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Peace.

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Lilithcofonda
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Ven 15 Fév - 8:23















Not love, not sex.


Contre toutes attentes, le roi l'avait rejoint dehors, se positionnant même à ses côtés. Le jeu était encore en court, même si lui venait d'affirmer que non. Tant que la Queen n'avait pas décidé que le jeu prenait fin, il était encore d'actualité. Jusqu'à ce que l'un des deux cède enfin et quitte la partie. Mais comme il l'avait rejoint à l'extérieur, impatient et déterminé, la partie continuait. Lith souriait. Pas comme d'habitude, son sourire était amusé mais surtout sincère. Elle aimait bien ce sentiment qui la rongeait petit à petit et prenait place dans son coeur et son esprit. Un sentiment de légéreté qu'elle n'avait pas ressenti depuis des années. Comme si être avec lui lui vidait la tête de toutes pensées et que la guerre qui régnait à Sei passait en second. Jamais elle ne s'était comporté de cette façon, pas depuis son histoire avec Akira. Avec lui elle pouvait enfin être elle-même, sans faux-semblants ou autre. D'abord elle pivota lentement vers lui, levant les yeux pour croiser son regard, semblable au ciel qui s'étendait à perte de vue.

« Je n'ai jamais dit que le jeu était fini. Tu veux peut-être arrêter de jouer mais cela reviendrait à dire que tu déclares forfait... »

Elle laissa sa phrase en suspens et esquissa quelques pas sur l'asphalte, en faisant une jolie pirouette, elle se retourna de nouveau vers lui, sa chevelure rose virevoltant doucement. Ses prunelles émeraudes se plantèrent dans le pan de ciel qui ornait son regard et elle ria avec un soupçon de désinvolture, comme une enfant.

« Et que je gagnerais le jeu par conséquent. Est-ce que le Roi veut vraiment perdre contre moi ? Tu sais Sato, tu es différent de ce que je pensais. Je crois que je commence même à t'apprécier, ouaip. Je pars devant ! »

Elle avait conclu sa phrase en tournant les talons promptement, avançant rapidement à travers la foule compacte. En réalité, elle refusait catégoriquement qu'il voit le rouge qui ornait ses pommettes pâles en ce moment. Elle rougissait bien trop facilement face à des hommes comme lui. Face à des hommes qu'elle aimait bien, Lith se relâchait vraiment et devenait une fille, une vraie, avec les sentiments, les émotions et tout le bazar qui allait avec. Pas qu'elle détestait ça, mais après s'être faite trahir une fois, elle se méfiait toujours. Après tout, son coeur était gelé et il fallait plus qu'un déjeuner et un jeu sympathique pour le faire fondre et qu'il batte à nouveau. Marchant à pas pressés, Lith bousculait un peu n'importe qui, ne faisant pas attention à ce qu'elle faisait, à vrai dire. Elle se cogna contre quelqu'un de plus grand et dû lever les yeux pour voir qui c'était. A en juger par les cicatrices et la cigarette vissée aux lèvres, elle avait bousculé les mauvaises personnes. L'intercoluteur baissa le regard vers elle et la souleva par le col, légèrement énervé. Il empestait l'alcool et la cigarette. Et évidemment la sueur. Nauséeux.

« Oï gamine, tu peux pas faire gaffe où tu marches ? T'veux que je te remette les idées en place ? »

Lith pencha la tête sur le côté et esquissa un sourire malsain. En général quand elle faisait cette drôle de tête, c'est qu'elle s'apprêtait à faire une bêtise. En effet, elle racla la gorge et cracha en plein visage du yakuza.

