AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 
Et si on disait que dans malchance il y a chance ? ~ Tobias

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Mar 31 Mai - 9:31
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Boulet ? Vous avez dit boulet?
 
Le doux bruit des vagues chantonnait en s'éclatant délicatement sur le sable fin. Il avait fait beau toute la journée et l'après midi commençait à toucher à sa fin. J'étais restée les doigts de pieds en éventail toute la journée sur ma serviette de plage avec pour compagnie mes amies les roses à écouter les potins du moment sans trop tendre l'oreille. J'avais profité de ce moment loin du campus pour souffler un peu. Je n'étais pas complètement comme toutes ses filles même si je m'entendais bien avec elle et que ce que l'on faisait contre les mecs me faisait bien rire... Non j'étais plutôt solitaire comparée à toutes ces filles. J'aimais faire chier mon monde seule et à vrai dire ces dernières semaines n'avaient pas été totalement de tout repos. Je m'étais mise à dos deux, voir trois mecs, mais rien de bien grave.
Les Jupiter était des proies faciles à charmer. J'adorais me jouer d'eux lorsque je les croisais sur le campus ou en soirée. Ils faisaient partis de ces gars assez facile à avoir pour moi vu que l'on jouait le même jeu : La carte de la séduction. Ces mecs là se jouaient comme moi du mental de leur proie et je trouvais intéressant de les prendre dans leur propre jeu... Mais je commençais à être lasse de jouer à ce genre de jeu.
Je m'étais alors tournée vers les Mercury. Vous savez ces brutes à l'état pur ? Ce groupe d'armoire à glace ? Moi suicidaire ? Pas du tout... Je m'étais retrouvée tout simplement au mauvais endroit au mauvais moment, avec le mauvais gars, rien de plus ! Je vous laisse imaginer le genre d'armoire à glace qu'était ce fameux Mercury : Une bonne tête et demi de plus que moi et une bonne demi fois de plus que moi en largeur, mais cela que en muscle sinon ce ne serait pas drôle ! A cela je devrais rajouter un soupçon de sexy attitude en mode bad boy. Voilà ! Maintenant que vous avez le visuel, vous pouvez comprendre pourquoi je m'étais lancée à faire chier mon monde avec ce gars là. Je reste une fille et les bad boy c'est toujours plus attirant chez les mecs, c'est un fait imparable qui ne changera jamais !
Bref, pour en revenir à ce jour où je m'étais mise dans un sacré pétrin, j'avais juste cherché le mauvais gars, le mauvais jour, au mauvais moment : qui si frotte s'y pique dit-on ! Je m'étais enfuie d'une position bien gênante et je m'étais retrouvée avec des hématomes énormes un petit peu partout dans le cou et sur mes poignets... Je ne vais pas vous faire un dessin, mais depuis ce jour j'ai appris à mes dépend que mon coup de genoux était maléfique et donc que je n'aimerais pas recroiser ce gars seule pour m'attirer les foudres de sa vengeance...
Bien évidemment avec ma chance légendaire je l'avais recroisé quelques fois, mais j'avais réussi à me faufiler loin de son regard de bad boy assassin... J'ai nommé Tobias Jackson...

Je soupirais en y repensant, laissant mes doigts de pieds creuser dans le sable tandis qu'elles se préparaient toutes à partir. Je leur souriais ajoutant que je préférais rester sur la plage encore un peu et que j'irai les rejoindre pour manger ce soir. Je voulais profiter encore un peu du calme de l'océan, sans les ragots des filles autour de moi. Je fermais alors les yeux, allongée à plat ventre sur ma serviette, sans me rendre compte de l'heure qui passa rapidement jusqu'au moment où une goutte de pluie me tomba dans le dos ce qui me fit sursauter.
Je me retournais d'un coup avec de gros yeux sous l'averse qui commençait à bien tomber... Putain de pluie d'orage ! J'attrapais ma robe blanche que j'enfilais rapidement avant d'attraper mes sandales, ma serviette et mon sac. Ma voiture était sur le parking non loin et j'y arrivais en courant tout en fouillant en même temps dans le fond de mon sac pour chercher mes clés qui ne venait pas. Je renversais alors mon sac au sol, fouillant entre la crème solaire et mes lunettes de soleil, sans grands résultats... Malheur à moi... J'étais retournée entre temps à l'endroit ou j'étais allongée sans véritable résultat non plus. J'étais trempée... Lorsque je les aperçue sur le fauteuil passager à côté de mon téléphone... En train de me narguer...
Moi et ma maladresse légendaire : J'avais enlevé mes clés du contact et j'avais du faire autre chose entre temps avant de sortir de la voiture et de rejoindre mes amies... Et là ce fut le drame, la voiture s'était verrouillée toute seule, avec mon portable... Merci la technologie !
Une grosse envie de hurler me traversais en ce moment même... Cela ne pouvait arriver qu'à moi, il ne fallait pas chercher midi à quatorze-heures ! Ça ne servait à rien que je reste à attendre ici. Il fallait bien que je rentre sur le campus et je n'avais pas d'autre choix que la marche à pied... Trempée de la tête aux pieds je commençais mon périple le long de la route. J’appellerais quelqu'un pour me dépanner demain... Mais je priais intérieurement pour qu'une voiture passe par là pour me faire rentrer plus rapidement.... Ou n'importe quoi... Un âne, un chameau m'irait également !


avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Mar 31 Mai - 12:35

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

「 VICTIME D'HALLUCINATIONS... 」
Une journée de merde. Tu parles. Si j'avais su qu'autant de connerie allaient m'arriver aujourd'hui, je ne serais pas sortie de ma chambre. Je n'ai pas été épargner un seul instant et je peux avouer que je suis bien partie pour être sur les nerfs le restant de la journée.

Ce matin, je m'étais levé tôt pour aller travailler au garage d'un pote histoire de me faire un peu d'argent sans avoir à passé par la case : parent. Comment vous dire qu'en même pas deux heures, Jason a failli me planter au moins trente-six fois avec différents outils, j'ai esquivé de peu une voiture en suspension qui était mal installée et qui sous son propre poids à manquer de m'aplatir comme une crêpe si je n'avais pas un temps, soit peu de réactivité et pour finir, je me suis pris une porte de plein fouet au moment où je ne m'y attendais pas.

En gros, c'était une matinée de merde. Le pire dans tout ça s'est que tout ceci n'était rien face à la suite des événements.

En fin d'après-midi, j'ai été inviter par d'autres Mercury dans un bar en bords de plage, qui était censé être juste pour se poser. Nous nous sommes retrouvé à emmerder un groupe de Saturn qui faisaient trop les fières dans leurs petits vêtements à la mode.

On avait un peu trop les mains baladeuses, l'art de la grande gueule. Elles en avaient tout autant ce qui avait ce fâcheux dont de me rappeler une certaine blonde. Rien que de penser à elle, j'avais les nerfs.

Sidney... On avait passé peu de temps ensemble et je l'avais déjà dans la peau. Seulement, elle s'était mise à dos plusieurs mecs de mon groupe et je ne pouvais pas la protéger d'eux très longtemps.

J'ai dû lui faire ce que j'ai fait à bien d'autres filles pour qui je n'avais aucune compassion. Je savais que je la détruirais. Cependant rien ne c'est passé comme je le souhaitais. Au dernier moment, il s'est passé quelque chose que je n'oserais jamais avouer. Ni à Sidney, ni à mes compagnons de guerre.

Depuis je réagis comme la pire des merdes. Je m'éloigne un peu de tout et j'essaye de ne plus rien ressentir comme je l'ai toujours fait avant que je ne la rencontre.

Seulement cette nana me rend dingue, presque fou. Totalement accro. J'ai toujours ce besoin de savoir qu'elle n'est pas avec un autre type. Je ne devrais pas me comporter comme le gros possessif que je suis parce qu'elle n'a jamais été à moi, mais putain, qu'est-ce que je la veux. Là, maintenant. De bien des manières. Je sais que je pourrais l'avoir n'importe quand. Personne ne me résiste bien longtemps, mais je ne ferais que la briser encore plus. Je la détruirais plus que je ne l'ai fait ces derniers jours.

Putain, mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi sérieusement ? Je lui ai fait la pire des crasses. De quel droit, je me permets de vouloir encore des choses avec elle ? De la vouloir elle ? L'envie de la posséder tout entière ?

Puis je l'ai vue avec un Jupiter et ça m'a rendu dingue. Je n'ai pas raté un seul instant ce type au moment où il s'est retrouvé seul. Au moment où il ne s'y attendait pas, je ne l'ai pas raté. C'est lâche, mais j'étais tellement en rogne contre lui, contre elle, contre moi-même que j'en avais horriblement besoin.

J'ai cru devenir fou lorsqu'elle lui a souri, pire encore lorsqu'il l'a embrassé et elle s'est laissé faire. La garce lui a même répondu sans même débattre comme elle a toujours fait avec moi. Il n'a pas dû ouvrir sa grande gueule pour avoir ce qu'il voulait d'elle.  

Sidney n'a jamais été comme ça avec moi. Malgré mes tentatives de me rapprocher d'elle avant le drame qui l'a éloigné de moi, elle passait son temps à m'esquiver. À me lancer constamment des piques et ça me rendait accro. Le fait qu'elle me résistait me pousser toujours plus à la vouloir.

Lorsqu'elle le regardait, la blonde aux yeux émeraude, elle lui souriait toujours, les yeux pleins de malice, de joie. Puis lorsqu'elle me regarde moi, c'est tout autre chose. J'y vois désormais de la haine, de la rancœur et du dégoût.

J'ai tout gâché, j'en suis bien conscient, mais je ne voulais pas qu'eux la touchent. Je ne voulais pas qu'ils lui fassent quoi que ce soit. C'était moi ou eux. Jamais elle ne devra savoir ce qui s'est réellement passé.

Je deviens fou à chaque fois que je pense à tout ça. Pire encore, distant et pensif. Toujours l'esprit ailleurs. Vers des yeux verts qui me percent constamment dans le noir. Putain, cette salope m'a réellement envoûté avec ces Iris aux motifs militaires.

Le tonnerre gronde et voilà qu'une averse s'abat sur la ville. Le ciel autrefois bleu sans nuage est désormais gris. Un décor sinistre alors que l'océan au loin s'agite en de grandes vagues. J'écoute à peine les gars s'amusaient avec leurs nouvelles victimes.

Je m'ennuie et je ne me sens pas à ma place aujourd'hui. Je voudrais être loin, ailleurs, partout, mais pas ici avec eux. Pourtant, ils sont ce pourquoi je suis toujours ici à Otaru. Parce que sans les Mercury je ne serais rien. Ils me ressemblent en tout point, me respectent pour ce que je suis sans m'avoir juger une seule fois sur certains de mes agissements extrêmes.  

Je crois halluciner lorsque je fixe l'extérieur. Juste de l'autre côté de la route, sur un parking. J'aurais juré l'avoir vu. Voilà que maintenant, je vois ces yeux verts partout. Ces cheveux blonds. Je balaye le parking du regard en fronçant les yeux et la voit.

C'est bien elle avec ces cheveux blonds totalement tremper. Elle porte une robe blanche qui lui colle à la peau et qui devient transparente. Mes yeux se régalent du spectacle. La voir ainsi éveille à nouveau des pulsions en moi que j'essaye d'éloigner plus que tout. Elle me donne envie de lui bondir dessus pour au final la sauter là, devant tout le monde, sur ce parking de merde. À même le béton où carrément sur le capot de sa caisse si l'envie m'en prend.

J'éloigne ces nouvelles idées en secouant la tête puis me lève brusquement en faisant dégager certains gars sur mon passage en râlant. Ils prennent tous leurs temps et ça me fout les nerfs comme pas possible. Je jette quelque coups d'œil derrière moi et ne la vois plus auprès de sa voiture.

Je grimace. Il faut que je lui parle même, je ne sais pas ce que je pourrais bien lui dire. J'ai besoin juste de l'entendre un peu même si j'ignore comment elle réagira en me voyant. Je ramasse à la va vite mon casque de moto, enfile ma veste en cuir et quitte le bar en trombe sans répondre à mes potes qui me demandent où-est-ce que je pars. Ils s'en remettront.

J'ai beau courir sous la pluie, la chercher du regard. Sidney n'apparaît pas dans mon champ de vision. Elle est en train de s'éloigner et si je ne le rattrape pas, j'ignore si j'avais le courage de l'affronter à nouveau.

J'enfourche ma moto noire et enfile mon casque avant de mettre le contact et de démarrer en direction du Campus. Vue l'heure, elle doit surement rentrer chez elle. Loin de moi, là où je ne pourrais plus l'atteindre.

J'accélère et dépasse quelques voitures jusqu'à qu'elle apparaisse dans mon champ de vision. Je suis décidé et m'arrête non loin d'elle. Je suis pire que tendu, j'hésite un instant à descendre de mon engin. Je l'entends arriver derrière moi et je viens à elle en inspirant profondément.

Je sais d'avance qu'à partir du moment où j'aurais retiré ce casque, elle ne me regardera plus comme elle le fait à cet instant. Je prends ce risque et le retire.

Le visage de Sidney se décompose sous mes yeux et ça m'achève sur place. J'en sers les dents et me rapproche d'elle avec précaution alors que je l'imagine très bien chercher un moyen de me fuir à tout prix.

« Je... Tu veux que je te dépose au campus ? C'est sur mon chemin... »

C'est à peine si je reconnais m'a voix tellement elle est basse presque cassée. Je me racle la gorge et l'observe de haut en bas silencieusement. Mon regard s'attarde sur sa poitrine un petit moment. À cause de ces vêtements trempée par l'eau, la voilà qu'elle pointe devant moi. Ce simple détail à tendance à éveiller l'homme des cavernes qui sommeille en moi et ça me tue de ne pas lui bondir dessus... Genre là... Maintenant !

______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Mer 1 Juin - 6:16
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Je me noierais dans l'azur de tes yeux ~
 
La pluie ne semble pas vouloir se calmer le moins du monde. De toute façon je suis déjà trempée. Mes cheveux dégoulinent et tombent de toute leur longueur jusqu'au milieu de mon dos. Ma robe est maintenant comme une seconde peau et épouse mes formes sans aucune gène, transparente. Si je ne portais pas de maillot de bain en dessous, tout se verrai.
Je me mords la lèvre, commençant à avoir froid. Je pense qu'à ce rythme j'aurai attrapé une pneumonie avant d'arriver en ville. Les voitures qui passent à côté de moi ne semblent pas me voir à cause de la pluie qui doit s'abattre sur leur pare brise... J'en soupire... Je ne suis pas rentrée, moi je vous le dis tout de suite !

Mes pensée divaguent pas après pas. Je pense à tout et à rien, mais surtout à cet homme... J'en frissonne rien que d'y penser... Je fais tout pour l'éviter, mais à chaque fois il apparaît comme une fleur dans mon champ de vision. Je ne sais pas comment m'en défaire, moi qui voulait à la base jouer à un jeu avec lui... Je me suis faite avoir avec mes propres règles... Il m'a brisée... Je le déteste et pourtant je n'arrive pas à éviter son regard lorsqu'il n'est pas loin. Certes je le fuis, mais sans grande conviction...

Je le hais... J'avais eu le malheur de baisser ma garde pendant quelques petites heures avec lui avant de me faire avoir... Cette soirée reste malgré tout très floue... Je me souviens pourtant de son visage et de son regard azuré, avant que mon esprit ne divague très loin... Le visage d'un traître... Je secoue la tête dans le froid. Le lendemain je m'étais sentie perdue, sans trop comprendre ce qu'il s'était passé... Un réveil flou dans mon lit, enroulée dans un t-shirt beaucoup trop grand pour moi et des bleus recouvrant mon corps. Pas la peine de vous faire un dessin, ce qu'il s'était passé cette nuit là n'est pas dur à deviner...

Je n'avais pas pu m'en empêcher après ça d'aller lui rendre des comptes... Je ne comprenais pas sa façon de faire. Je ne me comprenais pas non plus d'ailleurs... J'étais dans le vague total et j'étais retournée chez lui en super héroïne pour lui mettre le poing dans le visage qu'il méritait. Mettre à profit ce qu'il m'avait appris. J'étais tout simplement idiote et cela n'avait pas duré longtemps avant qu'il ne me balance à la gueule ce que je ne voulais pas entendre. Ce qu'il m'avait fait cette nuit là.

Je l'avais évité comme je pouvais depuis ce jour là. Cela faisait bien une bonne semaine que je ne lui avait pas adressé la parole. Que je faisais tout pour oublier cette nuit dont je n'avais aucun souvenir. J'en avais profité pour me défouler sur les Jupiter... Me jouer d'eux... Me défouler comme je le pouvais et comme je savais si bien le faire... Ma douce violence.
J'en avais un dans mes filets qui du jour au lendemain m'avait envoyé chier... Je n'avais pas trop compris en le voyant le lendemain avec des bleus et un coquard, pourquoi il m'en voulait et ce que j'avais fait pour le foutre en rogne comme ça. Je l'avais laissé râler et pester contre moi comme il le pouvait avant de le laisser au milieu du campus comme une merde... Ces mecs me saoulaient carrément...

Un bruit de moto moto me fait sortir de mes pensées, la regardant s'arrêter un peu plus loin de moi... Espoir ! Un sourire apparaît sur mes lèvres tandis que je m'approche afin de voir qui est mon sauveur pour ce soir !
Je crois que je déchante rapidement lorsqu'il enlève son casque et je sens mes poings se serrer et mon visage clairement se déformer en le voyant... Je grimace clairement lorsqu'il s'approche de moi. Tobias... Je suis tendue, je le sens dans tout mon corps. Sa voix me brise et je tente de garder contenance. Ne pas m’énerver serait un bon début... Sa voix est étrange. Ce n'est pas le gars qui m'envoyait chier à chaque fois que je l'ouvrais, dans ses paroles et dans sa façon de se tenir... Mais son regard d'affamé sur mon corps quasiment à nu avec ma robe mouillé me fait revenir à moi...

