sur son bureau; la paperasse...Argh ! Aussi organisé était-il, ce n'était pas quelque chose qu'il appréciait tout particulièrement.

Il soupira. Sa soeur lui manquait beaucoup en fait et il se demandait comment elle allait. Mais il n'eut pas le loisir d'y songer plus car le cours de cette douce pensée fut stoppée net par l'arrivée d'une demoiselle au visage bien amoché.
Un "wtf ?!" passa dans sa tête avant qu'il ne se précipite pour venir l'aider; comme il le faisait d'habitude. Il ne se permit pas de lui demander comment elle allait, il la fit s'asseoir aussitôt sur une chaise pour aller quérir désinfectant, pansements, etc. C'est une fois qu'il eut rassemblé tous les artefacts possibles pour la soigner qu'il vérifia l'étendue des dégâts.


-Que s'est-il passé ?!....hum...bonjour...

Il s'était précipité pour l'aider avant même de la saluer, quel impoli il faisait décidément ! Il se gifla mentalement, cela était inadmissible.
Quoiqu'il en soit, la question avait été posé. Tandis qu'il appliquait les soins nécessaires pour ce genre de cas, il désirait savoir ce qu'il s'était déroulé. Une bagarre sans aucun doute, mais au moins cela entraînerait une conversation qui pourrait peut-être permettre de rompre sa monotonie actuelle; il avait oublié d'éteindre la radio et celle-ci diffusait encore de la musique.

Invité
Sam 7 Mai - 5:26



Encore une blessée.


Ou comment rencontrer le Doc'

J'avais jamais été aussi amochée après une baston. Juste parce que j'avais soit disant tapé en premier. En même temps, ils avaient qu'à pas être dans les parages hein ces débiles. Les trois garçons avaient donc pris la mouche et j'avais fini par perdre ma patience, qui n'était pas réputée pour être légendaire.

Le premier mec était un peu plus petit que moi, je lui avait donné un grand coup de sac sur le visage et il avait été sonné quelques minutes. Mais je sais pas comment, peut-être ai-je été trop prévisible, mais les deux autres se sont jetés sur moi par derrière, l'un me tenant fermement par les bras. En essayant de me dégager de leur emprise, j'ai fini par me défaire l'épaule. Dans un cris, j'avais retenu mes sanglots. Hors de question de pleurer devant des mecs comme eux. Je sais pas quel jeu malsain ils avaient en tête, mais après quelques coups de boule dans le nez de celui en face de moi, je fini par me prendre une énorme droite dans le nez, celui-ci fit un crac assez inquiétant et un goût de fer me coula dans la gorge. C'était chaud, mais j'allais finir par m'étouffer. Obligée de cracher, une longue traînée de sang s'étale sur le sweat de celui en face de moi. En voyant les dégâts, ils avaient ri avant de me laisser là. Putain, dire que j'avais un rencart ce soir. Je me relève.

Putain, ils m'ont défoncés ces cons, si jamais je les retrouve, je les tue. Je fulmine comme ça un moment, avant de me décider à faire quelque chose. Appuyée sur un mur, je tiens mon bras démis de mon bras valide ; Putain ça craint, heureusement que c'est pas mon bras principal, j'aurais été mal sinon. Le sang continue de couler dans ma gorge. Ah oui, j'ai le nez cassé. Ok, peut-être que la meilleure chose à faire, c'est d'aller à l'infirmerie. Sauf que je sais pas du tout où elle est. Hum. Si je demande à Ambre, elle va s'inquiéter et c'est pas le but. Si je demande à Mariko, elle voudra forcément d'abord buter ces mecs, peut-être mauvaise idée. Bon, j'vais essayer de trouver tout ça par moi même. Je pousse un long soupir en crachant un peu de sang. Bon alors, par où je vais.. ?

Je fini par trouver mon chemin après avoir trouvé des plans. Je regarde la porte de l'infirmerie. Des larmes ont commencés à couler sur mes joues depuis un moment, tellement la douleur était de plus en plus vive. Je tends mon bras valide et ouvre la porte pour rentrer.