« Monsieur, je vous prirais de ne pas me toucher. Aujourd'hui, je suis accompagnée, je ne dois pas m'énerver. »

Il relâcha la fille pour s'essuyer la joue avec son mouchoir et ses sourcils se froncèrent largement, un étrange rictus sur le faciès. Lith en conclut qu'il était vraiment fâché et elle fit craquer les jointures de ses mains. Alors comme ça elle allait vraiment se battre contre lui ? La foule s'était arrêtée pour regarder la scène, certains filmait avec leur téléphones portables. Lith n'aimait pas particulièrement être le centre de l'attention alors elle allait en finir vite et bien. Le vieux yakuza fonca sur elle, prêt à la gifler. Réflexes oblige, elle esquiva aisément et lui fit simplement un croche-patte qui le fit trébucher et s'étaler sur le macadam. Si faible ? Elle lui sauta dessus, son ciseau apparu on ne sait comment dans sa main droite et elle le placa à la base de la trachée du vieux porc. Le métal froid entra en contact avec sa peau transpirante.

« Je vous avait dit que je ne devais pas m'énerver, monsieur... Et surtout de ne plus me toucher. Je suis clémente cette fois, le Roi me raccompagne. Dégagez du chemin, vous polluez l'air. »

Elle le relâcha et se releva, époussetant légèrement ses vêtements, rangeant sa paire de ciseaux préférée dans sa poche, reprenant la route du pensionnat. Plus elle se rapprochait de l'établissement, plus elle ressentait que quelque chose clochait. En arrivant, elle vit des élèves s'exclamer que dormir dans le réfectoire était une mauvaise idée du personnel scolaire. En effet, c'était déjà difficile de cohabiter avec les autres groupes, mais alors si on devait partager la salle commune avec tout le monde, cela relevait de l'impossible. Trottinant gracieusement vers la bâtisse, elle resta un moment devant les portes du hall, soucieuse et pensive. Et se tourna vers Sato, lui faisant signe d'approcher.

« Mon appartement est en rénovation, donc je suis dans l'obligation de venir dormir ici. Mais je viens d'entendre que nous allions dormir dans le réfectoire en communauté avec les autres groupes. C'est le moment de t'annoncer que nous allons faire une vraie trêve. Je n'ai aucune envie de me battre pendant un tel désarroi, mais plutôt concentrer mes recherches sur les responsables de l'incendie. De plus quelques Amazons sont gravement blessées, je n'ai pas que ça à faire de me bagarrer avec les Aristocrats. Sauf si tu y vois un inconvénient, je te propose une paix éphèmère. Satoshi ? »

Elle lui tendit la main pour qu'il la serre et approuve ses dires précédents. Au fond, elle espérait sincèrement qu'il accepte sans broncher. Certaines de ses camarades avaient été prises au piège lors de l'accident et étaient maintenant soignées à l'hôpital de la ville, dans un état plutôt grave. Elle avait le coeur qui se serrait rien qu'au fait d'y songer et priait pour qu'elles se remettent d'aplomb rapidement. Lith détestait l'idée de perdre une nouvelle fois quelqu'un avec qui elle avait des liens plus fort que ceux du sang. C'est dans l'attente qu'elle patientait, les doigts tendus vers l'Aristocrat à la tignasse ensoleillé.
HRP
J'avais envie que Lith se bastonne un peu >w<. J'espère que ce post te va, en tout cas je l'ai écrit avec l'esprit léger. <3
© Lith
Invité
Mer 27 Fév - 14:05















«No sense in my soul.»


D'accord, d'accord. Que venait-il de se passer? Déclarer forfait? Allons bon, un Aristo de pur rang, fait de chair et de sang ne perd jamais et surtout, ne déclare jamais forfait. L'orgueil, la fierté et le plaisir d'écraser les autres ne permettaient pas, et certainement point en temps de guerre, de repartir la queue entre les jambes. Alors le jeune homme estimait que la belle demoiselle aurait pu avoir l'amabilité de ne pas froisser sa fierté pompeuse. Non mais. Certes, il avait lui-même ouvert cette brèche et Sato se maudit intérieurement. Il émit un petit sourire et s'apprêtait à répondre d'une de ses fameuses piques lorsque la grande Dame Lilith Natsume, Reine des Amazons et adversaire coriace décida de se moquer de lui en entamant une pirouette. Oh! Et sa déclaration manqua de faire à Sato une crise d'apoplexie. Q... que...?! S'il ne possédait pas une noblesse et une dignité bien loti, il se serait écroulé. Mais il n'en fit rien. Il resta là, à la regarder, les mains dans les poches de son veston, la chevelure couvrant un regard abasourdi, le reste du visage impassible.