« Tu veux me déposer pour mieux en profiter après c'est ça ? »



Ma voix est cassante et je serre les poings... Je secoue la tête... Cela ne me ressemble pas vraiment, mais je n'arrive pas à garder la tête haute face à lui qui me rend si faible... Je ne m'étais jamais sentie aussi basse que ça de toute ma vie que depuis que je l'avais rencontré. Le parfait connard ! Je passe un main dans mes cheveux. Je dégouline complètement et si j'étais une serviette il suffirait de me tordre pour m’essorer...

Mon regard cherche tout de même le sien, je cherche à lire en lui, mais je n'ai jamais réussi à savoir ce qu'il pensait jusque là... Un coup il était sympa, légèrement borné sur les bords avec certes toujours ce sale caractère... Puis le lendemain il devenait le mec intouchable, grincheux qu'on ne pouvait approcher... Mon regard se tourna sur la route... Le campus n'était pas à côté et peu de voiture passait par là, surtout avec le temps qu'il faisait...

« Je n'ai pas le choix si je veux arriver un jour... »


Je le fixe longuement attendant que l'on bouge... A moins que ce soit encore un de ses coups pour me faire couler ? Me rire au visage et me laisser sous cette flotte ? Pourquoi m'en étonnerai-je ~


avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Ven 3 Juin - 7:20

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

「 LA TEMPÉRATURE AUGMENTE... 」
Comme je m'en douter, Sidney sort les crocs. Encore un peu et je pourrais croire qu'elle pourrait me sauter à la gorge pour m'arracher la jugulaire à pleine dent. J'encaisse sans broncher alors que mon regard sombre reste accroché au sien quelque instant avant de repartir à la découverte de son corps. Tout chez elle respire la haine quand elle est en ma compagnie. Je ne peux que le comprendre.

Sidney semble n'est pas comme d'habitude. Distante et froide. Surtout cassante. À quoi est-ce que je m'attendais en l'approchant de nouveau ? Il m'arrive de ne plus me comprendre parfois. Sous mes yeux, elle parait faible, à bout de forces. Si je m'écoutais, je serais déjà au plus près d'elle, prêt à en découdre avec ceux qui lui veulent du mal. Sauf que jusqu'ici, c'est moi qui lui en ai fait.

Pourquoi je ne sais plus quoi dire soudainement ? Comme si j'avais l'impression qu'elle pourrait tourner à mon désavantage tout ce que je pourrais lui dire. Sidney a l'art de me déstabiliser assez facilement et ça me trouble.

Elle n'a pas le choix hein ? J'avoue qu'elle risquerait de mettre deux voir trois heures à tout casser si elle décidait de ne pas me suivre. La pauvre, je la plains.

Même lorsque je lui propose de l'aide, Sidney est toujours aussi cassante. Même lorsqu'elle l'accepte, c'est limite si elle ne me crachait pas tout le dégoût qu'elle me porte. Nous nous fusillons du regard et c'est comme si un jeu entre nous venait de se lancer.  À celui qui baissera les armes en premier.

À cause du froid, Sidney en claque presque des dents. Son corps est pris de légers tremblements. Je ne peux rester insensible face à ce spectacle et le simple fait de la voir dans une tenue totalement transparente me donne horrible chaud. Je peux presque voir la vapeur s'échapper par les ports de mon corps.


« Bien. Dans ce cas, on va te mettre à l'aise alors. »  Dis-je en hochant la tête, satisfait qu'elle ne s'amuse pas à me résister une fois de plus.
« Heureusement que j'ai un second casque dans le coffre de ma bécane. »

Je me retourne en partant en direction de celle-ci puis songe un instant en posant mon casque sur mon siège. L'air songeur, je jette quelque coups d'œil en direction de Sidney puis plus précisément à sa tenue. Mon regard se balade un peu trop sur ces formes. C'est vraiment un appel au viol cette tenue sérieusement. Encore un peu et je ne répondrais plus de rien.

Autant pousser le vit loin, non ? Un léger sourire joueur se dessine sur mes lèvres et je commence à me débarrasser de ma veste pour la lui tendre.

« Retire ta robe... Il est hors de question que tu montes sur ma bécane avec ça sur le dos... Puis elle ne te sert plus à rien. »  Dis-je d'un ton qui se veut froid alors que dans le fond, le simple fait qu'elle fasse ce que je lui demande m'excite déjà en avance.

J'attends qu'elle ne se décide, un léger sourire aux lèvres alors que je lui tends ma veste pour qu'elle puisse se couvrir avec.


« Puis enfile ça... Ça te réchauffera un peu. »

Je me retourne pour lui offrir un peu d'intimités même si la vue dans mon rétroviseur ne me fait rien rater de ce qu'elle fait. J'ouvre le coffre en le rabattant sur mon siège et en sort le second casque, le regard toujours rivé aux rétroviseurs.

J'inspire profondément puis enfile mon casque rapidement histoire de reprendre un temps soit peu le contrôle de mon corps qui n'en fait qu'à sa tête.

______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Ven 3 Juin - 8:52
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Parfaite antithèse ~
 
Je suis comme ça... C'est dans ma nature... Lorsque l'on me cherche, que l'on me provoque, je ne peux m'empêcher de foncer tête baissée... Je suis une tête brûlée, j'ai un caractère de merde, mais putain ce con est pire que moi et il sait comment jouer également... Je le vois à son sourire et cela me fait réagir directement... Le con... Je me connais trop bien et je sais que je ne peux pas m'empêcher à entrer dans ce genre de jeu... Mais qu'elle conne... Je l'observe de mes émeraudes se déplacer jusque sa moto lorsqu'il va pour prendre le second casque qu'il a avec lui...

Connard... Ce putain de mec est pile le genre de gars qui peut me rendre folle dans tous les sens du terme. S'il ne m'avait pas fait ce qu'il s'était passé ce soir là, je crois que ça fait longtemps que je lui aurais sauté dessus... Je l'avoue... Je suis moi-même une parfaite antithèse ! Mais il faut le regarder quand même ! Tout en lui est provocation, séduction, bad boy et parfait salop... Tout ce qui peut me plaire...

Là... Maintenant… Juste une envie... J'ai envie de le frapper pour ce qu'il est ce con. Pour ce qu'il m'a fait. Pour ce qu'il me fait me sentir... Faible... C'est au final ce que je suis... Je mesure à peine un mètre soixante-six contre son presque deux mètres... Je suis toute fine et lui est une armoire à glace... De ses bras il pourrait me casser en deux... Je soupire...

J'ai froid. Je suis même frigorifiée... Dans la nuit qui commence à tomber je le vois se retourner et me scruter encore une fois de haut en bas... Ce mec est grave... Après ce qu'il m'a fait il en veut encore ? Ce mec est taré... Ce mec est fou... Je prends une grande inspiration et tente de me détendre... Sauf qu'il pousse le vice un peu plus loin en retirant sa veste pour me la tendre. Il est sérieux ? Ce genre de truc ne me couvrira en rien. Je lève mon regard vers le siens, presque blasée...

Tu veux sérieusement jouer ? J'incline ma tête de côté et prend sa veste attendant qu'il se retourne pour retirer ma robe qui a épousé ma peau et donc me retrouver en maillot de bain. Un sourire malicieux est en train de naître aux coins de mes lèvres. Je prends mon temps exprès pour le faire chier avant d'enfiler sa veste sans la fermer. Elle sens son parfum... Je fronce les sourcils l'espace d'un instant. Le t-shirt qu'il m'avait enfilé la dernière fois avant de me lâcher chez moi sentait pareil...

Je me reprends... Avant de m'approcher et apparaître devant lui à nouveau. La veste m'arrive au ras des fesses et est beaucoup trop grande pour moi. Je n'arrive même pas à en sortir complètement mes mains. J'incline ma tête de côté.

« On y va ou on continue de prendre l'eau ? »


Je veux le faire chier jusqu'au bout, tapotant son torse de ma main. Il commence à être trempé et les formes de son buste commencent à apparaître sous son t-shirt.

« Tu as déjà pris l'eau ! Et moi je commence à prendre froid... Ta veste est mieux que ma robe, mais je me sens nue là dessous j'aimerai mettre quelque chose de plus décent, avant que l'on me voit dans cette tenue en arrivant au campus ! »


J'attrape la fermeture de sa veste, le regardant dans les yeux tout en la remontant, cachant doucement mon corps à sa vue... Tu y a touché une fois sans demander... Pas deux ! Je lui souris, douce et malicieuse... Puis je m'étire en le contournant, faisant remonter la veste juste à la limite de mon dos avant de rebaisser les bras pour me recacher...

« J'ai vraiment froid Tobias ! »


Je crois que c'est l'une des premières fois que je reprononce son prénom depuis  la dernière fois... Je soupire silencieusement...



______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Sam 4 Juin - 5:08

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

「 ELLE JOUE AVEC LE FEU...」
Même avec le casque sur la tête la visière relever, je ne peux m'empêcher de l'observer dans le rétroviseur de la moto. Tout chez elle respire le sexe. Sans aucune pudeur de sa part, elle retire sa robe afin d'enfiler ma veste en cuir beaucoup trop grande sur elle. Elle nage dedans et je me retrouve comme un con en chaleur qui a envie encore plus de la prendre à même le sol. Uniquement vêtue de cette veste sur le dos. La mienne.

Je me comporte comme un homme des cavernes et tout ça s'est sa faute. Avec ces cheveux blonds trempés, ces courbes, ces seins qui pointent dans ma direction à cause du froid. Et surtout elle dans ma veste. Je n'ai jamais autorisé une fille à la mettre sur son dos et me voilà comme un mec accro à sa drogue à offrir à la miss ce que je n'offre jamais aux autres. Sans s'en rendre compte, Sidney me tient réellement par les couilles ! Encore un peu et elle me ferait ramper à ces pieds juste pour avoir le droit de la toucher quelques secondes.

Putain, elle veut ma mort sérieusement ! Elle ne ferme pas directement sa veste et la voilà qui se pavane limite devant moi en me défiant du regard ? Qu'est-ce qu'elle a dit déjà ? Merde ! C'est à peine si je comprends quoi que ce soit de ce qu'elle dit quand elle me fixe comme ça dans une tenue pareille. Je crois que je suis sur le point de dérailler totalement.

Ne t'approche pas ! Putain qu'est-ce qu'elle fout ? Sidney joue réellement avec le feu. Elle n'a donc rien compris de ce qui lui est arrivé dernièrement ? Elle est en train de se foutre de ma gueule ? La voilà qui se trouve à quelques mètres de moi, il me suffirait de baisser la tête pour sentir son odeur. Et rien que le fait d'y penser m'excite comme pas possible. Un vrai mec en chien putain. J'crois que je vais devoir trouver une nana au plus vite pour décompresser sérieusement. Je n'ai plus le droit de toucher à cette naine de blonde sans en subir une fois de plus les conséquences.

La voilà qu'elle passe sa main sur mon torse et tous mes muscles se tendent à leurs maximums. Cette nana veut réellement que je crève ? J'ai horriblement chaud malgré la pluie froide qui s'abat sur nous. Mon T-shirt me colle à la peau. Il me gêne horriblement. Je ne sais pas ce qui me retient de le retirer pour être plus à l'aise. Elle, peut-être ? Non, n'abusons pas quand même. La pluie. Tout est de la faute de cette satanée pluie et je ne veux pas choper la crève en me déshabillant sous une averse pareille.

Sidney me parle et je dois lutter pour garder mes yeux rivés aux yeux. Sa main toujours sur mon torse, je tuerais pour qu'elle la laisse là encore quelques instants, seulement la miss n'en fait qu'à sa tête et me nargue encore plus en décidant de jouer avec la fermeture de ma veste.

Mon regard devient sombre et se décroche du sien, totalement aimanter par son geste si lent alors qu'elle cache désormais sa poitrine généreuse à ma vue. J'inspire brusquement et fronce les sourcils. Je ne comprendrais jamais cette nana. Un jour, elle me repousse et le suivant elle m'allume carrément. Est-ce entre trop tard pour la petite session de galipettes sur ma bécane à même la pluie ? Putain achevez-moi maintenant !

Et la voilà qui se dandine sous mes yeux, en s'étirant, m'offrant une vue intégrale sur son fessier ferme qui me donne envie de le claquer à bras raccourci juste pour mon propre plaisir. Je dois user de toute ma force pour garder mon self-contrôle parce qu'encore un truc du genre et je la prendrais sauvagement sans lui laisser le moindre choix. Elle joue réellement avec le feu...

« Tu as froid hein ? Et bien arrêtes par commencer à m'allumer... Pas besoin d'user de ton charme avec moi.   »

Je grogne presque ces mots. Mon portable sonne dans ma poche arrière et en la fusillant du coin de l'œil, je m'empare de l'appareil pour répondre au numéro inconnu qui s'était affiché sur l'écran.

« Ouai... Maintenant ? ... D'accords. C'est sur ma route donc pas de problème... Merci. À demain.   »

Que le hasard fait si bien les choses. Chester, le type chez qui je boss actuellement à besoin que je passe à son chalet en pleine forêt pour que je m'assure que tout va bien là-bas. Une petite occasion pour profiter de la miss, loin des yeux des Mercury et des Saturn. Peut-être qu'on aura l'occasion de parler correctement ? À moins qu'elle finisse par croire que je veuille la séquestrer dans un endroit isolé pour abuser d'elle... Bon OK, ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais un peu de tenue quoi. Je ne suis pas un porc sans cœur à ce point-là non plus.

« On va devoir faire un petit détour en chemin.   » Dis-je en enjambant l'engin en abaissant ma visière. « Je dois passer chez un pote pour m'assurer que tout va bien. Il y aura surement des vêtements chaud pour toi là-bas...   »

Je tapote l'espace libre derrière moi en souriant légèrement.

« Aller princesse ! Grimpe donc sur la bête.   »

Je fais rugir un peu le moteur, les deux mains sur le guidon après avoir mis le contacte. La moto vibre sous notre poids et rien que cette sensation me rend plus vivant qu'autre chose. Je sens ma miss dans mon dos. Elle ne doit pas avoir l'habitude de comment se tenir sur ce genre d'engin alors par instinct, je lui attrape les deux bras pour les enrouler autour de ma taille.

« Comme ça, ce sera mieux !   » criai-je par-dessus le son du moteur avant d'activer le système de communication qui relie nos deux casques, mais je ne lui précise pas un seul instant que je puisse entendre tout ce qu'elle dit ou fait. Bien trop curieux de savoir ce qu'elle pense de tout ça. Sidney ne m'en voudra pas si elle découvre qu'au final, j'ai tout entendu.

Un coup de poignet et nous voilà lancés sur la route glissante en direction de la forêt plutôt que le campus. Je ne roule pas à fond, à cause de la pluie, je préfère ne pas prendre trop de risque bêtement. Après tout, il ne s'agit plus seulement de ma vie.

______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Dim 5 Juin - 22:18
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Se faire avoir comme une bleue ? ~
 
Je le sais tendu... Son regard me suit de par mes faits et gestes, ne lâchant pas une miette de ce qu'il pourrait croire que je lui offre. Non ce n'est pas ça... Je ne lui offre rien du tout. Il n'a que ses yeux maintenant pour regarder et doit garder ses mains dans ses poches. Je sais oh combien je joue avec le feu avec ce gars car, il n'en faudra pas beaucoup plus pour que je me retrouve à nouveau dans une position délicate...

Je regarde la moto, puis le casque avant de le mettre sur ma tête, tentant de bien l'attacher. Ça me fait peur.... Les deux roues m'ont toujours fait peur. Ce genre d'engin n'est pour moi qu'objet d'accidents et de morts et le fait qu'il pleuve n'enlève en rien mon anxiété quant à monter la dessus... Je respire un bon coup avant de l'entre me dire d'arrêter de l'allumer si je veux avoir moins froid...
Moi ? L'allumer ?... Jamais... Je lève les yeux au ciel en riant... Je n'aurai pas besoin de jouer de mon charme avec lui ? Vraiment ?... C'est ce genre de paroles qui ont tendance à me pousser au vice et il faut que je me retienne. Je veux vraiment rentrer là, j'ai vraiment froid. Je ne sens presque plus le bout de mes doigts...

Je sens son regard accusateur qui me scrute lorsqu'il répond au téléphone. J'espère juste que ce n'est pas un de ses potes de Mercury qui lui demande ce qu'il fait car, j'aurai peur encore de me retrouver dans une situation qui ne serait pas à mon avantage... Je le scrute du coin de l'oeil écoutant ce qu'il dit au téléphone... Je grimace...

Non seulement parce que l'on va devoir faire un détour et que je ne sais pas où on va... Je l'ai trop titillé et je vais en payer les frais ? Je ne monte pas de suite sur la moto... Je l'observe un long instant pour peser le pour et le contre... Mais à chaque fois j'en reviens au même point. Dans les deux cas je serais coincée. Dans le premier cas je serai coincée ici, sous cette pluie et je n'arriverais jamais à destination. Dans le second cas, j'arriverais à destination, mais avec des casses ? Je le fixe... S'il tente quoi que ce soit ses couilles devront déjà s'en rappeler à vie...

Je monte enfin sur la moto. Je ne suis pas à l'aise et ses mains qui viennent chercher les miennes me font sursauter. J'entoure alors mes bras autour de sa taille, devant me rapprocher au plus prêt de lui. Son large dos me cache toute la vue que j'aurai pu avoir sur la route... Je suis aveugle maintenant et je dois me fixer à sa conduite... A lui... Lui faire confiance...

C'est parti... Ma prise sur sa taille se fait plus ferme. Je suis accrochée tel un bernard lermite à son rocher et si on tombe ce sera à deux. J'ai les yeux fermé tout du long du trajet, ne sachant pas si on tourne à gauche ou à droite ou quoi que ce soit. A côté de cela, l'air frais de la nuit vient agresser mes jambes de par son froid... Je suis frigorifiée et si demain je n'ai pas la grippe ou un connerie du genre, c'est que ça arrivera le lendemain !