Une petite musique d'atmosphère passe et je reste sur le pas de la porte, pour l'apprécier quelque peu. J'ai pas le temps de dire bonjour que je m'écroule. Je suis fiévreuse, j'en peux plus. Je lève les yeux vers lui une fois qu'il m'a aidé à m'asseoir.
« Embuscade. J'crois que j'ai..le nez.. et mon bras..cassés. »
Parler me fait horriblement mal, et mon front se couvre de sueur. Pitié non, j'vais m'évanouir je crois, j'ai vraiment trop mal. Je le regarde une dernière fois, en larmes.
« J'ai mal... »
Et je tombe dans les pommes.
© Code par Dehvi sur Never-Utopia
Invité
Jeu 19 Mai - 4:00
La jeune fille venait de tomber dans les pommes, dans les bras du médecin qui, surpris, avait failli la lâcher; fort heureusement pour elle, il avait quelques réflexes. Avec son nez et le bras cassé, il craignait de ne la blesser davantage si jamais il la déplaçait, ne serait-ce que jusqu'à un des lits. Enfin...c'était ce qu'elle avait dit. Elle croyait que le nez et que le bras étaient cassés. Elle croyait. Cela ne voulait pas dire que c'était tout à fait le cas, malgré le fait qu'elle était très amochée. Bon...il allait tout de même devoir faire quelque chose et n'allait sûrement pas demeurer là comme un crétin; il savait ce qu'il devait faire tout de même.
Il n'entendait personne dans le couloir, il n'aurait donc pas d'aide pour la porter. Tant pis, il prenait un risque, mais c'était cela ou il la laissait tomber par terre; au vu de son état...ce n'était pas la chose à faire, et de toutes les manières, il ne pouvait pas se permettre cela. C'est pourquoi, avec moult précautions et force délicatesse, il la porta telle une princesse afin de la déposer avec tout autant de douceur sur le premier lit qui se présenta à eux; bon...telle une princesse portée par un médecin un peu gauche et paniqué, mais qu'importe.

"J'ai mal". Les derniers mots de la jeune fille résonnaient dans sa tête comme un coup de poignard; comment peut-on être aussi violent ? Comment peut-on oser l'être ? Et envers une femme, surtout ! C'était bien là quelque chose d'inconcevable pour cet étonnant médecin scolaire britannique; il n'arrivait pas encore à s'y habituer tout à fait, mais il se taisait. Qu'était-il ici ? Juste celui qui soignait les bobos physiques et autres blessures corporelles. Il n'était pas grand-chose. Non, vraiment, rien, voilà ce qu'il était. Il demeurait cependant utile, point.

Lestat vérifia l'état du nez, bel et bien cassé; lui-même ne pourrait rien faire ici, il lui faudrait aller une ambulance, l'amener à l'hôpital. Quant au bras, il n'était pas cassé, mais démis; pour cela aussi il faudrait quelqu'un de plus compétent qu'un simple médecin scolaire, quoiqu'encore pour son bras il pouvait faire quelque chose. Mais on n'était jamais assez prudent, surtout ici.
Il fit ce qu'il put pour elle et les dégâts corporels qu'il pouvait atténuer grâce à ses soins. La vie de la jeune fille n'était pas en danger, mais elle aurait besoin de repos et d'aller voir à l'hôpital pour son nez et son bras.

Le jeune médecin resta près d'elle jusqu'à son réveil, et il avait pris soin de couper le son de la radio afin de ne pas troubler pendant qu'elle récupérait - un peu de force, certes, elle était tombée dans les pommes ! Il avait déposé un verre d'eau sucrée sur la table de chevet afin qu'elle puisse boire, il avait aussi fait chauffer du thé au cas où elle voudrait quelque chose de chaud, et quelques carrés de chocolat; il irait même lui chercher quelque chose de plus consistant si besoin était et qu'elle en exprimait l'envie. Elle en aurait sûrement besoin.


-Mademoiselle ? Mademoiselle...est-ce que...J'ai fait ce que j'ai pu...Un verre d'eau ? Du thé ? J'ai menthe ou fruits rouges...Chocolat peut-être ?

Il devait sûrement y avoir un côté papa-poule qui devait ressortir dans son comportement, c'était certain.
Invité
Lun 23 Mai - 23:33



Encore une blessée.


J'aime ma vie ok?

Je vois ma mère me sermonner. Le doigt en l'air, elle cris. Comment j'ai encore pu me faire renvoyer ? Je hausse les épaules avec nonchalence. Je m'en fous tellement de ce qu'elle peut me dire. De toute façon je n'aime pas l'école. J'm'en bas. Total.
Elle semble au bord de la crise de nerfs, ses cheveux châtains remontés en chignon serré. Je soupire, elle a pas bientôt fini ? Ouais j'me bats et alors qu'est-ce que ça peut lui faire ?
Un enseignant qui s'est pris un coup d'agrafeuse, une camarade que j'ai essayé de noyer dans les toilettes, une prof que je me suis tapée avant de lui demander de l'argent, et maintenant un mec à l'hôpital. Quoi ? J'vois pas en quoi tout ce que je fais est mal. Elle me saoule.
Je tourne les talons, mais sa petite main attrape mon ras, je fais volte-face. Une gifle monumentale tombe sur ma joue rose, et j'ouvre de grands yeux. J'en ai fais des conneries, mais jamais encore ma mère n'avait à ce point perdu patience avec moi. Je la regarde. Depuis combien de temps j'ai arrêté de lui parler ? Elle semble désemparée et me laisse une dernière chance. Une école dont elle a entendu parler, par je ne sais qui, à l'autre bout du Japon. Sei Gakuen.