Et dès qu'elle eut fini, l'adolescent fit un pas pour la retenir et rétorquer mais n'en eu pas plus le temps. C'était qu'elle se moquait bel et bien de lui? Le Roi des Aristo l'observa s'éloigner. Il ne comprenait rien aux filles. Comment une ennemie pouvait bien l'apprécier lui, quelqu'un d'une telle prétention que même Tantale était moins pire. Ce qui, cependant, venait hanter son esprit présentement, c'était cet étrange sentiment désagréable. Un sentiment de fierté mêlé à du dégoût. Rebuté, content et sans doute un peu effrayé. Effrayé de savoir qu'il était différent, qu'elle n'avait pas envie de le défigurer. Mais à la fois, bien satisfait qu'une demoiselle puisse le sentir.

Il ferma les yeux, fronça légèrement les sourcils l'air découragé et incompréhensif. Il poussa un profond soupir et nullement inquiet de ne plus voir la Reine dans son champ de vision, il murmura pour lui-même:

― Ne dit pas de bêtises. Je te fais chier. Et si tu pouvais juste ne plus me tourner le dos comme ça. C'est me couper l'herbe sous les pieds... gamine.

Non. Pas gamine. Enfin... juste parce qu'il se sentait tout de même insulté. Une chance qu'elle était partie devant. Il n'aurait pas aimé avoir en face de lui une furie outrée par ses propos. Propos qu'il ne pensait pas vraiment - pour l'une de ses rares fois où il ne pensait pas avant de parler. Il soupira de nouveau, fit un pas, s'arrêta et sortit son cell, vérifia l'heure, le rangea dans sa poche et se fraya un chemin à travers la foule qui bouffait littéralement tout ceux qui s'y mêlait. Canibale. Sato ne l'était pas et il se passerait bien des troupeaux de mammifères, pour son bien.

Au moment où il réussit à repérer la Reine parmi cette foule - pas si compliqué avec une tête joliment rose bonbon, au moment où elle bouscula un type pas net du tout, Sato fut également heurté par une masse. Eh bien. Tous les passants auraient-ils donc besoin d'une paire de lunettes pour se promener en masse? Si on en était incapable, alors marchez tout seul! Voilà ce qu'une fois, avait tancé Sato du haut de ses trois pommes et quelques poussières, il y a longtemps. Il se retourna pour à peine avoir le temps de voir le passant aveugle repartir comme s'il n'avait jamais été là. Sato allait l'interpeller pour lui apprendre à le respecter lorsqu'il entendit la voix de Lith à travers celle des autres. Et puis le banc humain s'arrêta et comme Sato, portèrent leur attention sur la scène qui commençait à se dérouler, comme une bande de film. Seulement celui-ci ne faisait que confirmer que la jeune demoiselle était... captivante.

Il était dans les premières loges du spectacle et bien à l'aise, désinvolte, un sourire hautain aux lèvres, il observait le travail de Lith, comme une œuvre d'art. Oui, vraiment, cette Amazon était intéressante. Il l'appréciait bien lui aussi... finalement. Elle pouvait combiner force, violence, dignité et féminisme. Une belle et forte demoiselle dont il était préférable de ne pas trop user la corde de la patience. Ce que cet homme venait de faire. Tant pis pour lui. Il regarda impassible la victime s'écrouler suite à une simple jambette. Oh... Sato haussa un sourcil, étonné. Allons, un peu de force tout de même. Pitoyable.

Et quand tout fut fini, quand la foule, après avoir fait de Lith un animal de foire, reprit vie, Sato continua également sa route et rattrapa aisément Lith, silencieux, nullement intéressé de s'étaler sur sa prestation. Et il était persuadé que la demoiselle n'en avait pas non plus envie.