Je ne me sens pas à l'aise. Non seulement à cause de ce froid, mais aussi parce que je ne sais pas où l'on va et chez qui l'on va... Je tiens à ma vie un minimum quand même ! Ce con n'essaierai pas encore une fois de me la mettre à l'envers ? Rien que d'y penser je me crispe encore...

« Qu'il ose et il s'en rappellera toute sa vie ! »

Il s'arrête... Nous sommes arrivés ? Je me redresse un peu pour regarder autour de moi après avoir relevé ma visière... Autour de nous ? Des arbres et un chalet... Je descend avant de grimacer et de le regarder.

« Tu veux me séquestrer pour mieux en profiter c'était ça ton plan ? »

Je le fixe avec mes grands yeux verts, interloquée... Je suis prête à en découdre si c'est ça... Je croise les bras contre ma poitrine, je suis congelée. Lui aussi est trempés d'ailleurs, je le regarde de haut en bas, avec son air grognon... Il est marqué par la pluie qui dévoile tout ce qu'il y a à regarder... Je tire une moue de boudeuse l'espace d'un instant... Il ne m'aura pas comme ça...



______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Lun 6 Juin - 6:13

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

「 COUPURE DE COURANT...」
Alors que le paysage gris défile rapidement sous mes yeux. Nous nous retrouvons dans ce flou que j'aime tant. Un sentiment de bien-être m'envahit. Voilà la raison du pourquoi j'aime faire de la moto. Rien ne peut m'atteindre dans ce décor où je suis le seul maître.

Pendant longtemps, je me suis retrouvé à faire des courses clandestines en ville juste par pur plaisir. Être dans ce flou, c'était devenu ma nouvelle drogue. Sans compter sur l'adrénaline que tout ceci me procurer. Je n'avais rien à perdre, tout n'était que destruction autour de moi. Ma mère me gonflait, mon père me manquait, et il y avait eu cette fille qui m'avait fait me sentir comme un vrai minable. Depuis je ne me suis laissé atteindre par personne. J'étais en sécurité dans ce cercle vicieux. Il fallait simplement que je ne me laisse plus atteindre.

Je sens l'étreinte de Sidney, se resserrais autour de ma taille. La sentir contre moi m'apporte un peu de chaleur sous la froideur de la pluie qui trempe mes vêtements. J'inspire profondément en la sentant ainsi. Je comprends bien qu'elle n'est pas à l'aise et c'est seulement pour elle que je ne fais pas le con en roulant plus vite que la limite. Au contraire, pour une fois, je roule en dessous de la limite de vitesse. Parce qu'il ne s'agit pas seulement de ma vie dans toute cette histoire. Si je merde, Sidney aussi en pâtirait.

Elle tremble contre moi et ça a le don de me déconcentrer un peu. Heureusement que je roule doucement, sinon on rentrerait déjà dans le décor. J'entends presque ces dents claquaient dans mon casque. Elle est tendue contre mon corps et je suis même sûr que nous n'avions réellement jamais été aussi proches elle et moi.

Rien que cette pensée me projette plusieurs semaines en arrière. Au moment de ce drame qui nous a tellement éloignés. Elle sous moi. Elle qui me supplie de ne pas faire le con. Putain que je me suis détesté lorsqu'elle n'était plus avec moi. Même dans les vapes, elle avait cherché à me résister. Elle m'avait parlé. Sidney s'était enroulé autour de moi comme une plante grimpante. Cette nuit là avait été horriblement longue. La pire que j'avais passée, je dois bien avouer. Mais c'était eux ou moi. J'étais trop possessif avec elle pour prendre le risque que ce soit eux qui passent en premier sur ce que j'estime être à moi. Puis j'ai tout foutu en l'air. Depuis elle n'éprouve que de la haine envers moi.

J'entends Sidney parlait et j'arque un sourcil. De quoi si j'ose ? Elle croit que je remets ça ? Que je veux encore une fois m'en prendre à elle ? Si seulement elle savait à quel point je lutte contre moi-même pour ne pas la toucher. Si seulement elle savait à quel point j'ai envie d'elle, à quel point j'ai besoin de la sentir contre moi. Et la sentir aussi prêt de moi, me tue à petit feu.

Je ne veux pas prendre le risque de parler et qu'elle sache que j'entends tout depuis le début, mais par précaution pour mes couilles dont j'imagine bien être la future cible de la blonde, j'éviterais de faire le con trop longtemps. Je ne suis pas suicidaire, contrairement à elle. Mes valseuses, j'y tiens !

Après une succession d'arbres qui défilent, des terrains boueux en pleine forêt qui manqua de nous faire déraper plus d'une fois, nous arrivons enfin devant le chalet de mon ami. Je me gare sous un porche tout de bois dans un sale état, qui ne nous protège pas pour autant de cette averse qui n'en fini pas. Je coupe enfin le contact et le bruit du moteur cesse en faisant place au silence.

Je ne bouge pas. J'attends qu'elle se détache d'elle-même de moi pour me permettre enfin de respirer. J'ignore combien de temps il se passe avant qu'elle ne s'éloigne de moi en descendant de la moto. Elle regarde partout autour d'elle, comme si elle était prise au piège. Elle relève sa visière alors que je retire directement mon casque en descendant de l'engin. Je pars le poser sur un petit établi un peu plus loin dans ce qui était censé être un garage.

Je l'écoute en silence alors qu'elle me parle d'une manière qui se veut presque sarcastique. Tout mon corps se tend une fois de plus aux souvenirs de ce que je lui ai fait et je soupire. Une ombre passe dans mon regard et je fronce les sourcils. À croire qu'elle réveille ce qui a de plus malsain chez moi alors que je lui veux que du bien en fait.

« Exactement. Tu as tout compris. Je t'ai amené ici pour faire de toi ma chose, abuser de toi toute la nuit, puis les jours à venir. Je pourrais te faire n'importe quoi ici que personne ne t'entendrait... Te faire hurler mon prénom non-stop, encore et encore.   »

Alors que je débite cette phrase en me retournant vers elle, lui lançant un regard noir, j'insiste sur chacun des mots. Je m'avance vers elle d'un pas lent. Et une fois à quelques centimètres d'elle, baissant la tête pour ne pas rompre ce lien entre nous. Je déclarai d'une voix sèche et cassante.

« Que je sois clair, ne joue pas avec le feu Sidney. Ne me tente pas. Tu t'es déjà brûlé les ailes une fois, pas deux. Ok, j'ai fait le con, j'ai merdé et je ne regrette pas ce que je t'ai fait, mais ce qui est arrivé est arrivé et pourtant, tu es là avec moi. Tu aurais pu refuser de venir, mais dans le fond, tu voulais être avec moi plus que de retourner dans ce putain de campus...   »

Je soupire en secouant légèrement la tête, fermant les yeux puis tends légèrement la main pour attraper entre deux doigts la fermeture de ma veste qu'elle porte, la descendant un peu puis la remontant, ceci a plusieurs reprises sans pour étant dévoilé les formes de la miss.

Je constate qu'elle a presque arrêté de respirer sous la panique, je pense. J'inspire profondément puis penche la tête sur le côté en plongeant mes saphirs dans ces émeraudes. Elle a besoin que je la rassure et tout ce que je dis et loin de le faire.

« Je sais que ma parole n'aura aucun sens à tes yeux, encore moins mes promesses, mais... Je ne te ferais rien que tu ne veuilles pas ce soir. Je vais m'occuper du chalet pendant que tu fileras prendre un bain chaud. Je... Je garderais mes distances, pour toi.   »

Mes yeux dérivent une seconde sur ces lèvres avant que je ne me détourne d'elle en partant en direction de la porte d'entrée. Je me baisse pour récupérer la clé sous un pot de fleurs et entre dans les lieux après avoir ouvert la porte. Toute la pièce est plongée dans le noir à cause des vieux volets en bois, fermaient. J'appuie sur l'interrupteur pour allumer la lumière, mais ceci ne marche pas.

« Et merde... Pas de courant.   »

Je grimace un peu et pars vers la cave pour voir l'étendue des dégâts.

« Restes ici Sidney, je vais voir ce que je peux faire. Fais comme chez-toi...   »

J'ose à peine la regarder. Parce que si je le fais, je ne répondrai plus de rien. Dans ce genre de tenue, dans ma veste, elle me met dans un état second. Elle reste bien trop attirante.

J'ouvre un tiroir non loin de la porte de la cave et attrape une lampe torche qui marche bien. Pour le nombre de fois que je suis venu ici me ressourcer, on peut dire que je me repère plutôt bien. Je n'attends pas plus longtemps pour me rendre dans la cave.

Une fois devant le compteur électrique en sale état, j'appuie sur différents boutons dans l'espoir qu'il se mette en marche, mais toujours rien. Les disjoncteurs sont totalement morts. J'observe ensuite la chaudière qui elle se met facilement en route. Nous aurons au moins de l'eau chaude, c'est toujours ça.

Je fouille un peu plus la cave en m'éclairant avec la lampe torche, tout ici pourraient servir de décor à un film d'horreur. Seulement, il faut en faire beaucoup pour me foutre la trouille.

Le long d'un mur, plusieurs bûches de bois secs sont empilés. Ce sera parfait pour nous éclairer. Un bon feu de cheminée nous fera le plus grand bien et réchauffera un peu le chalet. Je m'en saisis de plusieurs que je pose dans une caisse isolée afin d'en transporter le plus possible.

Parfaitement équiper, je remonte à l'étage en souriant légèrement.

« Ah nous, un bon feu de cheminée ! On n'a pas de courant, mais on aura au moins de l'eau chaude pour... Sidney ?   »

Je fronce les sourcils en la cherchant du regard. Elle n'est plus dans le salon. Craignant le pire comme dans n'importe quel film d'horreur, je lâche la caisse et pour m'armait uniquement de ma lampe torche. Partant à la recherche de la tête blonde.

« Putain Sidney, ce n'est pas drôle... Sors de ta cachette !   »

______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Lun 6 Juin - 10:47
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Les petites ne mangent pas les grosses ~
 

Il bat... Fort.. Très fort... Il veut s'échapper... Sortir... S'enfuir... Mon cœur... Je suis tétanisée devant lui... Devant ce qu'il me dit d'un coup... J'ai envie de le frapper, de m'enfuir loin d'ici... Tant pis pour la pluie ! Tant pis si je suis presque à nu ! Mais mon corps refuse de bouger. Je suis devant lui comme une conne, mes pieds comme encré dans un bloc de béton. Statique...

Ses paroles ont le don de me pétrifier... Cette nuit là n'est que vide de souvenirs et pourtant les images fusent dans ma tête. L'imagination est traître dans ces moments là et je pense que c'est ce qu'il y a de pire maintenant : de ne pas vraiment savoir ce qu'il s'est passé... Pourtant, le savoir serait atroce... Je sais ce qu'il y a eu, mais je n'en ai pas les images... Je n'en veux pas vraiment...

Mes émeraudes le fixe, sans vraiment le fixer. Mon regard est vide et l'expression de mon visage doit faire apparaître l'horreur de ses paroles... Encore plus lorsqu'il s'approche de moi. Je ne respire plus ! Mon souffle est coupé et mon cœur s'emballe un peu plus à chaque seconde où il est près de moi. Je veux hurler...
Ses paroles m'enfoncent sous terre à chacun de ses mots et la dernière phrase ne peut être que vraie... Je suis comme ça... Je cherche toujours plus loin... Et depuis que je l'ai rencontré il est un défi pour moi... Son caractère, son physique, tout m'attire chez lui ! Je suis ce papillon attiré par la flamme et j'ai beau me brûler les ailes, je ne peux pas m'en empêcher... Oui je suis là plutôt que dans le campus, mais après ses mots j'aimerais être ailleurs... En sécurité...

J'essaie d'ouvrir la bouche, mais rien ne sort... Même sa main qui joue avec la fermeture de sa veste que je porte, me pétrifie en tout point.
Ses yeux viennent alors à chercher les miens et d'un coup je me noie... J'avale enfin ma salive. J'arrive à respirer... L'impression du manque d'oxygène dans mes poumons n'est plus... Une promesse ?... Garder ses distances ? Une grimace passe sur mon visage pour le coup... Je ne sais pas le croire car, la dernière promesse qu'il m'ait faite a été brisée par la suite... Je ne réplique pas... Je me méfierai juste ce soir.

Mon regard le suit jusqu'au pot de fleur, puis je l'observe sans un mot non plus ouvrir la porte. Pas de courant ? Je frissonne... J'ai peur du noir... Mais je ne le lui dit pas... Je préfère juste ne pas bouger... Faire comme chez moi ? Dans un endroit que je ne connais pas ? En plein milieu d'un bois ? Je ris nerveusement lorsqu'il s'en va vers ce qui semble être la porte de la cave. J'enlève mes chaussures pour rentrer, regardant le salon de droit à gauche... Je ne vois rien... Du moins presque rien...

En attendant, tous les films d'épouvantes que j'ai vu me viennent à l'esprit... Je grimace en avançant dans le maison à pas de souris. Les arbres font des bruits étranges et c'est les oreilles tendues je m'avance lentement dans le salon du chalet. Sans le voir je cogne mon genoux dans un meuble, faisant tomber la lampe qui était dessus. Je grimace en voyant le verre au sol avec les reflets de la lune... Je suis putain de maladroite !

Je me dirige alors à l'aveugle vers des placards, fouillant pour trouver un balai... Tobias va encore m'engueuler... Je lui repayerai la lampe sans soucis, je m'en suis pris assez dans la gueule pour ce soir je pense... J'ouvre de qui me semble être un placard, mais les escaliers que je distingue me font faire rapidement demi tour... Un grenier ? Mes poils s'hérissent sur le coup... C'est comme dans les films d'horreur et il est hors de question que je monte la haut ! On le connaît tous le coup du fantôme de la vieille dame fantomatique dans le grenier ! Je claque la porte... Avec le bordel que je fais, il doit se demander ce que je suis en train de faire ou si je suis en train de démonter le chalet !

Un second placard, puis une porte plus loin j'arrive dans une chambre, éclairée par la lune... C'est vraiment glauque. Je suis aux aguets de tous bruits suspects ! Le balai se trouve dans un des coin de la chambre ce qui me fait soupirer de soulagement lorsque d'un coup un monstre poilu de cinq centimètres de diamètre me passe devant et s'arrête... Je ne peux m'empêcher de hurler à plein poumon et de bondir sur le lit. Les larmes me montent au yeux alors que je tend le doigt vers l'énorme araignée qui ne semble pas vouloir bouger du parquet...

« TOBIAS !!!!! »

Je suis assise dans le lit, mes genoux remonté contre ma poitrine... Et le balai qui se trouve encore contre le mur au loin... Lui aurait pu me sauver... Et encore... J'ai déjà vu une araignée faire la morte et revenir après !... Vile créature... Je suis encore plus tétanisée que lorsqu'il me menaçait tout à l'heure... Mes yeux sont de grosses orbites devant la bête... Je ne bouge plus...  


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Lun 6 Juin - 11:41

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

「 EN PLEINE SCÈNE D'HORREUR...」
Le chalet est trop silencieux à mon goût. Je cherche partout du regard ce qui pourrait ressembler de prêt ou de loin à Sidney en m'éclairant avec la torche. J'ai l'impression d'être dans un de mes jeux d'horreur favori. Vous savez, Alan Wake ! Un écrivain qui a amené sa femme dans un chalet comme celui-là pour se retirer un peu du monde afin d'écrire son prochain roman. Puis sa femme s'est fait agresser durant la nuit et il s'est retrouvé muni d'une lampe de torche pour déceler les mystères de sa disparition...

Bref, rien de rassurant dans cette nouvelle adaptation où j'en suis le nouveau héro avec la soudaine disparition de Sidney. Ma prétendue amie est introuvable et elle ne répond pas à mes appels... Je marche d'un pas lent, légèrement sur la défensive, m'attendant à ce qu'elle ou quelque chose d'autre, me tombe dessus à tous moment.

Un craquement de verre brisé se fait entendre sous mon pied et je me fige instantanément en grimaçant. Je baisse la tête et découvre la lampe favorite du propriétaire, écrasait au sol. Je blêmis en relevant la tête, ne comprenant pas trop comment elle a pu finir dans un état pareil.

Je reprends mes recherches sauf que la lampe de torche commence à faire des siennes en se mettant à clignoter. Je tapote dessus en jurant pour qu'elle s'allume à nouveau. Chose qu'elle fait. J'ouvre un placard, puis deux, regardent sous une table, dans une armoire, fouille la salle de bains. Rien à faire, Sidney n'est toujours pas là.

Je repère la porte du grenier entrouverte et je grimace.

« Putain... Elle n'est pas sérieuse là ? »

En jurant tous les noms que je peux lui attribuer, je grimpe quatre par quatre les marches qui me mènent au dernier étage totalement à l'abandon. Je me prends une toile d'araignée et râle un bon coup en me débattant avec.

« Si je la choppe, elle est morte ! »

Le grenier n'est pas très grand, mais est plutôt bien rempli de trucs encombrants sous des tonnes de draps salient pas le temps. Un lieu idéal pour ce cacher de quelqu'un. Je lui ai fait si peur que ça ?

Je fouille la pièce de fond en comble et voilà que la lampe torche s'éteins totalement, me plongeant totalement dans le noir alors que le vieux bois du chalet grince sous le vent qui cogne contre les murs fins.

« Super... Il manquait plus que ça. »

Rageusement, je tape contre ma lampe pour qu'elle s'allume à nouveau, l'agitant énergétiquement. Elle se rallume à mon plus grand bonheur, mais ma vue est attirée directement sur une statue en poterie d'une femme qui a le visage qui fond, on croirait qu'elle hurle. Sur le coup, j'ai eu un sursaut, mon poing libre lever était prêt à en découdre avec cette soudaine apparition.