Qui aurait pensé que je me plairais enfin dans une école ? Les cours étaient chiants, mais j'avais intégré un groupe de filles. Des amazones se faisant appeler Neptune. J'avais mes premières amies. J'avais même trouvé une petite amie. Moi capable d'aimer, qui aurait cru ? On passait notre temps à comploter contre les hommes du lycée. Il n'y avait rien de plus excitant que de savoir qu'on pouvait dégrader les lieu, taper les autres et tout ça, sans sanctions. Combien de coups j'avais pu donner ? J'sais pas, je les comptais pas vraiment. Mais là, je m'amusais enfin.
Jusqu'à ce que les gars arrivent à me rendre la pareil. J'étais presque sûre de pouvoir m'en tirer. Mais quels lâches s'y mettent à trois pour frapper un fille à ce point ?

J'ouvre les yeux et me redresse en sursaut avant de me rappeler que je suis à l'infirmerie. Je regarde autour de moi. Je ne vois rien de vraiment intéressant, à part l'infirmier. Il a l'air vachement jeune. Et hyper inquiet. Je soupire avant de le regarder fixement.
« Ta gueule… Mais j'veux bien de l'eau. »
J'ai jamais été des plus sociables, mais je le remercie sincèrement. Je me demande comment il a pu me porter jusqu'à un lit. Il est peut-être plus fort qu'il n'y parait. J'me demande aussi si le personnel sait ce qu'il se passe dans ce lycée. J'pense pas, sinon ils y auraient déjà mis fin.  Je soupire à nouveau, après avoir bu le verre d'eau qu'il m'avait tendu. Mon nez me faisait toujours mal, mais je ne sentais plus vraiment mon bras. Il avait sûrement du m'aider. C'était cool de sa part. Et maintenant pensais-je ? Je devais aller voir Ambre, elle m'avait dit qu'un truc se préparais ce soir, mais je savais pas encore quoi.
«  Bon, oublies c'que t'as vu ok? »
Je le regarde fixement, je veux pas qu'il se fasse de fausses idées ou qu'il me fasse passer pour une faible auprès des autres élèves.
© Code par Dehvi sur Never-Utopia
Invité
Ven 3 Juin - 5:26
« Ta gueule… Mais j'veux bien de l'eau. »

L'infirmier ne montra pas le fait qu'il était choqué; disons que la politesse était quelque chose de primordial pour lui. Cependant, il passa outre parce qu'il y avait mieux à faire, et puis, elle avait sûrement passer un mauvais moment, par conséquent son humeur devait s'en ressentir. A moins que ce ne soit son caractère de base, ce qui était tout à fait possible; au pire, il en avait vu d'autres, donc ce ne serait pas la première fois.
Il allait lui dire quelque chose, ouvrit donc la bouche, décida de s'abstenir et la referma tout aussitôt. Il lui tendit le verre d'eau sucrée. L'eau, cela faisait du bien. Et le sucre, c'était pour avoir un bref regain d'énergie rapidement. M'enfin, il n'était pas nécessaire de l'expliciter, étant donné que cela demeurait logique au vu de la situation.


«  Bon, oublies c'que t'as vu ok? »

Il était toujours assis à côté du lit, en train de la regarder. Ou plutôt d'observer ses réactions et ses blessures; comme n'importe quel médecin scolaire prenant soin de ses jeunes patients après qu'ils soient venus pour...des problèmes quelque peu violents; ah le doux euphémisme !
Il n'acquiesça pas, il se contenta de sourire légèrement. Ce n'était pas un automatisme hypocrite. Ce n'était pas de la pitié, peut-être juste un peu de sympathie. C'était juste dans sa nature. Bon, ok, il avait l'air un peu stupide; ou tout simplement enfantin. Il avait juste naturellement cet air candide, et cela s'en ressentait.


-Je dois tout de même prendre votre nom pour les papiers administratifs de l'établissement, vous adresser une ordonnance pour les antidouleurs et éventuellement une dispense de certains cours si vous le jugez utile; au moins les activités sportives tant que vous n'aurez pas vu quelqu'un à l'hôpital pour votre nez, et votre bras; même si je suis plus inquiet pour votre nez.

Oh la ferme Lestat, elle te l'a dit tout à l'heure non ? Tu parles un peu trop.

Il se gifla mentalement, oubliant ce que la demoiselle avait dit tantôt. Mais il se devait au moins de la prévenir sur certains points. Non, apparemment, il risquait de ne pas oublier ce qu'il venait de voir; mais cela ne voulait pas dire qu'il allait le raconter à tout le monde; le secret professionnel, elle savait au moins ce que c'était ? Qu'importe, elle n'avait juste aucun souci à se faire là-dessus.