Au fur et à mesure que leurs pas amenuisaient la distance entre eux et l'école, Sato sentait une étrange émotion s'emparer de lui. Il fronça les sourcils, l'air grave. Il écouta les propos des élèves qui, lorsqu'ils furent sur place, leur annoncèrent la nouvelle. Tous les élèves seraient, jusqu'à nouvel ordre, obligé de dormir dans la même salle, faute de dortoirs survivants. Dormir... ensemble... même salle... le personnel voulait-il un carnage entre adolescent? Manquait-on de nourriture quelque part qu'il fallut les réduire en chair à pâté?

Et puis... dormir avec des ennemis, non surtout pas. Plutôt crevé par l'alcool. Et quelques regards se tournaient vers eux avant de se reporter sur The problem. Sato n'en revenait pas. Bon, que sa chambre soit cramée ne le dérangeait guère, partager la même salle que tout le monde pouvait au final, entraîné ses nerfs mais... que Lith vienne ajouter une trêve... cela ne dépassait-il pas l'entendement? Sato la regarda, insondable ignorant lui-même s'il était réellement d'accord ou non. Intérieure, sa réaction fut: «Quoi?! Une trêve? Non mais tu plaisantes? On cherche de nos côtés les misérables connards. On peut se faire chier en même temps? Pas de trêve entre ennemis! Plutôt crever en dérapant les escaliers.»

Cependant sa raison, sa logique et son sang d'Aristo lui confirmait quelque chose de plus réaliste, moins imbécile et censé, comme devait l'être un Roi. Ainsi, il opta pour cette confirmation plutôt que de s'emporter. Il jeta un coup d'œil à quelques élèves, ferma un temps les yeux en souriant puis les rouvrit pour les plonger dans les jades de la Reine, toujours mystérieux. Il prit la main qu'elle lui tendait mais au lieu d'une poigne habituelle entre entente, il se pencha, sa chevelure d'or comme la toison mythologique cascadant sur ses épaules avant de se perdre dans le vide, semblant vouloir toucher le sol.

En bon gentleman, il porta la main de Lith à ses lèvres, la baisa doucement avant de se redresser et de dire, une pointe d'ironie dans la voix:

― Proposition raisonnable. Refuser serait immature. J'accepte ta trêve et si ma Reine accepte de chercher à mes côtés, dans cette dite trêve, j'en serais for ravi. Bien entendu je désire chercher les coupables également, pour des raisons différentes mais l'objectif étant le même, il serait stupide de bifurquer dans des directions différentes.

Il pencha la tête, attendant la réponse de Lith. Décidément, il ne changerait jamais. Peu importe la situation. Toujours piquer les autres. Sans se soucier de ce qu'il peut arriver à autrui. Après elle déclarait l'apprécier? Sato ne comprenait pas et il en profita pour enfin le lui demander:

― Pourquoi m'apprécies-tu?

Sa voix se fit un peu plus grave, plus basse.

― Ce n'est pas normal.

HRP
En espérant que ça te plaise, malgré le retard. :3
© Lith
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Jeu 28 Fév - 8:52















One Shot.


Si on rembobinait le film pour voir ? Remontons au moment au Lith a retrouvé le Roi dans cet hôpital, à l’instant crucial. Elle était tellement sûre d’elle et confiante, qu’elle n’a pas vu que ce serait le début de la fin. Sans doute trop aveuglée par son désir de pouvoir et d’enfin confronter le très populaire souverain du groupe des Aristocrats dans un face à face. Satoshi Saiga. Un homme à femmes. Un manipulateur. Mais encore pire, un menteur de première. Si seulement elle écoutait un peu plus sa tête, cette idiote de Queen. Elle ne serait pas dans cette situation désastreuse où son visage vire au cramoisi et sa main se retire des lèvres du bellâtre aussi vite que possible, comme si le baiser déposé sur sa paume était mortel. C’est quoi son putain de problème à la fin ? Et sa façon de l’appeler « Ma reine » comme si elle lui appartenait, ça parait bien trop louche pour être sincère.