Je me détends légèrement en soupirant face à l'ironie de la situation. Mais le cri strident de Sidney au rez-de-chaussée me glace le sang. Craignant le pire, je ne réfléchis pas une seconde et fonce dans les escaliers pour aller la rejoindre. C'est mon prénom qu'elle a hurlé, c'est moi qu'elle appelle à l'aide.

Je manque à plusieurs reprises de me péter la gueule et lorsque j'arrive là où venait sa voix, j'enfonce presque la porte qui claque contre le mûr.
Totalement en alerte, je retrouve la blonde en position fœtale sur le lit de l'unique chambre des lieux. J'ai le souffle court, mon cœur qui tambourine contre ma poitrine menace de s'échapper. Sidney fixe le sol, totalement tétaniser et je suis son regard avant de comprendre ce qui se passe.

Une simple araignée. Une petite bête sans défense lui fait autant d'effet ? Je me retiens de rigoler avant de me diriger vers l'insecte.

« Putain, tu m'as fait une de ces peurs... »

Je me baisse pour me saisir de l'araignée en souriant légèrement, la tenant à deux mains pour pas qu'elle s'échappe et fait genre de me diriger vers Sidney avec juste pour la faire chier un peu.

« Aller, c'est rien, une deux petits crochets et tout pleins de pattes ! »

Je la taquine en l'exhibant sous le nez de Sidney puis fait demi-tour pour rendre la liberté à la bête en la jetant dehors après avoir ouvert la fenêtre.

« Et hop ! Elle n'est plus là ! »

Je tourne le dos à Sidney en refermant la fenêtre. Me détendant totalement avant de partir à nouveau vers le salon. J'en profite pour remettre mon masque du type parfaitement distant. C'est ça mon problème, si je baisse les armes facilement avec elle, Sidney me bouffera crû !

« Bon, je vais faire un feu, ça devrait nous faire du bien... »

M'éloignant d'elle le plus vite possible, je m'installe devant la cheminée et allume cette dernière avec les buches que j'ai trouvé ainsi que quelques journaux et allumettes que j'ai trouvé. Le feu prend rapidement et éclaire petit à petit le salon.

______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Lun 6 Juin - 12:25
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Kézako ? ~
 

Elle me fixe, je le sens... Je le sais... Je vois ses petites pattes prêtes à venir à moi... C'est un monstre et le temps que je passe à la fixer semble être une éternité... Tobias à disparu ? Il est tombé à la cave ?... Je vais faire comment face à cette chose moi ?

Mes yeux sortent de mes orbites pendant ma réflexion face à l'araignée qui a bougé un petit peu vers le lit. Je me suis crispée encore  plus... Si elle utilise les pieds du lit elle pourra me rejoindre... Et là... Ce sera un drame interplanètaire ! L'apocalypse !... Je ne pourrais plus rien faire pour m'éloigner de cette chose... Plus rien ne sera assez haut, assez loin pour que je ne me protège !
Mon regard divague vers le balai, puis l'araignée... L'araignée, puis le balai... S'en est fini de moi... C'est la fin... Il est trop loin et je ne peux la quitter des yeux ! Elle pourrait se cacher...

Jusqu'à ce que mon sauveur arrive à la rescousse ! Je l'entends arriver au loin avec ses pas de géant vers la chambre... Non ! Si tu arrives trop vite elle va fuir pour se cacher plus loin et donc apparaître plus tard pour mieux nous surprendre !... Ne fait pas ça...

Mon regard se lève vers Tobias qui semble essoufflé en arrivant. Il doit me prendre pour une folle en voyant la bête au sol... Les phobies ne se contrôlent pas et seuls ceux qui en ont peuvent le savoir et le ressentir... Sauf que Tobias l'armoire à glace n'a pas de phobie lui ! Non, non ! Lui c'est mon preux chevalier qui prend la vilaine bête dans ses mains sans craintes... Je crois que je vais faire un malaise quand je le vois faire ça ! Encore plus lorsqu'il s'approche de moi, les mains fermées avec l'araignée à l'intérieur... Je hurle à nouveau et cette fois-ci je pleure par dessus tout ça, me reculant jusqu'au fond du lit pour échapper à la bestiole...

Il n'oserait pas la lâcher dans le lit quand même ? Non, hein ? Venant de lui rien ne m'étonnerai, c'est pour ça que je me renferme sur moi, resserrant mon emprise sur mes genoux tout en mettant ma tête dans le creux que forme mes bras... Mes larmes coulent toutes seules et pour la seconde fois, mon cœur s'emballe... Ma respiration se fait rapide pendant un moment....

Puis je l'entends s'éloigner... Je ne sens pas de viles pattes se balader sur moi et j'entends surtout la fenêtre s'ouvrir puis se refermer... Je suis tétanisée lorsque je sors ma tête de mes bras, le regardant s'éloigner. Ses mains semblent vides. Plus là ? Un grand soupire de soulagement s'échappe d'entre mes lèvres, tandis que mes membres se détendent pour de bon...

Le large dos de Tobias s'éloigne ensuite. Il fuit ma présence et je le fixe sans un mot pendant un instant jusqu'à ce que je ne vois plus que le vide de la porte...

Par réflexe, mon regard se porte sur le sol qui lui aussi est vide. Je lâche mes genoux et me glisse hors du lit avant de tenter de retendre les couvertures que j'ai chiffonné en sautant dessus... Je suis vraiment une catastrophe ambulante... Je repense enfin à la lampe lorsque mon regard croise le balai que je m'empresse d'attraper avant de retourner au salon ou je souffle.

« Merci... Et désolée pour la lampe... J'en rachèterai une... »

La chaleur dans la pièce commence légèrement à se faire sentir et d'ici quelques minutes il fera suffisamment chaud. J'en profite pour faire un tas avec les morceaux de verres, prenant les gros en main en un tas. Je grimace lorsque l'un d'entre eux entaille le creux de ma main en une petite coupure. Je n'en peux plus de moi ! Bonne à rien, mauvaise en tout !
Je laisse saigner pour finir de ramasser avec la pelle les petits morceaux, me dirigeant vers la cuisine que j'avais remarqué durant mon expédition. La poubelle étant près de l'entrée, je mets rapidement les morceaux dedans avant d'aller passer un coup d'eau sur la plaie. Rien de grave je suis juste maladroite, le saignement n'est presque plus actif...

Je me dirige ensuite vers le salon à nouveau pour le rejoindre. Il est devant la cheminée en train de gérer le feu. Je m'approche donc de lui pour me mettre devant, m'accroupissant,  tendant légèrement mes mains vers le feu pour me réchauffer, me sécher...

Mon regard en coin ne peut s'empêcher de se lever vers le visage de Tobias qui semble concentré sur son feu et les flammes naissantes... Et c'est plus fort que moi je ne peux m'empêcher de lui donner un petit coup de hanche pour l'embêter...

« Pourquoi tu me grognes toujours dessus et la fois d'après tu viens à ma rescousse l'air de rien ? »

Je cligne des yeux, le regardant de ma tête d'ange... C'est vrai quoi... J'ai l'impression d'être une enfant des fois avec lui !

« Et quand tu me cherches, comment veux-tu que je ne réponde pas ? Je suis obligée ! C'est toi qui fait en sorte de te faire râler encore plus vu que je réponds par ta provocation ! »

Kézako ? Je sens déjà le visage interrogatif de Tobias face à ma dernière remarque... Personnellement je me suis comprise... Mais lui ?... Je le regarde avec de gros yeux en attente de réponses... Je sens qu'il va encore me grogner dessus... Je me laisse alors tomber les fesses au sol, face à le cheminée. Je porte toujours sa veste qui sèche tranquillement. J'en profite pour croiser mes jambes en tailleur, tout en ouvrant un petit peu la veste, sans trop en dévoiler. J'éternue... Je crois que je suis bonne pour avoir la crève...


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Lun 6 Juin - 14:22

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

「 FEU DE CHEMINÉE...」
Voilà maintenant plusieurs minutes que je suis accroupi devant la cheminée, à faire en sorte que le feu ne s’éteigne pas en ajoutant du combustible. J’ai remonté suffisamment de bûches pour tenir toute la nuit si besoin. Avec la pluie qui ne cesse de tomber, il était préférable qu’on reste ici Sidney et moi. Je ne voulais pas prendre le risque de créer un accident avec elle dans les parages.

Je sens la blonde s’activait autour de moi, réparant les dégâts qu’elle avait causés après avoir fait tomber la lampe du propriétaire. J’y prête à peine attention, bien trop occupé à faire en sorte que le feu ne s’éteigne pas. Parce que si je foire cette simple tâche, nous ne serions plus à l’abri du froid elle et moi.

Mon esprit divague totalement en remémorant Sidney totalement impuissante, sur le lit. Si effrayée par cette petite bête. Elle aurait pu faire la même chose avec moi après ce que je lui ai dévoilé sur ce qui s’était passé cette nuit-là. Elle aurait dû chercher à me fuir comme si sa vie en dépendait, mais non. Sidney était toujours là, totalement à ma merci, consciente du mal que je pourrais lui faire à tout instant.

Je ne sais plus comment réagir avec elle. J’ai envie d’être à ces côtés, être celui qui l’épaule, la soutenir, mais je mis prends toujours comme un vrai bleu. Un vrai blaireau. Quand je pense bien faire, je finis toujours par mal m’y prendre. Ajoutons à ceci mes crises émotionnelles. Cinquante nuances de Grey c’est de la rigolade face aux cent nuisances qui complètent mes nombreuses facettes. Finalement, je suis celui qui lui fait du mal, qui la brime, qui l’énerve, qui fait disparaître le sourire qu’elle affiche toujours sur ces lèvres. Oui, je suis celui qui la tire toujours vers le bas.

Je ne me comprends plus. Je souffre de ce besoin constant d’en vouloir toujours plus avec elle. Sidney a le don de me rendre dingue et je me comporte toujours en parfait abruti avec elle juste pour la faire encore plus enrager. Pourquoi suis-je comme ça ? Je n’en sais rien honnêtement. Seulement, il faut savoir que je suis un vrai lunatique, le genre de gars instable dans sa tête et ça, Sidney l’a parfaitement remarqué.

Je suis rapidement sorti de mes pensées lorsque je sens la miss qui me donne un coup de hanche. Je n’avais même pas remarqué qu’elle s’était assise à mes côtés. Je tourne légèrement la tête vers elle, en cherchant ce qu’elle peut bien me vouloir en me collant de la sorte.

Bonne question ? Pourquoi je me comporte toujours comme ça avec elle ? Pourquoi je joue toujours aux cons ? Jouant le mec blasé de tout, de la vie et même d’elle alors que dans le fond, je dois bien avouer que je me sens bien pour une fois. Seulement, je reste le gars tiraillé par ce qu’il lui a fait.

Sidney n’a pas tort, je joue le rôle du gars qui se fou de tout, mais lorsqu’elle en a besoin, j’accours toujours à son secours. Elle pourrait me demander n’importe quoi, je suis sûr que je le ferais finalement. Je me contente de hausser les épaules en signe de réponse à défaut de répondre quelque chose de cohérent.

Puis la voilà qu’elle me débite une phrase dont je n’ai strictement rien compris. Je la fixe totalement ahuri par ce qu’elle vient de sortir avant de rigolait légèrement en penchant la tête.

« Quoi ? Tu peux la refaire sans oublier de respirer cette fois, s’il te plait ? »

Un fin sourire se dessine sur mes lèvres. Voilà ce que je reproche à cette fille ! Elle arrive à me faire sourire alors que je ne souris jamais ! Un vrai problème qu’il faut qu’on règle absolument.

En la voyant me fixer de ces grands yeux, je soupire pour reprendre mon sérieux. Elle attend une vraie réponse de ma part. Seulement je ne sais jamais comment réagir dans ce genre de circonstance. Je me sens réellement impuissant soudainement.

Sidney éternue et tous mes sens sont soudainement en alerte. Et merde, elle a chopé froid. Je fronce les sourcils puis balaye la pièce du regard à la recherche de quelque chose qui serait mieux pour elle.

« Tu vas attraper la crève si tu restes comme ça… Attends laisse-moi d’aider. » Dis-je en me tournant vers elle.

Je ne me rends même pas compte de mon geste sur le coup, mais me voilà en train de lui retirer ma veste en cuir. La fermeture descend alors que mon regard se perd sur sa poitrine généreuse. Mes muscles se tendent et conscient de ma connerie je détourne les yeux en me passant une main derrière la nuque.

« Merde, désolé… J’avais zappé que tu étais en bikini en dessous… »

Je me lève brusquement et par vers la chambre pour revenir une minute plus tard avec l’unique couverture que j’ai trouvée. Je couvre Sidney avec en souriant légèrement puis m’écarte un peu, toujours face à la cheminée.

« Tu ne m’en voudras pas que je me mets à l’aise aussi, j’espère ? »

Je n’attends même pas sa réponse que je pousse un soupir de bien-être en tirant mon T-shirt par le bas pour m’en défaire. Il me collait trop à la peau et je n’en pouvais tout simplement plus. Enfin libérer, je m’abstiens de retirer mon jean afin de ne pas plus la gêné, je m’assoie à nouveau à ces côtés et fixe le feu alors que je sens son regard sur moi. Je plisse légèrement les yeux et tourne mon regard vers le sien en arquant un sourcil. Le fait qu’elle me fixe comme elle le fait m’intrigue soudainement.

Puis mon attention se fige sur sa main, elle saigne en plein sur la paume et je ne peux m’empêchais de me mordre la lèvre inférieure en songeant aux débris de verres sur lesquelles elle a dû se couper.

Sans même lui demander, je tends la main pour me saisir de la sienne et dépose mes lèvres sur la petite plaie pour y déposer un doux baiser. Ce geste qui se veut tendre me surprend moi-même. Je l’ai fait par instinct sans même me rendre compte de l’idiotie de ce geste.

Je relâche sa main en soupirant puis me retourne vers le feu en me passant une main sur le visage, soudainement fatigué par tout ça.

« Je vais aller prendre une douche… Tu veux peut-être y aller avant non ? »

______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Mer 8 Juin - 10:01
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Poisse ça rime avec Tobias, non ?
 
La chaleur du feu commence à me réchauffer... Je ferme les yeux l'espace d'un instant pour savourer la douceur des flammes qui caressent mon visage et mes jambes à découvert. Tobias semble réfléchir à mes questions et surtout au sens de la dernière car, après avoir haussé les épaules lorsque je lui ai demandé pourquoi il venait toujours à mon secours si c'était pour tirer une tête de grincheux, ma seconde question était un petit peu plus incompréhensible. Il me demande même de me répéter ce qui me fait rire avant de sourire et de hausser les épaules.

« Laisse... C'était rien ! »

Je lui souris avant de me retourner vers le feu. Entre-nous se ne sera qu'un perpétuel jeu où l'un devra tomber devant l'autre. Je passe mon temps à le chercher, le provoquer, le taquiner et il me répond. Cela va certes dans les deux sens et sera sans fin. J'ai même perdu un fois ce soir là... Je me suis faite avoir facilement au final. J'ai eu confiance en lui, ce que je n'aurai pas du. Ce soir encore je m'expose, mais je suis comme ça depuis toujours. Le danger m'attire et ma maladresse est là pour rajouter encore plus de piquant. Je ne suis pas suicidaire, très loin de cela... Je suis plutôt le papillon attiré par la douce lumière de toutes les flammes qu'il trouve et quelque fois je me brûle les ailes plus ou moins fort... Il faut que je fasse attention... Un jour ça m'embrasera si je continue...

Les flammes dansent sous mon regard lorsque j'éternue une seconde fois. C'est fini j'ai choppé la crève ! Tobias s'agite d'un coup et je tourne mon regard vers lui lorsqu'il s'approche de moi d'un coup, baissant la fermeture de sa veste que je porte. What the fuck ? Qu'es-tu en train de faire ? Mes yeux s'ouvrent comme de grosse orbite lorsque par réflexe je met mes mains sur la fermeture en lui lançant un regard assassin. Il est sérieux là ? Et le voilà qu'il s'excuse. Je le fixe de mes émeraudes, le regardant filer.

Sa libido aurait eu raison de lui ? Je fixe son large dos s'éloigner de moi en soufflant pour me détendre. J'ai cru qu'il allait me sauter dessus pendant deux petites secondes. Il revient ensuite avec un couverture pour me couvrir. Je le regarde un peu bête pour le coup avant de lui sourire et d’acquiescer en remerciement. J'en profite pour me cacher sous la couverture pour retirer sa veste et m'envelopper comme un sushi... J'ai chaud... Cela fait du bien de ne plus être humide. Il en profite également pour enlever son t-shirt. Je fixe son mouvement du coin de l'oeil, un sourire en coin.

« Fais-toi plaisir ! »

Ce ne sera pas pour me déplaire personnellement ! Les yeux sont fait pour regarder après tout et ce serait un crime de ne pas le faire ! Je souris en regardant le feu crépiter en serrant la couverture contre moi lorsqu'il attrape ma main... Pour y déposer un baiser ? J'écarquille les yeux devant son geste, sans trop savoir ou me mettre. Que me fait-il là ? Le voir d'un coup aussi doux me perturbe... Je regarde ma blessure puis lui qui semble aussi perturbé que moi par ce geste... Sérieusement... Ce mec est un véritable labyrinthe de contradiction ! Comment ne voulez-vous ne pas vous perdre après ? Je me redresse légèrement lorsqu'il me propose d'aller me laver en première.

« Oui si ça ne te dérange pas j'aimerai y aller ! Je ne traînerai pas ! »

Je lui souris avant de me lever, traînant la couverture avec moi. Je pose sa veste sur le porte manteau prêt de la cheminée pour qu'elle sèche avant de m'en aller en mode sushi vers la salle de bain que j'avais remarqué en fouillant plus tôt à la recherche d'un balai. Je rentre dans la chambre ou je laisse tomber la couverture sur le lit avant d'ouvrir la porte de la salle de bain... Dans le noir ça ne va pas être évident... Je retourne dans le salon vers Tobias pour récupérer la lampe torche que j'ai vu posée sur la table basse prêt de la cheminée.