-Quoiqu'une dispense pour le sport n'est peut-être pas dénuée de sens, mais vous avez l'air solide; il faudra simplement faire attention à vous et ne pas forcer sur votre bras. Je vais vous donner des antidouleurs aussi, au cas où. Par contre, pensez tout de même à vous rendre à l'hôpital pour votre nez; en revanche, votre bras n'est pas cassé, il était seulement démis, mais cela peut être utile d'aller vérifier auprès de gens qui ont plus de moyen que moi...Je suis désolé, je ne peux rien faire de plus.

Il dégageait toujours cette petit aura qui mettait à l'aise, et puis il était naturellement souriant, ce devait peut-être jouer aussi; et le fait qu'il était tout aussi sympathique, même si d'ordinaire on le taxait de timidité sans le connaître.
Lestat faisait simplement son travail, il était juste peut-être un peu plus prévenant.
Invité
Mer 8 Juin - 21:00



Encore une blessée.


Larmes et doutes.

Je soupire de soulagement. L'eau sucrée. Il était prévenant en fait ce gars, pas comme les tarés du lycée. L'eau apaise ma gorge sèche et le sucre me redonne quelques couleurs. Je tourne la tête vers lui, reconnaissante. Jusqu'à ce qu'il commence à parler.
Je crois bien qu'en fait, il semblait plus stressé que moi par la situation. Cette pensée m'arrache un sourire. Dire que j'ai pourtant l'habitude de tout ça !
Mon nom.. C'était assez risqué de lui donner. Si quelqu'un chez les Mercury ou les Jupiters arrivaient à avoir mon nom, ils auraient de quoi soustraire des informations et trouver mes points faibles. Déjà qu'à cause de mon sale caractère je mettais Ambre en danger. En parlant d'elle… Je m'agite un peu, j'espère qu'elle va bien et qu'elle n'a pas été prise en embuscade. Je me redresse vivement mais mon nez cassé me renvoie une énorme migraine et malgré moi je retombe sur mes oreillers. Je soupire et écoute de nouveau l'infirmier. Me faire une dispense de cours hein ? C'pas comme si j'en avais vraiment besoin vu que je ne vais naturellement pas en cours. C'est bizarre d'ailleurs qu'avec mon taux d’absentéisme je n'ai pas encore été virée. Enfin bon. Je regarde l'infirmier qui semble hyper stressé. Il doit pas voir souvent de blessés, c'est bizarre. Est-ce que d'habitude les autres s'improvisent eux-mêmes médecins ? En tout cas, je n'irais pas à l'hôpital ça c'était sûr. Pas que je n'aime pas les hôpitaux, mais clairement, je n'allais pas quitter le campus pour un nez cassé. Je l'écoute continuer à parler. Franchement il compte s'arrêter un jour ou il est toujours aussi barbant ? Je soupire et le regarde.

« Calme toi Doc', j'vais pas crever là. Et j'pense pas que je suis la seule à être comme ça. Sors un peu et tu verras que dehors… C'est.. Dehors c'est une vraie guerre. J'avais dis ça dans un souffle, comme si je l'avouais enfin. Peut-être que le fait de le dire rendait tout ça plus réel. Avais-je seulement le droit d'en parler ? De toute façon, j'en avais trop dit alors. Vous êtes soumis au secret professionnel pas vrai ? J'sais un peu comment ça marche les médecins. Alors juste pour cette fois… je lâche dans un murmure : Laissez moi vider mon sac. »
Je soulève mon bras valide pour venir le poser devant mes yeux. Je connais même pas ce mec, et si il allait tout répéter aux autres groupes ? Je serre la mâchoire. Nan, il n'en fera rien, j'en suis sûre. Toujours le visage couvert sous mon bras, je commence alors à laisser sortir les mots, entremêlés de sanglots.
«Peut importe où on va dehors, on s'fait toujours harceler, parfois on se fait frapper. Mais t'sais quoi Doc' ? Moi j'trouvais ça normal, je trouvais ça logique. On me tape, je tape. Franchement ça me faisait du bien. Grâce à ça je me suis même fais des supers amies. Mais.. Sérieusement, je commence à m'en lasser. Parfois j'ai juste envie de rester là, à parler avec eux comme si toute cette rage n'existait pas. Mais j'peux pas. Faut se lever tous les jours, avec cette.. Cette boule au ventre et continuer d'avancer en se demandant qui sera la prochaine victime.. J'en ai marre. »

Je me mord la lèvre, faut pas que je pleure, mai là, j'avais vraiment besoin de me vider. Depuis quelques jour je me posais souvent cette même question : Est-ce que cette guerre en vaut la peine ? J'arrivais plus à trouver la force de me battre. Etait-ce pour ça que j'avais trouvé un lieu neutre comme l'infirmerie ?

[HRP : On y arrive enfin, le fond psycho de ce rp ! J'espère que ça te vas :3]
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