Elle n’est et ne sera jamais une poupée qu’il peut aisément manipuler à sa guise. Elle pense, Lith, contrairement aux pimbêches qui lui courent après. Et n’est pas dupe au point de croire aux paroles de Satoshi, aussi suaves soit-elles. Les trucs mielleux, dégoulinant de douceur, ça n’a jamais été son truc. Mais de toute façon, il est trop tard pour revenir en arrière, pas vrai ? Alors elle croise les bras sur sa poitrine menue, toise de ses iris le regard bleuté de son interlocuteur. Fais chier cette différence de taille conséquente, pense-t-elle intérieurement. Il a presque deux têtes de plus que la demoiselle, comment paraître sérieuse quand il pourrait juste tapoter le haut de son crâne comme si elle était un enfant de six ans ? Fuck. Ses lippes s’entrouvrent, ses mots s’alignent un à un pour former une phrase cohérente.

« Ne sois pas arrogant au point de dire que tu en serais for ravi. Quoique, tu restes le roi des Aristo et il te faut montrer l’exemple, hein ? M’enfin passons ce détail, tant que la trêve te convient, moi ça me va. De toute manières, ton groupe n’a jamais réellement été ma cible, je ne frappe pas ceux qui payent pour qu’on se batte à leur place. »

Il lui lance une pique, elle réplique avec une autre, peut-être un plus méchante et acerbe. Est-ce là la seule raison qui fait que les deux peuvent en toute impunité se côtoyer sans que ça finisse en bagarre digne d’un combat de chiens ? Sûrement. La demoiselle le regarde toujours dans les yeux, ignorant les autres élèves de leur lycée se plaindre continuellement du réfectoire comme dortoir. Elle pensait la discussion close mais il ouvre une nouvelle fois la bouche, faisant hausser un sourcil à Lith. Et la faire rougir encore et toujours, à croire que c’est devenu un foutu réflexe chez elle. Elle laisse ses bras retomber le long de son corps frêle et réponds sans vraiment penser au poids de ses mots.

« Suis-je quelqu’un que tu qualifierais de ‘normale’ ? Parce que moi, non. Alors je t’apprécie et c’est comme ça, je n’y peux absolument rien. Mais peut-être que les filles ont tellement pris l’habitude de te dire qu’elles sont amoureuse de toi que tu ne penses plus possible qu’une d’entre elles t’aime bien, simplement. »

Elle sourit. Et son index se pose sur le torse du jeune homme, appuie dessus comme on tape sur une touche de clavier. Les lippes retroussées, elle reprend la parole, toujours cet étrange sourire barrant son visage de poupon. L’espace et le temps n’ont plus d’importance, à cet instant. C’est juste elle et lui. Eux. Ah, et ce brouhaha permanent.

« Ta fierté t’empêche sûrement de croire à mes paroles aujourd’hui. Mais sache que contrairement à vous ou aux Mermaids, je ne mens pas sur certaines choses. Surtout sur les sentiments, spécialement. Idiot. »

Le vent frais fait flotter ses cheveux dans tous les sens et sa peau se hérisse lentement. Avant de tomber malade, elle délaisse le torse de Satoshi pour se frotter les mains l’une contre l’autre et les réchauffer un instant. Maintenant qu’il a les réponses, ne pourraient-ils pas juste rejoindre le bâtiment avant de mourir gelé ? Elle patiente sans un décrocher un seul mot.

HRP
Petit post mais bon, c'est un bon concentré de paroles à exploiter. :3 Et de toute façon c'est le moment d'aller au réfectoire. èwé
© Lith
Invité
Mar 5 Mar - 8:37















«Yes I know. I love boring you, my sweetheart.»


En décortiquant attentivement les réacrions de Sato, cela pourrait bien commencer par un sourire encore plus goguenard que d'habitude. Il ne savait vraiment pas pourquoi. Il avait beau creuser six pieds sous terres, éplucher les livres de la bibliothèque d'Alexandrie, rien n'y faisait. Il ignorait parfaitement pourquoi être avec Lith était un plaisir pour lui. Une petite fraîcheur qu'il se paierait bien souvent, juste pour relaxer, arrêter de penser comme un stratège de guerre, comme un espèce d'Hitler moderne. Après tout, il était encore adolescent. Lith avait beau vouloir le défigurer, ça lui faisait du bien de passer du temps avec elle. Sans devoir se faire chier mutuellement. Certes, en ce moment il prenait plaisir à la voir comme un jouet mais que serait sa prochaine tactique?