« Si je vois rien je vais me casser la figure et tu vas encore râler !

Je lui souris, riant encore avant de repartir vers la salle de bain, dans la chambre. Je m'approche du miroir. Je ne ressemble plus à grand chose... Le maquillage que j'avais en début d'après midi n'est plus qu'un vieux paquet de noir sous mes yeux et mes cheveux semble avoir perdu la guerre. J'éclaire mon visage de la lampe torche ce qui me fait rire. Cela ressemble à un vieux film d'horreur où quelqu'un pourrait apparaître derrière moi... Rien que d'y penser je secoue la tête. Il ne faut pas que je pense à ce genre de choses !

Je grimace pour le coup avant de me diriger vers la douche et mettre l'eau à couler. L'armoire prêt de la douche est bien fournie en serviette. Je ne cherche pas plus loin avant de me glisser sous le filet d'eau chaude, après avoir retiré mon maillot de bain. Un sentiment de bien-être m'envahit... Mon corps frissonne par ce doux plaisir. Je ferme pendant une bonne minute mes yeux sous le filet d'eau.

Mes pensées divaguent encore sur le sale gosse qui se trouve dans le salon... Ce mec me perturbe au plus haut point... Je n'arrive pas à le cerner et ça m'agace... Il ne sourit jamais... Du moins presque jamais... Et lorsqu'il le fait, il semble s'en rendre compte, ce qui le fait encore plus tirer la gueule. En y pensant je ne peux m'empêcher de l'imaginer dans cette scène... Je souris puis je tire la tête d'un coup... Un sketch ! Je lève les yeux au ciel, me savonnant avec ce qu'il y a dans la douche. C'est un chalet d'homme, ce qui me fera sentir l'homme, mais tant pis, je fais avec. Je suis bien contente de pouvoir me laver malgré le fait qu'il n'y ait pas d'électricité.

La petite lampe torche m'éclaire très peu, mais ça me suffit pour ne pas glisser sur quelque chose. J'essaie de ne pas trop traîner, mais cela me fait trop de bien ! Je reste une bonne dizaine de minutes sous le filet d'eau sans rien faire avant d'attraper le shampoing. Son parfum est un peu plus doux que le gel douche et sens moins le mâle. Cela fait je me décide à sortir après m'être rincée. J'attrape une serviette avant de m'enrouler dedans. Cela m'a fait tellement de bien que c'est à contre cœur que j'en suis sortie, mais je sais que Tobias était au final aussi trempé que moi et qu'il accueillera la douche également à bras ouvert.

Je retourne dans la chambre, une serviette enroulant mes cheveux avant de regarder autour de moi avec la torche. C'est bien beau de s'être lavée, mais au final je suis nue comme un vers... J'ouvre les placards... Son pote m'en voudrait vraiment si je lui emprunte des fringues ?... Je grimace... Je n'ai pas vraiment le choix, ma robe est plus que mouillée.

Mon regard parcours le placard de haut en bas... Des fringues de mecs quoi... J'attrape un t-shirt au dessus d'un tas bien plié. Il est blanc avec un dessin de vague à la surfer dessus. A côté de cela je trouve un tas de short et j'en profite pour en déplier un... Je pourrais rentrer en deux exemplaires dedans ce qui me fait rire... Je le replie avant de retourner dans la salle de bain ramasser mon bas de maillot de bain. Il a séché lorsque j'étais prêt du feu... Tant pis, je ferais avec...

Je me débarrasse de ma serviette dans mes cheveux et tente de les dompter avec mes doigts avant de rejoindre Tobias dans le salon. Il n'a pas l'air d'avoir bougé. Je m'approche de lui pour ébouriffer ses cheveux.

« A ton tour sale gosse ! J'ai peut-être un peu abusé sur l'eau chaude, désolée ! »

Je lui fait un sourire d'ange, comme si ça pouvait pardonner le fait que l'eau ne sera peut-être pas chaude jusqu'à la fin de sa douche... J'aurai essayé et je le sens arriver de loin en râlant.

« Ah et j'ai du emprunter un t-shirt à ton pote, je lui laverai !


Un nouveau sourire d'ange avant de lui tendre la lampe torche qui s'éteint d'un coup... Je grimace en le regardant lui, puis la lampe torche...

« Oups... Désolée... Plus de pile... »

Je vous l'avais dit ! Je ne suis pas suicidaire... C'est la poisse qui vient à moi comme si un grand drapeau s'agitait au dessus de moi pour l'attirer... Youhouuuu, la poisse, je suis là !



______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Sam 11 Juin - 11:50

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

DOUCHE FROIDE
Qu’est-ce que je peux faire le con quand je mis met. Le mec bourrait totalement de contradiction. Je n’en peux plus et c’est elle qui me rends comme ça. Qu’est-ce qui me prends honnêtement ? Réagir ainsi ne me ressemble pas. Faire des gestes attentionnés, ce n’est pas moi. On se connait à peine elle et moi, et voilà qu’elle boulverse mon monde en ne faisant rien.

Pourquoi ne puis-je pas tout simplement continuer à me comporter comme le plus gros des connards avec elle ? Comme je l’ai toujours fait avec toutes les autres filles que j’ai rencontrées jusqu’ici ? Pourquoi ne puis-je tout simplement pas passer à autre chose, me la sortir de la peau ?

Je suis du regard Sidney se déplaçait dans la pièce, toujours entourer de la couverture qui traine un peu sur le sol. Ma respiration se fait lente et je ferme les yeux lorsqu’elle disparaît de mon champ de vision. Je me laisse un peu tomber en arrière, sur les fesses. Je me mets à l’aise devant le feu de cheminée et entreprends de retirer mes baskets.

Sidney fait son retour aussi vite qu’elle était partie et part réccupérer la lampe torche qui m’avait servit d’éclairage dans la cave et m’arrache un léger sourire à ses mots lorsque je l’imagine dans le noir dans la salle de bain, à même le sol après avoir salement glisser sur un savon sauvage qui trainait par là. Je rigole à ma propre vision.

«  Oui, j’avoue que tu n’apprécieras pas non plus que je débarque dans la salle de bains pour jouer encore une fois les héros et prendre le risque de te voir à nouveau entièrement nue.  »

Mes mots sont sortis tous seuls et mon sourire disparaît sur le coup en me rappelant que c’est un sujet tabou et sensible avec elle. Je pris intérieurement pour qu’elle comprenne que je n’avais pas dit ça malgré tout. Elle s’en va à nouveau en riant, ouf, je crois que je viens d’échapper au pire.

Je me frappe le front du plat de la main pour me punir de ma propre connerie. Je ne peux pas tout simplement la fermer au lieu de dire des trucs qui pourraient la pousser à m’arracher les couilles avec le moindre outil qui lui tomberait entre les mains ? À croire que son côté suicidaire commence à me contaminer.

Je me pose mes bras sur mes genoux pliaient et contemple le feu qui crépitent. Sa chaleur me réchauffe et à le don de m’apaisait, mon esprit torturait par une petite blonde qui à cette fâcheuse tendance de se mettre toujours dans de sales situations.

Je suis tellement plongé dans mes pensées que j’ignore combien de temps s'est passé lorsque j’entends Sidney revenir dans le salon, toujours aussi bruyant comme elle en a l’habitude. Je pousse un long soupire avant de sourire comme un con lorsqu’elle m’annonce qu’il y a des risques que je n’ai plus d’eau chaude. Si seulement elle savait à quel point je n’ai pas tant besoin que ça, de se simple luxe. Les douches froides font très souvent partie de mon quotidien après mes séances de sport intensif. Une des nombreuses solutions pour refroidir des muscles après un trop grand effort.

«  Pas de problème, je ferais avec.  » Dis-je en me levant pour récupérer la lampe torche toujours allumer que la blonde me tends. Elle s’éteint aussitôt qu’elle est entre mes mains et je fronce les sourcils.

«  Et merde… Il manquait plus que ça.  »

Voilà que je lutte contre moi-même, ne sachant pas si je devais la balancer au loin pour ruiner une fenêtre lorsque la colère me gagne ou tout simplement la faire bouffer à Sidney parce qu’elle est l’unique responsable de ce merdier.

Ma mâchoire se crispe à plusieurs reprises alors que je galère à contenir la rage qui monte bien trop vite en moi. Je balance la lampe torche sur le vieux canapé en cuir et me face une main sur le visage, totalement dépité du sort qui s’acharne totalement contre moi.

«  Bon… Je vais faire sans lumière alors. Installe toi correctement en attendant miss.  »

Sans lui jeter un regard de plus, je disparais dans l’unique chambre pour me rendre dans la salle de bain privatif. Encore heureux que je connais les lieux mais malgré ça, je me cogne dans quelques meubles et je me repère en tendant les bras. J’ai la chance que la chambre n’est pas à ce point plonger totalement dans le noir, il me suffit de laissé la porte de la salle de bains ouverte pour que je suis un minimum éclairer. On peut dire que ça fera l’affaire. En espérant que qu’une curieuse ne passe pas par là pour me jouer un sale tour.

Je me sépare de mon jean qui me collait trop à la peau, ainsi que de mon caleçon également tremper et je rentre sous la douche. Lorsque l’eau s’écrase sur mon corps je pousse un long râle désapprobateur et tout mon corps est prit d’un frisson. Putain en effet, elle est froide. Pire que ça, glaciale. J’en claque des dents en songeant que je vais trouver la mort à cause de cette nana, si ça continue comme ça.

Il est préférable que je ne passe pas plus de temps là-dedans. Je me lave à la quatrième vitesse avec le gel douche bas marché de mon ami qui traînait par là et sort de la salle de bain, nu comme un ver pour allait fouiller dans un des placards du propriétaire des lieux pour me mettre quelque chose sur le dos. Je fronce les sourcils en découvrant autant de trucs au look de surfeur et aux couleurs que je ne porte jamais.

Ma garde-robe est toujours composée de trois couleurs bien précises, noires, grises ou blanches et encore cette dernière se fait plutôt rare. Sous mes yeux, c’est tout un arc-en-ciel qui s’offre un moi, ce qui me fout encore plus de mauvaise humeur. Vie de merde, quand tu me tiens par les couilles, tu ne lâches pas.

J’attrape un simple short rouge et l’enfile. Bien qu’il soit un peu large, il me tombe parfaitement sur les jambes et m’arrive jusqu’au-dessus des genoux. Il est hors de question que je mette un de ses caleçons imprégner de smiley en tous genre et autres conneries. Je ne prends même pas la peine de mettre un T-shirt et je retourne dans le salon rejoindre Sidney, le torse encore humide de la douche que je viens de prendre, le tout en me passant une main dans les cheveux.

« Et voilà… Je ne t’ai pas trop manqué ?  » Dis-je en lui offrant mon plus beau sourire arrogant que je puisse avoir en stock.


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Dim 12 Juin - 1:47
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Sandwichs, bières et hormones ~
 

Le fait que l'eau soit froide n'a pas l'air de le déranger lorsque je le lui annonce. Par contre la lampe torche c'est une autre histoire. Je vois sa mâchoire se contracter... Il est énervé... Oups... Je vais en faire les frais... Assise par terre je l'observe prête à encaisser ce qu'il a à me dire... J'ai l'habitude maintenant. Il me gronde tout le temps !

Mais rien !... Il la balance sur le canapé l'air de rien avant de dire qu'il fera avec et de disparaître quelques secondes plus tard vers la chambre. Bon... Il est énervé mais il s'est contenu. Je ne peux que soupirer de soulagement ! Dieu merci je ne subirais pas ses foudres maintenant. Je tends l'oreille lorsque je l'entends se cogner à des meubles sur son passage ce qui me fait rire pour le coup, mon regard allant se plonger dans les flammes.

Je me sens réchauffée et tellement bien que je me laisse aller en fermant les yeux pendant une petite minute. Cela m'apaise. La soirée semblait mal partie, mais le fait que nous nous sommes pas encore sautés à la gorge est de bon présage. Certes, la soirée n'était pas terminée et ma maladresse pourrait revenir au galop rapidement, mais cela faisait du bien de ne pas à avoir constamment se gueuler dessus...

Je me félicitais également intérieurement de ma contenance face à lui... Je ne lui avais pas pardonné  ce qu'il m'avait fait, mais j'essayais de passer outre pour ce soir. Nous allions devoir nous supporter toute la nuit car, la tempête ne semblait pas vouloir se calmer. Personnellement, je ne remonterais pas sur sa moto avec ce temps. J'avais trop peur...

Les bûches se consument doucement sous mon regard. Je me redresse légèrement pour attraper dans le bac que Tobias avait remonté plus tôt une nouvelle bûche, pour la mettre dans le feu sans me brûler. C'est à ce moment là qu'il revient de sa douche, me faisant sursauter. J'étais encore dans mes pensées. Je tourne ma tête vers lui... Un doux frisson me parcours. Ce mec sens le sexe à trois kilomètres... Comment voulez-vous ne pas fondre en voyant ce spécimen revenir le torse encore humide, avec cet air sûr de lui ? Je le lâche du regard pour reprendre contenance. Je ris à ses mots.

« Le temps m'a paru une éternité sans toi ! »

Je souris en levant les yeux au ciel. J'ai faim... Mon ventre me le fait savoir. Une grimace parcours mon visage. Je me redresse.

« Je vais voir si il n'y a pas un petit truc à grignoter ! »

Je passe devant lui le frôlant, tournant la tête pour le regarder de dos avant de sourire malicieusement. Sidney... contient toi.... Ces pensées qui traversent ton esprit sont malsaines ! Je ricane en rentrant dans la cuisine, me passant la main dans les cheveux. Putain... Ce mec me rend dingue des fois...

Je secoue la tête... Me ressaisis... La cuisine est légèrement éclairée. J'arrive à distinguer des formes dont le frigo au fond de la pièce. Je m'empresse de l'ouvrir...  Lui aussi s'est arrêté avec la coupure de courant... Je grimace. Depuis quand le courant était-il coupé lorsque nous sommes arrivés ? Je touche les aliments qui me semblent froids encore. Le propriétaire devrait quand même tout jeter demain s'il ne voulait pas avoir une indigestion alimentaire.

J'arrive à distinguer des tranches de jambon et de l'emmental... Bon ça devrait suffire... Je tente ensuite de trouver du pain de mie en ouvrant les placards les uns après les autres. Le paquet est en haut de celui-ci à au moins un mètre de hauteur de plus que moi... Je pousse un long soupire. C'est quoi ce monde de géant ? Mon regard parcours la pièce jusqu'à trouver un tabouret plus loin que je m'empresse d'aller chercher et d'escalader. Victoire, le pain de mie est à moi !

Je danse du haut de mon tabouret avec le paquet en main avant de descendre de mon pied d’escale. Je vais quand même éviter la catastrophe de la chute. Je me connais, je suis maladroite comme pas deux.

Je pose le tout sur le plan de travail au centre de la pièce pour faire mes petits sandwich. Je ne sais pas si Tobias à faim, mais j'en fais un petit peu plus quand même pour ne pas penser qu'à moi. Dans le frigo je trouve deux bières. Autant les boire avant qu'elles ne soient froides non ? De toute manière tout le frigo allait être à jeter et je ne vous parle pas du congélateur. Je fouille une dernière fois pour trouver une assiette où poser les sandwichs, avant de retourner rejoindre Tobias dans le salon, une assiette en main et deux bières dans l'autre. Je m'assoie à côté de lui de nouveau, déposant une bière à côté de lui.

« Je ne savais pas si tu avais faim aussi, alors j'ai fait pour deux... »

Je lui souris, croisant les jambes en tailleur, après avoir pris un des sandwich que j'ai coupé en triangle, croquant dedans avant de soupirer de bien-être.... J'avais vraiment faim... Je tourne mon regard vers lui, avant de me tourner et de me mettre à l'aise. Comment ? En m'allongeant prêt du feu, ma tête sur sa cuisse. Je l'entends arriver au loin en râlant. Je lui fais donc un grand sourire avant que ça n'arrive.

« Tu n'as pas le droit de râler je t'ai fait un sandwich ! »

Je ris avec mon excuse de merde, croquant dans le mien avant de tourner mon regard vers le feu, attrapant ma bière pour en boire une gorgée...


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Mer 15 Juin - 2:44

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

DOUCHE FROIDE
Ah oui ? Le temps lui a paru une éternité sans moi ? Je ne peux m’empêcher de sourire comme un con à cette simple phrase qui je sais, se faut ironique. Mais quelque chose en moi a envie d’y croire.

Le ventre de Sidney gargouille bruyamment, ce qui m’arrache un sourire amusé. La savoir affamé la rend encore plus attachante. Tout comme elle, j’ai l’estomac dans les talons, mais je m’abstiens de le lui faire remarquer.

La blonde se rapproche de moi avant de me contourner en me frôlant et je me fige sur place. Mes sens totalement en alertent. Je rêve ou elle me provoque là ? Et bien bravo… Maintenant j’ai faim, mais plus seulement de nourriture. C’est elle que j’ai envie de dévorer en premier.

Putain d’érection de merde qui fait des siennes lorsque des images malsaines me viennent en tête. Sidney sous moi, jouissant mon prénom alors que je suis planté profondément en elle. Torture physique et émotionnelle. Je replace mon matos à sa place, correctement dans mon short rouge dont je n’aime pas la couleur. Trop de couleur… Trop de rouge. Comme la petite culotte qu’elle portait cette nuit-là…

Et merde… Pourquoi je me fais ça, sérieusement ? Me rappeler sans cesse de la connerie que j’ai faite ?

Je pars vers le canapé en grognant et pousse ce dernier dans un raclement sourd sur le sol, pour le rapprocher de la cheminée. Puis de m’affale dessus, les bras tendus sur son dossier, la tête penchait en arrière. Je soupire d’exaspération alors que je fusille le plafond du regard. Cette fille aura prochainement ma peau. Je peux vous le jurer.