Il rit avant de retrouver son sérieux lorsqu'elle fit subtilement part de la couardise des Aristos. Couardise? Sato ne payait personne pour faire la sale besogne à sa place. Il payait les autres pour nettoyer derrière lui, nuance. Il haussa un sourcil sceptique devant la rougeur des joues de la Reine et fronce les sourcils, une moue légèrement dégoûté sur le visage à l'allusion de groupies. Hem, rectification. Il n'a jamais vu une fille venir lui courir après. Ou alors il n'a tout simplement jamais regardé... Ah... les filles et les garçons, que de complications. Il baissa les yeux sur le doigt posé sur son torse, ne sachant que faire. D'ordinaire, il l'aurait vivement balayé de la main, n'aimant pas trop de telles... familiarités.

Mais voilà qu'elle rajoutait un coup de poignard à ses précédentes paroles. Idiot? Il soupira en se passant une main dans les cheveux, avant de déclarer sur un ton ennuyé:

― Les filles... ne me courent pas après. Elles ne sont pas amoureuses de moi. Ma personnalité est trop exécrable et ça me dégoûte. C'est dégoûtant de n'aimer que le physique. Lorsque j'ai fait référence à la normalité, je ne parlais pas seulement de la gent féminine... enfin bon. Tu me vois ravi de savoir que tu m'apprécies mais s'il-te-plaît...

Un nouveau sourire apparut sur ses traits. Sourire plus gentil, plus terre-à-terre.

― J'aimerais que tu changes ta vision de nous, Aristocrates. Pour ma part je ne paie personne. Je ne suis pas un lâche, c'est différent. Et puis, j'aime être arrogant envers ta personne. Il est agréale de te faire réagir, chère Lith.

Il jeta un coup d'œil au bâtiment et quitta la présence de la demoiselle, marchant tranquillement vers leur but, le froid venant aussi le titiller. Il s'arrêta en levant le nez au ciel puis se retourna.

― Ma fierté me rend peut-être aveugle, mais elle ne m'empêche pas de croire en qui je veux. Et honnêtement, je me sentirais blessé de ne pas faire confiance à quelqu'un comme toi. Sur ce, je crois que je n'ai pas besoin d'en rajouter. Je rentre, j'ai froid.

Et il reprit sa marche, satisfait. Il regretterait sans doute ses paroles demain, mais demain était demain. Il voulait profiter de cette trêve... pour déconner. Après tout, même les intellos peuvent avoir envie de relaxer et au diable le titre de la royauté, une fois dans sa vie, Sato allait faire comme tout adolescent normal, se lâcher lousse. Juste une fois et ensuite, ça ne se reproduirait plus. Juste entre lui et elle. Enfin, il n'imaginait pas recommencer une seconde fois dans le cycle.

Il se retourne vers Lith tout en continuant à marcher et penchant la tête, il lança d'un ton imbécile, parfaitement innocent, comme si le chieur et manipulateur professionnel n'avait jamais existé:

― Tu veux dormir avec moi dans le réfectoire? Je me sentirais moins seul avec toi. Héhé.

Et ses yeux azurés étincellèrent, comiques, ses belles dents blanches dévoilées et regardant Lith, s'attendant déjà à la voir lui balancer une chaise invisible.

HRP
J'ai pris un plaisir fou à lui faire un relooking de personnalité rien que pour cette fois. Héhé~
© Lith
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Sam 9 Mar - 15:58
You got a piece of me.