Lorsqu’elle revient, Sidney est muni de deux bières et d’une assiette avec plusieurs sandwichs… Elle, elle sait comment s’y prendre avec un homme. Je me redresse légèrement et me déplace sur le canapé pour lui faire un peu de place alors qu’elle m’annonce avoir pri le temps de me faire quelque chose à manger. Cette simple attention, me touche sincèrement, surtout venant de sa part.


«  Merci… C’est sympa. J’avoue que je commençais à avoir faim.   »

Mon regard s’attarde sur ses fines jambes qu’elle croise en tailleur, juste à côté de moi et je ne peux m’empêcher d’esquisser un léger sourire en coin. Il y a bien un autre endroit où je voudrais qu’elle croise les jambes, je vous dis… FUCK ! Foutue libido.

Je me saisis d’un sandwich et m’apprête à mordre dedans lorsqu’elle prend ses aises sur le canapé en s’allongeant de tout son long dessus, sa petite tête se reposant sur ma cuisse. Je me fige sur place en relevant un unique sourcil, intriguait par cette soudaine proximité.

Je m’apprête à râler pour la chasser, reprendre cette distance qu’il faut que je mâtine entre nous. Parce que la sentir aussi près de moi me trouble trop. Ne me laisse pas indifférent. Seulement Sidney me devance en prétextant que je n’avais pas le droit de râler parce qu’elle m’avait fait un sandwich…

Je regarde se dernier que je tiens à bout de main, non loin de ma bouche et en vient à hésiter à le consommer. Peut-être que c’était ça, sa vengeance ? M’empoisonnais ? J’hésite vraiment à le manger, mais elle me briserait les couilles si je ne le faisais pas.

Au diable la prudence, à défaut de pouvoir la manger elle, c’est le sandwich qui en subira les conséquences. Je croque à pleine dent dedans en ronchonnant. Je mastique et avale. Rien de bien sorcier. Un simple sandwich. Ce n’est pas comme si ce simple plat allait faire d’elle le plus incroyable des cordons bleus.

Je finis déjà mon repas avant même qu’elle ait entamé la moitié du sien. Je baisse les yeux vers elle en me passant la langue sur une dent pour me débarrasser de quelques morceaux qui y sont restés coincés et me perds dans ma contemplation alors qu’elle fixe le feu de cheminée au loin. Ce dernier fait briller davantage les émeraudes de Sidney. Un spectacle que je trouve fascinant et qui me laisse sans voix un bon moment.

Je me reprends en main alors que j’attrape ma bière et bois goulument dedans à grosses gorgées. Putain… J’avais vraiment soif…

Lorsque je finis de boire, je pousse un profond soupir de bien-être, le regard clos. Penchant à nouveau la tête en arrière.


«  Putain que ça fait du bien… J’espère juste pour moi qui tu n’as pas empoisonné ce que je viens d’avaler… Sinon ton petit corps se souviendra de mon passage.   » Dis-je en rigolant légèrement en imaginant les petites tortures que je pourrais lui faire.

Plus fort que moi… Impossible de ne pas imaginer cette petite tête blonde dans des situations insolites…



______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Sam 18 Juin - 0:43
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Découpés en petits morceaux....
 

Je le sentais prêt à râler à partir du moment où j'avais posé ma tête sur sa cuisse, mais il ne fit rien. Il observa un long moment le sandwich que je lui avais fait avec tant d'amour... Je souris en regardant le feu... Je me sens bien... Et cela me fait du bien de ne pas avoir à gueuler constamment contre lui et de lâcher un petit peu mes défenses... Je m'étais dit que je ne le ferais plus, mais là, ce soir je me sens trop fatiguée... Je ne veux pas lui faire confiance, mais ce soir il n'a rien à prouver à personne. Du moins je l'espère au plus profond de moi. Je prie pour que son satané groupe de merde ait décidé de me laisser tranquille pour un bon moment, maintenant qu'ils avaient eu ce qu'ils voulaient...

Rien que d'y penser, un long frisson vient à parcourir le long de ma colonne vertébrale. Je me mordille la lèvre en regardant les flammes danser dans la cheminée, tandis que je croque une fois dans le sandwich que je tenais en main... Rien de bien extraordinaire. Je dirais même plutôt caoutchouteux. Je soupire. J'aurai préféré me manger de bonnes frites avec plein de mayonnaise, mais je ferais avec pour ce soir...

Tobias, semble ne pas avoir mangé depuis des semaines. Je crois même qu'il a avalé le sandwich en trois bouchées, sans parler de la bière qu'il a descendu d'une traite... Je lève mon regard vers le sien, mes prunelles quittant la chaleur des flammes pour la froideur de son océan azuré. Sa remarque me fait lever les yeux au ciel. J'en ris même.

« Tu ne me feras rien du tout ! Si je t'ai empoisonné j'aurais plus qu'à aller enterrer ton corps dans un trou dans la foret et hop, ni vu ni connu ! »

Je lui souris à pleines dents en le fixant...

« Faudrait que je te découpe en morceaux avant, tu dois peser une tonne ! Je ne pourrais jamais transporter ton corps en entier ! »

Je me redresse sur le canapé et vient appuyer mon doigt sur sa joue, tâtant ensuite son bras...

« Hum tu ne sens pas les effets du poison encore ? Crotte j'en ais pas mis assez !  Tu vas bientôt te sentir tourner de l'oeil... Ensuite tu seras pris d'une douleur insoutenable à l'estomac, puis tu sortiras toutes tes tripes de tout ton corps ! »

Je le regarde presque sérieusement, avec un air dramatique dans mon regard avant de rire et de lui tirer les joues.

« Non, en fait je suis très mauvaise cuisinière ! Mais bon tu ne devrais pas avoir d'indigestion avec un pauvre sandwich fait de pain de mie, jambon et emmental ! » Je lui tapote l'épaule..
« T'inquiète pas tout ira bien !  Sauf si les aliments de ton pote étaient déjà périmés...»


Je hausse les épaules... Je n'ai jamais été un cordon bleu... Bon, je sais faire des pâtes à la carbonara et à la  bolognaise et j'en suis plutôt fière, mais cela s'arrête à ça ! Je croque dans le dernier morceau de mon sandwich, que je fais descendre dans mon estomac avec une gorgée de bière. Cela fait du bien !

Mon regard se perd un instant de nouveau dans les flammes, mes jambes de nouveau en tailleur. Je fixe le vide, avant de me relaisser tomber sur Tobias et de le regarder dans les yeux... Je me mordille la lèvre... Je souffle un bon coup...


« Dis-moi... Pourquoi avoir fait ça sans avoir eu mon consentement ? Je me serais laissée aller sans problèmes, si tu n'avais pas fait ça... Ton caractère de merde et sauvage me plaisait... »


Cette question était dans mon esprit depuis ce soir là... Je lui offrais de la résistance avant qu'il n'abuse, mais je me serais laissée aller sans faire de chichi... Après tout Tobias me plaisait, même si je lui donnait la vie dure, même si je me faisais distante et joueuse... Mais c'était avant que ça n'arrive...

Maintenant il y avait des moments où je ne voulais pas le voir. Des moments où il me dégoûtait... Tout comme les moments où je l'observais de loin en serrant les dents, mitigées entre la haine que je pouvais lui porter et l'attirance qu'il provoquait en moi... Je m'énervais moi-même en y pensant... Je me dégoûtais aussi...


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Jeu 23 Juin - 16:30

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

Je contemple Sidney silencieusement alors qu’elle rit. J’avais presque oublié à quel point j’aimais entendre ce son. Uniquement lorsqu’elle le faisait. Les autres, je m’en foutais.

Elle parle, elle jacasse, me souris et moi comme un con, je la regarde. Je cille à peine. Je l’observe en silence. Je prends à peine en compte ses pseudo menaces de me couper en morceau. Qu’importe, elle peut faire tout ce qu’elle désire de moi si ça l’enchante.

Elle se redresse et vient poser son doigt sur ma joue. Je ne bouge pas. Me laisse faire. Sa main part faire la même chose avec mon bras. J’arque un sourcil alors qu’elle part dans un monologue sur un pseudo poison qu’elle mourait administrer. Cette fille a vraiment une imagination débordante…

Elle devrait songer à arrêter les films d’horreur, sérieusement !


«  Franchement… Tu crains quand tu pars dans ce genre de délire… Tu pourrais presque me faire peur.  »

Je soupire à ses mots bien qu’elle essaye de me rassurer, le fait qu’elle se foute constamment de ma gueule comme légèrement à me taper sur le système. Pourquoi est-ce que je prends la peine de toujours tout lui passer déjà ?


«  On verra bien dans quelques minutes… Je ne serais pas le seul à en souffrir.  »

Je l’observe manger intensément. Mes pupilles scannant les moindres gestes de sa part. Je ne rate rien. Éclairé par les flammes de la cheminée, Sidney est juste sublime… À couper le souffle. En temps normal, j’aurais tout fait pour coucher avec elle. Avoir ce que je veux de son petit corps attirant. Mais rien. Je me fous un panneau-stop en toutes circonstances. Cette fille, je la briserais quoi que je fasse.

Je suis surpris lorsqu’elle s’installe à nouveau sur moi. Je la fusille du regard, légèrement perplexe qu’elle agisse de la sorte. Tantôt distante puis tantôt proche. Je suis perdu.

J’écarquille les yeux à ses mots. Une bonne question… Pourquoi l’avais-je fait ? Par égoïsme ? Parce que je suis possessif ? Que je voulais ne la partager avec personne ? Que si je ne l’avais pas fait, ce serait d’autres qui l’auront fait à ma place ?

Bien que Sidney ignore tout de ce qui s’est passé cette nuit-là, je porterais à jamais mon secret dans ma tombe. Elle peut me prendre pour le plus gros des connards, le type qui à abusé d’elle, je n’en reste pas moins qu’un simple et perfide usurpateur.


«  Il te plaisait, hein ?... Au passé.  »

Je hoche la tête en fermant les yeux, en encaissant la nouvelle. Au passé. Je lui plaisais… Comme se prendre une douche froide instantanément… C’est comme si elle venait de me frapper en plein dans les tripes. Je ravale ma salive et renfile le seul masque que je sais porter pour que personne ne m’atteigne. Pas même elle. Il ne le faut pas.


«  J’ai fait ce qu’il me semblait bon que je fasse… Enfin je crois…  »

Parfois j’en doute encore. Est-ce que c’était la meilleure chose à faire ? J’aurais pu assister à son viol par une dizaine de mecs… J’aurais pu juste la voir se faire détruire par d’autres… Finalement, il est préférable qu’elle croit que je suis le seul et unique méchant dans l’histoire. Le type qui la détruira peu importe ses choix.


«  Sidney… Je ne peux rien t’apporter de bon. Je pensais qu’en venant te parler, je saurais trouver un moyen de me faire pardonner de… de ce que j’ai pu te faire… Mais en faite… Je n’ai pas envie d’être pardonné.  »

Je baisse les yeux vers elle, l’air sombre. Aucun sourire ne passe désormais sur mon visage.


« Je ne regrette pas ce que j’ai fait… Je ne dois pas le faire.  »

Mes saphirs croisent ses émeraudes. Je m’attends à une sale réaction de sa part. Mon esprit part en couille totalement. Il est programmé comme un ordinateur à imaginer le pire dans n’importe quelle situation, en moins d’une seconde.

Je finis par lui adresser un sourire glacial. Parce que je ne veux plus faire comme si j’étais un type bien. Parce que c’est parfois ce qu’elle me fait ressentir. Un type que je ne suis pas. Que je n’ai jamais été. Il n’y a rien de bon en moi, juste de la destruction. Je fais toujours tout foirer.

Seulement, Sidney reste parfaitement encré dans ma petite tête. Elle est devenue comme une obsession pour moi. Quelque chose que je m’interdis d’atteindre.

Après ce qui s’était passé cette nuit-là et qu’elle me fuyait, je la regardais de loin. Elle était le genre de fille que je voulais baiser, mais je ne savais pas à quel point. Jusqu’à qu’elle s’apprêtait à partir avec un sale type durant une soirée un peu trop arrosée. Bien qu’elle l’ignore, j’ai mis cet homme K.O sans même prendre la peine de réparer les dégâts. Je voulais juste me débarassé de lui parce qu’il aurait pu avoir tout ce qu’il voulait d’elle, que moi je n’aurais jamais eu… Personne ne part avec elle…

J’ai vu Sidney changer de mec comme je change de portable, de fringues et j’en passe… Je l’ai vu sortir de chambres d’hôtel comme une épave. Je l’ai vue sortir avec une allure parfaite. Je l’ai vue rire, pleurer, j’ai vu son visage sur les putes que je baisais, et je l’ai même vue dans mes rêves et lorsque je me réveille. Ce que veut cette nana, je ne peux pas lui donner. Mais quand je la regarde, je me tends, me tourne, me noue, je me sens usé et inutile.

J’aime la voir jouer avec ses cheveux lorsqu’elle réfléchit et les secouer, flirter, croiser les jambes, sourire, regarder ses ongles… J’aime comme elle part à la chasse pour trouver son prochain homme à piéger. J’aimais la regarder parce que quelque part, au plus profond de moi, je savais que sa chasse s’arrêterait le jour où je voudrais la posséder tout entièrement. Merde à son prince charmant. C’est moi qu’elle aura si elle le désire… Seulement, je suis rarement le mec qu’on choisit comme première option.

Quoi que je fasse… Sidney reste bien installé dans mon esprit et dans ma peau. Elle éveille sans le vouloir, des sentiments que je me refuse d’avoir en général. J’essaie de la sortir de mes pensées, mais elle est là. Même Hina », ma meilleure amie, en vient à se foutre de ma gueule, lorsque je me confie à elle.

Je soupire un long moment avant de dire le plus bas possible.


« Il ne c’est rien passé cette nuit-là Sidney…  »

Juste quelques mots. Un aveu qu’elle peinera à croire… Il ne s’était rien passé… La vérité, la voilà… Un sale manipulateur. Un menteur. Un usurpateur. C’est tout ce que je suis.




______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Sam 25 Juin - 5:59
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Comme une épine dans le pied... ~
 

Le silence dans la pièce se fait pesant... De mes émeraudes je le fixe en coin... Je ne sais pas pourquoi j'ai posé cette question. Je sais qu'elle me trotte en tête depuis des semaines. Depuis ce soir-là... Elle me passe dans l'esprit... Il savait... Du moins je pensais qu'il savait qu'il me plaisait, qu'il pouvait avoir ce qu'il voulait. Je voulais juste jouer un petit peu avant. Le taquiner... Le faire tourner en bourrique pour que ce soit meilleur au final...

Et non... Il l'avait fait en me droguant... Sans mon consentement... Il avait abusé du fait que ce jour là, j'avais baissé ma garde... Trop naïve.

Il murmure un petit quelque chose comme si ce que je lui avais dit plus tôt lui posait question... Comme  si ça le marquait... Il me baratine encore en me disant qu'il avait fait ce qu'il devait faire. Non ! Mais ce « non » reste dans mon esprit. Je me contente de le regarder. Je ne le comprends pas. Cet homme me fascine et me fait peur à la fois. Ses réactions, son comportement avec moi... Tout... Tout est tellement compliqué...

Je l'entends ensuite me dire qu'il venait pour se faire pardonner, mais qu'au final il ne préfère pas... Pourquoi ? Pourquoi se braquer comme ça face à des réactions qui sont parfaitement humaine ?... Je me mords la lèvre inférieure, torturée par toutes ces pensées qui se bousculent en même temps dans mon esprit. Je le fixe. Ne le lâche pas du regard...

Son sourire devient glacial d'un coup... Tobias... Qui es-tu bon sang !? Que se passe-t-il dans ton esprit ? A quoi penses-tu ? Je sens la migraine arriver face à toute cette contradiction qui respire en lui. J'ai envie de le secouer dans tous les sens histoire de tout remettre en place dans sa tête. Lui dire qu'il peut ressentir des choses ce n'est pas interdit... Justement cela fait vivre... Il ne faut pas avoir que des pensés négatives...

Je veux lui dire qu'aujourd'hui il me plaît encore, mais cette peur de me refaire avoir comme une bleue me hante. Je ne veux plus paraître petite et chétive... Je ne veux plus paraître faible face à lui... je ne veux plus paraître fragile putain !

Mais comment voulez-vous descendre en pression lorsqu'il vous lance un bombe en pleine face... J'avais laissé mon regard divaguer vers les flammes lorsqu'il me la lança en pleine visage... « Il ne s'est rien passé cette nuit-là Sidney »...

Je crois que mon cœur vient de s'arrêter lorsque que je tourne doucement ma tête vers lui... Comment ça rien passé ? Je ne comprends pas... Je suis perdue d'un coup... Mes yeux sont deux grosses orbites lorsque je le regarde. Aucun mot ne sort de ma bouche. Je ne sais pas quoi penser, ni quoi dire. Je m'étais quand même réveillée avec des bleus un petit peu partout... Des suçons ici et là... Et surtout aucun souvenir...

« Comment ça rien passé ? Tobias... »

Ces mots peinent à sortir de ma bouche... Mon corps est pris d'un gros frisson. J'avais entendu qu'il y avait eu une vidéo qui avait été montrée à tous ses potes... Et puis ces traces de son passage sur mon corps... Mon corps rhabillé par son t-shirt et son parfum qui ne m'avait pas quittée un seul instant depuis....

Je sens ma vue se brouiller... Je ne veux pas pleurer ! Je suis forte !

« Je ne comprends pas... »

Ces mots sortent de ma bouche de façon assez floue... Je me passe les mains dans mon cou où ses suçons avaient eu un mal fou à disparaître... Durant une bonne semaine je m'étais trimbalée dans le campus avec un foulard, chose que je ne porte que très rarement. Sans parler de la trace de dents que j'avais retrouvé en me lavant, dans le creux de ma hanche...

« Les marques que tu m'as faite... Comment.... »

Je n'arrive pas à terminer ma phrase car, mes sanglots prennent le dessus... Je ne veux pas pleurer, mais mon corps ne semble plus vouloir répondre à ce que je veux ou non. Je me passe les mains sur les yeux, me sentant stupide à pleurer comme ça devant lui... Je secoue la tête... Pourquoi m'avoir menti pendant autant de temps ? Pourquoi me dire la vérité, maintenant alors qu'il aurait pu le faire depuis le début ?

L'assiette qui contenait les sandwichs tombe au sol à cause de mes tremblements, ce qui me fait sursauter pour le coup... Elle se brise sous le choc de la chute. Je me lève brusquement pour ramasser les morceaux au sol avant de fuir dans la cuisine pour disparaître de sa vue... Elle était tombée au bon moment... Je balance le tout dans la poubelle à l'entrée de la cuisine et le vacarme que cela fait doit se faire entendre du salon... Je  me laisse tomber au sol en me laissant glisser contre le meuble, pour me prendre le pied et regarder un des morceau de l'assiette qui s'était légèrement planté dans mon pied.

Mes larmes coulent pour la douleur qu'il m'inflige et pour la douleur de cette saleté que je peine à retirer. Ma maladresse me fatigue, ma naïveté m'énerve... Tobias m'énerve... Je suis partagée entre le soulagement qu'il m'ait rien fait et l'énervement que je ressens en sachant qu'il m'ait menti pendant autant de temps...


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Sam 2 Juil - 10:43

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

Je l’observe en silence après la bombe que je viens de lui lâcher. Je vois son visage totalement se décomposer. Je savais qu’elle serait choquée par mon mensonge. Lui faire croire que j’avais abusé d’elle, était en un sens une mauvaise idée. Pas spécialement de mon point de vue. Elle devait y croire pour que les autres entrent plus dans le jeu. Pour qu’ils croient en ce qu’ils ont vu dans la fausse vidéo. C’était soit ça, soit eux qui passent sur elle à tour de rôle et j’aurais dû assister à toute la scène. Je n’étais pas prêt à le supporter. Je me refusais totalement à la partager et finalement, je me suis tiré carrément une belle dans les jambes.

Je vois toutes ses émotions passées sur son visage et c’est comme si je me prenais un coup de poing dans les côtes. J’en ai le souffle coupé. La peur qu’elle ne s’éloigne à nouveau de moi me ronge au plus haut point. Elle ne comprend pas ce que je lui ai dit et pourtant son cerveau a très bien assimilé les mots que je venais de lui dire.

Elle continue de parler, peinant sur ses mots qui me laissent sans voix un bon moment. Les marques que je lui avais faites. La seule chose dont je peux être fautif, c’est de l’avoir vue nue sans son consentement. Nous étions cachés par de simples draps et la simulation n’a pas été simple pour moi. Couvrir son corps de morsure et de suçons pour laisser la preuve de mon passage avait été plus pénible que je ne le pensais. Pas une seule fois, l’image d’elle nue contre moi, ne m’a quitté l’esprit une seule fois. Une véritable obsession quotidienne. À tel point que j’ai cru devenir fou.


«  Sidney…  » Chuchotai-je la voix grave, presque trop éteinte à mon goût.

Elle secoue la tête et je la sens qui m’échappe. Mon mensonge ne lui apporte rien de bon. Comme je l’ai toujours pensé, je ne peux que la tirer vers le bas et ça me tue. J’aurais tellement aimé être le gars dont elle a constamment besoin. Au lieu de ça, je suis celui qui la détruit à la moindre occasion et je commence à baisser les armes face à elle. Je ne baisse jamais les bras avec qui que ce soit en général et pourtant, avec Sidney, c’est totalement différent et ça me trouble. J’ignore toujours ce qui me pousse à toujours aller vers elle.

Je baisse les yeux sur l’assiette qui vient de s’écraser sur le sol. Je ne cille pas. Ne bouge pas. Mon cœur vient de cesser de battre dans ma poitrine. Je crois étouffer sur le coup. La panique s’empare de moi, mon esprit déconne et je me passe les mains sur le visage. Je perds petit à petit le contrôle sur mes émotions. Je l’ai encore détruite. Ces simples mots me pourrissent l’intérieur. Pour la première fois j’en viens à me remettre en question. Je ne l’ai jamais fait. Pourquoi je m’en veux autant, d’un truc qui aurait pu être bien pire finalement ?

Je la sens se lever et je baisse les yeux au sol. Je n’ose plus la regarder. Elle doit me détester encore plus maintenant qu’elle le sait. Je lève mes saphirs vers les flammes qui crépitent dans la cheminée. Mon âme est bonne à être jetée en enfer de toute façon. Je me sens me consumer petit à petit et ça me bouffe intérieurement.

Pourquoi ai-je toujours l’impression de foutre la merde avec elle ? De marcher sur des charbons ardents. Alors que c’est elle qui se brûle constamment les ailes avec moi ? Bien que je sois un personnage fort, Sidney me rend vulnérable sans le savoir. N’importe qui pourrait m’atteindre à cause d’elle et ça me bouffe.

Elle finit par s’enfuir dans la cuisine et ça m’achève encore plus. Je blêmis en la regardant me fuir une fois de plus. Je me passe les mains sur le visage en grognant alors que la colère s’empare de moi. Je suis en colère envers moi-même. Envers ma propre connerie. Comment puis-je être aussi con et toujours tout faire foirer en disant ce qu’il ne faut jamais dire ?

J’ignore combien de temps passe depuis qu’elle n’est plus dans cette pièce avec moi. Je me sens démuni, impuissant. Je mets un temps fou pour me décider à me lever. Est-ce que je dois vraiment aller vers elle ? Prendre le risque de recevoir un sale coup dans les couilles ? Parce que je comprendrais bien qu’elle finisse par me les briser vu la bombe que je venais de lui lancer.

Elle avait vraiment cru que j’avais abusé d’elle et je n’avais jamais cherché à la contredire. Il faut dire qu’elle et moi n’avions jamais eu une bonne occasion d’en parler comme ce soir.

Et puis merde. Je me lève subitement en faisant attention où je mets les pieds et pars directement dans la cuisine. Je ne la vois pas directement et sur le coup j’ai un coup de panique. Pensant qu’elle est pu en profiter pour me fuir une bonne fois pour toutes. Jusqu’à qu’un sanglot s’échappe de derrière le comptoir. Je lâche un soupir, rassurée que ma dernière pensée soit fausse. Bien que ça ne soit pas une bonne idée que je la fasse pleurer.

Je m’avance d’un pas prudent vers elle et je la découvre recroquevillé sur elle-même dans la pénombre de la pièce. Je grimace légèrement. La voir pleurait à cause de moi me tue sur place. Je constate que son pied saigne et je blêmis à la vue de son sang.

Avec prudence, je me baisse et comme si j’avais affaire à un animal apeuré, j’agis avec elle le plus doucement possible en m’emparant de son pied par sa cheville. Bien que je ne vois pas grand-chose, je distingue un morceau de l’assiette qui s’est planté dedans. Délicatement avec le bout des doigts, je m’en saisis et finis par l’extraire.

Je dépose le résidu sur le comptoir en plongeant mon regard saphir dans les émeraudes de Sidney. Je ne sais pas quoi dire. J’ai bien trop peur de dire une autre connerie. Mais j’ai besoin de lui faire comprendre que j’en souffre moi aussi. Bien que j’ai fait ce genre de connerie à de nombreuses filles, Sidney est là seule avec qui je n’ai pas tenté le coup. La seule dont je n’ai pas eu le courage avec elle. J’en viens à penser que mon professeur Aeris commence à déteindre sur moi avec ses leçons de morale… Seulement Sidney est le seul avec qui je ne peux pas faire réellement mon connard. Elle m’adoucit. Parfois j’en viens à aimer ce qu’elle me fait devenir. Mais je ne dois pas flancher. Si je le fais, je sais directement que je signe mon arrêt de mort.

J’attrape doucement une de ses mains après avoir déposé sa cheville. Mon regard toujours rivet au sien. J’ai besoin qu’elle comprenne qu’elle n’a rien à craindre réellement de moi. Si je n’ai pas réussi à abuser d’elle, c’est que je ne le ferais jamais finalement.

Délicatement, je dépose sa main sur mon torse. Pile-poil au niveau de ma poitrine qui se soulève au rythme de ma respiration rapide. Juste au niveau de mon cœur qui bat à tout rompre. Peut-être qu’ainsi, elle verra que je suis tout aussi affolé qu’elle. Peut-être qu’elle comprendra à quel point je m’en veux de l’avoir une fois de plus blessé.

Bien que les mots ne sortiront jamais de mes lèvres, peut-être qu’elle comprendra dans mon regard à quel point je suis désolé…



______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Sam 9 Juil - 5:46
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Quand tout se bouscule ~
 

Tout se bouscule... J'ai la tête vide et pleine à la fois de questions et d'incompréhensions. Pourquoi ? Comment ?... Mes larmes ne cessent de couler et l'image de la Sidney forte que je m'étais forgée disparaît doucement sous ces larmes... Ce flot qui me rend aveugle par ma vue qui se trouble... Je secoue la tête plusieurs fois pour tenter de me ressaisir, de me remettre sur le droit chemin... De me remettre droite et forte... Mais rien à faire... Je pleure encore et encore comme si je n'allais jamais m'arrêter...

J'ai été trahie une fois de plus et cela par Tobias... Il n'arrête pas... C'est toujours lui... Jamais un autre... Et cela depuis que je suis arrivée dans ce campus. De puis que je le connait. Je ne crois pas pouvoir me remettre un jour de cette trahison et pourtant je sais que je reviendrais... Je suis une idiote... Il m'attire et le papillon que je suis se brûlera encore les ailes... Encore et toujours... J'ai envie de le frapper pour ce qu'il me fait ressentir tout le temps. De la frustration. De l'énervement. De l’agacement. De la haine. De la joie. Tout.

Mon regard se plonge dans la pénombre de la cuisine qui n'est éclairée que par le filet de la lune au travers d'une des fenêtres. Je fixe le plafond, le regard vide, laissant le flot de larme couler comme bon lui semble... C'est comme si ce que j'avais retenu depuis des années ressortait maintenant... Cela m'épuise.

Il se passe un bon moment... Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise là. Cela pourrait seulement être deux petites minutes ou une petite demi heure... Je n'ai pas vu le temps passer... Le silence de la pièce commence à me peser, mais je ne sais pas si j'ai envie de retourner dans le salon avec lui... Pas maintenant...

C'est lorsque cette pensée me traverse que le silence de la cuisine se brise. Un pas... Puis deux... Puis un silence... Je ne le vois pas, je suis masquée par le grand comptoir qui nous sépare... J'essaie de ne pas faire de bruit... Je sais que s'il me voit, il se verra obligé de venir me taquiner et il viendra me narguer sur ma naïveté... Je sais qu'il m'enfoncera encore plus dix pieds sous terre... Il a un talent né pour me rabaisser... D'habitude je sais lui tenir tête, mais aujourd'hui... Maintenant... Je ne m'en sens pas capable... Je suis juste bonne à pleurer ou à le frapper...

Mais je renifle... Et il me voit... Je me mord la lèvre, me trahissant moi-même de ma présence... Il s'approche alors de moi comme s'il avait affaire à une bête dangereuse ou justement à un pauvre animal apeuré... Je le fixe de mes émeraudes... Ne le lâche pas une seconde... Il se penche devant moi, se mettant à ma hauteur, lorsqu'il vira son regard vers mon pied, attrapant délicatement ma cheville ce qui me laisse échapper un hoquet et un léger sursaut. C'est avec cette même douceur qu'il retire le bout de verre de mon pied ce qui me fait grimacer... Je l'avait presque oublié celui-là.

Il s'en débarrasse en le posant sur le comptoir, avant de revenir se pencher devant moi... Sans un mot, mais son regard dans le mien... Il ne dit rien et cela m'énerve un peu. Je préférerais qu'il me vanne ou qu'il dise n'importe quoi, que je puisse m'énerver véritablement sur lui... Mais rien... Juste le silence... Je me mord la lèvre inférieure pour me contenir. Je suis une boule de nerf face à lui.

Il est doux lorsqu'il approche sa main pour prendre la mienne dans la sienne... J'ai un petit moment de recule, mais il force légèrement la chose pour venir la poser sur son torse qui se soulève au rythme de sa respiration... Sa peau est chaude, mais ce qui m’interpelle le plus c'est les battements de son cœur qui ne sont pas réguliers. Le rythme est assez rapide et sa respiration se fait écourtée... Je laisse alors mon regard divaguer entre son visage et sa main. Je cherche à comprendre ce qu'il veut me dire en faisant cela.

En s'approchant de moi il n'avait pas cherché à me vanner, ni à m'enfoncer. Il avait justement fait tout l'inverse... Le silence et la douceur, chose qui était plutôt rare entre nous qui passions notre temps à nous envoyer des piques. Je ne sais pas vraiment quoi comprendre face à ce comportement, n'y étant pas du tout habituée... Ce soir avait été tout le contraire encore les nous de d'habitude... Nous nous étions parlés normalement et ne nous étions que peut envoyés sur les roses... Je ne me souviens pas l'avoir frappé ce soir, ni lui avoir de trop râlé dessus... Tout l'inverse de d'habitude... Ça avait été presque agréable jusqu'à la bombe qu'il m'avait lancé en pleine gueule.

Je le fixe à mon tour sans un mot pendant un petit moment... Je ne sais pas quoi penser et surtout quoi dire... Est-il en train de me dire qu'il est désolé ? Qu'il regrette ? Je fronce les sourcils avant de laisser ma main partir marquer sa joue avec un élan dont je suis la seule à en avoir le secret... La claque est juste sublime et je m'en félicite, car le bruit est également magnifique. La trace de ma main à la lumière doit être digne d'être dans les anales des plus belles claques. Je le pointe ensuite du doigt.

«  Ça c'est pour m'avoir menti pendant tout ce temps et m'avoir mordu la hanche ! »


Je ne le laisse pas reprendre ses esprits que j'attrape ensuite son menton pour plaquer mes lèvres contre les siennes, pour un baiser assez court mais intense, avant de me reculer et de me lever pour le repointer du doigt.

« Et ça c'est pour ne m'avoir rien fait... Merci... »


Je lui sourit doucement avant de quitter la cuisine en boitant légèrement à cause de la coupure que je me suis faite sous le pied, le laissant comme un con et son air bête sur le sol de la cuisine... Et nah !


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Sam 9 Juil - 6:50

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

OK… Celle-là, je l’ai bien mérité. La claque qu’elle a infligée à ma joue est un vrai électro-choc. Je ne bronche pas, ne bouge pas. Le regard rivet au sol. J’inspire, expire en me laissant faire. Je l’ai plus que mérité. Ses mots me tuent intérieurement, mais ce n’est rien face à ce que j’ai pu lui faire subir.

C’est alors qu’elle s’empare de mon menton et qu’elle écrase ses lèvres contre les miennes. J’écarquille les yeux sous le choc. Un simple baiser intense qui remue tout, au fond de moi. Me bouleverse, me parasite l’esprit. Un simple baiser qui me rend soudainement accro à ses lèvres et tel un drogué, j’en veux toujours plus.

Seulement Sidney en a décidé autrement et met fin à cet échange. Je reste planté là comme un con. Mon cerveau filtre totalement ses mots. Je n’entends plus rien à part les battements de mon cœur, affolés.

Putain, mais c’était quoi ça ?

Sidney est vraiment une nana pleine de contradiction… Elle va finir par me rendre fou. Mais ce baiser… Ce n’est pas rien. Il signifie quelque chose que je peine à comprendre. Il éveille quelque chose en moi que je ne connais pas en général. Comment un simple baiser peut-il mettre autant de bordel dans mon crâne et à l’endroit où mon cœur fait des siennes ? Je déteste ce qu’il me fait ressentir tout comme j’aime la sensation de chaleur qui s’y est installée.

Voilà que je réagis comme un vrai puceau qui vient d’avoir son premier vrai baiser.

Lorsque je reviens à moi, je me rends compte qu’elle n’est plus en face de moi. J’ignore combien de temps je suis resté assis dans la cuisine, comme un con, à essayer de comprendre ce que ce simple baiser pouvait bien représenter.

Je pensais que de la voir pleurer était le truc impossible à supporter pour moi, je crois bien qu’à la suite de ce baiser j’ai frôlé la crise cardiaque.

Bien qu’il était court, je me refuse de croire qu’il ne représente rien aux yeux de Sidney. Non… Elle n’est pas du genre à embrasser quelqu’un sans raison… Quoi que si… Elle l’avait bien fait avec d’autres mecs, non ?

Je me lève et pars en direction du salon où je la découvre allongée sur le canapé, tournée vers le feu. Le regard clos, la respiration courte. Je crois qu’elle s’est endormie. La voir ainsi aussi sereine, et le regard clos m’apaise intérieurement. Je contourne le canapé et part m’asseoir à même le sol. Il n’y a pas vraiment de place pour deux à moins d’être collé/serrer l’un contre l’autre, et ça… Je préfère l’éviter au risque que je ne réponde plus de rien et que j’en veuille encore plus. Sidney serait capable de faire ce qu’elle veut de moi dans cet état. Et elle me tiendra parfaitement par les couilles à mon plus grand malheur.

Je la regarde un petit moment par-dessus mon épaule pour m’assurer qu’elle dort bien et que rien ne vienne entraver son sommeil. Puis je m’allonge sur le sol, me servant d’un de mes bras que je replie, comme oreiller. Pas besoin de couverture pour me réchauffer. Le feu le fait déjà suffisamment et la chaleur toujours présente dans mon cœur en fait tout autant.

Je me laisse alors sombrer dans un profond sommeil, un léger sourire au bord des lèvres.
Pour une fois, je me sens bien.


J’ignore combien de temps j’ai dormi. Mais je sens quelque chose bouger à côté de moi. Je suis trop fatigué et mes paupières lourdes refusent de s’ouvrirent. On se blottit contre moi, et d’instinct je me colle contre ce corps chaud qui m’enlace de ses bras. J’en fais de même. Je discerne à peine une notion entre réalités au rêve.