« Au moins, laisse-moi le temps de répondre au lieu de t’enfuir, idiot. »

Elle a murmuré entre ses dents sa phrase, maudissant à tout jamais ce sourire stupide et trop étincelant qu’affichait sans arrêt Satoshi en la regardant. Sans doute a-t-il oublié ce qu’il s’est passé entre eux il y a quelques semaines. Elle, elle n’a pas oublié ce moment. Jamais elle ne pourra l’oublier. C’est presque comme si elle avait été marquée au fer rouge sur le cœur. Sa poitrine lui fait horriblement mal. Mais c’est ainsi, pas vrai ? Les gens changent, mais les sentiments eux, restent, malheureusement. Lith prend un air faussement irrité quand il l’abandonne pour rentrer. Pourquoi faut-il qu’elle devienne plus gentille quand il est dans les parages ? Pour l’amour de dieu, elle est la reine des amazones, la cruelle et sadique Lilith ! Alors.. Alors explique-moi pourquoi est-ce que son cœur bat la chamade quand il se retourne pour l’interpeller une nouvelle fois ? Et en plus, sa phrase l'aurait en toute normalité énerver, voir lui donner une folle envie de le tabasser à mort et le laisser crever sur l’asphalte comme un chien. C’est vraiment illogique les sentiments et d’être une fille parfois. Ses pas frappent le sol et elle rejoint cet idiot et effronté de Roi sans plus attendre, marchant à ses côtés. Comme si la rivalité qui les lient n’avait jamais existée.

« Arrête de me taquiner, je vais finir par m’énerver ! »

Inconsciemment elle lui prend le bras et l’entraîne vers le bâtiment où règne une ambiance dirons-nous mortelle. Les élèves ne peuvent pas se tenir tranquilles et souvent on entend des disputes éclater pour x ou y raisons. Filles et garçons se regardent et se jaugent des yeux, préférant mourir que devoir partager une couche avec le sexe opposé. Lilith soupire et quand tous les regards se posent sur eux, ou plutôt elle, se tenant fermement au roi des Aristocrats, les rumeurs vont bon train alors elle se dégage de l’étreinte aussi vite que possible, gênée. Décidément, à cause de ses foutus sentiments, elle ne fait que des erreurs. Des erreurs idiotes et qui peuvent entraîner de lourdes conséquences, comme son poste de reine. Mais réfléchis Lith. Serais-tu prête à sacrifier ce statut pour… Non, c’est trop bête, passons. La jeune fille secoue la tête comme pour penser à autre chose et se tourne vers Satoshi. Lève les yeux une nouvelle fois. Prends la parole une énième fois.

« Nous y voilà. Je vais m’occuper de dire à mes filles que nous entamons une trêve avec vous. Tu as ma parole que nous ne tenterons rien qui pourrait vous nuire. Honnêtement, cette paix va me faire un bien fou, je me sens assez déprimée en ce moment. »

Oui, même la reine des Amazons, ces filles réputées pour leur caractère de chien méchant peut se sentir seule et entrer dans une petite phase déprimante. Pourtant, la jeune demoiselle se reprend bien vite et hoche la main de droite à gauche, feignant un léger sourire pour le roi qui l’accompagne. Peu importe si le rouge lui monte aux joues et qu’elle ressemble à une écrevisse bien cuite. Peu importe si son cœur lui déchire la poitrine à force de battre la chamade. Tant pis si son estomac se noue quand elle croise ses pupilles azurées. Tant pis si ses mains deviennent moites et tremblantes. Tant pis si sa voix semble étouffée.

« Oublie ce que je viens de dire, je dois être un peu fatiguée. »

Tant pis si son rire semble résonner faux.

« Bon, bye. »

Elle fuit vers un groupe de filles qui regardent méchamment le roi des Aristocrats, prêtes à sauter au cou de ce jeune homme qui semble un peu trop proche de leur Reine. Lith explique clairement la situation et des éclats de voix se font entendre car certaines filles ne sont pas d’accord. Lith hausse le ton et tout le monde se tait. Après tout, elle est l’autorité et personne ne contredit ses ordres. Extenuée par cette journée riche en évènements, elle s’isole un peu du reste du groupe pour réfléchir. La nuit est tombée trop vite et elle est accoudée à une fenêtre ouverte, le vent frais du crépuscule venant rafraîchir son visage pâle.

HRP
Ce fut long je m'en excuse. Mais comme je t'ai dit je suis dans une phase difficile et mes post s'en ressentent je pense. J'espère que ça va te plaire quand même. ♥

© Aria
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