Je plonge mon nez dans les cheveux de la personne qui se blottit toujours plus contre moi. J’y resonner l’odeur de Sydney, mélangeait au gel douche bon marché du proprio des lieux. Je pousse un léger grognement en m’étirant contre elle. Il suffit que je sente son odeur pour que tout mon corps se mette en état d’alerte.

Alors que je la sers contre moi, une de mes mains glisse sous son haut et se dépose de tout son plat sur son dos. La chaleur de sa peau m’attire tout autant et alors que mon corps s’éveille toujours plus, j’ai envie de profiter de ce moment sans chercher à aller plus loin. Je ne veux pas la brusquer. Je ne veux plus la blessée.

«  Sidney…  », je chuchote à son attention de ma voix rauque encore endormie. «  Qu’est-ce que tu me fais ?... »


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Sam 9 Juil - 11:19
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Avec conviction ~
 

Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris de faire ça. Une pulsion... Non... C'est peut-être plus que cela, mais je cherche encore lorsque je me dirige vers le salon... Je sens encore la pression de ses lèvres contre les miennes et mon cœur qui tambourine contre ma poitrine. Il va exploser à ce rythme là... Il est trop petit pour subir tant de pression d'un coup...

Je me laisse tomber lourdement sur le canapé, allant jusqu'à fixer un bon moment les flammes de mes émeraudes. Mon regard se floute, tandis que je me laisser aller dans mes pensées... J'avais eu envie de l'embrasser plus que cela... De le prolonger... Mais je ne l'avais pas fait. Par fierté ? Je ne sais pas vraiment. Je suis complètement perdue. Je me mordille la lèvre inférieur en pensant à ce sale gosse que j'ai laissé en plan dans la cuisine et je ne pourrais dire combien de temps il s'est écoulé depuis que je l'ai laissé là-bas.

Serait-il parti dans une autre pièce ? Ou était-il resté comme un con sur le sol de la cuisine ? Je souffle doucement avant de m'allonger de tout mon long, laissant mon esprit divaguer vers les multiples questions que je me pose. J'ai envie de lui demander à quoi il pense. Pourquoi il m'avait fait ça et pourquoi il n'en avait pas profité ? Il avait toujours eu la réputation de faire ce qu'il voulait, quand il le voulait avec les filles et là rien... N'étais-je pas suffisamment à son goût pour qu'il n'ose pas faire ce qu'il avait à faire ?

Je tire une moue boudeuse en y pensant.. Je suis jolie merde ! Je m'exaspère de partir aussi loin dans mes pensées et je n'ai pas le temps de le voir revenir que je me laisse sombrer de sommeil... Pleurer ça fatigue, sans compter le reste de la journée et de nos mésaventures à tous les deux.

Et pendant ce temps là je rêve, me laissant vulnérable... Je suis complètement avachie sur le canapé laissant mon bras pendre de ce dernier lorsque je sens quelque chose m'agripper dans mon sommeil. Sans trop comprendre, j'ouvre difficilement mes yeux qui sont lourd de sommeil... Tobias est allongé par terre, me tenant doucement le bras... Il paraît si paisible comme cela... Un doux sourire vient naître sur mes lèvres tandis que je tente de retirer sa main de mon bras, mais en vain...

Je tire une petite moue avant de le fixer pendant un petit moment... Il me donne envie de passer mes doigts dans ses cheveux, de glisser mes lèvres sur les siennes... Je secoue la tête... Non ! Sidney ! Non ! Mes pensées divaguent et cette position commence à me gêner... Tant pis ! Oui je vais me brûler les ailes ! Oui je vais m'en mordre les doigts ! Mais merde !

Je me redresse légèrement en essayant de ne pas le réveiller et je me glisse enfin à ses côtés, venant poser me tête sur son torse. Je me faufile et me met à l'aise, sentant sa respiration dans mes cheveux... Je me sens bien... Un doux sourire sur mes lèvres, je me laisse sombrer à nouveau doucement dans les limbes du sommeil. Je me sens bien contre lui... Sa respiration m'apaise.

Je le sens pourtant s'agiter sous moi. Il bouge légèrement tentant également de trouver une bonne position. Si je le gène c'est sa faute merde ! C'est lui qui m'a grippé hein !... Je me cherche encore des excuses comme pour le baiser que je lui ai offert plus tôt, mais je me connais... Je le voulais également... Cela faisant un moment que je lui tournais autour... Un moment que je guettais Tobias du coin de l'oeil... Pratiquement depuis mon arrivée sur le campus.

Il était inaccessible pour moi... Le bad boy dans toute sa splendeur et surtout le mec qui pouvait me tenir tête que ce soit pour un oui ou pour un non. Mais au fur à mesure que je m'étais rapprochée je l'avais découvert dans toute sa splendeur. Son côté grincheux, son côté emmerdeur, son côté connard, son côté plus doux et comme une conne j'avais poussé le vice... Toujours aller plus loin et toujours me donner des défis... C'est à ce moment là que tout avait dérapé... Je me devais à ce moment là de prendre mes distances sans grandes convictions, toujours attirée par ce sale gosse.

Je sens sa main dans mon dos sous mon t-shirt... Elle est douce et chaude... Je sens son nez venir dans ma longue chevelure... Je dois sentir le shampoing masculin du propriétaire. Je me mordille la lèvre, les yeux toujours fermés. C'est à ce moment là qu'il décide de parler... De poser la question que je me pose depuis le jour où je l'ai rencontré... La question sans réponse... Je me mord encore une fois la lèvre, ouvrant les yeux pour trouver les flammes du regard.

Qu'est ce que je lui fais ? C'est plutôt qu'est ce qu'il me fait lui ?... Je me redresse légèrement pour pouvoir le regarder, un sourcil arqué...

« Comment ça qu'est ce que je te fais ?... Qu'est ce que TU me fais à moi ? »


Je ne peux m'empêcher de sourire encore à moitié endormie, le regardant alors qu'il à la tête dans le flou total... Je tapote son torse.

«  Depuis le début tu fais tout pour que je revienne ! Pour que je me brûle les ailes encore et encore... Tu me cherches tout le temps en sachant que je serais obligée de répondre... »


Je me mords la lèvre, secouant la tête avant d'attraper son menton pour plonger mon regard dans le siens alors qu'il vient d'ouvrir les yeux...

« Tu fais tout pour me rendre folle, comme ce soir là au bar ou nous étions à trois et que pour me faire bien chié tu étais partis d'un coups danser avec d'autres nanas... Pour ensuite péter un câble parce que j'avais soit disant embrasser un mec... »


Je me passe la main dans les cheveux... Oui il me rend complètement folle... Je suis du genre à aller à gauche et à droite avec les mecs et à me faire plaisir, mais depuis que je l'avais rencontré je n'avais jamais autant couru après les mecs... Jamais ! Il avait fallut que je me le sorte de la tête et j'avais encore plus fait la conne.

« Personne n'a jamais fait autant ressortir mon mauvais côté que toi... Je suis une catastrophe depuis que je t'ai rencontré... Pour ne pas que tu me rendes encore plus folle, j'ai fait ce que je fais déjà, mais en dix fois pire ! Alors que je comprends pas ce que je t'ai fait à toi Tobias... Parce que là... Je sens que je vais encore me brûler les ailes... »


Je soupire doucement, assise à ses côtés, sa main toujours dans mon dos.

« Et je prendrais encore ce risque !... »


Ces derniers mots sont plus pour moi qu'autre chose... Un murmure... Une conviction... Je n'aurais que moi pour m'apitoyer sur mon sort après...


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Mercury
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 47
LOCALISATION : IN YOUR BED !
EMPLOI / LOISIR : Détruire tout ce que je touche !
HUMEUR : Manipulatrice
CHAMBRE : Chambre 2 - Dortoir A
Mar 2 Aoû - 9:47

ft. Tobias Jackson

ft. Sidney Campbell

Cette fille va réellement finir me rendre fou à force de jouer avec le feu. Voilà qu’elle se colle contre moi comme une plante grimpante et la sentir aussi prête me met dans un sale état. Et le simple fait de sentir sa poitrine contre mon torse, n’en parlons pas… J’ai vraiment l’impression de redevenir puceau avec elle…

Quoi ? Parce que soi-disant c’est moi qui fais exprès de la mettre dans un tel état ? Non, mais j’hallucine. Depuis le début c’est elle qui me rend fou ? Qui me provoque constamment. Plus je l’écoute et plus je meurs d’envie de la contredire, mais je n’ai pas envie de tout foutre en l’air une fois de plus.

J’ouvre les yeux pour la contempler et voilà qu’elle fait ce truc qui me donne encore plus la trique. Putain je la déteste lorsqu’elle se mord la lèvre. Moi aussi je veux la mordre ! Et fort ! Elle m’attrape par le menton pour me forcer à la regarder droit dans les yeux et je fronce légèrement les sourcils alors qu’elle continue son spitch…

Putain bébé… Si seulement tu savais à quel point je n’en ai rien à foutre de toute cette histoire. La seule chose que je veux là, maintenant, c’est de te rappeler qui commande. Qui c’est qui prend le dessus sur l’autre. Parce que jusqu’ici j’ai l’impression de me faire lamentablement laminer.

Elle me tient vraiment par les couilles avec ses mots. Il est vrai que j’ai cru devenir fou dans ce bar lorsque je l’ai vu aussi proche de ce type. Vrai que je l’ai lâché comme une merde pour fuir les lieux aussi vite que j’avais pu.

Je ne gère jamais mes émotions lorsqu’elle est dans les environs et parfois je crois vraiment que je suis à deux doigts de faire l’irréparable.

Je ferme les yeux lorsqu’elle passe sa main dans mes cheveux et j’en viens à apprécier ce geste qui se veut tendre et affectif. Je la rapproche encore plus de moi alors que ma main continue à caresser la peau nue de son dos.

Elle s’expose à cœur ouvert sans anesthésie. Et j’en viens à aimer ça. Elle se livre en prenant le risque que je la blesse à nouveau. Sauf que ce soir, je ne jouerais pas aux cons. Je resterais avec elle. Je lui prouverais qu’elle peut me faire confiance.

À ce qui parait, je fais ressortir ses mauvais côtés et ça me trouble. Je ne pensais pas qu’elle puisse être à ce point perturbée par ma présence. Elle en vient à croire qu’elle m’a fait quelque chose de particulier… et pourtant rien. J’ai juste ce sale besoin de me la sortir de la tête et le seul moyen de le faire c’est en succombant à mes pulsions. Si elle me donnait ce que j’attendais d’elle, peut être que ce serait différent ? Peut-être que je me détacherais enfin d’elle ?

Mais putain qu’est-ce que ça va être dure, je ne l’ai même pas toucher que je l’ai déjà dans la peau et je deviens fou d’un qu’une type l’approche de trop. Je la désire de bien des manières et ça me bouffe intérieurement. Elle serait capable de briser toutes les barrières que j’ai construites jusqu’ici dans ma vie, juste avec ses yeux verts.
Je la regarde s’asseoir, ma main toujours dans son dos que je caresse sans m’en rencontre compte. Comment fait-elle pour que ses mots me touchent sincèrement ? Ses dires me troublent. Elle est loin de se douter qu’elle me fait exactement la même chose.

Je me redresse à son murmure, toujours aussi silencieux. Il y a très peu de choses qui me font peur dans la vie et Sidney, sa manière d’être aussi vulnérable face à moi, me fait peur. La peur de lui faire du mal s’ajoute à ma petite liste.

Ma main libre de dépose sur son épaule dénudée par la manche du T-shirt trop grand pour elle. J’y caresse la peau du bout des doigts, songeur. Alors que je penche la tête et enfuit mon nez dans ses cheveux. J’adore vraiment son odeur. Mes lèvres viennent jusqu’à son oreille, et je lui murmure d’une voix rauque.

«  Tu n’as pas idée à quel point tout ce que tu viens de dire peut être réciproque…  »

Je chasse une de ses mèches avec le bout de mon nez et enfuit mon visage dans son cou, le regard clos.

«  Je vais te faire du mal si tu restes à mes côtés Sidney… Je finis toujours par faire souffrir ceux qui m’approchent de trop prêt… »

Je me blottis un peu contre elle en levant ensuite les yeux vers le feu de cheminée qui nous fait face.

«  J’ai été égoïste… Je sais… Je l’ai fait, car je ne voulais pas que ce soit les autres qui te touchent. Ça m’aurait rendu encore plus fou… Tu me rends dingue en permanence et je deviens incontrôlable… »

Il est vrai que je ne sais jamais comment bien réagir. Faire les bonnes choses n’ont jamais été mon genre, mais Sidney me change, me pousse hors de mes retranchements et j’ai besoin qu’elle le sache.

«  Un jour tu finiras par en avoir marre de moi. De ma présence. De ma manie de toujours tout foutre en l’air… J’espère juste que tu sauras me pardonner… »


______________________________________________

avatarVoir le profil de l'utilisateur
Saturn
INSCRIPTION : 22/05/2016
MESSAGES : 32
LOCALISATION : Quelque part à flaner
HUMEUR : Joyeuse
CHAMBRE : Chambre 3 - Dortoir A
Ven 5 Aoû - 6:56
ft. Sidney & Tobias
Les pieds en éventails ~

Petites voix ~
 

Sa main dans mon dos me rend rêveuse... Je suis encore fatiguée par cette journée. Je suis perdue, ne sachant trop qu'elle heure il est... Je baisse mon regard vers lui, le regardant se redresser à mon murmure. Durant mon monologue je l'ai vu froncer les sourcils, me regarder l'air dubitatif sans trop comprendre, puis il avait été attentif avant de me sortir que tout ce que je lui avais dit était réciproque.

Comment ça réciproque ? Qu'est ce que l'on avait en commun ? Le fait qu'il me rendait folle ? Moi ? Je le rendais fou ? Je n'avais rien fait pour... M'enfin si un peu... Je l'avais fait tourner en bourrique plus d'une fois pour qu'il vienne à moi... Mais je m'étais calmée dernièrement... J'avais voulu me le sortir de la tête et j'avais fait la conne à droite et à gauche rien de plus.

Je sens ses doigts venir chatouiller mon épaule doucement ce qui laisse un doux frisson parcourir ma colonne vertébrale. Je n'aime pas ce qu'il me fait ressentir. Je n'aime pas cette façon attractive qu'il a sur moi. Son nez dans mes cheveux va me rendre folle. Je sens son souffle chaud contre ma peau et si il continue à me titiller comme ça pendant longtemps, je ne répondrais plus de rien.

J'essaie de me concentrer sur ce qu'il me dit. Me faire du mal ? Ça il l'a déjà fait plus d'une fois et je pense que ça ne sera jamais la dernière fois. Je dois être au fond une putain de masochiste pour revenir à chaque fois le titiller... Je ne pourrais m'en prendre qu'à moi de toute manière, je n'aurai personne à qui pleurer !

Il se blottit contre moi et je le laisse faire, mes doigts glissant le long de sa nuque pour venir inconsciemment dans ses cheveux, jouant avec une mèche que je tortille entre deux doigts. Mes émeraudes le fixe de toute part, suivant son regard qui se perd dans les flammes de la cheminée lorsqu'il m'annonce que je le rend dingue. J’arque un sourcil à ses mots. Serait-il un grand jaloux ? Je lui en suis bien reconnaissante au final et ça me fait sourire. C'est sa possessivité qui a fait qu'il ne m'est rien arrivé...

Mais j'ai vraiment du mal à le suivre... Il a ce putain de caractère qui me rend folle et qui me fait toujours revenir vers lui... Ce putain de caractère qui m'attire comme un aimant...

« Je crois que c'est ton caractère de merde et ce côté incontrôlable qui fait que je t'ai suivi ce soir... »


Je viens plonger mon regard dans le siens, inclinant ma tête de côté pour le fixer de mes émeraudes... Je me mordille la lèvre, pensive. Il me rend dingue et ce côté plus vulnérable de lui qu'il m'offre ce soir me plaît également. Il est plus doux et je dois avouer que c'est également agréable... Je ne pense pas que ce soit quelque chose dont je pourrais m'en lasser...

Je l'entends me dire que je finirais par en avoir mare de lui. De ses mauvaises manies... Je cligne des yeux plusieurs fois en secouant la tête.

«  Ce moment n'est pas encore arrivé et là, c'est plutôt l'inverse qu'il se passe... »


J'ai le choix... Soit le fuir pour de bon ou soit sombrer dans la démence et me laisser aller avec lui... Soit la bonne conscience et sa petite voix qui veut que je me décolle de lui et que je me rendorme en lui tournant le dos... Pour cette petite voix demain sera un autre jour pour oublier ma petite lubie que j'ai pour lui depuis le début.

Mais il y a également cette seconde voix qui me pousse à lui de plus en plus. Cette voix qui veut que je me laisse aller et au diable les complications... Cette voix qui me rend encore plus folle et qui m'a pratiquement toujours guidée depuis que j'ai pris conscience de la capacité que j'avais à amadouer les gens...

Mais cette fois-ci il ne sera pas question d'amadouer Tobias... Loin de là... Il sera simplement question de me laisser aller du mauvais côté au simple risque de me brûler les ailes. Je veux me les brûler et c'est pour ça que j'attrape son menton pour qu'il me regarde dans les yeux.

« Je te pardonne pour ce soir... Et peut-être d'autres encore...»


A ces quelques mots je souris, venant plaquer délicatement mes lèvres contre les siennes. Voilà un moment que je voulais le faire... Les sentir contre les miennes... Tans pis pour les conséquences... Tant pis pour mes ailes... Je n'ai qu'une vie putain !


______________________________________________

Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Haïti: un camion plonge dans une rivière, des dizaines de victimes
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA
» haiti dans les annees 50
» Les changements climatiques menacent le tourisme dans les Caraibes
» Feu Carlo Desinor disait les Haitiens Ce peuple à refaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sei Gakuen :: Archives rp 2-